Matthew, incarcéré après s’être vanté d’avoir admonesté une musulmane dans la rue

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Auteur de plusieurs messages racistes sur le réseau social Twitter, le Britannique Matthew Doyle a été appréhendé par la police et placé derrière les barreaux après avoir violement réagi aux attentats de Bruxelles sur son compte Twitter.

Matthew Doyle, un Britannique de 46 ans qui travaillait pourtant depuis des années dans le domaine des Relations Publiques, derrière les barreaux.

L’homme a posté un tweet qui a été abondamment relayé par les membres de la communauté. Dans son message, Matthew Doyle expliquait avoir exigé d’une femme musulmane qu’elle lui explique la situation à Bruxelles, avant d’ajouter que celle-ci lui avait répondu que cela “n’avait rien à voir avec elle“.

Sur sa page Facebook et son compte Twitter, l’homme crache sa haine de l’Islam et des migrants en déclarant “qui cela peut-il bien intéresser si j’insulte ces hommes-torchons (une insulte raciste communément utilisée au Royaume-Uni pour décrire les gens originaires du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, ndlr)?”

Abondamment partagé, son tweet fait la une des médias britanniques. L’homme tente alors de noyer l’histoire en supprimant le message qui a déchainé la twittosphère. Mais le mal est déjà fait. Quelques heures plus tard, il est arrêté par la police locale et privé de liberté.

Dans un entretien avec le Telegraph, l’homme de 46 ans explique que ses propos ont été mal interprétés par les internautes. “Ce que beaucoup de gens n’ont pas compris c’est que je n’ai pas agressé la femme musulmane avec ce sujet” explique-t-il, “J’ai juste dit, ‘Excusez-moi, puis-vous demander ce que vous pensez à propos des attaques de Bruxelles?”

Le Britannique explique que la limite de signes sur Twitter l’a empêché de décrire correctement sa rencontre et d’exprimer ses sentiments. Matthew Doyle décrit ses autres messages comme des tweets incendiaires, destinés uniquement à alimenter le buzz. Selon lui, ses tweets ce jour là n’étaient rien de plus qu’une “mauvaise blague” qui “n’a rien à voir avec la personne qu’il est vraiment.”

Des explications qui n’ont visiblement pas vraiment convaincu la police londonienne, qui a choisi d’incarcérer Matthew Doyle pour incitation à la haine raciale.”

Le Soir

Le maire d’extrême droite Robert Ménard condamné par la justice pour licenciement abusif

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À Béziers (Hérault), l’ancien directeur du service médiation de la mairie, licencié par Robert Ménard, avait attaqué le maire d’extrême droite. Le tribunal administratif de Montpellier lui a donné raison ce vendredi en annulant son licenciement et en demandant sa réintégration.

À Béziers (Hérault), l’ancien chef du service prévention-médiation de la mairie, Alain Renouard, avait été licencié par le maire d’extrême droite Robert Ménard en octobre 2014. Il avait attaqué cette décision devant le tribunal administratif de Montpellier en formulant un recours pour excès de pouvoir. La justice lui a donné raison ce vendredi: elle a annulé son licenciement et demandé sa réintégration dans ses fonctions.

MediaPart

 

Une sénatrice s’étonne d’une niche fiscale en faveur de Tsahal, elle est menacée de mort

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Faire un don à l’armée israélienne permettrait aux Français d’obtenir une réduction d’impôts… La sénatrice UDI-UC Nathalie Goulet a reçu des menaces de mort après s’être étonnée de cette possibilité offerte aux contribuables français qui font un don à l’armée israélienne, Tsahal, de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60%, a-t-elle annoncé vendredi.

Des dons directs à Tsahal ne permettraient pas une réduction d’impôts. Ce sont plutôt des dons à des associations qui serviraient à financer des équipements individuels et de la nourriture pour les jeunes qui font leur service militaire, qui permettraient cette réduction fiscale.

Reste que Nathalie Goulet n’a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.

