New York : une enseignante musulmane à la retraite sauvagement assassinée

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Son doux sourire et son extrême gentillesse manqueront cruellement à ses proches, effondrés, et à tous ceux qui l’ont côtoyée à l’école où elle enseigna avec passion pendant plusieurs années, ou dans le magasin qu’elle possédait avec son mari, en plein cœur du Queens, Nazman Khanam, 60 ans, une retraitée très active de l’enseignement, a été sauvagement poignardée sur le chemin familier qu’elle empruntait chaque soir pour regagner son domicile.

Devançant son mari de plusieurs mètres, ce dernier ayant été retardé par un dernier client, elle était donc seule lorsque son meurtrier, surgi de nulle part, l’a frappée à l’aide d’une arme blanche, la laissant pour morte sur le trottoir. Elle gémissait « Quelqu’un m’a tuée, quelqu’un m’a tuée », quand son époux a réussi à la rejoindre, la découvrant avec effroi gisant dans une mare de sang. En proie à la sidération, il n’a pas immédiatement compris ce qui s’était passé.

Ce meurtre insupportable  a provoqué une forte onde de choc émotionnel à New York, dont les répercussions se sont fait sentir jusque dans l’institution policière où Nazman Khanam était connue pour être la tante admirative de son neveu, officier de police.

Laissant derrière elle un conjoint et trois enfants anéantis, cette figure marquante et attachante de la minorité bengalie de New York a été manifestement victime d’un crime islamophobe. Une intime conviction très largement partagée, et notamment par le directeur général du Conseil sur les relations américano-islamiques (CAIR), qui est aussitôt monté au créneau pour exiger des autorités que le coupable soit rapidement interpellé et mis hors d’état de nuire.

« En raison des récents assassinats de musulmans dans le Queens, et de l’augmentation alarmante d’agressions anti-musulmans à l’échelle nationale, résultat de la propagation de l’islamophobie dans la société américaine, nous exhortons le NYPD à orienter son enquête vers un crime de haine, comme tout porte à le croire » a déclaré Afaf Nasher, l’air grave.

Le maire de New York, Bill de Blasio, a réitéré sa volonté de renforcer la présence policière dans le quartier du Queens lourdement endeuillé en l’espace de trois semaines, avant d’assister aux funérailles de la regrettée Nazman Khanam, dont le destin a été brisé lors du dernier mercredi d’un mois d’août funeste.

Oumma

Plus de 6 000 incidents racistes recensés par la police depuis le #Brexit au Royaume Uni

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France 2

« La bridée », « nem », « la chintok »… : D’origine asiatique, je suis constamment harcelée

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Lorsque j’étais au collège, les élèves, mes amis, les surveillants ne m’appelaient jamais par mon prénom. Tous préféraient utiliser des surnoms tels que « la bridée », « nem », « la chintok » ou encore « la jaune ». J’ai tellement subi le racisme anti-asiatique qu’il m’a fallu énormément d’années pour accepter et comprendre qu’il s’agissait effectivement de xénophobie. Les agressions et insultes pleuvaient en permanence et ce, dès mon plus jeune âge.

Un jour, un surveillant qui ne connaissait pas mon prénom s’est adressé à moi en m’appelant « Mulan » pour me dire que la cloche avait sonné. A ce moment-là, je n’ai rien dit. Je ne savais pas que je pouvais répliquer: « Monsieur, c’est raciste ».

« Je ne suis pas raciste, j’adore les mangas »

Chaque fois qu’un asiatique passait à côté de mes amis et moi, l’un d’eux plaisantait sur le fait que c’était forcément un membre de ma famille. Lorsqu’en cours, quelqu’un me faisait une remarque, toute la classe suivait.

Les années collège sont passées mais les moqueries de mes camarades n’ont pas cessé. Au contraire… Je subis toujours des stéréotypes concernant les asiatiques du type « vous êtes trop forts en mathématiques et en karaté ». Et si j’ai l’audace de répliquer, j’entends parfois: « je ne suis pas raciste, j’ai même un ami asiatique/j’adore les mangas ». Il y a peu, une connaissance m’a demandé de lui préparer des nems. J’ai refusé, arguant que je ne suis pas douée en cuisine. Elle m’a dit: « Mais ça sert à quoi d’être chinoise? » Accessoirement, je suis vietnamienne.

