Candidat a l’investiture républicaine pour la présidentielle Marco Rubio a qualifié les attentats terroristes à Paris de «développement positif»
Parlant avec Chris Wallace sur « Fox Nouvelles dimanche », Rubio a cité les attaques lorsqu’on l’interroge sur ses lettres de créance de la politique étrangère.
«Je suis évidemment pas heureux de ces événements qui ont eu lieu la semaine dernière à Paris, mais je pense que c’est un développement positif qui va soudainement forcé les Américains à affronter plus attentivement la question de la sécurité nationale, parce qu’elle est la chose la plus importante qu’un président fera , c’est la prérogative la plus importante du gouvernement fédéral », a t-il déclaré lors de l’entretien télévisé.
La guerre est lancée contre l’État islmaique (EI), mais la presse en réclame davantage. Alors que les forces françaises bombardent certains points stratégiques de l’EI depuis les attentats du 13 novembre, les éditorialistes estiment que la France ne pourra pas se passer d’une intervention au sol.
« Il ne suffira pas de parader avec le Charles de Gaulle au large des côtes syriennes. Les bombardements sur Raqqa sont utiles, mais insuffisants. Chacun sait qu’il faudra envoyer des troupes au sol.
Et ce n’est pas à la France, du moins à la France seule, de se dévouer une fois de plus », explique Bruno Dive dans Sud-Ouest.
Appelée de ses voeux par François Hollande, qui tente cette semaine de mobiliser ses alliés, « la coalition va devoir mobiliser toutes ses ressources – militaires, clandestines, policières, financières, technologiques, diplomatiques – pour frapper fort. Tous azimuts, mais en visant juste », explique Philippe Gélie dans Le Figaro.
Preuve enfin que la nécessité de la guerre et même d’une intervention au sol semble plébiscitée par la presse, même L’Humanité, longtemps réticent et dont le fondateur, Jean Jaurès, disait qu’« on ne fait pas la guerre pour se débarrasser de la guerre« , semble se rallier à la cause.
« L’enjeu aujourd’hui n’est pas de savoir comment gagner la guerre, mais comment contribuer à y mettre fin. Cela passera par une initiative militaire en aidant les forces locales qui se battent sur le terrain contre l’expansion djihadiste », écrit Maud Vergnol, qui souligne que « celle-ci doit se réaliser dans le cadre du droit international et de l’ONU ».
Donald Trump a proposé de ficher les musulmans présents aux Etats-Unis. « Il faut qu’ils le soient, il le faut », avait répondu le milliardaire américain, ce jeudi, à un journaliste de NBC qui lui demandait s’il était favorable à ce que les musulmans soient obligés de s’enregistrer, confirmant des propos tenus à Yahoo ! News.
« Il faut beaucoup de systèmes, au-delà des bases de données. Je mettrais cela en place, absolument », avait encore précisé Donald Trump. Face à la polémique et après avoir évité le sujet lors de ces apparitions publiques du week-end, le candidat à la Maison Blanche en tête des sondages des primaires républicaines a finalement pris ses distances avec cette idée, mais sans la désavouer.
Plusieurs candidats républicains à la présidentielle ont, ce week-end, également condamné Donald Trump,qui avait déjà proposé de fermer les mosquées radicales, et qui a fait de la lutte contre l’immigration clandestine le cœur de sa campagne.
Cette semaine, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a profité de sa première réunion privée avec Barack Obama depuis treize mois pour évoquer la possibilité de morceler la Syrie.
Selon des représentants israéliens, Benjamin Netanyahou a déclaré que Washington devait donner sa bénédiction à posteriori pour l’annexion illégale par Israël du plateau du Golan, ravi à la Syrie durant la guerre de 1967.
Le mois dernier, Afek, une filiale israélienne de la société pétrolière américaine Genie Energy, a annoncé avoir découvert d’importantes réserves de pétrole dans le Golan.Yuval Bartov, géologue en chef de Genie Energy en Israël, a indiqué que la société estimait que le gisement contenait « potentiellement des milliards de barils ».
Les spécialistes du droit international affirment que le fruit de cette découverte devrait revenir à la Syrie, mais Israël a jusqu’ici indiqué qu’il passerait outre ses obligations légales.
Le bilan des victimes a doublé en comparaison de celui donné il y a trois semaines par cette ONG basée en Grande-Bretagne et qui dispose d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.
Le 29 octobre, l’OSDH faisait ainsi état au total de près de 600 morts. L’organisation fait état très exactement de 1 331 morts sous les frappes russes. 403 civils ont trouvé la mort, dont 97 enfants,
On estime a + de 650 le nombre de civils tués par la coalition dont fait parti la France
Depuis le début de ses bombardements aériens contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, en août 2014, la coalition internationale n’a reconnu que deux morts collatérales de civils.
Ce collectif à but non lucratif, composé de journalistes et de chercheurs, a identifié 108 incidents vérifiés où des civils ont été tués par les bombardements de la coalition, entre août 2014 et le novenbre 2015.