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Le Parisien

Fiasco de Marine Le Pen au Canada : son ex-conseiller fustige son « inculture internationale »

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« Le fiasco », « le flop », la « cabale »… les articles sur le déplacement de Marine Le Pen au Canada, qui s’est achevé jeudi, se suivent et se ressemblent.

Les hommes politiques et la presse canadienne n’ont pas été plus tendres avec elle. Le cabinet du Premier ministre québécois, Philippe Couillard, a assuré qu’il ne rencontrerait pas la présidente frontiste. Un député du Parti québécois (PQ), Bernard Drainville, lui a conseillé à la radio de rentrer en France :

« Elle devrait débarquer de l’avion et rembarquer illico, retourner chez elle ».

Cette déconvenue n’étonne guère un ex-proche de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade (qui a quitté en novembre dernier le Front national en désaccord avec la direction, et après avoir été mêlé à l’affaire Air Cocaïne). Le député européen ne mâche pas ses mots sur ce qu’il appelle « les mésaventures internationales de Marine Le Pen » :  il sait de quoi il parle puisqu’il était jusqu’en janvier 2015 son conseiller international. Il explique à « l’Obs » :

« Il n’y a pas de surprise pour moi ! Quand on préfère s’entourer de médiocres sans conviction plutôt que des gens qui travaillent et préparent les voyages, le résultat est sans appel. Quand on emporte dans ses bagages son arrogance et son inculture internationale, on ne récolte que le mépris en retour. »

L’eurodéputé cite en contre-exemple le voyage qu’avait effectué la présidente de la formation d’extrême droite en sa compagnie en Egypte en mai 2015. Marine Le Pen avait à cette occasion rencontré le grand imam d’Al-Azhar. La presse avait alors titré sur la volonté de la candidate de séduire un électorat musulman. Spécialiste des relations internationales, Chauprade avait mis ses réseaux, notamment russes, au service de la patronne du FN.

A un an de la présidentielle, la présidente du FN semble avoir de nouveau du mal à renforcer sa stature internationale. Une chose est sûre : ce voyage préparé en secret avec Ludovic de Danne, conseiller aux affaires européennes, et Sébastien Chenu, délégué national du Rassemblement Bleu Marine, ne l’aidera pas.

D’autres voyages sont en préparation : « Marine Le Pen envisage de se rendre en Afrique, en Australie et en Asie. L’idée fait son chemin ». Et si un jour elle devenait présidente, Sébastien Chenu n’est pas inquiet pour sa stature internationale : « Ceux qui ne voulaient pas la rencontrer lui ouvriront les bras »…

Qu’elle devienne présidente ? C’est justement la crainte d’Aymeric Chauprade :

« Tout cela préfigure ce que serait l’amateurisme du FN au pouvoir : la vulgarité et l’inculture de Trump pour accroître un peu plus les tensions dans le monde. »

L’Obs

Front national : la stratégie de dédiabolisation mise à mal

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Les images sont d’une violence inouïe. Dans des extraits vidéo, Mediapart dévoile l’horreur de l’agression d’Édouard Klein à son propre domicile. On y voit Logan Djian, chef du GUD (« Groupe union défense », une organisation étudiante française d’extrême droite connue pour ses actions violentes), lyncher et humilier un autre ancien responsable du groupuscule d’extrême droite. Avec quatre acolytes, ils passent à tabac le jeune homme, car il aurait « trop parlé ». Comme le rapporte le site d’information, Logan Djian et Loïk Le Priol (qui filme) ont été mis en examen pour « violences aggravées » après une plainte déposée par la victime, qui a dû être hospitalisée.

Placés en détention provisoire, les deux agresseurs ont été libérés sous caution, une caution fixée à 25 000 euros chacun. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais, selon Mediapart, les enquêteurs soupçonnent maintenant Axel Loustau, proche du Front national, élu conseiller régional en Ile-de-France pour le FN et trésorier du micro-parti de Marine Le Pen, d’avoir versé la caution de Logan Djian. Les raisons ? Un versement d’une somme équivalente a été effectué sur le compte de la compagne du chef du GUD, par la Financière Agos, une société créée sous le nom de Financière Sogax par Axel Loustau.

