Marcel Doisne, le militant FN qui menaçait de mort les musulmans, interpellé

marcel doisne mort attentat muslmans patriote maire

Un habitant de Château-Gontier a été interpellé ce mercredi. Il s’est filmé réclamant la peine de mort contre le maire de la commune.

« Aujourd’hui, je l’annonce officiellement, je prends les armes […]. Cette vidéo est peut-être la dernière que vous verrez de moi. » Posté le 19 juillet sur Internet, ce message émane d’un habitant de Château-Gontier, âgé de 60 ans. Sur YouTube, l’homme, placé sous curatelle, a mis en ligne une vidéo de 2’40’’. Elle a pour cadre ce que l’on imagine être son domicile.

Treillis et béret militaire, drapeau français le long du cou, le sexagénaire, qui se prétend ancien légionnaire, réagit à l’attentat de Nice et appelle à « combattre l’ennemi ». Il réclame la peine de mort « pour les traîtres et les collabos » et pour le maire de Château-Gontier qu’il accuse d’islamiser sa ville.

« Il s’agit d’une personne fragile qui a déjà été jugée pour ce type de faits », a réagi Philippe Henry, maire de Château-Gontier. Mais ces propos islamophobes tenus contre la communauté musulmane et contre moi, sont totalement intolérables.»

Comme la communauté musulmane avant lui, le maire de Château-Gontier a déposé plainte contre cet homme déjà poursuivi pour des faits similaires. L’enquête se poursuit.

Ouest France

Sans détour, celui qui se décrit comme un «soldat réserviste» et militant du Front National, annonce qu’il va prendre les armes. Il appelle ouvertement au soulèvement des patriotes, aux tirs à balles réelles contre les « islamistes » de sa ville, Château-Gontier. Ce qu’il appelle en fait « islamistes » sont les musulmans.

Il n’hésite pas à appeler à les exterminer sur son compte Facebook (cf. captures d’écran plus bas).

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La Mayenne

 

Cible d’un torrent d’injures racistes, l’actrice Leslie Jones ferme son compte Twitter

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L’actrice américaine Leslie Jones, actuellement à l’affiche du nouveau film S.O.S. Fantômes, a fermé son compte Twitter après avoir reçu une bordée de messages « ignobles » à caractère raciste, a-t-elle fait savoir.

Dès la sortie vendredi dernier du long-métrage aux Etats-Unis, l’actrice américaine Leslie Jones a été inondée de tweets contenant des insultes racistes, l’accusant notamment d’être moche et la comparant à Harambe, un gorille mâle du zoo de Cincinnati (Ohio, nord) qui a dû être tué en mai après la chute d’un garçonnet dans son enclos.

« Je quitte Twitter ce soir avec les larmes aux yeux et le coeur très triste. Tout ça parce que j’ai fait un film. Vous pouvez détester le film mais la merde que j’ai reçue aujourd’hui… c’est pas bien », a indiqué lundi soir l’actrice, qui se produit habituellement dans l’émission Saturday Night Live.

Le flot d’insultes a débuté dès la sortie du film, salué par les critiques mais dénigré par des hommes ayant accusé ses vedettes féminines de ne pas être drôles et d’avoir ruiné leurs souvenirs d’enfance. Le premier S.O.S. Fantômes est sorti en 1984. Un troll lui a écrit: « Ne laisse pas l’échec de #Ghostbusters te plomber le moral. Tu es parfaite pour jouer le rôle principal dans un film sur Harambe« .

Challenges

Femme voilée insultée dans un H&M: indignation sur Twitter

Depuis le18 juillet après-midi, plusieurs personnes se sont émues sur Twitter d’un acte islamophobe qui aurait eu lieu dans un magasin H&M.

Depuis le18 juillet après-midi, plusieurs personnes se sont émues sur Twitter d'un acte islamophobe qui aurait eu lieu dans un magasin H&M.

De nombreuses personnes ont posté sur Twitter les captures d’écran du compte Twitter @sacha_75011 sur lequel une jeune femme se vante d’avoir humilié une vendeuse portant le voile dans un magasin H&M.

