Allemagne : un brasseur contraint de retirer du marché sa «bière nazie»

Un brasseur bavarois s’est vu contraint de retirer du commerce sa bière « clôture frontalière », accusé de véhiculer des signes nazis en pleine crise des réfugiés dans le pays.

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Le nom de cette bière bavaroise créé la polémique, au vu du contexte migratoire actuel. La brasserie Roehrl, située à Straubing au Nord-Est de Munich a démenti toute relation avec l’extrême droite, s’excusant d’avoir choqué les amateurs de bière. Ce sont des étudiants d’une université locale qui ont appelé à boycotter cette bière sur les réseaux sociaux, rapidement qualifiée de « bière nazie ».

Des signes troublants

Il est vrai que les symboles sont plutôt troublants. Sur l’étiquette de cette bière baptisée « clôture frontalière », on peut lire que « la patrie a besoin de bière ». On peut également lire des mots comme « Protéger », «Défendre», «Discipline», «Loyauté» …  La capsule est ornée d’une tête de mort rappelant certaines des unités SS symbolisée par un crâne humain, bien que celle sur la bière soit surmonté d’un chapeau haut de forme.

De plus, le prix de la bouteille est de 0,88 centimes, et le chiffre 88 était utilisé comme code pour désigner le salut hitlérien, car H était la 8ème lettre de l’alphabet et HH signifiant «Heil Hitler». Enfin, dernier symbole pointé par les étudiants, la date de péremption du 9 novembre coïncide avec le pogrom de la Nuit de Cristal commis par les nazis le 9 novembre 1938.

« Nous n’avons absolument rien à voir avec les extrémistes de droite », s’est défendu Frank Sillner, patron de la brasserie Roehrl. « Nous avons voulu insister sur les traditions bavaroises bonnes et positives », a-t-il insisté, rappelant qu’il ne fallait « pas oublier ce qui rend notre Bavière belle et bonne ». Le patron s’est également excusé dans un communiqué de presse publié sur le site internet de la brasserie bavaroise.

La Depeche

Selon ses organisateurs le Printemps Républicain est un rassemblement de franc-maçons et de laïcards

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Le Printemps républicain, combien de divisions ? Plus de 7000 signataires sur change.org, 800 participants, selon les organisateurs de la réunion fondatrice, et 1000 euros pour le denier de ce culte laïc. Pour évaluer l’importance de cette jeune association, autour d’un manifeste publié dans Marianne, sans doute faudrait-il aussi dénombrer les #PrintRep sur Twitter et recenser que les réactions en cascade sur la toile.

Avant l’été, plusieurs réunions publiques, à Marseille, à Nantes et aussi, à Paris, à l’école normale supérieure seront l’occasion de mesurer le recul de l’égalité homme-femme et de sonder les failles de l’Education nationale. Comme à la Bellevilloise, il s’agira de mêler responsables politiques comme l’ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin et « vrais gens » comme la maman sevranaise Nadia Remadna, fondatrice de l’association la Brigade des mères.

En septembre, juste avant l’automne, ces républicains printaniers passeront au crible les engagements des prétendants à la succession de Hollande. A condition bien sûr, de dépasser à nouveau les querelles de clochers entre franc-maçons, laïcards, crypto-chevènementistes et ex-poperénistes.

Marianne

Valentine Zuber : «Le laïcisme tend à amoindrir nos libertés»

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Universitaire, historienne, directrice d’Etude à l’Ecole pratique des hautes études et auteur de Le culte des droits de l’homme (Gallimard), Valentine Zuber sera présente au Collège des bernardins le 8 avril dans le cadre d’une conférence sur la «Transmission religieuse en Méditerranée» au Collège des bernardins le 8 avril. Zaman France l’a interrogé sur le durcissement d’une partie de la gauche sur la question laïque observée dernièrement au sein du mouvement du Printemps républicain.