« Je me cachais pour parler vietnamien »

A chaque nouvelle rencontre, mon interlocuteur me demande d’où je viens, comme si lui fournir une réponse était absolument nécessaire. Si j’explique que je suis Française, il me demande quelles sont mes « vraies origines ». Par ailleurs, peu imaginent que je puisse être née en France. Il y a peu de temps, dans une boutique, un vendeur m’a demandé si j’avais fait un long voyage pour arriver jusqu’ici: « la Chine, tout ça… »

Lorsque je parle vietnamien, les gens rient. Ils me disent que c’est « moche », « bizarre », « rigolo ». Ils essaient d’imiter l’accent et disent n’importe quoi. Du coup, j’ai beaucoup complexé étant plus jeune. Pour téléphoner à mes parents lorsque j’étais accompagnée, je me cachais. Aujourd’hui, je regrette d’avoir eu honte.

« Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? »

Dans la rue, le harcèlement est quasi-quotidien: remarques, insultes et propos graveleux. Car les femmes asiatiques ou d’origine asiatique subissent également de plein fouet une fétichisation. « Les asiatiques, c’est mon truc, tu comprends? » Non. Je ne suis pas seulement un « truc », qui permet aux hommes d’assouvir leurs fantasmes.  

Un jour, l’un d’eux m’a suivi en chuchotant « tes fesses de chinoise » à mon oreille. Un autre m’a affirmé que « les asiatiques sont belles et calmes » et qu’elles « aiment bien manger des nems ». Métaphore consternante pour évoquer le sexe des hommes…

Constamment erotisée (et « exotisée »), je suis vue comme un objet sexuel ou un objet de curiosité. Je ne veux plus me justifier. Je ne veux plus me taire non plus.

L’Express

Après le meurtre d’un Polonais, 2 nouveaux Polonais agressés à Harlow, en Angleterre

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Deux Polonais ont été agressés dans la nuit de samedi 3 à dimanche 4 septembre à Harlow, en Angleterre. Cette nouvelle attaque intervient quelques heures après une veillée organisée dans cette ville en hommage à un de leurs compatriotes, Arek Jozwik, tué par une bande de jeunes.

Les deux dernières victimes, âgées d’une trentaine d’années, ont été attaquées et blessées à la tête et au nez dans la nuit par un groupe de cinq à six hommes, selon la police de l’Essex. Il s’agit potentiellement d’un « crime de haine », a annoncé Trevor Roe, un responsable de la police. Il a toutefois fait savoir que cette agression n’était « pas liée » à celle qui a coûté la vie à Arek Jozwik.

Ce dernier avait été sauvagement attaqué le 27 août à Harlow, ville ouvrière au nord-est de Londres. Le motif xénophobe est l’une des pistes poursuivies, avait affirmé la police. Samedi, le chef de la diplomatie polonaise Witold Waszczykowski a reçu son homologue britannique Boris Johnson, à Varsovie. Le ministre polonais lui a alors demandé de lutter contre les actes de xénophobie envers ses ressortissants, qui se multiplient ces dernières semaines.

Le Monde

Manifestation à Paris de la communauté chinoise contre le « racisme envers les Asiatiques »

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Plusieurs milliers de membres de la communauté chinoise ont convergé dimanche 4 septembre à Paris, entre les places de la République et Nation, pour dénoncer le « racisme envers les Asiatiques ». Cette mobilisation intervient après l’agression mortelle, au début du mois d’août à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), d’un des leurs.

Zhang Chaolin, 49 ans, est décédé après avoir été agressé par trois jeunes qui en avaient après le sac de son ami. Une agression qui a suscité un sursaut de mobilisation dans la communauté. Quasiment tous vêtus d’un tee-shirt blanc, frappé du slogan « sécurité pour tous », les manifestants, regroupés place de la République, brandissaient des drapeaux français et scandaient « sécurité, sécurité, sécurité ».

