« Sale gauchiste » : Trois skinheads jugés pour une agression mortelle

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Ce 1er août 2009, Frédéric Bourget fait la fête dans un bar de la rue Paul-Bert, à Rennes. Le chauffeur livreur de 27 ans est abordé par une jeune femme, Nivine Gaid, 28 ans aujourd’hui, qui lui demande une cigarette. Elle n’obtient pas satisfaction. Romain Renoux, 30 ans, et un complice mineur, le tabassent en le traitant de « sale gauchiste ».

Une fois à terre, il reçoit des coups de poing et des coups de pied. Un des agresseurs porte des chaussures coquées, affectionnées par les skinheads. Les deux hommes, dont un est mineur, et la femme, appartiennent à la mouvance d’extrême droite. Tous les témoins affirment qu’ils ont fait le salut nazi dans le bar…

Sonné, Frédéric Bourget parvient à reprendre ses esprits et poursuit la soirée dans un appartement chez des amis, rue Alphonse-Guérin. Deux heures plus tard, il se plaint de maux de tête et veut rentrer chez lui.

Un employé du Star (réseau de bus et métro) l’aperçoit peu avant 7 h du matin, le 2 août, allongé sur le trottoir avenue du Sergent-Maginot. Le jeune homme est mort. L’autopsie révèle que le décès a été provoqué par une hémorragie du cerveau, suite à des coups violents.

Le verdict devrait tomber dans la soirée, ce vendredi.

Ouest France

Cédric Lamboley condamné à 4 mois de prison pour une agression islamophobe en état de récidive légale

justice des hommes

« Il ne manquera pas à Terrasson », a conclu la procureur Odile de Fritsch après avoir demandé une interdiction de séjour dans la commune pendant deux ans. La juge a suivi cette réquisition. Une sanction qui vient en complément de la peine de quatre mois d’emprisonnement prononcée à l’encontre de Cédric Lamboley, 34 ans.

L’homme était jugé ce vendredi par le tribunal correctionnel de Périgueux. Il répondait de violences, de destruction de bien et d’injures non publiques en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion.

Au cours de l’été 2016, ce Terrassonnais s’en est pris au frère d’un voisin. Il a confondu les deux hommes et sans que la victime ne comprenne les motivations de son agresseur, il s’est soudainement vu inonder d’insultes à caractère raciste et de bras d’honneur. L’affaire a pris une tournure autrement plus virulente lorsque Cédric Lamboley a foncé, à bord de sa berline allemande, sur l’homme qu’il avait pris en grippe.

« J’aurais aimé qu’il soit là aujourd’hui, ne serait-ce que pour savoir s’il sait ce que désigne un salafiste« , a lancé Me Sabine Julien pour la partie civile. « Dans le climat actuel, ses insultes se révèlent particulièrement blessantes.

« Le prévenu n’en est pas à sa première condamnation. Son casier recensait, avant ce nouveau procès, 13 mentions depuis 2001 (vol, violences conjugales, délit de fuite après avoir provoqué un accident, détention non autorisée de chien d’attaque, etc.). Il était de fait jugé ce vendredi en état de récidive légale.

Sud Ouest

Agressions racistes et saluts nazis, 4 légionnaires traduits devant la justice

illustration police

Cinq ans après les faits, quatre suspects viennent d’être renvoyés devant le tribunal pour des faits de violences racistes. L’affaire remonte à la nuit du 7 au 8 octobre 2011 devant le bar Le Flaherty’s à Nîmes, situé boulevard Amiral-Courbet.

Les policiers du commissariat sont appelés pour une bagarre devant le pub. Ils s’aperçoivent qu’un homme noir est au sol et a manifestement été blessé par arme blanche. Un autre homme noir indique également avoir été agressé avec son ami par une bande de légionnaires. Ils étaient six au moment des faits. Apparemment, tous les acteurs de ce dossier étaient en état d’ivresse au moment des faits.