Comment comprendre ce durcissement idéologique d’une partie de la gauche observé au sein du mouvement du Printemps républicain qui n’hésite plus à promouvoir l’interdiction de mères voilées à des sorties scolaires ou qui, à l’instar de Élisabeth Badinter, appelle à ne plus avoir peur d’être taxé d’islamophobe ?

Il y a toujours eu deux compréhensions du rapport à la religion dans la gauche républicaine dès la fin du 19es. En premier lieu, au moment de la discussion sur la loi de 1905. Une partie des Républicains de gauche comme Émile Combes étaient favorables à une prééminence de l’État sur les religions, comprise au sens précis d’un contrôle de l’État sur les religions. Cette partie de la gauche diffusait des discours anticatholiques et anticléricaux dans une perspective gallicane et sur la base du slogan voltairien «Écrasons l’infâme», pouvant aller jusqu’à l’interdiction du religieux.

Le religieux était à leurs yeux dangereux politiquement et il fallait donc l’encadrer par la loi comme la loi sur les congrégations en a offert un exemple. Une autre partie de la gauche, plus conciliante, est dans l’apaisement depuis l’affaire Dreyfus et les lois combistes. Il fallait, selon elle, aboutir à une paix entre l’Église et l’État. Jean Jaurès, Aristide Briand, Ferdinand Buisson, sont des personnalités de la IIIe république qui s’inscrivent dans cette philosophie laïque qui s’était incarnée dans un texte d’apaisement, le pacte laïque.

C’est leur vision qui l’a d’ailleurs emporté avec la loi de 1905 qui promeut la liberté religieuse tout en séparant les deux ordres de l’Église et de l’État. Il y a toujours eu une gauche anticléricale qui voyait la religion comme hostile au progrès et une autre favorable aux libertés religieuses. Au moment de 1905, il y a eu un affrontement très vif là-dessus. C’est cette fracture qui renaît actuellement. La réactivation a été faite autour de la visibilité du voile et des attentats. Les partisans de la laïcité d’apaisement sont taxé de ventre mou.

Laquelle de ces tendances est aujourd’hui prédominante au sein de la gauche et du Parti socialiste ?

En fait, il y a une différence notable entre le bruit des uns et des autres et leurs représentativité. Les tenants d’une laïcité dure, d’un certain laïcisme sont plus bruyants que les autres en faisant appel à des procédés rhétoriques démagogues. Patrick Kessel du Comité laïcité république a dernièrement tenu un discours violent en évoquant des méthodes dignes des procès de Moscou à propos de Jean-Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la laïcité. Il le taxe de communautariste alors que lui serait universaliste.

A propos de la laïcité, on ne sait plus très bien à quel saint se vouer, tant les définitions se sont multiplié ces dernières années ?

On peut clarifier cela. La laïcité est un principe juridico-politique destiné à réguler l’État de droit et les mouvements religieux et qui a pris une forme précise en France.. Ce qui est en cause dans ce débat c’est la laïcité philosophique qui devient une idéologie car seul l’État doit être laïque. Les adeptes du laïcisme défendent une laïcité «valeur» de la République qui prétend s’imposer à la société et aux personnes. Ceux qui se prétendent des laïcs purs considèrent que la laïcité est en danger. Ils ne pensent pas à la laïcité de l’État mais à l’expression de la religion dans l’espace publique et à l’islam bien entendu. Cette laïcité radicale, qui prétend s’appliquer aux personnes individuelles, est une laïcité qui tend à amoindrir nos libertés.

Cette ligne laïciste ne sépare plus la gauche socialiste de mouvement politique comme Les républicains ou le Front national. La tradition de la gauche laïque à la Jules Ferry a-t-elle disparu ?