Près de 2 000 personnes s’étaient déjà rassemblées le 21 août pour exprimer leur ras-le-bol des violences répétées, dont ils sont victimes. Le lendemain de cette manifestation, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avait reçu la famille de Zhang Chaolin. Il avait promis de « renforcer davantage les effectifs de police à Aubervilliers »,« de nouveaux policiers seront affectés après leur sortie d’école en octobre ».

Le Monde

« Je vais te zigouiller. Sale bougnoule » Daniel menace son voisin pour une place de parking

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Le 10 juin dernier, Daniel, un retraité s’emporte une nouvelle fois contre son voisin, Karim. Il va sonner à sa porte et tient des propos, peu cordiaux, sinon discriminatoires. La discussion s’éternise, il s’énerve : « Je vais te zigouiller. Sale bougnoule (bis) ».

Daniel reconnait les insultes à l’égard de Karim, avec des nuances – « j’ai pas dit sale bougnoule, j’ai dit sale arabe » – mais pas les menaces de mort (qui sont plus lourdement sanctionnées par le code pénal, NDLR). Ce que Karim, présent à l’audience, conteste à la barre. « J’étais en colère, il m’a tutoyé pendant toute la conversation, j’ai trouvé qu’il ne me respectait pas,  je n’ai pas supporté » reconnaît Daniel.

Dans un écrit, la copine de Karim témoigne de sa crainte de voir la conversation entre les deux voisins passer de la confrontation verbale à la confrontation physique. Depuis cette dispute de juin, et la plainte de Karim, le couple n’est pas très rassuré à l’idée de croiser Daniel. D’autant plus que des mains courantes et quelques témoignages attestent que Daniel est assez enclin à stigmatiser une certaine partie de la population française dans ses propos…

Me Pépin, l’avocate de Karim, raconte la gêne récurrente de place de parking de son client, que ce dernier a tenté de régler avec la mairie du Creusot. Elle ne croit pas à la bonne volonté du prévenu. « Il nous dit, « je ne recommencerai plus », mais s’il arrive à ce type de comportement pour une place de parking, c’est inquiétant. Mon client a été très choqué par les faits qui se sont soldés par des menaces de mort ». L’avocate demande 3000 € pour le préjudice moral (1500 € pour les injures racistes, 1500 € pour les menaces de mort), le remboursement des frais de justice.

Le tribunal a finalement condamné Daniel à 300€ d’amende,  pour injure non publique à caractère raciste. Il a été relaxé pour le chef d’accusation des « menaces de mort réitérées », la répétition de celles-ci n’ayant pu être prouvée. Il devra verser 400 € de dommages et intérêts pour préjudice moral à Karim et aussi 800 € pour ses frais de justice.

Info Chalon

Belgique: Crachat, insultes, étranglement…, un homme hystérique agresse 2 femmes voilées

Un grave incident a opposé, il y a quelques jours, un homme à deux femmes portant un foulard dans une école de Bourg-Léopold, dans le Limbourg. Cela s’est passé lors de l’inscription des enfants. L’homme a crié aux deux femmes de retirer leur foulard et leur a enjoint de retourner en Turquie. Il a même craché sur l’une d’elle.

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Il a d’abord crié aux deux femmes qu’elles devaient parler néerlandais. L’une d’elle explique parler correctement le néerlandais mais, ce jour-là, avec son amie qui vient de Liège et ne parle pas la langue de Vondel, elle s’exprime donc en turc.

«  Il a continué en disant que si nous ne parlions pas flamand, nous ferions mieux de retourner en Turquie. Puis il a dit à Hilal : ‘Retire ce chiffon de ta tête et si tu ne parles pas néerlandais, retourne en Turquie  », raconte Elif.

L’homme en est venu aux mains en attrapant l’une des mères de famille à la gorge. «  Emine a été projetée par terre et il s’en est pris à tous ceux qui voulaient l’aider  », poursuit Elif. Il y a aussi eu des crachats et des coups de pied dans un ballon en direction des deux dames.