Ceux-ci auraient fait entre 653 et 932 morts parmi les civils en Irak et en Syrie,et entre 126 et 200 morts au sein des forces alliées à la coalition, comme les milices chiites en Irak.
Le pasteur chrétien, Steven Anderson, a vivement critiqué les gens qui étaient présents au Bataclan pour voir un concert qu’il qualifie de «death metal».
Le pasteur, connu pour ses nombreuses frasques, notamment pour avoir suggéré d’exécuter les homosexuels pour mettre fin au sida, a dit, lors de son sermon dimanche, qu’il ne condamne pas les actions des assaillants qui ont attaqué Paris.
Il s’en prend plutôt aux gens qui assistaient au concert.
[À 5:45] «Si vous allez à un concert de death métal, quelqu’un peut être tué, vous savez. Vous vouez un culte à la mort, et ensuite, soudainement, les gens se mettent à mourir.
Vous aimez tellement la mort que vous avez acheté un billet de concert. Vous vénérez Satan! Sa religion est entrée pour vous tuer. Je veux dire, c’est ce que ces personnes devraient penser avant d’aller dans des concerts maudits», a-t-il dit
Le pasteur a poursuivi en qualifiant le chanteur du groupe de «Dealer de drogue campagnard pédé».
Il a aussi mentionné que «Les violences connues en France découlent des pêchés sociaux de la nation».
[À 8:45] «Maintenant, laissez-moi vous parler de cette nation pécheresse qu’est la France. Saviez-vous que la France est le seul pays au monde où plus de 50% de la population pense que l’adultère est bien?»
Il en ajoute en disait : «Nous ici, à Tempe en Arizona, on est censés être en deuil à cause de ces 120 personnes qui sont mortes, mais nous ne sommes pas censés nous préoccuper des 500 bébés avortés aujourd’hui? Ça, ça ne compte pas», a-t-il aussi déclaré.
Jérôme Chauris a été arrêté samedi 14 novembre à l’aéroport londonien de Gatwick en possession d’une arme et d’un couteau, a annoncé la police locale. « Ce qui semble être une arme à feu a été récupéré dans les effets de l’homme », a ajouté la police, en précisant qu’elle vérifiait « l’état de fonctionnement de l’arme ».
Soupçonné d’infraction liée à une arme à feu, cet homme de 41 ans originaire de Vendôme (Loir-et-Cher) a été arrêté dans la zone de l’aéroport située avant les contrôles de sécurité, précise la police.
Il a été interpellé dans la matinée et le terminal nord avait alors été évacué, suite au comportement suspect de l’individu qui avait jeté un objet dans une poubelle.
L’accusation de deux poids, deux mesures faite à Facebook n’a pas tardé à arriver aux oreilles de Mark Zuckerberg. Samedi 14 novembre, le fondateur et président-directeur général de la compagnie a déclaré sur son propre compteavoir pris en compte les critiques du monde arabe et de ses sympathisants concernant son application.
« De nombreuses personnes nous ont demandé à raison pourquoi nous avons activé le Safety Check pour Paris mais pas pour les attentats à Beyrouth ou dans d’autres endroits. »
Jusqu’à hier, notre politique était de réserver le Satefy Check aux désastres naturels. Nous venons seulement de changer celle-ci et prévoyons désormais d’activer le Safety Check dans davantage de cas de désastres humains. »
Inventée pour les situations de catastrophes naturelles, le Safety Check permet à un utilisateur du réseau social de se déclarer en sécurité d’un simple clic. Il a été mis en place en France vendredi 13 novembre dans la soirée après les attentats de Paris, mais pas au Liban, frappé le même jour à Beyrouth, suscitant l’incompréhension du monde arabe.
Le rabbin Dov Lior, de la colonie israélienne de Kiryat Arba, a déclaré que les attentats de paris étaient mérités en raison de « ce que les Européens ont fait aux juifs il y a 70 ans »
« Les méchants dans l’Europe gorgée de sang méritent cela pour ce qu’ils ont fait aux Juifs dans le passé »
Ce rabbin controversé est le co-auteur d’un ouvrage paru en 2009 « La Torah du roi » écrit en collaboration avec une figure des colons radicaux, le rabbin Yitzhak Shapira, dans ce livre il justifiait notamment le meurtre de civils non-Juifs en temps de guerre.
L’année dernière, ce même rabbin avait publié une lettre déclarant que la loi juive autorisait a détruire toute la bande de Gaza pour apporter la paix dans le sud du pays.
4 novembre, journée de l’Unité nationale en Italie. A Portogruaro, une petite ville de la province de Venise, les festivités sont de mise. La maire Maria Teresa Senatore vient de déposer une gerbe de fleurs au pied du monument aux morts et s’apprête à serrer les mains de tous les citoyens qui patientent devant elle, sagement alignés.
Tous les citoyens, sauf une. En passant devant une étudiante noire, la maire feint d’ignorer la main qui se tend timidement devant elle, et poursuit son chemin comme si de rien n’était.