Non et Jean Louis Bianco en est un excellent exemple. Il aurait été seul dans son camp s’il avait été démis, même si ses soutiens ne se sont peut-être pas exprimés assez forts ou n’auront pas été repris toujours par la presse. Une partie de la gauche est aux côtés de Bianco. Il a été soutenu sans réserve par les universitaires qui travaillent sur ce sujet, très loin des discours du comité Laïcité république qui flirtent avec l’instrumentalisation qui en a été faite par le FN.

Zaman

Au Brésil, une photo réveille le fantôme de la fracture sociale et raciale

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Les manifestations contre le gouvernement de Dilma Rousseff mobilisent surtout les classes moyennes et supérieures. Un cliché d’un couple de manifestants blancs aisés suivi de sa nounou noire souligne le fossé social et racial toujours en vigueur dans le pays.

La question raciale et sociale au Brésil s’est invitée dans les manifestations réclamant la chute du gouvernement de Dilma Rousseff. Une photo qui a fait le tour des réseaux sociaux au Brésil a illustré la persistance de ce fossé: celle d’un couple en route pour une manifestation anti-Dilma Rousseff, paré d’un T-shirt aux couleurs du drapeau brésilien. Et à son côté, la domestique, noire, vêtue d’un uniforme blanc, conduisant la poussette des deux bébés du couple.

Une photo parlante, partagée des millions de fois

Prise le 13 mars à Ipanema, l’un des quartiers les plus riches de Rio de Janeiro, par le photographe du Correio Braziliense Joao Valadares, la photo a été partagée des milliers de fois sur Facebook et a donné lieu à de nombreux détournements. Beaucoup y ont vu la perpétuation de clichés historiques témoignant de la discrimination raciale et sociale toujours en vigueur au Brésil, pays qui a été le dernier du continent à mettre fin à l’esclavage, en 1888.

Le père de famille photographié s’est défendu sur sa page Facebook en expliquant qu’il gagnait honnêtement sa vie et que sa nounou était payée au-dessus de la moyenne. Interrogée par le journal O Globo la nounou s’est de son côté dite heureuse de son travail, partisane de l’opposition et embarrassée d’avoir été utilisée comme icône de la ségrégation sociale.

Pour autant, « la photo de la nounou en uniforme blanc promenant des bébés blancs est typique des quartiers aisés de Rio ou de Sao Paulo », relève la correspondante du site portugais Publico. Si le cliché d’Ipanema a tant ému, assure l’historienne Maria Helena Machado à Publico, c’est qu’il met en avant un type de représentation hiérarchique datant de l’époque de l’esclavage illustrée par la différence vestimentaire de la domestique noire et sa façon de marcher derrière le couple blanc.

Les classes moyennes supérieures largement représentées dans les manifestations

Cette image met en évidence la composition sociale des défilés qui exigent la démission de la présidente: dans le plus grand rassemblement anti-Rousseff, à Sao Paulo, le 13 mars, la moitié des manifestants ont déclaré gagner cinq à 20 fois le salaire minimum; 77% d’entre eux s’identifiaient comme blancs et 77% avaient des diplômes universitaires, selon l’institut de sondages Datafolha.

Or, la moitié de la population brésilienne est noire ou métisse, et « la proportion de Brésiliens ayant eu accès à l’éducation supérieure est très faible », souligne pour L’Express Walter Nique Franz, doctorant à l’université Paris I.

Longtemps l’un des pays les plus inégalitaires au monde, le Brésil a vu 40 millions de citoyens sortir de l’extrême pauvreté, en 13 ans de pouvoir du parti de Lula et de Dilma Roussef, grâce à des programmes sociaux, mais aussi à un cycle économique favorable. Mais le fossé racial et social persiste: en 2012, selon la BBC, le revenu moyen d’un travailleur blanc dans six grandes villes du Brésil était de 2237 reais par mois mais de 1255 reais pour une personne d’origine africaine.