C’est finalement un ouvrier de l’école qui est venu à la rescousse des deux mères de famille et qui a maîtrisé le fou furieux. La direction de l’établissement précise que cet homme ne remettra plus les pieds dans l’établissement. « Nous ne tolérons pas le racisme », a-t-il été précisé.

L’une des mamans a décidé de porter plainte. Quant à l’agresseur, il estime n’avoir rien à se reprocher.

Sud Info

Déchaînement de violence aux cris de «Sales arabes !» contre un restaurant oriental à Chauny

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Un épisode d’une grande violence s’est déroulé dans la nuit de vendredi à samedi rue de la République en plein cœur de Chauny, centré sur un restaurant oriental, Espace Djerba. Cris racistes, personnes agressées et blessées par armes, vitrines explosées…

Des agressions, des personnes blessées, des vitrines cassées, des cris racistes et au moins une voiture brûlée, c’est le bilan d’une tempête de violence qui a explosé dans la nuit de vendredi à samedi en plein cœur de Chauny.

C’est le restaurant « Espace Djerba », tenu par des Tunisiens, qui a semble-t-il focalisé le déchaînement de violence, rue de la République, à deux pas de la place de l’hôtel de ville. Les faits pourtant avaient commencé vers 22 h 30 un peu plus loin dans la rue de la République.

Une commerçante habitant sur place témoigne : « J’ai entendu des cris, j’ai regardé par la fenêtre, il y avait des gens qui couraient, plusieurs voitures qui roulaient dans tous les sens (la rue de la République étant une voie à sens unique) et j’ai vu une voiture s’arrêter et des jeunes partir en courant vers la place de l’hôtel de ville. Le bar 421 (en face) a fermé… » Mais les individus qui cherchaient visiblement la bagarre avaient eu le temps de s’emparer de chaises à la terrasse de l’établissement. Et c’est notamment avec ces chaises qu’ils ont fracassé les vitrines du restaurant « Espace Djerba » en hurlant des « Sales arabes ! » et autres cris racistes.

L’Union

 

« Mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus » tollé après une vidéo raciste au Brésil

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«Tu n’avais qu’à naître blanche», «mulâtresse, tu es complexée par tes cheveux crépus», «si tu te sens offensée je n’y peux rien ma chérie»… La vidéo de 1 minute où on entend cette bordée d’insultes racistes, proférée par une femme blanche à l’encontre d’une Noire, dimanche sur une plage de Rio, a été visionnée plus de 6 millions de fois sur Facebook en trois jours. L’auteure de ce florilège a été arrêtée en flagrant délit et conduite au commissariat, où un juge l’a inculpée pour injures raciales avant de la libérer contre une caution de 500 reais (139 euros). Cette femme de 54 ans, dont la presse brésilienne donne l’identité et la profession, enseignante, risque entre 1 et 3 ans de prison ferme et une forte amende.

 

La scène a été postée sur Internet par le petit ami de la victime des insultes. Celle-ci s’était rendue dimanche, avec deux amies (blanches), sur la plage de Recreio dos Bandeirantes, un quartier plutôt huppé de Rio de Janeiro. Sitôt la serviette posée sur le sable, des commentaires déplaisants fusent de la part d’un groupe de Blancs, du genre «une mulâtresse n’a rien à faire ici, elle n’a pas besoin de bronzer». La cible des quolibets sort alors son smartphone, ce qui fait enrager une quinquagénaire en bikini noir. «Tu peux filmer cette merde, éructe-t-elle, on ira au commissariat et je te foutrai la honte. Je sais qui je suis, et toi t’es qui?»

Le sentiment d’impunité totale de cette femme résonne désagréablement dans le contexte actuel au Brésil. La droite et le centre ont obtenu, par des manœuvres, la destitution de la présidente démocratiquement élue. Il flotte un parfum de revanche contre la gauche et les Noirs, principaux bénéficiaires des politiques de redistribution sociale imposées par Lula et poursuivies par Dilma Rousseff. En dix ans, 35 millions de personnes sont sorties de la pauvreté, et le taux d’étudiants noirs dans les universités est passé de moins de 2% au début du siècle à 9% en 2013. Une réalité mal vécue par une partie des classes moyennes blanches.