Après une première série d’investigations qui confirmaient le caractère raciste de l’agression, le parquet de Nîmes ordonnait le 9 octobre 2011 l’ouverture d’une information judiciaire pour « violences volontaires en réunion en raison de l’appartenance de la victime à une race« .

(…)

À cet égard, l’un des suspects était à la fois mis en examen pour les violences mais aussi partie civile pour avoir été blessé.Dans un registre similaire, l’étau judiciaire s’est resserré sur cet homme. Lequel a fait l’objet d’une nouvelle procédure pour des faits commis dans la nuit du 19 au 20 août 2011. Il était visé par une plainte déposée par un jeune homme originaire d’Afrique du Nord.

Ce plaignant expliquait avoir été l’objet de violences et d’injures racistes au bar Le Napoléon. Les témoignages recueillis sur place confirmaient la version de la victime sur les propos racistes et indiquaient que l’agresseur avait réalisé des saluts nazis.

Sud Ouest

New York : Une employée musulmane agressée à l’aéroport JFK aux cris de « Trump va nous débarrasser de vous »

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Un homme d’affaires s’en est violemment pris, même physiquement, à une employée musulmane dans un salon des voyageurs à l’aéroport Kennedy, de New York, en lui criant notamment que le président Donald Trump «se débarrasserait de vous tous», selon les autorités.

Robin Rhodes, âgé de 57 ans, de Worcester, au Massachusetts, attendait sa correspondance de retour, mercredi soir, au salon des voyageurs de son transporteur aérien, à New York, lorsqu’il a eu une altercation avec Rabeeya Khan, qui porte le voile islamique.

Mme Khan a raconté à la police que le voyageur l’avait insultée et avait frappé violemment la porte du local où elle se trouvait. L’employée, âgée de 60 ans, lui a alors demandé ce qu’elle lui avait bien pu lui faire, et M. Rhodes l’aurait frappée à la jambe. Le voyageur s’est ensuite agenouillé, en imitant un musulman en prière, et a proféré des obscénités, selon les enquêteurs.

L’homme a comparu jeudi soir pour répondre à des accusations de voies de fait et menaces de crimes haineux, et il demeure détenu jusqu’à ce qu’il verse une caution de 30 000 $. Il doit comparaître à nouveau le 8 février prochain.

Metro

Joël, condamné à 3 mois de prison pour menace de mort avec arme et injures raciales

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Poursuivi pour menace de mort, port d’arme non autorisé et injures raciales, Joël, 74 ans, était absent à l’audience ce jeudi 5 janvier 2017 et non représenté par un avocat. Les faits trouvent leur origine à Deauville dans le cadre des 18ème puces de Deauville qui se sont déroulées à l’hippodrome de la Touques du 5 au 7 mai 2016.

Le dimanche 7 mai 2016, dernier jour du salon, une exposante prévient le commissariat de police de Deauville qu’un des participants menace un de ses confrères d’un révolver et d’une batte de baseball. Interpellé par les fonctionnaires alors qu’il a rejoint son camping-car stationné à proximité, l’homme ne cherchera pas à dissimuler ses armes « des objets qui [lui] permettent de sécuriser [son] cadre de vie ».

Dès lors, les enquêteurs apprendront que depuis trois jours, l’antiquaire mène la vie dure à l’ensemble des exposants par un comportement pour le moins désagréable :

« Il cassait les pieds de tout le monde, il faisait fuir les clients potentiels… », sans préjudice de réflexions sexistes.

Désagréable avec tous, le septuagénaire semble vouer une véritable haine à l’encontre de son voisin de stand, Abdurrahman K. décrit par tous comme étant quelqu’un de souriant, calme et sympathique.

Des qualités auxquelles le prévenu, qui ne cache pas son aversion pour les étrangers n’est pas très sensible. Depuis le premier jour, ce dernier déverse à l’envi un torrent de propos racistes à l’encontre du commerçant turc « Vous nous em… vous les Turcs et les Arabes ! Rentrez dans votre pays… » Devant les policiers qui l’ont alors entendu, il niera avoir proféré des insultes, ajoutant que « de toute façon, il n’y avait personne pour entendre ».