Un bide au Canada

D’autant que l’information de Mediapart a été révélée au moment-même où la présidente du Front national achèvait son voyage catastrophique au Canada. Marine Le Pen, qui voulait soigner son image internationale loin des médias français, est tombée sur un os au Canada : poursuivie par des groupes militants hostiles, boycottée par la classe politique canadienne (aucune personnalité politique n’a souhaité s’afficher officiellement avec elle), Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises. Même l’une de ses réservations hôtelières, au Marriott de Montréal, ainsi que la réservation d’une salle de réunion au Sheraton, ont été annulées devant la pression.

La stratégie de dédiabolisation du Front national n’a pas convaincu Outre-Atlantique. Et avec cette nouvelle affaire d’agression supposément cautionnée par un proche de Marine Le Pen, les vieux démons du parti ressurgissent aussi en France. Marine Le Pen a décidément bien du mal à faire de son FN un parti comme les autres.

Le Point

Des identitaires brûlent un drapeau franc-maçon devant l’école de la magistrature

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Le Renouveau français organisait un « happening » samedi 19 mars devant l’école nationale de la magistrature. Ses militants y ont brûlé un drapeau portant les emblèmes francs-maçons

L‘information a transité par le site d’information d’extrême-droite Infos Bordeaux. Samedi 19 mars, une vingtaine de militants du Renouveau français, mouvement politique lui aussi d’extrême-droite, sont venus manifester devant l’école de la magistrature, sur le parvis des Droits de l’homme, à Bordeaux, façon supporteurs de foot, banderole et fumigène à l’appui.

Cette vidéo de propagande a été tournée et montée par le Renouveau français.

Au slogan d’ « une justice sans tablier », comparant la franc-maçonnerie à « une secte », ils ont réclamé la mise en « prison des magistrats francs-maçons », avant de brûler avec un fumigène un drapeau portant les emblèmes de la franc-maçonnerie : le compas et l’équerre.

C’est en tout cas ce que montre la vidéo qu’ils ont tournée, mise en ligne sur la page Facebook du mouvement.

Sud Ouest

Le « soldat réserviste » qui appelait à éradiquer les adeptes de l’Islam et raser les mosquées de France a été relaxé

Le « soldat réserviste » qui appelait à éradiquer les adeptes de l’Islam et raser les mosquées de France a été relaxé par le parquet général à Angers, et il a été aussitôt félicité et soutenu par Gilbert Collard, député Front National.

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D&M

 

 

Découverte d’armes et d’explosifs, 2 militants nationalistes déférés devant un juge antiterroriste

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Deux militants nationalistes corses interpellés mardi à Ajaccio dans le cade d’une enquête sur une infraction à la législation sur les armes devaient être présentés jeudi à un juge antiterroriste parisien.

Un mandat d’arrêt pour association de malfaiteurs a été délivré contre les deux hommes par le juge d’instruction Antoine Gaudino, après la découverte d’armes et d’explosifs dans un local à Ajaccio en 2014. L’un des deux militants a été interpellé mardi à Ajaccio avec quatre autres personnes et l’autre extrait de sa cellule en région parisienne où il est incarcéré dans le cadre d’une autre affaire.

Ces six militants nationalistes avaient été placés en garde à vue et interrogés dans le camp militaire d’Asprettu à la périphérie de la Cité impériale. Outre les deux qui devaient être présentés à un juge jeudi, l’un d’entre eux a depuis été relâché, et les trois autres sont toujours en garde à vue.

France 3

Le fondateur de « Babtou solide » se filme en train de tabasser sauvagement un ex-camarade

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Le 8 octobre 2015, 5 hommes font irruptions au domicile d’Edouard Klein, ancien leader du GUD, l’un des principaux mouvements étudiants d’extrême droite. Pendant plusieurs dizaines de minutes le groupe va faire vivre un véritable calvaire à Edouard Klein : insultes, passage à tabac et humiliations. Il finira à l’hôpital.

Trois des membres de ce petit commando ont été identifiés. StreetPress vous en parlait, Loïk Le Priol, le fondateur de la marque de fringues « Babtou solide certifié » figure parmi les agresseurs. A ses côtés Logan Djian et Kleber Vidal, également membres du GUD.