La scène, filmée par le blogueur local Stefano Zanet pourPortogruaro.veneto.it, a été postée sur Youtube. Et très vite, a soulevé une vague d’indignation dans tout le pays. Sur les réseaux sociaux, les internautes déplorent une « réaction honteuse » (« reazione vergognosa ») à l’encontre de Maria Teresa Senatore, à la tête d’une alliance entre Forza Italia, la Lista Civica et la Ligue du Nord – le parti xénophobe allié à Silvio Berlusconi.
La chercheuse australienne convertie à l’Islam Susan Carlanda décidé de réagir face aux insultes islamophobes dont elle est la cible sur les réseaux sociaux. A chaque message de haine, elle donne un dollar à l’Unicef, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance.
Comment lutter contre les trolls ? La chercheuse australienne Susan Carland a apporté à cette question une réponse originale. Souvent prise pour cible sur les réseaux sociaux en raison de ses convictions religieuses, celle qui a été nommée en 2004 comme « musulmane australienne de l’année » a décidé de venir en aide aux enfants dans le besoin.
Elle a ainsi posté un message il y a quelques semaines pour expliquer sa démarche:
« Je donne 1 dollar à l’Unicef pour chaque tweet haineux que je reçois de la part des trolls. J’en suis à près de 1.000 dollars de donations. Les enfants nécessiteux vous remercient les haineux ».
Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance s’est félicité de cette initiative, et a tenu à en remercier Susan Carland:
« Susan Carland, merci pour votre soutien! Vous avez transformé la haine en quelque chose de formidable: l’éducation, les soins de santé et la protection des enfants ».
« Leur haine ne me définit pas, à la différence de mes croyances »
« Je reçois régulièrement des tweets et des messages Facebook de la part de courageux combattants de la liberté dissimulés derrière des comptes anonymes me disant, qu’en tant que femme de confession musulmane, j’aime l’oppression, le meurtre, la guerre et le sexisme. »
Exploités, privés de sommeil, séquestrés, sous-payés… Les abus dont sont victimes des migrants africains et asiatiques employés sur des bateaux de pêche irlandais sont nombreux, affirme The Guardian.
L’industrie de la pêche irlandaise exploite des migrants sans papiers venus d’Afrique et d’Asie, rapporte The Guardian. Selon l’enquête du journal publiée le 2 novembre, certains propriétaires de chalutiers officient même comme passeurs pour amener des personnes en Irlande afin de les exploiter sur leurs bateaux. Il s’agirait notamment de travailleurs migrants venus du Ghana, des Philippines, d’Egypte et d’Inde.
Les migrants interrogés semblent avoir été victimes de “toute une série d’abus”, dont des séquestrations, des privations de sommeil ou des journées sans repos. La plupart d’entre eux touchent moins de la moitié du salaire minimum légal irlandais et ne reçoivent pas la formation obligatoire en sécurité. Parfois, les travailleurs sont même “recrutés par des agences qui leur font payer des commissions importantes et illégales”, précise le journal. Ils vivent cachés la plupart du temps – par peur d’être expulsés ou parce que leurs employeurs les y obligent.
C’est officiel : la France est la seule démocratie au monde où l’appel au boycott afin de lutter contre la politique d’un Etat est interdit. Et des militants pro-palestiniens de l’organisation BDS l’ont appris à leur dépens.
Le 20 octobre, la Cour de cassation a confirmé la condamnation de 14 militants du groupe Boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) pour des actions menées dans un supermarché en 2009 et 2010, où ils incitaient, à l’aide de tracts, les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël, en raison de la politique menée par ce gouvernement. Ceux-ci ont écopé collectivement de 28 000 euros de dommages et intérêts à verser aux parties civiles, et d’une amende de 1 000 euros chacun.
Si le groupe revendique des motifs purement politiques, la justice française a en revanche estimé qu’il s’agissait d’une «provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race, ou une religion déterminée», selon l’article de loi invoqué par la Cour.
Paris va verser 60 millions de dollars à des victimes notamment américaines de la Shoah, déportées en train depuis la France vers les camps de la mort durant la Seconde Guerre mondiale.
Ce règlement porte sur la création d’un fonds d’indemnisation, doté par la France de 60 millions de dollars versés aux autorités américaines, en faveur de milliers de déportés non français, de leurs conjoint ou descendants, qui n’étaient pas couverts par les dispositifs mis en place par la France depuis 1946.
«Le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique en assurera la gestion et la répartition au bénéfice des personnes éligibles de nationalité américaine, israélienne, ou d’autres nationaux, ainsi qu’à leurs familles, qui n’avaient pas accès au régime d’indemnisation mis en place par la France», ont écrit dans deux versions d’un même communiqué, en anglais et en français, le département d’Etat et le Quai d’Orsay.
Selon les termes du département d’Etat, «les Etats-Unis assureront à la France une tranquillité juridique durable concernant des plaintes aux Etats-Unis relatives à la Déportation durant l’Holocauste».