Pétition : 50 000 signatures contre un candidat a la présidentielle « raciste et esclavagiste »

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« La musique nègre sera bannie des médias publics et progressivement éliminée des médias soutenus ou autorisés par l’Etat. »

J’ai eu le malheur de lire ceci récemment. Non pas dans un livre d’Histoire qui racontait les méfaits de l’esclavage mais il s’agissait d’un programme politique. J’ai même lu qu’il existait un devoir des « races supérieurs d’aider les peuples de race inférieure à sortir de la misère. »

Autant vous dire que cela donne des frissons.

Pour ne pas faire durer plus longtemps le suspens sur l’auteur de ces propos, sachez que ceux-ci sont extraits du programme d’Henry de Lesquen, conseiller municipal de Versailles, président de Radio Courtoisie, et, plus important, candidat aux présidentielles de 2017 ! Cet individu, diplômé de l’X et l’ENA, se réclame du national-libéralisme et prône visiblement un retour à l’esclavage comme juste retour des choses :

–          « L’esclavage était une solution efficace, bonne pour l’économie, bénéficiant à tous, dont les esclaves. »

–          L’esclavage s’est imposé jadis comme une nécessité. Ce ne fut pas un crime. Nous n’avons pas à rougir de nos ancêtres. »

–          « Sans l’esclavage et la colonisation, la population congoïde mondiale serait 10 fois inférieure à ce qu’elle est. »

A la lecture de son programme, je me suis d’abord dit : « Encore un. Il ne faut pas lui donner de crédit. Laissons-le de côté » … Et puis la colère, elle, n’a cessé de grandir.  En effet, en tant que noire, citoyenne française, ces propos font écho à mon Histoire, celle de ces populations africaines que les européens ont exploitées, violentées pour des raisons économiques. Mais je ne suis pas isolée, d’autres peuples ont souffert : cela peut toucher n’importe qui dans ses croyances et surtout dans sa foi en l’humanité.

Que l’on parle d’esclavage ou de n’importe quel grand évènement passé (par exemple la Seconde Guerre Mondiale), on parle de l’Histoire au sens universel du terme… donc de notre histoire. Celle-ci est derrière et déjà écrite. Le futur, lui, est dans nos mains.

Par conséquent ce combat, je ne peux et ne veux pas le mener seule, car c’est le nôtre ! Défendons ces belles valeurs d’humanité, ces valeurs de Liberté, d’Egalité et de Fraternité !

A vous, citoyennes, citoyens, à tous ceux qui croient en une France riche de sa diversité, à vous qui êtes contre le racisme et la haine de l’autre, mobilisons-nous : partageons, agissons, condamnons !

Parce qu’inciter à la haine contre un groupe de personnes non dénommées (telle communauté ou nationalité…) en raison de leur religion ou de leur origine ethnique ou nationale est un délit,

Signons cette pétition pour que, selon les articles 23 et 24 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, le magistrat saisi de ce dossier condamne Henry de Lesquen pour ces propos racistes et que celui-ci soit inéligible.

 

Beitar Jérusalem : décrié pour ses supporters racistes, le club interdit de stade un journal

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Le Beitar Jérusalem, un des plus grands clubs de football israéliens, a interdit de tribune de presse les journalistes du Haaretz à cause de l’insistance du quotidien de gauche à l’accuser d’hostilité envers les Arabes.

Depuis l’été dernier, le Haaretz, considéré comme un journal de référence par une partie de l’opinion et vilipendé par une partie de la droite, écrit dans chacun de ses comptes rendus de match que le Beitar n’a jamais aligné aucun joueur arabe. 

Le Beitar, réputé pour les fréquents dérapages racistes anti-arabes de certains de ses supporteurs qui ont déjà valu de nombreuses sanctions au club, a confirmé que le journaliste Dor Blech, qui couvre ses matches, a été interdit de tribune de presse lundi dernier et continuerait à l’être à l’avenir, ainsi que tous les journalistes du quotidien.

Le Haaretz a saisi la fédération nationale et engagé une procédure légale, a indiqué Dor Blech.

Le Beitar puise ses racines dans l’histoire de la droite ultra-nationaliste israélienne. La signature de deux joueurs tchétchènes en janvier 2013 avait déclenché des réactions de haine.