Les faits

Il est un peu plus d’1 heure du matin, le 9 octobre, quand la petite bande arrive au domicile d’Edouard Klein. Sur les images, on le voit avachi dans son canapé, visiblement éméché. L’ex-gudard n’en mène pas large. Première claque balancée par Logan, ce n’est qu’un avant-goût. Nouvelle claque. Le choc est violent : Klein tombe du canapé.

« Lève-toi », lance ensuite à plusieurs reprises Loïk Le Priol avant d’ajouter :

« C’est toi l’idole du fascisme ? C’est toi le patron du GUD ? Mais t’es personne, regarde toi ! T’es personne, t’es qu’une merde ! »

Logan Djian :

« Dernière chance de te lever ou bien on te fout à poil ! »

Les injonctions à se déshabiller se poursuivent et Loïk Le Priol chuchote à Logan : « Et on le sodomisera à la fin ! » Avant de partir dans un éclat de rire. Logan tente d’arracher les vêtements de Klein, désormais au sol. Le Priol semble surexcité. Il hurle. « Enlève ton pull pédé ! » Toujours caméra à la main, il lui marche sur le visage. Des images que Mediapart a choisi de ne pas diffuser.

Humiliations

Les agresseurs entraînent la victime dans sa chambre. La lumière est éteinte, on ne distingue que des silhouettes mais on entend le son. Des insultes, des bruits de coups aussi. Klein les supplie de s’arrêter. Rien n’y fera. Loïk Le Priol se déchaine :

« Magne ta chatte putain, t’attends quoi pour te foutre à poil, dépêche-toi ! [bruit de coup] (…)Tu te dépêches ou on te pend avec [son foulard, ndlr.] »

Sur la vidéo suivante, retour dans le salon. Klein, nu comme un vers, est à genou. Son visage et une partie du parquet sont maculés de sang. Pour s’assurer du silence de la victime, Logan menace de faire circuler la vidéo. Nouveau coup de pied au visage, venu d’on ne sait où. Le Priol sort ensuite un couteau qu’il place sur la gorge de Klein. Terrorisé, il l’implore de s’arrêter.

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Dernière vidéo. Klein, toujours nu, est allongé sur le sol. Ses tortionnaires le forcent à se lever. Commentaires scabreux et menaces fusent encore. En fond sonore, on entend la Macarena. Klein est contraint à danser. Dernière phrase :

« Tu bouges bien en plus, comme une petite salope, comme tu es en fait. »

Qui sont les agresseurs ?

Derrière la caméra ce 9 octobre, l’ex-militaire Loïk Le Priol. Dans la vidéo, il se vante d’avoir « buté plus d’un mec là-bas ». StreetPress l’avait rencontré tout début mars en compagnie de sa copine Louise. Ensemble ils ont fondé la nouvelle marque de fringue à la mode à l’extrême droite, Babtou Solide Certifié. A l’époque il nous affirmait ne pas faire partie du GUD.

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David et Gaël de Calais. Julien Rochedy, l’ex-FNJ. Et le général Piquemal.

Ce 9 octobre, un autre « Babtou solide certifié » également membre du mouvement étudiant d’extrême droite, est présent dans l’appartement d’Edouard Klein : Kleber Vidal. Sur Facebook et Instagram, le barbu bodybuildé, joue l’homme sandwich pour la marque de fringue et précise qu’on peut le contacter pour passer commande. Mediapart précise qu’aucune image ne le montre portant des coups.