De nombreuses personnes ont posté sur Twitter les captures d'écran du compte Twitter @sacha_75011 sur lequel une jeune femme se vante d'avoir humilié une vendeuse portant le voile dans un magasin H&M.

Sur les captures d’écran, on voit un tweet du compte @sacha_75011 qui indique: «C’était jouissif chez H&M 45 articles déposés devant la voilée total 489€ et hop une fois enregistrés m’suis tirée». Les photos du tweet montrent une pile de vêtements et une vendeuse H&M portant le voile.

Sur les captures d'écran, on voit un tweet du compte @sacha_75011 qui indique: «C'était jouissif chez H&M 45 articles déposés devant la voilée total 489€ et hop une fois enregistrés m'suis tirée». Les photos du tweet montrent une pile de vêtements et une vendeuse H&M portant le voile.

Sur une seconde capture d’écran, @sacha_75011 précise: «Et avant de partir j’ai gueuler (sic) que je refusais d’être servie par cette horreur il y a un silence de plomb! Bye bye!». Puis: «Et le pire la gueule qu’elle tirait vas y dégage mdr».

Sur une seconde capture d'écran, @sacha_75011 précise: «Et avant de partir j'ai gueuler (sic) que je refusais d'être servie par cette horreur il y a un silence de plomb! Bye bye!». Puis: «Et le pire la gueule qu'elle tirait vas y dégage mdr».

«Retournez d’où vous êtes née, Foutez le camp» une femme victime d’agression raciste #Nice

Une jeune femme a été agressée verbalement à Nice quelques minutes après l’hommage rendu aux victimes de l’attentat du 14 juillet. « Retournez d’où vous êtes née », lui a lancé un homme.

Un répit de courte durée. Une marée humaine a envahi la promenade des Anglais, à Nice, pour une minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat du 14 juilletoù 84 personnes ont été tuées.

Signe de l’émotion mêlée à la tension qui régnait, plusieurs personnes se sont invectivées quelques minutes après ce recueillement. Cette vidéo montre très clairement un homme portant un chapeau de paille agresser verbalement une passante.

« Retournez d’où vous êtes née », lui lance-t-il. La jeune femme lui rétorque qu’elle est « née en France ». « Vous êtes une horreur pour la France », continue alors l’homme, assumant son racisme. « Foutez le camp », ajoute une autre femme, « cela ne vous donne aucun droit », renchérit un autre homme.

« Où je vais? Mon pays c’est la France (…) Bande de racistes« , leur répond la jeune femme, dont plusieurs personnes ont pris la défense. Un policier est finalement intervenu pour calmer le jeu.

L’Express

Habitué a inscrire des tags racistes et antisémites sur son habitation, un retraité récidive

tags racistes antisemites salade nicoise

C’est l’histoire d’un retraité qui tague les murs de sa propre maison. Des tags provocants, qui flirtent avec le racisme. En témoigne le dernier en date, de ce week-end : « Salade niçoise, écrasé à la tunisienne », en référence à l’attentat qui a fait 84 morts à Nice le soir du 14 juillet.

La propriété est située rue du Marais, un petit chemin tranquille apprécié des touristes et des clients du salon de thé Tea Together, installé juste à côté. Nick et Judith Gifford, qui tiennent l’établissement, n’en peuvent plus : «  C’est un viol mental, on en a assez de se voir imposer ce genre de choses, ça dépasse largement la liberté d’expression, s’offusque Judith. Pour nos clients c’est embêtant, on leur vante les charmes du village et voilà sur quoi ils tombent.  »

Selon plusieurs témoignages, la rupture avec son ex-compagne, de confession juive, aurait révélé au grand jour ses opinions haineuses. Depuis, l’homme accumule les provocations, allant même jusqu’à passer à fond des chants nazis de la Wehrmacht dans son véhicule.