L’Express

Thionville : Jimmy profère des insultes racistes et tabasse une femme noire dans le train

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« Je m’excuse », finira par sortir le petit homme malingre, présenté hier à la barre du tribunal correctionnel de Thionville. Mais la victime ne s’en contentera pas. « Je ne les accepte pas ses excuses. Elles ne sont pas sincères. Il m’a agressée parce que je suis une femme et que je suis noire », assène-t-elle, la voix chevrotante. La peur ne l’a pas quittée depuis l’agression dont elle a été victime dans le train qui la ramenait chez elle mardi dernier, en provenance du Luxembourg.

Ce soir-là, la jeune femme rentre tranquillement du boulot. Il est tard et le wagon est quasi vide. Elle met ses écouteurs et regarde la télé sur son téléphone. Son regard croise celui d’un autre voyageur visiblement énervé et alcoolisé. Elle lui demande ce qui cloche. Et le ton monte.« T’es qu’une sale pute, tu comprends rien, c’est toujours pareil avec les gens comme vous ! », lui aurait-il lancé.

La jeune femme lui demande de la laisser en paix. Mais il la roue de coups de poing. Un contrôleur intervient. Le calvaire prendra fin en gare de Thionville où l’énervé est débarqué. Puis difficilement appréhendé par les policiers.

10 mois de prison ferme

Le prévenu a du mal à contester cette version livrée par la victime et les fonctionnaires. « Je ne m’en souviens pas. J’avais bu », lâche-t-il. Pourtant, même dégrisé, au lendemain de son interpellation, les insultes continueront de fuser depuis sa cellule de garde à vue.

« Les faits sont inadmissibles », martèle le procureur de la République de Thionville, Christelle Dumont, dénonçant des violences gratuites et des propos racistes intolérables.

« Je ne suis pas raciste », marmonne le petit homme. Jimmy Cristinelli, 21 ans, originaire d’Uckange, est déjà bien connu des autorités pour des vols notamment. Il ne travaille pas. « J’ai arrêté l’école de la 2e chance », raconte-t-il. « Et comment vous envisagez l’avenir ? », l’interroge le président du tribunal. Dans l’immédiat, ce sera en prison pour 10 mois.

Républicain Lorrain

Autriche : un militant d’extrême droite condamné pour 53 attaques anti-juives, anti-immigrés, pro nazi

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Vienne (AFP) – Un tribunal autrichien a condamné vendredi un homme de 40 ans à cinq ans de prison pour une série de 53 profanations et dégradations à caractère néonazi dans la région de Salzbourg, dans l’ouest du pays.

Le prévenu avait notamment détruit un monument en mémoire de personnes euthanasiées par le Troisième Reich, et maculé à cinq reprises une stèle honorant des résistants.

Il a également été reconnu coupable d’avoir endommagé des plaques en cuivre apposées devant les maisons de juifs déportés par le régime nazi.

L’homme avait par ailleurs inscrit des symboles nazis sur plusieurs écoles, cités étudiantes et permanences de partis politiques de gauche, et cassé les fenêtres d’une organisation pour l’intégration des immigrés.

Ces délits, perpétrés de 2013 et 2015, avaient provoqué une vague d’indignation en Autriche, et laissé craindre l’oeuvre d’un groupe organisé. Le préjudice financier total a été évalué à 90.000 euros.

Le prévenu, devenu sans-abri et décrit par le parquet comme un « national-socialiste convaincu », a justifié ses actes par sa « frustration ».

Le ministère public a fait appel de la peine, la jugeant trop légère. L’Autriche, annexée par Hitler en 1938, dispose d’une des législations les plus strictes d’Europe concernant les délits à caractère néo-nazi.

Angola Press

Mobilisation contre un concert «néonazi» dans la ville de Castanet

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Des militants antifascistes toulousains se mobilisent contre l’organisation d’un concert décrit comme «néonazi» prévu par une association, l’UCODEL, L’Union corporative pour la défense et l’entraide languedocienne, qui possède un local à Castanet.

Dans un petit dossier fourni anonymement à la presse par les antifascistes figure la liste assez longue des actions menées ces dernières années par les divers groupuscules identitaires et nationalistes à Toulouse, une liste qui montre, si besoin était, un activisme récurrent. On se rappelle par exemple de ce samedi après midi d’avril 2014 qui a vu des militants d’extrême-droite manifester, visages cachés, place du Capitole.

