Hubert condamné à trois ans de prison pour avoir prostitué 2 742 fois sa compagne

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Dans le box, Hubert, 54 ans s’appuie sur la rambarde comme au comptoir. L’autre main, figée sur son front qu’il plisse à l’écoute du récit accablant de la présidente du tribunal qu’il a pourtant reconnu.

« Madame a remis aux gendarmes cinq agendas dans lesquels étaient mentionnés les rendez-vous que vous fixiez pour elle par SMS depuis 2011 », commence la présidente qui comptabilise 2 742 passes sur une période de quatre ans. Des prestations -70 € la fellation, 100 € le rapport sexuel de 45 minutes et jusqu’à 500 € pour une nuit entière- à raison de deux à cinq passes par jour, qui pouvaient rapporter jusqu’à 1 500 euros par semaine.

« Nous allions dans un club libertin, et quelques fois au bois, à Ferrières-en-Brie. Mais un jour, il m’a demandé de me prostituer parce qu’il venait de perdre son travail et qu’il avait des dettes.

Au début j’ai accepté mais très vite j’ai voulu tout arrêter », témoigne-t-elle timidement.

Jocelyne raconte : « Déjà pour le libertinage, il me forçait, il me serrait fort les poignets et me disait qu’il fallait que je sois gentille », se justifie Jocelyne qui a glissé du libertinage à la prostitution en quelques mois sous l’emprise de son compagnon.

Et elle déroule. Les vêtements qu’il la forçait à acheter et à porter, les teintures capillaires rose, turquoise, violet imposées, la perte de poids forcée jusqu’à maigrir de 23 kg, l’interdiction de parler de son activité à sa fille aînée ou à quiconque, de conduire, d’avoir un téléphone portable… Et tout aurait sûrement continué si leur fils de cinq ans n’avait pas lâché quelques bribes de ce qui se déroulait à la maison à l’école en septembre dernier.

Car au proxénétisme, il faut ajouter que durant les passes de sa compagne, Hubert attendait avec son fils dans la voiture. « Les clients auditionnés racontent avoir croisé le petit garçon et le compagnon de madame », insiste l’avocate de Jocelyne qui rappelle « les passes imposées alors que madame était enceinte de leur fils »

Il a été condamné ce mardi soir à trois ans de prison dont un an de sursis mise à l’épreuve par le tribunal correctionnel de Meaux.

Le Parisien

Quand Robert Ménard loue Charles Martel, l’homme qui a brûlé Béziers

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Le 1er décembre 2015, lors d’un meeting à Toulon de Marion Maréchal-Le Pen à l’approche des élections régionales, l’élu biterrois a une nouvelle fois fait dans la provocation.

Tapageuse, la remarque, publiée sur Twitter, a suscité de nombreuses réponses des utilisateurs du réseau social.

S’il est déjà complètement anachronique d’associer la France à Charles Martel –le royaume était divisé en province (l’Austrasie, la Neustrie ou encore la Bourgogne…)–, qui n’a jamais été souverain de France (contrairement à Napoléon et Louis XIV) mais «maire du palais», le maire de Béziers semble oublier l’histoire de sa propre ville.

En effet, dans une contribution au Plus de l’Obs, l’écrivain Salah Guemriche (déjà auteur d’un article dans le Monde sur le mythe de la bataille de Poitiers) cite Ernest Sabatier, historien de la ville de Béziers, qui raconte comment Charles Martel et ses troupes se sont vengés sur les populations locales du sud du pays après avoir échoué à prendre Narbonne:

«Les Franks pillent à outrance dans tous les lieux où ils portent leurs pas; ils désarment la population chrétienne, qui, ayant conservé en partie la civilisation romaine, voyait en eux des Barbares, et leur était suspecte.

Forcés d’abandonner le siège de Narbonne, et voulant empêcher les Sarrasins de prendre ailleurs dans le pays une position solide, ils rasent les fortifications de Béziers, d’Agde et d’autres cités considérables.

Agde et Béziers sont même livrées aux flammes, leurs territoires dévastés, les châteaux sont démolis. Enfin, en s’éloignant, les soldats de Charles Martel emmènent, outre un grand nombre de prisonniers sarrasins, plusieurs otages choisis parmi les chrétiens du pays.»