Et ces tags ne sont pas nouveaux. Marie-Odile Fargier, qui réside au village depuis 40 ans, avait déjà porté plainte en 2014 : «  I l y avait des injures antisémites à mon sens sur son mur, même si c’était simplement sous-entendu. Quand je le lui ai fait remarquer, il m’a insultée, toujours sur fond antisémite.  »

Nord Éclair

Valls insulté, incident raciste, huées: l’hommage à Nice perturbé

Une foule compacte était rassemblée autour du Monument du Centenaire, sur la promenade des Anglais à Nice, ce lundi 18 juillet.

Entre 11h45 et midi se tenait la commémoration de la ville pour les victimes de l’attentat du 14 juillet dont le bilan se porte pour l’instant à 84 morts.

Avant la minute de silence, à midi pile, des premières huées se sont fait entendre dans la foule, à l’arrivée de Manuel Valls et d’autres personnalités politiques.

Le coup de canon qui a annoncé la minute de silence a brièvement calmé les esprits. Une vague d’applaudissements s’est fait entendre, puis la foule a chanté La Marseillaise.

Alors que la foule commençait à chanter l’hymne local Nissa La Bella, le cortège officiel s’est dirigé vers un autre lieu, passant devant le public. Manuel Valls, notamment, a été copieusement hué et insulté.

L’atmosphère s’est alors considérablement crispée. De nombreuses personnes, se disant écœurées, ont quitté les lieux de recueillement. «Je ne peux pas rester ici», a expliqué une personne qui a souhaité rester anonyme à BuzzFeed News. «C’est dégueulasse.»

«Honte à vous la gauche! Honte à vous!»

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

«Démission! Vous êtes des grosses merdes», pouvait-on entendre alors que des gens commençaient à fuir.

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

Un incident raciste a également été constaté peu après la fin du recueillement. «Retournez d’où vous venez», dit un homme à une famille dont une personne porte le hijab. «Moi je suis née en France!» lui répond son interlocutrice.

#Nice, une population sous tension après l’attentat du 14 juillet.

— Remy Buisine (@RemyBuisine)

Les militaires et pompiers présents au recueillement ont eux été applaudis par la population rassemblée sur la promenade.

Ambiance très étrange tout à l’heure. Hués sur les politiques et applaudissements pour les pompiers s’alternaient.

— jules darmanin (@JulesDrmnn)

Buzz Feed

« Sale Arabe », « 732, FN, mort à vous »… Dominique, jugé pour des tracts racistes dans son entreprise

corbeau lettre tract raciste menace anonyme

Un chauffeur de Vitalis soupçonné d’avoir mis un tract raciste dans deux casiers de collègues après les attentats de Paris sera fixé sur son sort à la rentrée. Le tribunal correctionnel de Poitiers s’est laissé le temps de la réflexion, jusqu’au 1er  septembre, pour décider si Dominique, un chauffeur de bus de Vitalis de 51 ans, s’est rendu coupable de menaces racistes en déposant un tract dans le casier de deux collègues, le 16 novembre dernier, trois jours après les attentats de Paris.

Ce lundi-là, Lhou et Zahra, un frère et une sœur qui travaillent chez Vitalis, découvrent un papier dans leur casier personnel. Ce lundi-là, ce n’est pas un changement d’horaires que Lhou et Zahra découvrent. Le premier est gratifié d’un « Rentre dans ton pays sale Arabe, vive la France ! ». Quand sa sœur écope d’un billet écrit lui aussi en lettres bâton avec indiqué : « 732, FN, mort à vous. »

Deux plaintes sont déposées. Rapidement, les investigations se concentrent sur Dominique, chauffeur de longue date chez Vitalis. Il est placé en garde à vue le 23 novembre alors que les bandes vidéo filmant les casiers le montrent en train de déposer un papier dans celui de Lhou. « Quand j’ai vu ce qu’il y avait dans mon casier, j’ai regardé celui de ma sœur et j’ai trouvé ce qui était écrit », expliquait Lhou lors de l’audience correctionnelle mardi dernier.

Le tribunal regarde les différentes bandes où le chauffeur apparaît. Le feu roulant des questions de la présidente débute. Elle reprend les déclarations, fluctuantes, du chauffeur, les confronte aux images et à un petit carnet retrouvé lors de la perquisition de son domicile.