En diffusant ces informations, les militants antifascistes entendent «prévenir les habitants» afin «d’organiser la résistance.» S’ils dénoncent l’organisation du concert et appellent à «gâcher la fête», ils n’annoncent pas ouvertement une manifestation devant le local de Castanet où le concert ne devrait de toute façon pas se tenir.

Selon ce document, l’association UCODEL est «un groupe nationaliste, à tendance néonazie et au folklore skinhead.» Et les trois groupes invités sont des habitués des regroupements nationalistes.

Sur les photos diffusées dans le dossier des antifascistes, on distingue des saluts nazis à deux reprises : lors d’un regroupement de quelques hommes qui seraient des membres de l’UCODEL, et parmi le public d’un des groupes invités. Par ailleurs, deux membres de cette association ont été condamnés pour l’incendie de la mosquée de Colomiers en 2008. 

La Dépêche

 

« Tiens, voilà Al Qaïda » Un homme barbu se fait tabasser et fracasser la mâchoire par Grégory

Alors qu’il passait commande, un client du fast-food est provoqué par un individu. Celui-ci va même jusqu’à l’attendre sur le parking pour régler ses comptes

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Le soir du 29 janvier dernier, le Mac Donald’s situé à Saint-Martin-Boulogne, ne s’attendait certainement pas à autant d’agitation. Les faits sont simples : alors qu’un jeune homme barbu passe sa commande, un groupe d’individus commence à jouer les perturbateurs au sein de l’établissement. L’un d’entre eux lui adresse alors des propos désobligeants : « Tiens, voilà Al Qaïda ! » La victime tente alors de calmer les choses : « Je suis juste là pour passer une commande, me faites pas chier . » Son agresseur, Grégory Olivier, un Béthunois de 30 ans se dirige alors vers le parking du commerce et l’attend patiemment. Quelques minutes plus tard, c’est l’heure des explications. Ou plutôt du passage à tabac…

Il lui saute à pieds joints sur la mâchoire

« C’est lui qui a posé ses sacs et s’est mis en garde », tente-t-il pour justifier son geste. Face à de tels propos, la présidente Willard demeure perplexe : « É tait -ce une bonne raison pour lui asséner un coup de poing au visage, puis un second derrière l’oreille qui l’a fait reculer ? Surtout que s’ensuivent d’autres violences au niveau du cou, du thorax, avant que sa tête ne tape la bordure du trottoir. Vous continuez ensuite à coups de pied au niveau de la tête, jusqu’à lui sauter à pieds joints sur la mâchoire. »

Abandonné là, la victime regagne le magasin pour alerter les secours, assisté par un responsable du fast-food. « Cet homme devait se tenir la mâchoire avec sa main, sinon elle tombait », raconte ce dernier. Cette fracture a engendré une ITT de 60 jours pour « fracture complexe et ouverte au niveau de la mandibule », diagnostique le légiste.

Une hospitalisation de quatre jours a été nécessaire, tout comme la pose d’un appareillage et une alimentation liquide pendant plusieurs semaines. D’ailleurs, la victime présente encore des difficultés à s’exprimer aujourd’hui.

Condamné à de la prison ferme

Le prévenu, maintenu en détention, ne facilite pas la tâche en témoigne les propos de la substitut : « Il ne se souvient plus de tout, alors que l’homme en question a été massacré ! »

Le tribunal s’en charge lui-même : Grégory Olivier est condamné à trois ans de prison, dont un avec sursis. Une mise à l’épreuve de deux ans est aussi prescrite : obligation de travailler, de se soigner et de dédommager la victime.

L’Avenir

Finlande: un père condamné pour avoir appris à sa fille à frapper les réfugiés

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Un père finlandais a été condamné à une amende de 300 euros, et la police a confisqué sa tablette après qu’il a publié sur Internet une vidéo sur laquelle il enseignait à sa fille de 2 ans à frapper les migrants.

En septembre de l’année dernière, une vidéo est apparue sur le réseau social Facebook, où un Finlandais tient un jouet en forme de singe et demande à sa petite fille de deux ans: « Qui est ce? ». Lorsque elle répond, « réfugié », il pose une autre question: « Et qu’est-ce qu’il faut faire avec eux? ».

Puis l’homme frappe le singe pour montrer à sa fille ce qu’il préconise de faire avec les migrants. Et la fille répète ce qu’il dit avec plaisir. Après que cette vidéo est devenue populaire dans les réseaux sociaux, la police finlandaise a décidé de la vérifier pour incitation à la haine, rapporte Helsingin Sanomat.