Chez les Vidal, l’engagement à l’extrême droite radicale est une affaire de famille. Kleber et son frère Hugo auraient grenouillé dans l’entourage de pas mal de groupuscules radicaux comme le Renouveau Français et l’Action Française. Leur père, Marc Vidal, n’est pas en reste : il serait passé par le Grece  et tient aujourd’hui la librairie  « Les oies sauvages », à Pontault-Combault (77). Au catalogue,on trouve le gratin des auteurs antisémites : le collaborationniste Henry Coston, le dignitaire nazi Hermann Goering…

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Le Priol en compagnie de Logan Djian puis de Kleber Vidal. Ce dernier fait l’homme-sandwich pour la marque Babtou solide. / Crédits : FB et Instagram

Le troisième larron impliqué dans ce passage à tabac, présenté par Le Priol comme « le patron de nous tous ici », est Logan Djian. Le jeune homme, au bras tatoué aux couleurs de la division SS Charlemagne, est passé par l’Oeuvre Française et les Jeunesses Nationalistes avant de prendre la tête du GUD à la suite d’Edouard Klein. Il est aussi mis en examen pour violence aggravée (link is external) à l’encontre de Caroline Fourest et des Femen à l’occasion d’une manif organisée par Civitas, un groupuscule catholique d’extrême droite. Il est par ailleurs le gérant du Crabe Tambour, le bar à la mode chez les « gentlemen fascistes ».

Street Press

 

#StopIslam : 90% des tweets étaient critiques vis-à-vis du hashtag

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Le hashtag islamophobe #Stopislam est devenu le plus discuté sur Twitter le 22 mars suite aux attentats de Bruxelles. Mais contrairement aux apparences, la plupart des tweets étaient anti-islamophobes. Analyse.

Stupeur et désespoir. C’est à peu près l’effet que pouvait provoquer la vision des “tendances” sur Twitter (les sujets les plus discutés) le 22 mars, après les attentats de Bruxelles. Le hashtag #Stopislam, amalgamant islam et terrorisme, est resté au sommet de celles-ci presque toute la journée : en début de soirée, 140 000 messages contenant ce mot-clé avaient été tweetés selon le logiciel Dataminr, utilisé par le New York Times.

L’analyse plus approfondie de ce hashtag est plutôt rassurante. En réalité, de nombreuses personnes l’ont utilisé pour le critiquer et déconstruire la fausse évidence qu’il véhicule, en affirmant par exemple : “Les extrémistes radicaux sont à l’islam ce que le KKK est à la chrétienté”, “Le terrorisme n’a pas de religion”, ou encore “si les 1,6 milliard de musulmans dans le monde étaient des terroristes, je ne pense pas que vous seriez encore là”.

90% des messages sont critiques vis-à-vis du hashtag

Ainsi, selon l’analyse statistique du Washington Post, sur un échantillon de tweets publiés dans le monde avec ce hashtag entre 14h20 (en France) et 12h50, 90% le critiquaient. Certains n’ont pas eu besoin de statistiques pour le comprendre :

“C’est l’ambivalence des hashtags. Moi-même j’ai hésité à tweeter avec, histoire d’aller sur le terrain discursif des gens que j’ai envie de combattre, mais le problème c’est que ça amplifie la visibilité du message”, constate Clément Sénéchal, ancien community manager de Jean-Luc Mélenchon et auteur du livre Médias contre médias, La société du spectacle face à la révolution numérique (éd. Prairies ordinaires).

“Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations”

Est-il surprenant que le hashtag #Stopislam ait été finalement partagé dans un but antiraciste ? Selon Raphaël Liogier, sociologue et spécialiste du fait religieux, auteur de La guerre des civilisations n’aura pas lieu : coexistence et violence au XXIème siècle, CNRS Éditions, cette réaction s’inscrit dans la continuité des précédents attentats : “Twitter participe à la mise en scène de la guerre des civilisations, mais il y a des gens qui luttent contre l’amalgame. Après les attentats du 7 janvier 2015, contrairement aux craintes il y a eu une baisse de l’islamophobie. Ça n’a pas profité au populisme et à l’extrême droite”.

Média horizontal par excellence, Twitter aurait pu être saturé de mini-communiqués haineux contre les musulmans, compte-tenu de l’organisation bien huilée de la fachosphère en matière d’activisme numérique. Mais la réalité est plus nuancée. Depuis les précédentes attaques, le débat a été informé, estime Clément Sénéchal : “Sur Twitter, les communautés d’internautes sont vigilantes. Un discours critique est établi pour lutter contre les amalgames. Les sentinelles antiracistes se mobilisent très régulièrement”.