Le chauffeur y consigne ses rendez-vous personnels mais aussi ses réflexions, à la manière d’un journal. « Là vous écrivez : «  Embrouille avec les bamboulas d’à côté « . Un peu plus loin on lit : «  Putain de nègres  » et puis encore : «  Altercation avec un singe !  » C’est quoi tout ça Monsieur ? »

Dominique conteste les opinions racistes qui lui sont prêtées.« Je ne me rappelle pas ce papier. » « J’ai déposé un papier dans un autre casier pour échanger un service. » « J’ai trouvé le papier sur une table et je l’ai déposé dans son casier. » : trois déclarations, trois versions. Laquelle est la bonne ?

Les aveux au second jour de garde à vue, c’était, dit-il, sous la pression d’un « commissaire à l’air sévère. Il m’a dit «  ça suffit maintenant, si tu reconnais tu n’auras pas la presse ni les associations antiracistes sur le dos !  » ». L’avocat du conducteur, le bâtonnier d’Angoulême William Devaine, soutient la relaxe face au procureur qui réclame six mois de prison avec sursis et 500 € d’amende.

Aujourd’hui, Lhou n’a toujours pas repris son service. Sa sœur a repris le dessus. Pas lui. « Dix jours après, il a reçu de nouvelles menaces dans son jardin », relève Me Marie-Laure Caliot, qui enfonce le clou en lisant d’autres pages du journal du chauffeur. « Aujourd’hui, on aurait aimé qu’il reconnaisse les faits, qu’il fasse preuve d’un peu de responsabilité. »

La Nouvelle République

17 Juillet : Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français

Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'etat francais

La journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France répond au souhait exprimé par la communauté juive et par de nombreuses personnalités françaises de voir reconnaître officiellement la responsabilité du régime de Vichy dans les persécutions et les crimes contre les juifs.

Deux textes ont fixé successivement les modalités de cette journée.

Le décret n° 93-150 du 3 février 1993, signé par le président de la République François Mitterrand, institue « une journée nationale commémorative des persécutions racistes et antisémites commises sous l’autorité de fait dite « gouvernement de l’État français » (1940-1944) ». Cette commémoration est fixée le 16 juillet, date anniversaire de la rafle du Vélodrome d’Hiver, si ce jour est un dimanche ou sinon le dimanche suivant.

Le souvenir de cet épisode tragique de l’Occupation était déjà précédemment entretenu par des cérémonies organisées au sein de la communauté juive. Le décret prévoit en outre l’érection, aux frais de l’État, de monuments et de stèles à Paris, à l’emplacement d’un camp de regroupement, à Izieu et dans chaque ville chef-lieu de département. Un monument est ainsi érigé à proximité de l’ancien Vélodrome d’Hiver, près du pont Bir Akheim et des stèles sont apposées en particulier au camp de Gurs, dans les Pyrénées-Atlantiques et à la Maison d’Izieu dans l’Ain.

À Paris, la cérémonie officielle a lieu près du Vélodrome d’Hiver, devant le monument inauguré le 17 juillet 1994. En province, elle s’organise, sous l’autorité du préfet, autour des plaques apposées dans les villes chefs-lieux de départements.

Dans un discours, prononcé lors de cette commémoration, le  16 juillet 1995, le président de la République, Jacques Chirac, reconnaît que « la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français », que « la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable ». Il rappelle en outre que la rafle du Vélodrome d’Hiver fut « le point de départ d’un vaste mouvement de résistance [dans lequel s’engagèrent] de nombreuses familles françaises », des « Justes » qui sauvèrent de nombreux juifs.

La loi n° 2000-644 du 10 juillet 2000 reprend et modifie le décret en intégrant un hommage aux « Justes » de France. Ce jour est ainsi l’occasion pour la nation de témoigner sa reconnaissance à tous ceux « qui ont recueilli, protégé ou défendu, au péril de leur propre vie et sans aucune contrepartie, une ou plusieurs personnes menacées de génocide ».