Son épouse, qui a tourné cette « leçon », doit maintenant elle aussi payer une amende de 240 euros. Le juge a déclaré qu’il ne trouvait pas de caractère éducatif à ce type de vidéo. Le délinquant a répondu que la vidéo avait été tournée sur le ton de l’ironie, et qu’il n’avait aucune intention d’inciter à la haine.

L’avocat a réussi à faire remettre l’enfant aux parents alors que la petite fille avait été temporairement retirée de sa famille en insistant sur le fait que le couple avait déjà était condamné à une amande et avait compris son erreur

Sputnik News

« Pute à nègres », sanction levée pour le policier qui écoutait des chants néo-nazie

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Le tribunal administratif de Nantes a désavoué la mairie de Nantes, qui avait suspendu en juin 2013 un de ses policiers municipaux pendant trois jours pour avoir écouté une chanson néo-nazie.

Ce fonctionnaire qui réclamait 250 € pour les trois jours de salaire qu’il avait perdus – admettait avoir écouté la chanson « Pute à nègres » avec un collègue, mais seulement « dans le cadre de sa vie privée » et non pas pendant ses heures de service.

« Il ressort des pièces du dossier (…) qu’un agent de la police municipale a accusé un de ses collègues d’avoir écouté en service la chanson « Pute à nègres », dont il n’est pas contesté qu’elle contient des paroles incitant à la haine raciale », rappelle en préambule le tribunal administratif de Nantes. « L’agent accusé (…) a nié les faits reprochés (…) et a adressé un courriel à la direction des ressources humaines (…) mettant directement en cause » le requérant.

Toutefois, « les résultats de l’enquête administrative (…) reposent sur cet unique témoignage, peu circonstancié, qui au surplus émane de l’agent initialement accusé », observent les juges nantais. « Dans ces conditions, (…) la commune n’apporte pas la preuve, qui lui incombe, que le requérant a écouté cette chanson sur son lieu de travail. »

Le tribunal administratif de Nantes considère par ailleurs que la seule circonstance d’avoir écouté une chanson néo-nazie dans un cadre privé ne justifie pas une sanction disciplinaire, comme le soutenait la ville de Nantes. « La commune n’établit pas que ce fait a eu pour effet de perturber le bon déroulement du service ou de jeter le discrédit sur l’administration », tranchent les juges.

RCA Radio

Pontivy : 2 restaurants, le Chérazad et Chaleur d’Afrique, ciblés par des incendies criminels

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Les restaurants Le Chérazad et Chaleur d’Afrique ont été la cible d’incendies dans la nuit de lundi à mardi 4 et 5 avril 2016, ainsi que deux autres établissements.

La nuit de lundi 4 à mardi 5 avril a été mouvementée, à Pontivy. Quatre incendies ont été déclenchés dans des commerces et établissements du centre-ville. Selon la gendarmerie, leur origine criminelle ne fait pas de doute.

« Nous sommes intervenus une première fois à 1 h 40 du matin, raconte le lieutenant Philippe Ehrhardt, de la brigade de Pontivy. Un feu s’était déclaré sur la terrasse en bois de la couscousserie Chérazad, au 15, place Anne-de-Bretagne. »

« Le tas de cartons a été empilé devant les vitres de mon restaurant puis enflammé, explique Harroud Hassan, le patron du Chérazad. Avec la chaleur, une vitre a explosé. » Le bruit d’éclat de verre a réveillé le restaurateur, qui vit juste au-dessus de son commerce.

« On a vu les flammes qui commençaient à monter, on a immédiatement prévenu les pompiers », relate-t-il.Un fourgon de six hommes, plus le chef de groupe des pompiers, ont été mobilisés. Du côté des gendarmes, « deux patrouilles étaient présentes », indique Pascal Lhoutellier, le commandant de la compagnie de Pontivy.

« À 2 h 28, nous avons dû partir sur un nouveau départ de feu, au restaurant Chaleur d’Afrique, avenue Parmentier », poursuit le pompier. Un feu venait d’être allumé dans un conteneur poubelle. Les flammes ont été maîtrisées alors qu’elles commencaient à lécher la toiture du restaurant.« On a été prévenu vers 3 h 15 par les gendarmes, se souvient Jeanine Le Gouic, la cogérante. Le temps d’arriver, les flammes étaient déjà éteintes ». Seules la gouttière et la toiture du garage de son propriétaire ont été endommagées.