Dimanche, après qu’Abdurrahman poussé à bout a fini par lui lancer « Ta gu…. », Joël s’est précipité dans son camping-car pour en revenir armé d’un « bâton » et d’un « flingue » chargé de cartouche à blanc ou au poivre, en criant « Je vais te buter ! ».

Le commerçant dont le casier judiciaire compte trois condamnations a écopé de 3 mois de prison ferme. Il devra verser 1.200 € à sa victime et payer une amende de 200 € pour insultes raciales.

Le Pays d’Auge

Lionel condamné à 13 ans de prison pour avoir tabassé à mort un homme pour une cigarette

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«C’est comme ça que ça s’est passé. J’ai pris un coup et je me suis acharné. » Lionel Massonneau, 36 ans aujourd’hui, a définitivement abandonné la version d’un unique et mortel direct au visage de Régis Musiol, 63 ans, pour une cigarette. Une demande banale à laquelle le trentenaire apporte une réponse fatale.

Entré dans le box hier, l’accusé n’a plus qu’une vision lacunaire de la violence qui a été la sienne dans l’après-midi du 22 septembre 2013. Un dimanche où des automobilistes s’arrêtent pour calmer une rixe opposant deux hommes sur cette portion du boulevard Robert-Schuman comprise entre deux ronds-points, l’un à Yutz et l’autre à Thionville. Tous rapportent ce même scénario dans lequel Lionel Massonneau frappe la victime déjà à terre.

Tous confirment ce paradoxe d’un accusé aussi calme et posé avec eux qu’il a été féroce avec sa victime. « Pas d’agressivité, poli, il est parti avant que la police n’arrive, normalement, sans fuir. Il essayait de justifier l’injustifiable […] Ses arguments étaient décalés par rapport à la réalité de la scène », raconte l’un des témoins.

Dans cette affaire où la victime paie de sa vie une banale demande de cigarette, la cour a rendu un verdict un peu plus clément que les quinze années. L’accusé écope de 13 ans de prison.

Le Républicain Lorrain

Agression d’une cheminote aux cris de « la France aux français ! » dans la gare de Sarcelles – Saint-Brice.

Communiqué de la section locale Sud-Rail suite à l’agression raciste et physique d’une cheminote par un agent de la SNCF en gare de Sarcelles – Saint-Brice.

Samedi 24 décembre, une collègue de la gare de Sarcelles-St Brice a été violemment frappée au visage par un agent tenant des propos racistes et criant « la France aux français ! ».

Voilà où mènent ces idées !

Les propos racistes, largement répandus par le Front national et les différents partis d’extrême-droite qui sont dans son sillage, ont servi dans un premier temps à libérer la parole de ceux qui partagent ces idées. Mais quand on permet à ceux qui ont des idées racistes de se sentir suffisamment à l’aise pour l’exprimer, on finit par faire en sorte que ceux qui ont envie de passer à l’acte en s’en prenant physiquement à des personnes d’origine différente, se sentent en situation de le faire.

Ces idées n’ont rien d’anodin. Marine Le Pen tente de dédiaboliser les idées du FN et d’avoir l’air respectable. Mais derrière cette respectabilité de façade, il reste toute la crasse des idées nationalistes et racistes.

Ceux qui croient voir une solution du côté de ces idées sous prétexte qu’on ne les aurait pas encore essayées au gouvernement, se tournent vers les pires ennemis du monde du travail. Ces partis ne font que diviser les travailleurs en fonction de leur origine et, par conséquent, affaiblissent le monde du travail.

Notre seule force est d’être conscients que nous ne formons en tant que travailleurs qu’une seule classe avec des intérêts communs à défendre, contrairement à ceux qui voudraient nous faire croire que le fait d’être français nous donne les mêmes intérêts que n’importe quel patron français et ferait de n’importe que travailleur d’origine différente notre ennemi.

Refusons de nous laisser diviser, ce sont les racistes qu’ont rien à faire parmi nous !

Sud Rail – Section exploitation (EEV PNO – EGT NIF)

Paris Lutte