Les trois quarts des 10% plus pauvres de la population brésilienne sont des Noirs. Enfin, rappelle Walter Nique Franz, « seuls un dixième des candidats aux législatives de 2014 étaient noirs et moins de 5% ont été élus ». La politique de discrimination positive à l’université mise en place par le gouvernement a toutefois nettement fait progresser la part des noirs et métis à l’université.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l'avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Manifestation en soutien à Lula et Rousseff sur l’avenue Paulista à Sao Paulo, le 18 mars 2016.

Reuters/Paulo Whitaker

L’Express

Un CRS poursuivi pour violence contre des migrants

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Un fonctionnaire de police va comparaître devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour des actes de violence à l’encontre de migrants le long de l’autoroute…

Il est soupçonné d’avoir frappé des migrants sur le bord d’une autoroute. Un CRS devra comparaître d’ici quelques semaines devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour ces faits datant de mai 2015, a annoncé, jeudi, le procureur de la République, selon La Voix du Nord.

Coups de pied et gaz lacrymo

C’est une vidéo qui avait immortalisé la scène. On y voit un CRS, identifié depuis, faire sortir à coups de pied des migrants d’un camion inspecté avant de le jeter contre la barrière de sécurité et de les gazer. Après la diffusion des images sur internet par des militants de l’association Calais migrants solidarity, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) avait été saisie de l’enquête.

Défendu par le syndicat Alliance

« Je ne suis pas là pour accabler les policiers, mais je ne suis pas là non plus pour les exonérer. De la même façon, j’engage des poursuites contre des No Border ou des migrants lorsqu’on me prouve qu’ils sont auteurs d’infractions, et qu’on les identifie », a souligné le procureur, Jean-Pierre Valensi, au quotidien régional. Le procureur a reçu, mardi, les représentants du syndicat Alliance qui défend ce fonctionnaire de police.

20 Minutes

Ali : « Mon employeur a francisé mon nom pour rassurer les clients » puis il a été viré

1200x768.jpgAli : « Mon employeur a francisé mon nom pour rassurer les clients »

C’est un hôtel « trois étoiles » comme il en existe des dizaines à Paris. Ali, 42 ans, pensait pouvoir enfin s’y stabiliser quand les propriétaires l’ont embauché, à l’été 2015, comme réceptionniste. « Mais, le premier jour, ils ont francisé mon nom dans l’adresse e-mail sans me prévenir, lâche-t-il. Quand j’ai demandé des explications, on m’a indiqué que, vu le contexte, les clients avec qui je devais correspondre avaient besoin d’être rassurés… »

Une réflexion d’autant plus saugrenue que Pablo, son collègue vénézuélien, n’avait, lui, pas le droit au même traitement. « Je suis donc devenu Alain ! Je me suis écrasé parce que j’avais besoin de ce boulot. Mais finalement, au bout de deux mois de période d’essai, j’ai été viré… » Ce Franco-tunisien a donc saisi le Défenseur des droits pour obtenir réparation. « Mais en attendant, je suis toujours au chômage. »

20 Minutes

Un Belge sur cinq ne veut pas que son enfant ait un partenaire de couleur

Une personne sur cinq trouverait dérangeant que son enfant forme une couple avec un(e) partenaire de couleur, ressort-il d’un sondage d’Unia (ex-Centre interfédéral pour l’égalité des chances) réalisé à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale ce 21 mars.

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Une campagne à destination des jeunes est également lancée. »Quiconque pense que les jeunes seraient moins opposés à un partenaire avec une couleur de peau différente se trompe. 17,5% des 16 à 25 ans disent qu’ils ne préféreraient pas voir leur enfant dans une relation avec une personne de couleur« , commente Patrick Charlier, directeur d’Unia.

« Les jeunes vivent encore trop souvent dans des mondes différents« 

Il estime que cela traduit une forme de « polarisation de la société » qui se concrétise, dans certains cas, par des vies séparées. « Les jeunes vivent encore trop souvent dans des mondes différents en fonction de leur couleur de peau, sans avoir de réelles interactions. » Le rejet est encore plus important chez les 56 à 65 ans (25%).