Charles Martel était également un grand spoliateur des biens de l’Église, qu’il utilisait « pour rémunérer ses guerriers » selon l’historien Laurent Theis, dans une interview accordée au Point. Ce qui fait tâche, dans un pays «de tradition judéo-chrétienne», selon le maire.

Slate

Les musulmans ne peuvent être français que sous condition, juge Marion Maréchal-Le Pen

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« Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a déclaré la députée FN et candidate en Paca.

Pour la candidate Front National en Paca Marion Maréchal-Le Pen, les musulmans ne pouvent être Français « qu’à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie » hérités de l’histoire notamment chrétienne du pays. « Qui n’a pas vibré au sacre de Reims et à la fête de la Fédération n’est pas vraiment Français », a lancé la députée FN, lors d’un meeting à Toulon (Var).

Pendant plusieurs siècles, les rois de France ont été sacrés dans la cathédrale de Reims, symbole de l’alliance entre le pouvoir royal et l’Eglise catholique. La fête de la Fédération est elle un symbole républicain, la célébration du premier anniversaire de la prise de la Bastille.

« Nous ne sommes pas une terre d’Islam, et si des Français peuvent être de confession musulmane, c’est à la condition seulement de se plier aux moeurs et au mode de vie que l’influence grecque, romaine, et seize siècles de chrétienté ont façonné », a-t-elle ajouté : « Chez nous, on ne vit pas en djellaba (longue robe à capuchon traditionnelle dans les pays arabes, ndlr), on ne vit pas en voile intégral et on n’impose pas des mosquées cathédrales ».
La France de Charles Martel

Avant ce discours centré sur « l’identité », le maire de Béziers (Hérault) Robert Ménard s’était exprimé à la tribune, affirmant vouloir « retrouver » la France de Charles Martel. « Je veux retrouver notre France, celle de Louis XIV, de Napoléon, et celle, si le ministère de l’Intérieur me l’autorise, de Charles Martel », souverain des Francs qui a affronté les armées musulmanes lors de la bataille de Poitiers en 732, a-t-il lancé.

« Je veux continuer à vivre dans un pays ou l’on parle Français et non pas un espèce de sabir de banlieue », « je veux continuer à me promener dans des villages bâtis à l’ombre des églises, je veux une crèche dans mon hôtel de ville », a poursuivi le maire de Béziers.

Le point

Dans le Loiret, l’Education nationale rêve d’un fichage des parents «ostensiblement religieux »

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La direction des services départementaux de l’Éducation nationale demande aux responsables d’établissement de signaler les tenues vestimentaires de parents «ostensiblement religieuses».

Dans une note datée du 18 novembre 2015 «relative au signalement des faits de violence et événements graves en milieu scolaire», la direction des services départementaux de l’Éducation nationale (DSDEN) du Loiret exige des directeurs d’école et chefs d’établissement qu’ils fassent remonter un certain nombre de faits «pouvant porter atteinte aux valeurs de la République».

Parmi ceux-ci, sur le document qu’a pu se procurer Libération, figure «l’atteinte au principe de laïcité». Dans cette sous-section, il est explicitement demandé de dénoncer tout «parent portant atteinte» à ce principe au travers, notamment, de «tenues manifestant ostensiblement une appartenance religieuse».

Un raccourci que refuse d’entendre le syndicat Sud Éducation Loiret. «Des collègues ont été choqués par le lien qui peut être fait entre ce questionnaire et le climat général de frénésie et d’amalgames autour d’une population prétendument à risques», dénonce le cadre syndical Théo Roumier.

«On ne voit pas très bien pourquoi et comment une pratique religieuse, comme le fait de porter un foulard, pourrait être considérée comme un phénomène de radicalisation en en quoi cela contrevient à la loi. Nous refusons de stigmatiser des personnes en raison de leur pratique religieuse, nous refusons de véhiculer ces amalgames et d’entrer dans une démarche de délation généralisée !»

Libe

Elle lui demande un renseignement, Christophe baisse son pantalon et la viole

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Le 13 septembre 2014, à 5 h 10, dans une zone de travaux, à Pocé-sur-Cisse, une employée qui se rendait à vélo au travail demande un renseignement à Christophe, 35 ans, qui revient de discothèque.