Libération

Grande-Bretagne : un ouvrier battu à mort par 6 adolescents car il parlait polonais #Brexit

Six adolescents britanniques soupçonnés du meurtre d’un Polonais. Scotland Yard a signalé un bond des « crimes de haine » en Grande-Bretagne depuis le référendum du 23 juin en faveur d’un « Brexit ».

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Arek Jozwik

Le Polonais de 40 ans, qui selon les médias est un ouvrier du nom d’Arek Jozwik, a subi de graves blessures à la tête lors de son agression samedi à Harlow, et il est décédé à l’hôpital lundi soir, a précisé la police de l’Essex.

Un deuxième homme, âgé de 43 ans, a également été blessé et a souffert de fractures aux mains, mais il a pu quitter l’hôpital.

Exactions à caractère xénophobe

Les cinq adolescents arrêtés sont âgés de 15 et 16 ans et ont été remis en liberté provisoire jusqu’au 7 octobre, en l’attente de compléments d’enquête.

En juin, l’ambassadeur de Pologne en Grande-Bretagne s’était déclaré « choqué et vivement préoccupé » par les cas d’exactions à caractère xénophobe visant la communauté polonaise du Royaume-Uni, qui compte dans les 850 000 personnes.

Ouest France

Belgique : une femme tente de mordre un policier parce qu’il est d’origine maghrébine

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Une femme, née en 1958, a été interpellée après avoir agressé le personnel soignant d’un hôpital ainsi qu’un policier vendredi en fin d’après-midi à Jemeppe-sur-Sambre, a révélé samedi le parquet de Namur. En état d’ivresse, elle a même tenté de mordre l’agent de police parce qu’il était d’origine maghrébine.

La quinquagénaire se promenait sur la voie publique en état d’ébriété avancé et sous un soleil de plomb. Elle titubait et faisait peine à voir, d’après le parquet. Une alerte a donc été donnée et 4,2 grammes d’alcool ont été relevés dans son sang, ajoute le parquet.

Elle a été transportée à l’hôpital où elle s’est illustrée par de la violence verbale envers le personnel soignant. Elle a agressé et insulté tout le personnel d’origine étrangère œuvrant aux urgences.

La police a donc été prévenue et lorsqu’elle s’est retrouvée en cellule de dégrisement, la quinquagénaire s’en est prise là aussi à un policier d’origine maghrébine, en tentant de le mordre.

La Nouvelle Gazette

« Sale bougnoule, retourne chez toi » : une friterie taguée et incendiée à Athies

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Une friterie ambulante a été incendiée, dimanche soir, à Athies. Un acte criminel. Selon un membre de la famille qui tenait ce commerce, des tags racistes étaient inscrits sur le camion depuis plusieurs semaines.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un camion-friterie, qui est habituellement à Saint-Nicolas près du Leclerc, a été incendié, dans la commune d’Athies. L’acte criminel ne fait guère de doute selon la gendarmerie qui a ouvert une enquête.

Le père de l’homme qui tient cette friterie nous a joints ce mardi pour apporter des précisions. « Je ne comprends pas pourquoi la gendarmerie ne confirme pas les tags racistes. Il y a quinze jours, il y en avait déjà et nous sommes allés porter plainte. On pouvait lire des écrits comme sale bougnoule, retourne chez toi devant la maison de mon fils à Athies. » Le camion aurait également été vandalisé.

La famille est actuellement en vacances et reviendra à la fin du moins dans l’Arrageois. « Mon fils est dévasté. Je m’étonne également que la mairie n’ait pas réussi à le joindre. Je l’ai prévenu dès lundi. Comment voulez-vous qu’il aille après un tel acte odieux ! Mon fils tenait cette friterie depuis un an. Douze mois de travail sont partis en fumée. »

La Voix du Nord

«j’ai tiré sur les deux cafards», un Néerlandais avoue le meurtre de 2 marocains

Un Néerlandais de 42 ans a reconnu ce mardi matin au tribunal d’Arnhem (province de Gueldre, centre-est des Pays-Bas) le meurtre de deux frères marocains, rapporte la presse locale.