Ils sont 22% à ne pas l’accepter chez les 36-45 ans et 21% pour la tranche d’âge des 46 à 55 ans. Unia a également posé la même question à des personnes issues de l’immigration, et près de 12% des répondants ont indiqué qu’ils éprouveraient aussi des difficultés.

Une nouvelle campagne de sensibilisation pour mettre fin aux préjugés racistes est par ailleurs lancée lundi, visant principalement les jeunes. Un film circule notamment sur internet et les réseaux sociaux.

RTBF

Des soldats de la garde royale britannique forcés d’avoir des relations sexuelles entre eux

Les autorités britanniques mènent une enquête après la diffusion d’une vidéo d’un bizutage au sein de la garde royale. Deux jeunes soldats ont été forcés de se livrer à des actes sexuels devant leurs collègues plus anciens.

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L’incident s’est passé en septembre dernier dans la caserne de Pirbright, dans le Sud-Ouest de Londres, a fait savoir le journal britannique The Sun.

Deux officiers de 23 et 28 ans, qui avaient terminé une formation épuisante d’une durée de sept mois et effectué leur premier service cérémoniel dans la Tour de Londres, ont été humiliés par leurs collègues des Gardes Gallois (Welsh Guards).

Au terme de leur première semaine, un dimanche soir, ils ont été invités à regarder un match de rugby. Après avoir bu, les soldats les plus anciens ont ordonné aux novices de se déshabiller sous peine d’être brutalisés. Ils ont ensuite été contraints de se livrer à des actes sexuels entre eux, sous les regards du reste de l’effectif du corps de garde.

«les officiers plus âgés et de rang supérieur leur ont ordonné de faire ce qu’ils faisaient. Les deux hommes devaient être terrifiés», a-t-elle expliqué.

Ces scènes ont été filmées avec un portable par l’un des officiers et ensuite diffusées sur les réseaux sociaux et entre les gardes de la reine. Après l’incident, l’une des victimes, victime de troubles psychologiques, a été démobilisée. Six officiers, dont un caporal, ont été sanctionnés.

RT

56% des Français ont une mauvaise image de l’Eglise catholique

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Une majorité de Français (56% contre 43%) a une mauvaise image de l’Église catholique, selon un sondage effectué après les récentes polémiques sur les affaires de pédophilie.

Selon cette étude réalisée par Odoxa pour Le Parisien – Aujourd’hui en France, à paraître dimanche, 63% pensent que le cardinal Philippe Barbarin, dans la tempête depuis des révélations d’agressions sexuelles dans son diocèse, devrait démissionner. En revanche, 62% des catholiques réellement pratiquants (déclarant aller à la messe « une fois par mois » ou « au moins de temps en temps« ) qu’il ne devrait pas démissionner.

Selon cette étude « crible » l’Église apparaît à la fois « très/trop conservatrice » (83%), « trop éloignée du quotidien des Français » (64%) et « pas transparente » (81%).

Ce sondage a été réalisé les 17 et 18 mars par internet auprès d’un échantillon de 1.016 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas.

L’Express

Pédophilie dans l’église : la phrase choc de Mgr Rey

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Lors du traditionnel pélerinage de Saint-Joseph, qui a réuni plus de 3.000 personnes ce samedi à Cotignac, l’évêque du diocèse de Toulon-Fréjus n’a pas fui la « tourmente » qui secoue actuellement l’église catholique.

Au contraire même, Monseigneur Dominique Rey a, dans son allocution, a tenu des propos très clairs, et fermes, sur ces affaires. «On ne peut admettre que les mêmes mains qui donnent le corps du Christ, touchent le corps d’un enfant… La messe sera un office de réparation», a-t-il ainsi déclaré aux fidèles.