Ce dernier, un peu alcoolisé, exige un bisou de remerciement en échange du renseignement. Puis il baisse son pantalon et la viole.

Un véhicule surgit et son conducteur, spectateur de la scène, appelle les secours. Une expertise médico-légale sur la jeune fille ne relève pas de lésion mais des pressions compatibles sur le front et des réserves sur des séquelles psychologiques.

En garde à vue, Christophe, tout d’abord, ne reconnaît pas les faits. Il admet plus tard qu’il « a pu avoir des pulsions dont il n’a pas pris conscience ».

La Nouvelle Republique

«La France devient muslim, aux armes». Un tag ambigu sur les murs de la mosquée

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Une inscription a été découverte dimanche matin, sur les murs de la mosquée de Tarbes. Quel est le sens de ce tag dont le contenu est un rien ambigu ? La police enquête.

«La France devient muslim, aux armes». Voilà la phrase qui a été écrite sur un mur de la mosquée de Tarbes, à Mouysset, et qui, dans le contexte actuel, a plus de résonance qu’à l’accoutumée. Le tag sur le lieu de culte des musulmans des Hautes-Pyrénées a été découvert dimanche matin.

En effet, si les fidèles se retrouvent pour la prière le vendredi, il y a des activités, notamment sportives, proposées le dimanche, dans le sous-sol de la salle de prière. L’inscription a été vue par des personnes participant à ces séances.

Le commissariat de police s’est rendu sur place et a procédé aux constatations d’usage. Une enquête a été ouverte pour déterminer le ou les auteurs de ce tag.

Après les investigations de la police, l’inscription a aussitôt été effacée par les responsables de la mosquée. Le texte était écrit en lettres argentées, droit, sans faute d’orthographe, au moyen d’une bombe de peinture.

La trace était jusque-là inconnue des services de police. Ce n’est pas du tout la même écriture que Pyros, qui a sévi pendant deux ans sur la ville de Tarbes.

Les services de police qualifient ce tag d’ambigu. Il y a d’abord le terme muslim, qui signifie musulman en anglais, qui est peu utilisé dans le langage courant mais usité tout de même par les musulmans eux-mêmes.

Puis, il y a le «Aux armes» qui renvoie au refrain de «La Marseillaise» et à son «Aux armes citoyens». Il y a plusieurs interprétations possibles de cette phrase.

Soit il s’agit d’une invitation aux musulmans de France à prendre les armes. La mosquée étant considérée comme un lieu sacré, il n’est toutefois pas évident d’imaginer des musulmans souiller ses murs pour inciter d’autres musulmans à prendre les armes.

Un tag antimusulman ?

Il semble plus plausible qu’après les attentats du 13 novembre dernier, le tag soit plutôt une manifestation d’agressivité contre les musulmans. Il invite alors les Français, drapés depuis vendredi dernier dans la bannière tricolore, à entonner le chant national et à prendre les armes.

La raison : «La France devient muslim». On ne peut, en l’état actuel de l’enquête, imputer ce tag à quiconque et à aucun courant politique. Toutefois, force est de constater que ce thème de la France en danger parce qu’elle deviendrait musulmane est notamment entretenu par l’extrême droite française. Une peur savamment relayée sur les réseaux sociaux. Rappelons que le 1er tour des régionales se déroule ce dimanche.

La Depeche

Un incendie criminel contre une mosquée évité grâce à la pluie

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En Angleterre, les enquêteurs de Scotland Yard sont à la recherche d’un pyromane suspecté d’avoir essayé de mettre le feu à la mosquée de Finsbury Park, à Londres, le 25 novembre, a-t-on appris cette semaine.

Des enregistrements vidéo montrent en effet clairement l’individu en train de jeter sur la mosquée un objet avant de prendre la fuite.

Les services de sécurité de la mosquée ont retrouvé sur place un bidon de carburant enveloppé dans du plastique avec du papier à moitié brûlé à côté. Selon les enquêteurs, la pluie a empêché le carburant de prendre feu, car le sol était mouillé à ce moment-là.

Pour Scotland Yard, il s’agit bel et bien d’un crime islamophobe.