Mag Centre

Belgique: Mohamad, un jeune demandeur d’asile, poignardé dans une probable agression raciste

coup de couteau tentative de meurtre desequilibre

Un demandeur d’asile a été blessé au couteau, dans la nuit de mercredi à jeudi, à Couvin. Rien ne lui a été volé. La rixe a éclaté sur la place Piron. L’agression, a priori, semble purement gratuite. Et probablement même raciste.

Mohamad, un jeune demandeur d’asile accueilli au centre de Refugee Assist de Couvin aurait été agressé, dans la nuit de mercredi à jeudi, alors qu’il circulait à vélo dans la ville.

Il rentrait d’une petite soirée à boire du thé chez un Couvinois. Sur le trajet du retour, il a été blessé, au couteau. Plusieurs coups lui ont été portés. Il semblerait cependant qu’il en ait donné aussi…

L’avenir

Vidéo : « Nègres, singes… » des clients noirs insultés dans un restaurant du Texas

Pendant plusieurs minutes, les insultes racistes fusent, et les clients du restaurant ne bougent pas. Une ado noire âgée de 15 ans a filmé via Facebook Live une scène de racisme ordinaire dans un établissement de San Antonio, dans le Texas, aux Etats-Unis. «Regardez, Facebook, c’est à ça que ressemblent les racistes», dit la jeune fille dans la vidéo de cinq minutes repérée par plusieurs médias américains, dans laquelle elle est une membre de sa famille sont agressées sans raison par un couple de blancs.

«My ancestors owned your ass»Mes ancêtres vous possédaient»), répète plusieurs fois la femme blanche, en référence au passé esclavagiste des Etats-Unis. «Ils nous traitent de singes et de nègres, et personne ne réagit», déplore la jeune fille à la fin de la vidéo, une séquence dans laquelle elle explique avoir voulu enregistrer la scène, pour montrer que le racisme est bien «réel». «Vous ne pouvez pas combattre ces gens, c’est comme ça que vous finissez en prison», conclut-elle.

Libération

Allemagne : vaste opération policière contre des auteurs de messages racistes et antisemites

facebook condamne policier racisme

La police fédérale allemande a annoncé, mercredi 13 juillet, avoir procédé à une importante opération visant des auteurs de messages haineux postés sur Internet.

L’opération a eu lieu simultanément dans 14 Länder à travers tout le pays, et visait au moins 60 suspects, selon un communiqué de l’Office fédéral de police criminelle (Bundeskriminalamt, BKA). Parmi ces perquisitions quarante ont débouché sur l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Cette intevention visait tout particulièrement les auteurs de messages à caractère nazi, xénophobe ou antisémite postés sur un groupe Facebook privé entre juillet et novembre 2015.

« L’action menée aujourd’hui montre que les autorités agissent fermement contre la haine sur Internet, qui a considérablement augmenté dans le sillage de la situation des réfugiés. Les attaques sur les réfugiés sont souvent le résultat de la radicalisation, qui commence sur les réseaux sociaux. Ces propos ne doivent pas empoisonner le climat social » s’est félicité le chef du BKA, Holger Münch.

Depuis plusieurs mois, les autorités allemandes – et la presse – mettent la pression sur les grandes entreprises du Net pour lutter contre les contenus illégaux, et plus spécifiquement les messages racistes, et tentent de juguler leur augmentation. En décembre, des géants du Web, dont Facebook, s’étaient engagés à examiner et à supprimer dans un délai de vingt-quatre heures les commentaires haineux.

Le Monde

Mantes-la-Ville : des habitants victimes de racisme sur une plage normande

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En ce weekend ensoleillé, des milliers de Franciliens ont pris la direction de la Normandie pour rejoindre les plages. Ce fut le cas ce samedi pour une centaine d’habitants de Mantes-la-Ville (Yvelines) grâce à une sortie organisée par les centres de vie sociale (CVS) de la municipalité à Blonville-sur-Mer (Calvados).

Selon nos informations, les Mantevillois (enfants, adultes, personnes âgées) auraient été victimes de racisme. Le personnel de la plage leur aurait demandé « d’aller plus loin ». Ils auraient donc pris place sur un autre endroit pour se baigner, situé à plus d’un kilomètre. Mais le maire de la commune se serait présenté accompagné d’un policier municipal et la baignade leur aurait été interdite.