Allemagne : des réfugiés syriens sauvent la vie d’un candidat néo-nazi

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Changera-t-il d’opinion après cette mésaventure ? Stefan Jagsch, un candidat aux élections municipales à Altenstadt (Allemagne), a survécu à un accident de la route mercredi dernier, rapporte le quotidien Frankfurter Rundschau. Comble de l’ironie, ce responsable du parti néonazi NPD a été secouru par… des réfugiés syriens.

Un signe du destin ?

Le jeune homme de 29 ans s’est violemment encastré dans un arbre après une sortie de route, a confirmé un pompier. Heureusement pour lui, deux migrants qui étaient présents sur les lieux de l’accident se sont empressés de le sortir de la carcasse du véhicule, lui sauvant la vie. Ils lui ont ensuite prodigué les premiers soins jusqu’à l’arrivée des secours.

En janvier dernier, Stefan Jagsch avait fait polémique en qualifiant les réfugiés de « primates hors-la-loi » lors d’un rassemblement. Le parti NPD est connu pour être notoirement raciste, antisémite et révisionniste et fait actuellement l’objet d’une procédure d’interdiction sur le sol allemand.

La Depeche

Un groupe d’extrême droite s’en prend à une mosquée après les attentats de Bruxelles

En réaction aux attentats de Bruxelles, un collectif radical d’extrême droite espagnol a lancé hier soir des feux de Bengale en direction d’une mosquée de Madrid, la plus importante de la capitale. Une attaque qu’il a qualifiée d’action « contre l’islamisme radical ». La police a ouvert une enquête.

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En réaction aux attentats de Bruxelles, un collectif radical d’extrême droite espagnol a lancé hier soir des feux de Bengale en direction d’une mosquée de Madrid, la plus importante de la capitale. Une attaque qu’il a qualifiée d’action “contre l’islamisme radical”. La police a ouvert une enquête.

Il n’aura fallu que quelques heures après les attentats de Bruxelles hier, pour que se fasse l’amalgame entre islam et islamisme. Derrière cet amalgame, un collectif espagnol d’extrême droite, Hogar Social Madrid Ramiro Ledesma, basé comme son nom l’indique dans la capitale d’Espagne.

Plusieurs de ses membres radicaux ont lancé des fusées à proximité de la plus importante mosquée de la capitale, la Mezquita Omar de Madrid située au bord du périphérique.

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Ils ont aussi accroché un panneau sur une passerelle au-dessus du périphérique, sur lequel on pouvait lire “Aujourd’hui Bruxelles, demain Madrid ?”

Sur son compte Twitter, ce groupe, que des médias espagnols présentent comme néonazi, explique qu’il s’agit d’une action “contre l’islamisme radical”, après les attentats perpétrés ce mardi à Bruxelles.

Yahoo

Victime d’un accident de voiture, un responsable d’extrême droite secouru par 2 migrants

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Un responsable du parti néo-nazi allemand NPD, victime d’un accident de voiture, a été secouru par deux réfugiés syriens qui sont toutefois partis avant l’arrivée des pompiers

Le véhicule de Stefan Jagsch, tête de liste du NPD lors de récentes élections municipales à Altenstadt (ouest), est entré en collision frontale avec un arbre juste après quitté la route mercredi dernier, rapporte le quotidien Frankfurter Rundschau en citant un pompier.

Grièvement blessé, il a été dégagé de la carcasse du véhicule et s’est vu prodiguer les premiers soins par deux réfugiés syriens qui circulaient alors par hasard dans deux autocars, a également indiqué un porte-parole des pompiers volontaires de Büdingen, cité par l’agence allemande Dpa.

Le Parti national-démocratique (NPD) est une formation raciste, antisémite et révisionniste qui fait actuellement l’objet d’une procédure d’interdiction en cours d’examen par la justice allemande. Insignifiant au niveau national, le NPD a obtenu ses plus gros scores électoraux dans certaines régions d’ex-RDA.