D’après l’officier Stuart Smillie, « des traces de brûlure ont été retrouvées sur des vêtements enroulés autour du bidon » et qu’il s’agit donc « d’une tentative claire et délibérée de causer un incendie criminel ».

Mohammed Kozbar, responsable de la mosquée de Finsbury Park, a révélé aux forces de l’ordre que le comité de la mosquée avait reçu une semaine plus tôt une lettre de menace. Ses auteurs ont spécifié que la mosquée serait victime d’une attaque dans les jours à venir.

Saphir News

Ecquevilly : une tête de cochon devant la mosquée

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Mauvaise surprise pour les musulmans d’Ecquevilly, une commune proche des Mureaux. Ce matin, vers 8 heures, ils ont découvert une tête de cochon devant la mosquée, située rue Jules-Ferry.

La tête était posée devant la porte d’entrée. Les gendarmes de la brigade de recherche de Mantes-la-Jolie et ceux d’Ecquevilly effectuent ce mardi matin des constatations devant les lieux.

Le Parisien

 

Centrafrique: un musulman tué par une milice chrétienne au lendemain de la visite du pape

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Un musulman a été tué mardi par des hommes armés au PK5, l’enclave musulmane de Bangui, au lendemain de la visite du pape François qui a délivré un message de paix dans ce pays ravagé par des violences intercommunautaires, a annoncé à l’AFP un responsable local.

« Vers 11H00, notre frère était devant la mosquée Ibni Qatab, des malfrats sont sortis avec leurs arme, ils ont tiré sur lui et il est mort », a déclaré le président des commerçants du PK5, Issouf Djibril.

Les tireurs étaient postés à quelques mètres de la mosquée, de l’autre côté du canal baptisé « Essayez-voir » qui sépare l’enclave musulmane des quartiers chrétiens de la capitale centrafricaine, selon plusieurs habitants de PK5.

Le corps de cet homme de 35 ans a ensuite été transporté à la mosquée voisine Ali Babolo, et recouvert d’un drap blanc dans un sac en plastique, a constaté une journaliste de l’AFP.

France 24

Des israéliens déclarent la guerre a Noël « les chrétiens impurs doivent quitter la terre sainte »

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Criant, « Vous nous avez assassinés en exil », et condamnant des étiquettes européennes (des produits issus des colonies ndlr ) et une persécution des Juifs, le petit groupe a agité des drapeaux israéliens et chanté des chants de Hanoukka lors de l’événement, avec certaines personnes demandant aux chrétiens « impurs » de quitter la Terre sainte.

Bentzi Gopstein, le chef de l’organisation, a déclaré au Times of Israel que c’était la première fois que son groupe protestait devant le marché annuel de Noël.

« Nous pensons que, tout comme les Arabes ne parviennent pas à nous vaincre en nous poignardant, alors les Chrétiens aussi ne pourront pas attirer des enfants juifs avec des cadeaux. Nous n’avons pas besoin de leurs présents. », a-t-il ajouté.

Eli Rakov, un manifestant de Lehava, a crié : « Vous avez assassiné nos corps, maintenant vous voulez assassiner nos âmes ».

Lehava est une organisation visant à empêcher des mariages entre Juifs et Arabes, qui sont interdits selon les lois juives religieuses.

Times of Israël

Chantal et Florence, deux patronnes écrouées pour proxénétisme, et trafic de stupéfiants

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Ça fait 50 ans que cela dure, alors on n’en a sûrement pas fini, mais on leur a porté un gros coup », savourait hier un enquêteur de la Police judiciaire dont la brigade de répression du proxénétisme a « dégringolé » tout un pan historique

C’est la déposition d’une ex-employée qui a permis de déclencher les investigations en mai 2014. Elle dénonçait les faits de proxénétisme aggravé qui se jouaient dans le huis clos des établissements Le Brasilia.

Des informations précises rapidement vérifiées par des surveillances qui permettaient d’établir un organigramme dont les têtes pensantes semblaient être les deux gérantes, de droit ou de fait, de ces deux institutions : Chantal, 61 ans, et Florence, 52 ans, toutes deux déjà condamnées pour « proxénétisme par aide à la prostitution d’autrui ».