La restauratrice espère que la caméra de surveillance présente en face de son restaurant aidera les enquêteurs dans leurs investigations.« Une enquête est en cours, sous la responsabilité du parquet de Lorient », a indiqué le commandant Lhoutellier.

Ouest France

Allemagne : Perquisition chez des identitaires suite a des messages racistes sur le net

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La police de Berlin a visité dix résidences de la capitale allemande dans le cadre de perquisitions lancées contre les discours haineux d’extrême-droite sur les réseaux sociaux.

Un porte-parole de la police a dit mercredi que les perquisitions visaient neuf suspects qui utilisaient Facebook, Twitter et d’autres médias sociaux pour propager la haine.

Les suspects, des hommes âgés de 22 à 58 ans, auraient notamment mis en ligne des messages anti-immigrants ou antisémites, ou encore des chansons interdites. Ils sont passibles d’amendes s’ils sont reconnus coupables.

L’enquête se poursuit. La police examine des objets saisis lors des perquisitions, entre autres des ordinateurs, des téléphones cellulaires, des drogues et différentes armes.

Métro

Chambres à gaz, Roms: deux nouvelles condamnations pour Jean-Marie Le Pen

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L’ancien président du Front national (extrême droite) Jean-Marie Le Pen a été condamné mercredi par deux tribunaux français pour des déclarations sur les chambres à gaz, détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, et sur la présence urticante des Roms, .

Pour avoir qualifié, il y a un an, les chambres à gaz de détail de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale – des propos qu’il avait déjà tenus par le passé – le tribunal correctionnel de Paris a déclaré coupable Jean-Marie Le Pen de contestation de crime contre l’humanité et l’a condamné à 30.000 euros d’amende.

Aujourd’hui âgé de 87 ans, il a déjà été condamné à deux reprises, au civil, par la justice française pour des propos similaires, tenus pour la première fois en 1987.

Par ailleurs Jean-Marie Le Pen a été condamné par le tribunal correctionnel de Nice (sud-est) à 5.000 euros d’amende pour provocation à la haine et à la discrimination ethniques pour des propos discriminatoires à l’égard des Roms, tenus en 2013. Il devra aussi verser 1.000 euros à chacune des trois associations plaignantes.

Lors d’une réunion publique à Nice, le fondateur du FN avait montré du doigt quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante, et prédit l’arrivée dans la ville de 50.000 Roms au moins en 2014. .

Jean-Marie Le Pen a déjà été condamné par le cour d’appel de Paris pour d’autres propos visant les Roms, qui selon lui, comme les oiseaux voleraient naturellement.

Romandie

Riposte laïque, condamné pour incitation a la haine envers les musulmans

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La justice française a condamné mercredi le directeur de la publication du site d’extrême droite Riposte laïque.

Le Suisse Alain Jean-Mairet devra s’acquitter d’une amende de 5000 euros pour provocation à la haine envers les musulmans.

Cette «diatribe violente» contre les musulmans avait été publiée en octobre dernier. Intitulé «Et si l’islam était le culte de la perversion sexuelle et morale?», le texte avait été signalé au parquet par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra).

Signé Salem Bennamar, le texte énumérait en introduction une foule d’abjections – «abuser sexuellement d’enfants pré-pubères», «terroriser, racketter, décapiter» – et accusait les «gouvernements occidentaux et musulmans» de silence voire de complicité active.

Limites de la liberté d’expression dépassées

Le tribunal correctionnel de Paris a estimé que «sous couvert d’expliquer les faits qu’il dénonce par la supposée déviance morale de l’islam, l’auteur impute ensuite aux musulmans, de manière explicite, sans aucune réserve et sans distinction entre eux, une perversion morale et des comportements abjects».

Loin de se livrer à une critique de l’islam, son auteur «s’adonne à une diatribe violente contre les musulmans, auxquels il prête des perversions inhérentes à leur seule appartenance religieuse», ont estimé les juges. Selon eux, «les propos poursuivis ont amplement excédé les limites admises à la liberté d’expression».

Tribune de Genève

Quand le @CreditAgricole discrimine @AssoLallab une asso de lutte contre les discriminations

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Lallab est une toute jeune association fondée par deux jeunes femmes qui ont un rêve commun : vivre dans une société qui n’a pas peur de l’altérité et qui permet à chaque femme de s’épanouir non pas malgré ses identités multiples mais grâce à elles !