Var Matin

Mode : l’enseigne japonaise Uniqlo se lance dans la vente de hijabs à Londres

L’enseigne japonaise Uniqlo vendra, dès ce vendredi 18 mars, dans son magasin londonien, des hijabs (voiles et foulards), des kebayas (blouses) et des jubbahs (longue robe à porter par-dessus une tenue), vêtements traditionnels de la mode musulmane.

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Le marché de la mode musulmane, qui devrait peser près de 500 milliards de dollars en 2019, séduit de plus en plus de marques.

Foulards, pantalons amples, tuniques légères et robes longues colorés composent cette ligne créée avec Hana Tajima, une styliste anglaise, de mère anglaise et de père japonais, et convertie à la religion musulmane. Des vêtements de style musulman signés Uniqlo ont ainsi déjà remporté un franc succès, l’été dernier, en Asie, puis en février, aux États-Unis.

Midi Libre

 

Relations sexuelles forcées, viols : une mannequin dénonce l’enfer du milieu de la mode

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Réduite au silence pendant de nombreuses années, Nikki DuBose s’est enfin décidée à raconter le calvaire qu’elle a vécu durant sa carrière de mannequin. Dans un épisode de « Real Women Real Stories » sur YouTube, la jeune femme aujourd’hui âgée de 30 ans parle en effet de la face sombre du métier de top-modèle, entre anorexie et viols.

Nikki DuBose a débuté sa carrière de mannequin à l’âge de 15 ans.  « Le directeur de mon agence m’a mis la pression, à plusieurs reprises, pour coucher avec lui », explique-t-elle. Et d’ajouter : « Quand je le faisais, j’avais plus de travail. Quand je ne le faisais pas, je n’avais plus rien ». Un jour, lors d’un lunch organisé au domicile de son directeur, Nikki DuBose raconte avoir été droguée à son insu et violée par un photographe.

« Personne ne mérite d’être traité comme ça », déclare-t-elle. Et quand la jeune femme a osé parler de ce viol à son patron, celui-ci lui a répondu qu’elle était folle et l’a forcée à se taire. Non écoutée, Nikki DuBose s’est sentie humiliée.

La Depeche

 

Valeurs actuelles, magazine de la bourgeoisie de droite fait sa pub chez la fachosphère

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Il est des gestes qui révèlent l’époque. On clique sur le site Fdesouche.com, aussi connu comme François Desouche, jeu de mot et organe (internet) central des jeunes blancs que le grand remplacement angoisse, et un bandeau publicitaire saute aux yeux, façon X-Files, ce qui ne me rajeunit pas: «Tous les jours, ce qu’on vous cache!» Donc, une invite à s’abonner à la lettre confidentielle de Valeurs actuelles, organe (hebdomadaire) central d’une bourgeoisie de droite désormais sans complexe, qui voterait Sarkozy en pensant Marine Le Pen.

Tout ceci est évidemment simplifié, mais quelle révélation! Que «Valeurs» fasse de la pub sur FDesouche, c’est à la fois baroque et lumineux. Évidemment, ils disent la même chose, le site web et le magazine, et participent d’une même mouvance large de droitisation de la droite, de la formation d’un bloc gaulois en forteresse coléreuse et assiégée, un hérisson d’identité qui lit ou écoute Zemmour, Finkielkraut, Villiers, remâchant sa certitude de lutter pour sa survie face à la subversion gauchiste, islamiste, immigrationniste et amorale… Air connu. «Tant qu’on est encore majoritaire dans ce pays, on doit verrouiller ce qu’on a», me dit Pierre Sautarel, le fondateur de Fdesouche, un trentenaire des Hauts-de-Seine et twittos convulsif avec qui j’échange sur le maëlstrom identitaire…

Le Kop Boulogne et le XVIe bourgeois

Après le symbole, il y a les faits. Ils ne sont pas moins intéressants. Valeurs vient chez Desouche pour trouver des lecteurs. L’hebdomadaire a lancé une lettre confidentielle payante et veut la diffuser. Il regarde les viviers potentiels. Il va aussi prospecter sur le site de la Manif pour tous et sur Boulevard Voltaire, agora extrémiste inventée par Robert Ménard. Catholiques ultras et néo-fachos, lisez vous ? Dis-moi qui tu recherches, je te dirais qui tu deviens… Ce qui étonne plus, dans le partenariat avec Desouche, c’est le gap sociologique: ces gens gens-là, nonobstant les idées, n’ont a priori rien à voir!