Le tout souvent saupoudré de cocaïne. Jonathan, 35 ans et un homme de 56 ans, étaient identifiés comme les fournisseurs potentiels du produit, écoulé grâce à la complicité de barmaids et d’hôtesses.

Outre des saisies d’argent liquide, de faux papiers et de comptes relatifs à un trafic de stups au domicile des interpellés, 690 000€ étaient saisis sur leurs comptes bancaires et autres placements financiers.

Au terme de trois jours de présentations devant un juge d’instruction, dix suspects étaient mis en examen et écroués, dont toutes les « patronnes » et un barman.

La Provence

Adrien cambriole 3 maisons car il refuse les aides sociales

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Barbe fournie, cheveux longs retenus en arrière par un serre-tête et jogging de marque, Adrien Moulin comparaissait mardi devant le tribunal correctionnel d’Évreux pour vol aggravé. Ce jeune homme originaire de Pontoise (95) n’a pas tourné autour du pot lors de son audition par les gendarmes, reconnaissant le vol par effraction perpétré dans la nuit du 3 au 4 septembre 2014 à Saussay-la-Campagne. Ses empreintes ont été retrouvées sur place par les enquêteurs.

« Que faites-vous dans la vie ? »

« Dans le procès-verbal, vous indiquez fumer parfois jusqu’à 100 joints par semaine ».

Condamné par le tribunal de Pontoise pour des vols, dont un avec arme, le jeune homme est détenu en préventive depuis plus d’un an.

« Que faites-vous dans la vie ? », insiste poliment le juge. « Ben je suis en prison », répond, presque étonné, le monte-en-l’air quelque peu dans les nuages. Un voleur qui a aussi des convictions puisqu’il n’a fait aucune démarche pour obtenir des aides sociales : « Il ne veut pas vivre aux crochets de la société », souligne la magistrate qui l’interroge.

Trois cambriolages en deux mois et demi

À Saussay-la-Campagne, « il a saccagé la maison d’habitation, appuie l’avocate de la partie civile, assurant que le prévenu comparaissant dans le box a voulu se venger. C’est de l’acharnement vis-à-vis de mon client qui a été victime de trois cambriolages en deux mois et demi. Dont une séquestration violente que le prévenu lui a infligée avec d’autres personnes.

Paris Normandie

 

Jonathan insulte et menace de « défoncer » le contrôleur du tramway

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« Il m’a mis la honte ! » s’est plaint Jonathan en garde à vue. Parce que « gêné » par le contrôleur du tramway qui le prenait en faute, le Havrais de 26 ans l’a insulté et a menacé de le « défoncer ». Trois morceaux de cannabis ont été de surcroît retrouvés dans ses poches pendant sa privation de liberté.

Quand les contrôleurs montent dans le transport en commun le 19 mai dernier au niveau de la place Jenner, au Havre, Jonathan en descend soudainement…

« Je voulais juste dire qu’on se bagarre »

Il promet de « taper », de « défoncer » l’agent. Aux policiers auxquels il a été remis, le Havrais a admis qu’il s’agissait de menaces. Puis il a contesté. « Non, je voulais juste dire qu’on allait se bagarrer… »

Il est condamné à l’indemniser pécuniairement. Et six mois de prison ferme sont prononcés.

Paris Normandie

Romain jugé pour le meurtre de Mickaël

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Le corps de la victime, Mickaël Augusto, 38 ans, a été découvert à son domicile havrais le 14 août 2013 (lire nos éditions des 29 août et 20 décembre 2013).

Alertée par une odeur pestilentielle, une voisine a prévenu les sapeurs-pompiers. Après avoir pénétré par la fenêtre de la cuisine, ils ont découvert le corps dans le salon, la tête en partie cachée sous la table basse.

Le corps y apparaît en état de putréfaction avancée, la peau avait viré au noir et le visage était tellement gonflé, que l’identité du défunt n’était même pas assurée au moment de sa découverte.

Dans le box des accusés, Romain Ciprut, un grand maigre d’1,94 m et 21 ans jugé pour meurtre et récidive de vol, a préféré regarder le sol ou fermer les yeux lors de la diffusion de tous les clichés pris dans l’appartement.