Oui mais voilà. Notre jeune association se heurte déjà à l’objet même de sa création : les discriminations.

Un voyage pour lutter contre les préjugés sur les femmes musulmanes

Nous nous sommes rencontrées sur les bancs de l’école lors de notre Master en Relations Internationales à Paris. Notre amitié s’est construite sur des passions communes et essentielles à nos yeux : l’humour pourri, les chorégraphies frénétiques sur Beyonce et le féminisme (❤). Nous, c’est Sarah ZOUAK (26 ans), française, marocaine et musulmane; et Justine DEVILLAINE (25 ans), française et athée.

Sarah a trop souvent eu l’impression que pour avoir une place légitime au sein de sa société en France, elle devait nier une partie d’elle-même. Les gens se sont souvent étonnés de la voir épanouie et bien intégrée, comme si la religion était un obstacle à son émancipation. A croire que les femmes musulmanes sont par essence soumises et oppressées.

En 2014, face à ce constat, elle fonde le Women SenseTour — in Muslim countries, un projet qui prend la forme d’un voyage de 5 mois dans 5 pays (Maroc, Tunisie, Turquie, Iran et Indonésie) pour aller à la rencontre de 25 femmes musulmanes actrices du changement et agissant toutes pour l’émancipation des femmes. Le but de ce voyage ? Déconstruire les préjugés et changer l’image des femmes musulmanes à travers la réalisation d’une série documentaire.

Teaser de notre documentaire ici

Justine décide de l’accompagner en Iran et en Indonésie.

Ensemble et lors de ce long voyage du WST nous rencontrons des femmes que l’on n’a pas l’habitude de voir dans les médias : des musulmanes qui font bouger les lignes; des femmes qui allient sereinement leur foi et leur engagement pour l’égalité.

La suite Ici

« Mme Rossignol montre la réalité du racisme anti-noir dans toute sa splendeur », dit le Cran

LGT

Ils n’ont pas digéré les propos de Laurence Rossignol. Louis-Georges Tin, président du Cran (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) et Franco Lollia, de la Brigade anti-négrophobie, sont venus ce lundi chez Jean-Jacques Bourdin pour dénoncer les propos de la ministre des Droits des femmes mercredi dernier. Interrogé à propos de la mode islamique, la ministre avait déclaré : « Il y a des femmes qui choisissent bien sûr, il y avait des nègres américains qui étaient pour l’esclavage… » (voir la vidéo en bas d’article).

Des propos « qui montre la réalité du racisme anti-noir dans toute sa splendeur », estime Louis-Georges Tin. « Le mot nègre en soi est aujourd’hui un mot raciste, tout le monde le sait. Mais il faut rappeler la deuxième partie du propos, qui est révisionniste », accuse le président du Cran.

« Tout le monde connaît l’histoire de l’esclavage, et dire aujourd’hui que les nègres américains étaient pour, c’est trop. Ses propos tombent sous le coup de la loi et pourtant elle les a maintenus, c’est cela qui nous choque ». Il anticipe : « L’exemple vient d’en haut et demain matin nous allons avoir des gens qui vont dire : la ministre le dit sur RMC, alors moi aussi je dis ‘nègre’. C’est ce qu’on appelle la libération de la parole raciste ».

« C’est une mécanique de pensée qui est raciste, et c’est ce caractère structurel du racisme qu’on vient dénoncer ici », explique Franco Lollia, de la Brigade anti-négrophobie. « La France est un bon élève en matière d’esclavage et on voit là toute une hypocrisie. C’est comme quand on parle de ‘black’ dans les médias,  qui rendent tabou la question noire en France. Elle n’avait pas besoin d’aller aussi loin pour amener cette référence ».

Pour Louis-Georges Tin, « le racisme anti-noir souvent n’est pas identifié. Il faudrait rappeler les bananes envoyées à Mme Taubira, les propos de monsieur Sagnol (entraîneur de Bordeaux), de monsieur Blanc (entraîneur du PSG, discussions portant sur d’éventuels quotas de joueurs noirs dans les centres de formation, ndlr), parlons encore des violences policières et de ce jeune homme frappé par un policier… Il y a un rapport de l’Acat (Action Chrétien Abolition Torture, ONG de lutte contre la torture), qui montre que sur les 26 personnes mortes de manière suspecte dans les commissariats de police ces 10 dernières années, 22 sont noires ou arabes ».