Comment dire? Fdesouche ressemble à feu le Kop Boulogne, cette forteresse bleu-blanc-rouge du Parc des Princes, quand Valeurs pourrait être consulté dans le salon d’un fâché du XVIe arrondissement, en guerre contre l’installation d’un centre pour SDF au Bois de Boulogne. C’est presque le même quartier, mais pas tout à fait pareil.

«Je comprends la démarche de Valeurs. Nos lecteurs se partagent entre le FN et les Républicains, ça rencontre ce qu’ils cherchent», dit Sautarel. Mais le social, ça compte encore? Si la jonction se fait, on pourra réfléchir sur un identitarisme transclassiste. On supputera quelque chose de vaguement fasciste, au gré du temps, puisque c’est un objet du fascisme de nier les classes au profit du nationalisme. N’anticipons pas. Pour l’instant, ce sont quelques dizaines d’abonnés qui ont rejoint Valeurs en provenance de Fdesouche… Et à mieux regarder, ce sont quand même les contradictions qui nous frappent, dans cette histoire. Elles aussi nous disent le moment, quand le vieux monde veut se refaire une santé sur la vitalité des nouvelles couches.

Slate

Une hotline créée pour dénoncer les relations mixtes entre juifs et non-juifs en Israël

Le groupe ultra-nationaliste juif Lehava, connu pour avoir appelé à brûler les églises israéliennes et pour avoir qualifié les chrétiens de «vampires» et de «suceurs de sang», s’est à nouveau distingué par une nouvelle initiative anti-assimilation.

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Le tout nouveau service téléphonique mis en place par l’organisation vise à dissuader les juifs de fréquenter des «goyim» (non-juifs), et ne s’en cache pas. «Si vous êtes en contact avec un goy et avez besoin d’aide, appuyez sur la touche 1»,

Si vous connaissez une fille qui fréquente un goy et que vous souhaitez l’aider, appuyez sur la touche 2

«Si vous connaissez un goy qui se fait passer pour un juif ou qui harcèle une femme juive, ou [si vous connaissez] des lieux où il y a un problème d’assimilation, appuyez sur la touche 3», propose ainsi la voix de la ligne téléphonique.

Et en Israël, le service connaît son petit succès puisqu’une dizaine d’appels sont reçus chaque jour de la part de Juifs dénonçant des amis fréquentant des non-juifs, explique le dirigeant de Lehava, Benzi Gopstein.

L’association, dont le nom provient d’un acronyme hébreu signifiant «Empêcher l’Assimilation en Terre Promise», a un programme on ne peut plus clair : combattre toute relation mixte, qui représenterait un péché.

Et le tout au nom de Dieu, puisque comme l’explique un activiste de l’organisation au journal britannique The Daily Mail :

Si tu te marries avec un non-juif, cela signifie simplement ‘Je m’en fous de ce que Dieu dit’

Lehava est coutumière des déclarations enflammées, et avait par le passé accusé la top-modèle israélienne Bar Rafaeli de «diluer la race juive» et de «mettre en danger les générations futures» en raison de sa relation avec l’acteur américain Leonardo Dicaprio.

En 2012, l’organisation avait été jusqu’à publier une «liste noire» sur son site internet, révélant l’identité de femmes juives qualifiées de «traîtresses», qui entretenaient des relations avec des «goyim».

RT