L’autopsie est venue clarifier la situation : la victime a reçu un coup de couteau, six ou sept jours auparavant, porté latéralement au-dessus du mamelon gauche si fort, qu’il a cassé une côte et probablement touché un vaisseau sanguin. Le sang a alors commencé à se répandre à l’intérieur du système respiratoire, provoquant une asphyxie. L’agonie a pu durer « plusieurs minutes voire plusieurs dizaines de minutes » a expliqué hier le médecin légiste Cyril Gricourt, « sans perte de conscience, sauf un état de choc au moment de la mort ».

Tué pour des avances sexuelles ?

Mais il a nié avoir voulu tuer celui qui lui aurait fait des avances sexuelles ce jour-là, alors que lui-même voulait simplement « se poser » et fumer des joints. L’accusé, hétérosexuel, le laissait espérer depuis leur rencontre, en juillet, une relation. L’étude de sa personnalité hier par la cour, a révélé un jeune, qui s’est senti isolé très tôt au sein de sa propre famille, lorsque sa mère, divorcée un an après sa naissance, s’est remise en ménage avec un homme, dont elle a eu deux enfants.

Paris Normandie

L’ex patron Denis Gautier-Sauvagnac détourne 19 millions et écope d’un sursis

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La cour d’appel de Paris a condamné mardi l’ex-patron Denis Gautier-Sauvagnac à deux ans de prison avec sursis et 100.000 euros d’amende au procès de « la caisse noire » de la puissante fédération de la métallurgie (UIMM).

L’avocat général avait requis trois ans de prison, dont un ferme, et 375.000 euros d’amende à son encontre.
La cour a par ailleurs condamné l’ancien délégué général de l’UIMM, Dominique de Calan, à 50.000 euros d’amende, l’ex-chef comptable Dominique Renaud à 5.000 euros d’amende et l’UIMM en tant que personne morale à 30.000 euros d’amende.
Comme pour Denis Gautier-Sauvagnac, l’avocat général avait requis à leur encontre la même peine qu’en première instance, soit un an avec sursis et 150.000 euros d’amende pour Dominique de Calan, huit mois avec sursis pour Dominique Renaud et 150.000 euros d’amende pour l’UIMM.
Il était reproché à Denis Gautier-Sauvagnac d’avoir retiré entre 2000 et 2007 quelque 19 millions d’euros en liquide des caisses de « l’entraide professionnelle » de l’UIMM (EPIM), une structure destinée à apporter « un appui moral et matériel » à ses adhérents subissant un conflit du travail.
Une partie de ces fonds a été utilisée pour rémunérer des salariés non déclarés.

Une autre a servi à des compléments de salaire ou de retraite également non déclarés et on n’a retrouvé aucune trace des 14 millions d’euros restant, avait rappelé l’avocat général.

Le point

Jérémy, après un délit de fuite il est arrêté avec 14 kg de cannabis

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Le 5 novembre dernier, Jérémy Kada et sa copine arrivent au péage autoroutier de Pau, en provenance de Toulouse, dans l’après-midi. Leur voiture est arrêtée par les policiers et gendarmes, un chien renifleur de stupéfiants doit faire son travail.Le Toulousain de 26 ans est contrôlé positif lors du dépistage de produits stupéfiants (sa consommation habituelle est de dix joints par jour). Il remet le contact et démarre en trombe, sa portière encore ouverte… et sa compagne sur le bas-côté. La herse ne l’arrête pas.

Les motards le prennent en chasse et retrouvent la voiture, une Peugeot 307, abandonnée rue Nelson-Mandela, vers Calicéo. Le chauffard a pris la fuite à pied. Un sac contenant 13,8 kg de résine de cannabis est retrouvé derrière la palissade d’un pavillon, boulevard du Cami Salié. Soit 14 pains de 10 plaquettes.

Jeudi dernier, l’homme décide de se rendre, il est placé en garde à vue puis en détention. Il explique qu’il transportait ce sac pour le compte d’une personne à qui il devait 1 000 euros, pour de la cocaïne

La procureure de la République, qui ne croit pas au portrait d’un « simple coursier occasionnel », requiert trois ans d’emprisonnement dont 18 mois de sursis, avec mandat de dépôt. La réquisition de la procureure est suivie par le président. Première condamnation. Jérémy Kada repart en prison.

Sud Ouest