Haine contre les musulmans, les noirs, les juifs, l’étrange laxisme judiciaire envers un militant FN

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Il a été relaxé pour ses propos guerriers contre les musulmans sur Facebook. Le parquet de Laval semble embarrassé par cette affaire.

Quelle attitude adopter face aux dérapages haineux et racistes sur les réseaux sociaux ? La question s’est posée au parquet de Laval, après la diffusion par le site Islam & info de la vidéo dérangeante d’un militant FN de Château-Gontier.

Sur son compte Facebook, le sexagénaire réagit, le 8 janvier 2015, au lendemain de l’attaque meurtrière contre Charlie Hebdo. Dans une mise en scène martiale, béret, treillis et salut militaire, il se présente comme réserviste de l’armée. Il appelle à « la mobilisation de tous les patriotes » contre « les musulmans qui ont reçu l’ordre de tuer des Français ». Il se dit prêt à donner sa vie.

Le parquet de Laval avait choisit de le poursuivre pour provocation à s’armer contre l’autorité de l’État et les populations plutôt que pour incitation à la haine raciale. Le 15 octobre dernier, le tribunal correctionnel de Laval le relaxe. Le parquet fait appel. Mais le second procès ne s’est même pas tenu, le 10 mars dernier, à Angers. Le ministère public a jeté l’éponge.

Le profil Facebook de cet habitant de Château-Gontier continue de diffuser des messages haineux. Contre les musulmans, dans leur ensemble, les Noirs, les juifs. Mais aussi contre le Premier ministre ou le ministre de l’Intérieur, copieusement insultés. « Je ne dis pas qu’on ne regarde pas ce qu’il diffuse », convient l’avocat général d’Angers. Mais celui-ci renvoie vers le procureur de Laval qui ne donne pas suite à nos questions. Comme si l’affaire était devenue une patate chaude.

Islamophobie : Une famille musulmane expulsée d’un avion sans raison

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C’est un « délit de faciès »  qui enflamme le web outre-Atlantique. Le pilote d’un avion de la compagnie United Airlines a en effet récemment demandé à une famille musulmane de quitter l’appareil peu avant le décollage. Pour des « raisons de sécurité », selon lui.

Selone The Independent, Eaman-Amy Saad Shebley, son mari et ses trois enfants en bas âge s’apprêtaient à effectuer la liaison Chicago/Washington lorsque le pilote est intervenu. Un peu plus tôt, cette mère de famille avait demandé à une hôtesse s’il était possible de fournir des harnais de sécurité cinq points pour ses enfants. Une requête qui a, visiblement et pour d’obscures raisons, joué un rôle dans la décision sans appel du personnel de bord.

Le Conseil des relations Américano-islamiques exaspéré

Face au pilote, Ms Shebley ne se démonte pas et demande s’il ne s’agit pas tout simplement d’une affaire de discrimination. Ce à quoi le pilote, visiblement peu à son aise, répond seulement qu’il s’agit d’une « mesure de sécurité » sans donner d’autres précisions. Deux vidéos de l’échange sont disponibles sur le compte Facebook de la jeune femme.

Le Conseil des relations Américano-islamiques quant à lui n’a pas tardé à réagir en demandant, via une lettre, à la compagnie United Airlines de mettre en œuvre une action disciplinaire envers les membres d’équipage incriminés.

Le directeur de la section du Conseil de Chicago, Ahmed Rehab, s’est quant à lui exprimé en ces termes :  » Nous sommes fatigués que des passagers musulmans soient expulsés des vols pour d’obscures raisons de ‘sécurité’ « . Il ajoute encore : « Sécurité, cela signifie signifie prendre soin des passagers, non pas les harceler et les humilier avant de les jeter dehors ».

« Honte à toi, United Airlines »

Sur Facebook, Eaman-Amy Saad Shebley écrit : « Honte à toi, United Airlines, pour avoir jugé ma famille sur son apparence et nous avoir expulsé de l’avion pour des raisons de ‘sécurité’ alors que nous partions à Washington pour les vacances des enfants. Ils sont trop jeunes pour avoir à supporter cela ».

Ce n’est pas la première fois qu’un cas de ce genre se produit. The Independent rappelle qu’une femme musulmane, Tagera Ahmad, s’était récemment vu refuser une cannette de Coca Light sur un vol de la même compagnie. Raison invoquée ? Elle « pourrait s’en servir comme d’une arme ».

M6 Info