« On s’est vite aperçu que l’on gênait et que cela était dû à notre apparence (femmes voilées, familles d’origine africaines) » a affirmé l’une des participantes sur le réseau social Facebook. D’autres propos racistes auraient été entendus : « qu’ils retournent dans leur cité, ils n’ont rien à faire ici ».

Blonville est une destination prisée par des personnalités du spectacle ou de la finance. La tranquillité de sa plage de sable fin et son caractère familial lui a donné au début du XXe siècle le surnom de « Paradis des Enfants ».

Mantes Actu

Des supporters portugais agressés aux cris de « La France aux français » et « Portugais dehors »

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La soirée était promise intense. Elle le fut en émotions durant l’ultime matche et ses prolongations. Et comme l’on pouvait s’y attendre, l’euphorie des supporters de l’équipe de France fut inexistante à l’issue du coup de sifflet final. La victoire du Portugal a provoqué une profonde blessure. Une blessure de rage pour certains supporters des Bleus qui ont montré qu’ils avaient le « sang chaud ».

Alors que les premières voitures arborant le drapeau vert et rouge pénétraient en ville, les esprits se sont échauffés le long de la rue de la Xavée. Certains supporters portugais furent bloqués par des barrières (celles du chantier près du Volontaire). Un peu plus loin, la « DS 3 » de deux jeunes femmes fut immobilisée à son tour et fortement secouée. Un supporter français est monté sur le capot et le toit de la voiture. D’autres supporters de l’équipe de France ce sont couchés sur la chaussée, bloquant ainsi les supporters portugais.

Des slogans comme « La France aux français » ou « Portugais dehors » ont été scandés. Au coin de la rue , quatre jeunes filles qui arboraient le drapeau de la victoire se sont fait traiter de « pucelles de chiottes ». Pas très élégant de la part d’une partie des supporters des Bleus qui se sont ainsi montrés mauvais perdants. L’on pourrait aussi écrire « c’est pas très sport tout cela ».

Remiremont Info



Nancy : des supporters portugais injuriés et gazés par une cinquantaine d’ultras français

Les spectateurs vibrent à l’unisson, commentent le match et vident des verres qui ne sont pas remplis que de jus de fruit. A quelques mètres de là, sur la place Stan, l’atmosphère est nettement plus feutrée. Pas de télévision en terrasse. Les clients sont plus âgés et plus calmes. C’est presque une soirée ordinaire. Seuls les cris qui proviennent des rues proches permettent de se rappeler que la finale de l’Euro est en train de se jouer.

Et puis arrive la 109e minute. Eder marque et assomme l’équipe de France. Ainsi que ces supporters. A Nancy, au coup de sifflet final, la déception est énorme. Les spectateurs quittent les bars et filent vers la place Stan. Ils laissent derrière eux des rues jonchées de détritus.

Au milieu des bouteilles cassées, des canettes écrasées et des verres en plastique, les fans des Bleus avancent comme des zombies. Traumatisés par la défaite. KO debout.

Très vite, des slogans anti-portugais retentissent. Rien que des mots. Au départ tout du moins. L’arrivée d’un supporter portugais sur la place Stan ne suscite en effet aucune réaction hostile. Il est tout seul avec son maillot de la Seleçao. Et circule sans problème.

Mais quelques minutes plus tard, les choses se corsent lorsqu’une centaine de ses compatriotes débarquent avec des drapeaux. La plupart sont en famille et l’ambiance est bonne enfant. Mais ils tombent sur une cinquantaine d’ultras français, bien décidés à jouer les prolongations. Ils injurient les supporters portugais et vont jusqu’à sortir des bombes lacrymogènes pour les gazer.

Vosges Matin


Saint-Brieuc. Un homme écroué après avoir volé un drapeau à un Portugais

Les Portugais klaxonnent, rient, chantent. Soudain, un premier jeune homme éméché arrache le drapeau rouge et vert qu’un Portugais agite à sa fenêtre. Il part en courant en cachant l’objet du vol sous son pull noir.

