Jessica Alba : On m’a dit que je n’étais pas “assez caucasienne pour avoir le premier rôle” à Hollywood

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Star internationale, Jessica Alba est aujourd’hui à la tête d’une entreprise, The Honest Company, estimée à plus d’1,7 milliards de dollars. Mais pour en arriver là, l’actrice a dû lutter. Victime de discriminations raciales, Jessica Alba s’est confiée sur le racisme ambiant à Hollywood afin de montrer aux filles et aux femmes du monde entier qu’il ne faut pas se laisser intimider et continuer à poursuivre ses rêves.

Actrice, maman, chef d’entreprise, la carrière de Jessica Alba est impressionnante. Si la jeune femme de 35 ans semble avoir tout réussi dans la vie, cela n’a pas pour autant été facile pour elle. Bien au contraire.

A Hollywood, où les femmes et les personnes issues de minorités ethniques sont sous-représentées, Jessica Alba a dû cravacher pour se frayer une place parmi les plus grands. Fille d’une mère américaine et d’un père mexicain, Jessica Alba ne rentrait pas dans le moule que les producteurs et réalisateurs avaient définis.

Quand j’ai commencé à décrocher des rôles et à passer des castings, ils n’arrivaient pas à déterminer mon ethnie. Du coup, ils me mettaient dans la catégorie “exotique”, quoi que cela puisse bien signifier. Ils me disaient : “Tu n’es pas assez latine pour jouer une latina. Et tu n’es pas assez caucasienne pour obtenir le rôle principal. Donc tu vas jouer la fille exotique”, a expliqué Jessica Alba à PopSugar lors d’une

Au Féminin

Cible d’un torrent d’injures racistes, l’actrice Leslie Jones ferme son compte Twitter

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L’actrice américaine Leslie Jones, actuellement à l’affiche du nouveau film S.O.S. Fantômes, a fermé son compte Twitter après avoir reçu une bordée de messages « ignobles » à caractère raciste, a-t-elle fait savoir.

Dès la sortie vendredi dernier du long-métrage aux Etats-Unis, l’actrice américaine Leslie Jones a été inondée de tweets contenant des insultes racistes, l’accusant notamment d’être moche et la comparant à Harambe, un gorille mâle du zoo de Cincinnati (Ohio, nord) qui a dû être tué en mai après la chute d’un garçonnet dans son enclos.

« Je quitte Twitter ce soir avec les larmes aux yeux et le coeur très triste. Tout ça parce que j’ai fait un film. Vous pouvez détester le film mais la merde que j’ai reçue aujourd’hui… c’est pas bien », a indiqué lundi soir l’actrice, qui se produit habituellement dans l’émission Saturday Night Live.

Le flot d’insultes a débuté dès la sortie du film, salué par les critiques mais dénigré par des hommes ayant accusé ses vedettes féminines de ne pas être drôles et d’avoir ruiné leurs souvenirs d’enfance. Le premier S.O.S. Fantômes est sorti en 1984. Un troll lui a écrit: « Ne laisse pas l’échec de #Ghostbusters te plomber le moral. Tu es parfaite pour jouer le rôle principal dans un film sur Harambe« .

Challenges

«Les Innocentes» : un film sur le calvaire des nonnes violées par des soldats russes

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Pour réaliser Les InnocentesAnne Fontaine s’est inspirée de faits historiques : dans la Pologne de 1945, une jeune interne française apporte son savoir et sa compassion à des nonnes violées et mises enceintes par des soldats russes. Après avoir fait face à la brutalité, elles doivent affontrer une situation qui les dépasse. Les mots « solidarité féminine » s’incarnent en la personne de la magnifique Lou de Laâge, « une actrice d’une grâce et d’une cinégénie exceptionnelles ».

20 Minutes

Après « La Vie d’Adèle » un collectif catholique obtient la censure du film « Antichrist »

Le film « Antichrist » de Lars von Trier, sorti en 2009, vient de voir son visa d’exploitation annulé par la justice. Derrière cette décision il y a le collectif catholique Promouvoir, qui n’en est pas à son coup d’essai.

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Après Love de Gaspar Noé, c’est Antichrist de Lars von Trier qui voit son visa d’exploitation annulé par la cour administrative d’appel de Paris. La raison : « des scènes de très grande violence » et « de sexe non simulées« . Dans les faits cela se traduit par un changement de classification.

À l’origine de cette décision, il y a le collectif Promouvoir, association proche des milieux catholiques traditionalistes. À sa tête un ancien mégrétiste et fervent catholique, André Bonnet, également avocat de l’association.

Depuis sa création en 1996, elle se bat pour changer la classification des films qu’elle estime non conforme aux « valeurs judéo-chrétiennes« , confiait André Bonnet lors d’un entretien aux .

La première victime de leur croisade contre les images choquantes au cinéma est le long-métrage de Virginie Despentes et Coralie Trinh Thi Baise-moi sorti en 2000. Initialement interdit aux moins de 16 ans, le collectif a obtenu auprès du Conseil d’État l’annulation du visa d’exploitation du film. Classé X, il a été retiré des salles. L’association déplorait les scènes de sexe non simulées et extrêmement violentes.

Depuis, Promouvoir s’est attaqué à de nombreux films avec souvent un succès à la clé. Une situation qui interpelle et remet en cause le jugement du CNC, l’organisme en charge de la classification des œuvres cinématographiques. Qui décide vraiment, quand on observe que plusieurs films voient leur classification changée – même plusieurs années après leur sortie – suite aux poursuites en justice de l’association ? La question se pose légitimement.

Marianne