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Les faits remontent au 9 mai dernier. Un individu avait fait irruption dans un café turc de Nijmegen (province de Gueldre) où il avait commis une fusillade dans laquelle deux frères marocains ont perdu la vie.

Le suspect a avoué le double assassinat en faisant prévaloir la légitime défense : selon lui, le frère ainé aurait sorti son arme en premier. Une version rejetée par le procureur qui a rapporté un des propos du Néerlandais lors de son aveu : « Et puis j’ai tiré sur les deux cafards ».

D’après le procureur, le suspect ne pourrait tenir un tel langage et avoir agi par légitime défense, d’autant que le plus jeune des frères s’était réfugié derrière le bar, suivi par le suspect qui lui aurait tiré deux balles, dont une dans le dos.

La cour a finalement rejeté la demande de liberté provisoire émise par l’avocat de l’accusé et l’enquête sur la fusillade suit son cours.

Yabiladi

Police des mœurs laïques : une femme verbalisée pour le port d’un simple foulard à Cannes

Femme voilée verbalisée a cannes : « rentrez chez vous » « Ici on est catholiques » Siam a été lynchée par la foule

Mathilde Cusin, journaliste à France 4, est témoin par hasard de ce qui se passe depuis le boulevard du Midi, le long de la plage. Puis elle s’est approchée et a assisté à toute la scène. Notre consœur raconte : « J’ai vu trois policiers en train de regarder la plage. Deux d’entre eux avaient le doigt sur la gâchette de leur bombe lacrymo, sans doute au poivre. Ça m’a interpellée. Puis je les ai vus traverser la plage vers une femme voilée, elle portait un simple hijab sur les cheveux. »

Une policière se baisse à la hauteur de Siam. « Elle m’a dit : ‘Vous êtes au courant qu’il y a un arrêté sur la ville de Cannes ?’ J’ai dit que non, je ne savais pas exactement de quoi il en retournait, je n’avais pas trop suivi la polémique », explique alors la mère de famille.

Siam, sa sœur, sa mère et une amie de cette dernière sont stupéfaites, même si elles commencent à entrevoir que c’est le voile qui est visé : « Qu’est-ce qu’une tenue correcte pour vous ? » demande la jeune femme. Les deux autres policiers, qui ont rejoint leur collègue, lui rétorquent :

Si vous mettez votre foulard sous forme de bandeau autour de la tête, vous pouvez rester sur la plage. »

Dans le climat actuel, vous comprenez, « on est obligés de verbaliser », m’ont-il dit. »

Siam refuse toutefois de se dévêtir ou de quitter la plage.

« Ici, on est catholiques ! »

« Mes enfants étaient en pleurs, témoins de mon humiliation, ainsi que ma famille », raconte Siam. « Moi-même je n’ai pas pu m’empêcher de pleurer. Ils nous ont humiliées. »Autour d’elle s’est créé un attroupement. Si certains prennent sa défense, arguant qu’elle ne cause de tort à personne et ne porte pas de « burkini », d’autres se lâchent, les insultent fusent. 

« La parole raciste s’est totalement libérée. J’étais abasourdie », raconte-t-elle. « J’ai entendu des choses que l’on ne m’avait jamais dites en face, comme ‘rentrez chez vous !’ ‘Madame, la loi c’est la loi, on en a marre de ces histoires’, ‘Ici, on est catholiques !' »

« Certains ont carrément applaudi les policiers. D’autres ont traversé la route pour se joindre à la mêlée sur la plage. »

« Les gens lui demandaient de partir ou d’enlever son voile, c’était assez violent« , appuie Mathilde Cusin, « J’ai eu l’impression de voir une meute s’acharner sur une femme assise au sol en pleurs avec sa fillette. Ce qui m’a choquée, c’est que c’était surtout des trentenaires, pas des personnes âgées comme on pourrait l’imaginer. »

Les proches de Siam demandent aux policiers : « Si ce sont les signes religieux ostentatoires qui sont visés, comme vous dites, pourquoi n’allez-vous pas chasser les croix ? » « On ne va pas faire la chasse aux croix », leur répond-on. « Allez sur la route, madame, on vous demande de quitter la plage. »

Crier à l’amalgame et à la stigmatisation n’y fera rien : les policiers lui remettent alors une amende de 11 euros, qu’elle accepte à contrecœur de payer pour rester sur la plage.