Un autre homme mal intentionné fait la même chose. Une supportrice portugaise, assise sur la fenêtre de la voiture, agite son drapeau. Le Briochin de 28 ans lui l’arrache. La voiture s’arrête net. Le conducteur et deux femmes sortent et lui courent après. Deux policiers en civil foncent pour éviter la bagarre et calmer le jeu. En vain.

Lorsque les policiers veulent contrôler le supporter français, ils subissent des insultes. Le voleur tente de fuir. Il est finalement plaqué au sol et menotté place du Chai, devant un restaurant, dans une ambiance hostile de fin de soirée, avec beaucoup de personnes alcoolisées. Il tente de porter des coups aux forces de l’ordre. L’homme ivre est conduit au commissariat, où il est placé en cellule de dégrisement.

Il a été déféré hier, puis jugé dans la foulée, selon la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, pour outrage et rébellion. Il a été écroué pour quatre jours et condamné à une peine de six mois qu’il effectuera sous bracelet électronique.

Ouest France


Le DJ et producteur français Merzo a provoqué l’indignation de la communauté portugaise dimanche soir sur Facebook, après la victoire de Cristiano Ronaldo et de toute son équipe.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football Merzo DJ

Le post, qui a rapidement été effacé, fait une analogie aux milliers de Portugais qui ont émigré en France pour effectuer des tâches peu gratifiantes telles que la construction civile. Merzo montre ainsi un énorme manque de respect et de mépris envers le peuple portugais et en particulier envers les immigrants.

Minute News


Canada : un entraîneur du club de l’Impact de Montréal congédié après des propos racistes

L’Impact de Montréal a mis un terme au contrat de Mathieu Rufié, qui était l’entraîneur de l’équipe U14 au sein de l’Académie de l’équipe, en raison des propos racistes qu’il a tenus sur Facebook à la suite de la défaite de la France face au Portugal en finale de l’Euro, dimanche.

Rufié avait décrit les Portugais comme des «fils de carreleur», affirmant que «sans leurs danseuses, ils ressemblent à rien ces maçons».

Dans un communiqué, l’Impact s’est dissocié entièrement «de ce genre de propos qui vont à l’encontre des valeurs fondamentales du club et de l’Académie». L’organisation a aussi qualifié les déclarations de «totalement inacceptables».

La Presse

#FRAPOR: L’extrême droite entre haine de la France métissée et haine des franco-portugais

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https://twitter.com/CapuPatriote/status/752274930344071169

https://twitter.com/Lesquen2017/status/752215417465233408

https://twitter.com/GuillaumeLrz/status/752275185609367552

https://twitter.com/DavyRodriiguez/status/752267185565884416

https://twitter.com/duc_dracquo/status/752276826706284544

https://twitter.com/PatrioteLibre92/status/752309990187233280

 

Jugé pour incitation à la haine, un militant d’extrême droite envoie un courrier d’injures au tribunal

27% des sympathisants FN approuvent les agressions racistes et les attaques de mosquées post-attentats

sondage islamùophobie attaque mosquée agression raciste FN front national

La situation de tension est donc assez présente, même si dans notre pays nous n’avons pas eu à déplorer pour l’instant des événements de ce type de manière totalement organisée. Nous avons certes à chaque fois, plus après janvier que novembre, un pic dans les actes anti-musulmans (agressions, tags, dégradations, incendies, etc.). On voit aujourd’hui que la France est très fortement sous tension.

Nous voyons donc avec ces résultats que « seulement » 1 Français sur 2 condamnerait de tels actes. Une très forte minorité (39%) comprendrait sans approuver. Une plus faible minorité (10%) approuverait. 10%, même si approuver ne signifie pas participer, cela donne une idée du potentiel de radicalisation réactive face à des attentats. Ce vivier des 10% peut fournir très facilement un nombre conséquent d’individus prêts à se joindre à ce type d’actions. Au regard de ces chiffres, les propos du patron de la DGSI prennent une autre résonance.

Les sympathisants du Front national, qui semblent être plus sensibles à cette haine que les autres, sont 27% à approuver ce genre d’exactions.

Atlantico