En janvier, Stefan Jagsch, 29 ans, avait participé à un rassemblement dans sa région au cours duquel les plus d’un million de réfugiés arrivés l’an dernier en Allemagne avaient notamment été qualifiés de « primates hors-la-loi », selon la Frankfurter Rundschau.

La visite de Marine Le Pen au Canada vire au fiasco

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Poursuivie par des groupes militants hostiles, boycottée par la classe politique canadienne, Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises. Même l’une de ses réservations hôtelières a été annulée devant la pression.

Ce devait être une escapade outre-Atlantique loin des médias. Soucieuse de se tenir loin des médias français, auxquels elle impute une partie de ses difficultés d’image auprès de la presse étrangère, Marine Le Pen ne s’est pas pour autant trouvée bien accueillie au Canada, où elle a prévu de passer six jours pour soigner sa stature internationale.

Boudée par les responsables locaux qui n’ont pas souhaité la rencontrer, la présidente du FN s’est attiré les foudres de l’opinion canadienne en attaquant la politique du gouvernement d’Ottawa dans la crise des migrants. Pire: talonnée par des groupes militants hostiles à l’extrême droite, Marine Le Pen a vu ses réservations hôtelières annulées d’office à Québec.

Dès l’arrivée de la fille de Jean Marie Le Pen vendredi, un groupe de militants antifascistes et de gauche radicale avaient préparé un comité d’accueil. Une ambiance tendue qui, semble-t-il, donne le ton de l’ensemble de ce séjour mouvementé.

Selon plusieurs médias canadiens, aucun représentant politique n’a accepté de s’entretenir avec la candidate à la présidentielle ce week-end, malgré le programme annoncé par le FN. «Elle aurait bien aimé discuter d’immigration avec les politiciens québécois. Or, la majorité d’entre eux refuse de la rencontrer», écrivait samedi Radio Canada. Même fin de non-recevoir exprimée par le cabinet du premier ministre Couillard. Le parti de centre droit Coalition Avenir Québec a lui aussi été approché, mais a décliné l’invitation.

Même lorsque quelques militants souverainistes du Parti québécois ont souhaité tourner quelques images en compagnie de la présidente du FN, le président de leur parti s’est rapidement désolidarisé. Tout au long de son voyage, Marine Le Pen à multiplié les critiques à l’encontre de la classe politique canadienne.

Pour couronner le tout, Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises, comme elle l’avait initialement prévu. Selon l’eurodéputée, le gouvernement Trudeau aurait fait annuler toutes ses visites d’entreprises, dont une chez Bombardier. Elle devait participer à ces rencontres en tant que membre de la délégation du commerce international du Parlement européen.

Le Figaro

L’identitaire Willy Destierdt condamné pour l’organisation d’une manifestation violente

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L’organisateur proche de l’extrême droite d’une manifestation interdite en février dernier à Calais, a été condamné, lundi, à trois mois de prison avec sursis.

Agé de 59 ans, Willy Destierdt, ancien de la Légion étrangère (1977-1980), a été «condamné à trois mois de prison avec sursis avec une mise à l’épreuve de deux ans avec obligation de travail et d’accomplir un stage de citoyenneté», a précisé le parquet de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Willy Destierdt, qui vit en Ardèche, n’était pas présent à son procès. Il a également l’interdiction de se rendre dans le Nord et le Pas-de-Calais pendant deux années. Le procureur avait requis 50 jours amende à dix euros.

Willy Destierdt, qui avait déjà été condamné à six reprises (port d’arme, dégradation de biens, provocation à la haine ou encore violence avec menace), était poursuivi, cette fois, pour «participation sans arme à un attroupement après sommation de se disperser» et «organisation d’une manifestation interdite sur la voie publique».

Le 20 février, il avait été interpellé avec trois autres manifestants réputés d’extrême droite pour avoir bravé une interdiction préfectorale de se rassembler pour «la défense des Calaisiens» dans la cité portuaire bordée par la «Jungle», un bidonville où vivent plusieurs milliers de migrants.

Les organisateurs entendaient notamment exprimer leur soutien au général Piquemal, interpellé lors d’une manifestation également interdite organisée, le 6 février, par le mouvement islamophobe Pegida. 

Le Parisien