« Aujourd’hui, on nous interdit la plage. Demain, la rue ? Après-demain, on nous interdira de pratiquer notre culte chez nous ? » s’insurge la Toulousaine. « Dans le pays des droits de l’homme, je ne vois pas de trace des principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Je suis révoltée que cela puisse se passer en France. »

« C’est vraiment du racisme pur et dur »

« C’est la première fois que je subis une discrimination », souffle Siam avec son accent toulousain. Au départ, elle a beaucoup hésité à parler de ce qui s’est passé, par peur de se mettre en avant.

« J’ai bien réfléchi. Je me suis dit que l’on ne pouvait pas laisser passer ça dans notre pays. Le pire, c’est que je suis un peu ‘Française de souche‘ ! Mes parents sont français, mes grands-parents sont françaisQuand on me dit ‘rentre chez toi’, ça me fait doucement rigoler, c’est vraiment du racisme pur et dur… »

Passé le choc, elle décide de réagir et contacte le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), dont elle a découvert l’existence en même temps que celle de la polémique sur le « burkini » à son retour. Soutenue par une juriste pour monter son dossier, elle pense porter plainte contre la mairie de Cannes et l’Etat français.

 

L’Obs


Siam, 34 ans, maman de deux enfants, originaire de Toulouse, qui souhaite garder l’anonymat, se souviendra longtemps de sa petite escapade sur la côte d’Azur. 

Hijab plage mer sable voile foulard burkini voilée

  Ce mardi 16 août, elle est tranquillement assise sur la plage de Cannes La Bocca avec ses enfants et des membres de sa famille, quand trois policiers viennent à son encontre. « Ils m’ont dit que ma tenue n’était pas correcte et que le maire avait pris un arrêté qui leur donnait la possibilité de verbaliser celles et ceux qui ne respectaient pas la loi », dit-elle, toujours abasourdie par une telle décision.

Le 28 juillet dernier,  le maire Les Républicains (LR) de Cannes, David Lisnard, avait pris cet arrêté disposant que « l’accès aux plages et à la baignade sont interdits à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes moeurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime ». En gros, un arrêté « anti-burkini », du nom de ce costume de bain pour femme couvrant le torse, ainsi qu’une partie des membres et de la tête.

Siam verbalisée à la plage pour son voile

Pourtant, ce jour-là, Siam ne portait pas de burkini, assure-t-elle, mais un « simple hijab sur les cheveux ». « Je ne comptais pas me baigner, j’étais tout habillée« , précise encore cette dernière.

Après quelques vaines protestations, les policiers lui remettent une contravention de 11 euros, mais ne l’oblige pas pour autant à quitter la plage. De « nature discrète », sur le coup, elle hésite à en parler.

Ce n’est que vendredi dernier qu’elle décide à faire connaître sa mésaventure, d’abord sur les réseaux sociaux, puis en contactant des associations de lutte contre l’islamophobie, pas question pour elle d’en rester là.

Le Courrier de l’Atlas

Isère : La mosquée de La Tour-du-Pin victime d’un incendie criminel

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Cette nuit, un peu avant 1 heure du matin, un incendie s’est déclaré au niveau du portail de l’une des deux mosquées turripinoises : celle de la communauté musulmane arabophone, située dans une bâtisse discrète, dans le haut de la rue d’Italie.

Le feu, très rapidement maîtrisé, s’est déclaré le long du portail en bois, en a dégradé une toute petite partie, en a noircit une autre. Très peu d’éléments, pour l’instant, permettent d’étayer la piste, somme toute probable néanmoins, d’un incendie volontaire.

La police scientifique est attendue sur les lieux demain, en soutien à la brigade de gendarmerie de La Tour-du-Pin, à qui l’enquête est confiée.

Le Dauphiné