« Le FN est l’allié objectif des terroristes », selon Éric Coquerel

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Jeudi, dans L’Humanité, Éric Coquerel, le coordinateur du Parti de Gauche a déclaré, après que la tête de liste frontiste pour les régionales en Île-de-France Wallerand de Saint-Just a proposé de mettre la ville de Saint-Denis sous tutelle de l’État.

L’objectif de Daesh est de diviser le pays. Si les balles des tueurs n’ont pas fait le tri vendredi entre français, les irresponsables du Front National le font eux en stigmatisant les quartiers populaires et les Français selon leur religion ou supposée telle. Ils aident ainsi objectivement les buts du groupe terroriste.

Europe 1

Speed, cocaïne et cannabis… le juteux trafic de Guillaume et John

saisi cocaine drogue trafic

Le 11 septembre, la mère d’un homme de 39 ans alerte les services de police : en rangeant la chambre de son fils, elle vient de trouver de la poudre blanche. Aussitôt, une perquisition : on trouve 175 g de speed, deux sachets de 11 g chacun, une balance et 315 €.

Le fils est interpellé sans heurt et placé en garde à vue. Dans sa voiture on trouve un demi-sachet d’ecstasy. Il reconnaît revendre du speed depuis avril 2014, avoir acquis 3,1 kg et avoir revendu 2,9 kg, la différence constituant sa consommation personnelle.Ses reventes ont augmenté petit à petit pour accroître son bénéfice. Et il avoue que son fournisseur est en fait un collègue de travail.

Le collègue est interpellé le 28 septembre sur un chantier. Sa voiture est saisie, on y trouve des espèces. Un chien de la brigade cynophile marque en plusieurs endroits. On trouve deux balances, une grande quantité de sachets de conditionnement, de l’herbe, de la résine de cannabis, des pistolets à gaz et à impulsion, des cartouches.

En garde à vue, d’abord, il assure qu’il consomme mais ne revend pas. Lors de la confrontation, il avoue avoir revendu 1,350 kg de speed, 1 kg de cannabis et un peu de cocaïne à son collègue, son principal client. Mais il refuse de donner le nom de son fournisseur. Quant aux quantités et bénéfices, il n’en admet que de très faibles comparées aux estimations des enquêteurs ; « entre 6500 et 15 000 € sur un an », selon la présidente.

John Asselin, 39 ans, son collègue Guillaume Jadot, 34 ans, il a cinq mentions au casier judiciaire et a déjà été condamné pour ce genre de trafic en 2005 et 2012, il récidive donc pour la deuxième fois.

John Asselin a été condamné à dix-huit mois de prison dont six avec mise à l’épreuve durant deux ans, obligation de soins, de travail et de payer une amende de 4 000 €. Guillaume Jadot a écopé de cinq ans de prison dont deux avec sursis mise à l’épreuve durant cinq ans. Il a regagné sa cellule à l’issue de l’audience.

La Voix du Nord

Le CRIF dans les eaux marécageuses de l’extrême droite

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Pour le Conseil représentatif des institutions juives en France, l’extrême droite ne représente plus dans notre pays un danger pour les Juifs mais uniquement pour les Musulmans.

Au moment où des donneurs de leçons somment plus de quatre millions de Musulmans de s’excuser pour les crimes commis par les Merah, frères Kouachi, Coulibaly et autres, il est temps de braquer les projecteurs sur le CRIF, par souci d’équilibre.

Première remarque : le CRIF est une structure communautaire dont l’objet (paradoxalement) est de lutter contre le communautarisme (musulman bien entendu). Grosso modo, cet inconditionnel défenseur d’Israël peut s’organiser comme il le désire tout en stigmatisant tous ceux qui de leur côté tentent de s’unir pour être plus efficace dans leur lutte. Une injustice parmi d’autres.

Deuxième remarque : le CRIF ne représente pas tous les Juifs français, il se transforme en organe politique avec son fameux dîner annuel où chaque année les chefs d’État et/ou de gouvernement vont s’exprimer et prendre des engagements. Aucune autre religion en France ne déroge ainsi à la sacro-sainte laïcité où César va trinquer avec « Dieu ». Est-ce raisonnable ?

Troisième remarque : le CRIF est un tribunal communautaire qui condamne d’autres Juifs opposés à la politique d’Israël. Il les afflige du stigmate de la « haine de soi », considérant qu’ils trahissent l’identité juive en dénonçant par exemple la colonisation de la Cisjordanie. Ceux qui ont la « haine de soi » ont la vie dure au CRIF.

Quatrième remarque : la dérive droitière du CRIF qui se rapproche dangereusement du Front national.

Ainsi, lors de l’accession de Jean-Marie Le Pen au second tour de l’élection présidentielle en 2002, Roger Cukierman, déjà président du CRIF, déclara à un journal israélien que cette victoire politique de l’extrême-droite servirait à réduire l’antisémitisme musulman et le comportement anti-israélien en France. Le score du FN est alors analysé comme un message adressé aux Musulmans de France leur indiquant de se tenir tranquille.

Autrement dit, le CRIF considère que l’extrême-droite ne représente plus un danger pour les Juifs de France mais uniquement pour les Musulmans de France.

Le parti d’extrême droite apparaît comme une digue de défense face à un supposé danger islamique. Dans cette perspective, CRIF et FN deviennent des alliés objectifs, nonobstant l’antisémitisme déclaré de Jean-Marie Le Pen et la présence au sein du FN de cadres négationnistes.

Plus récemment, M. Cukierman trouvait la  présidente du Front national, Marine Le Pen, « irréprochable ». Une déclaration qui a fait bondir Serge Klasfeld.

Enfin, le CRIF n’a jamais condamné clairement les groupuscules violents à l’instar de la LDJ et du Bétar gravitant autour de lui alors qu’ils prônent la violence.

Tout cela nous amène à conclure qu’on ne peut pas demander aux quatre millions de Musulmans de France de s’excuser pour les actes criminels perpétrés au nom de l’Islam sans demander des comptes au CRIF : la première entité communautariste de France.

On ne peut pas stigmatiser toute une communauté pour des forfaits simplement commis en son nom.

Sinon, il suffirait d’une prise d’otages au nom du CRIF par un individu se présentant comme tel pour engager la responsabilité du CRIF.

Alexandre Thomas

 

Lionel tabasse sa femme pour une cigarette

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Droit dans son chandail beige, Lionel L. comparaissait hier pour des violences exercées sur sa femme le 1er novembre à Ajaccio.

En l’espèce, dit le texte « de lui avoir donné des coups de pieds alors qu’elle se trouvait à terre et de lui avoir tiré les cheveux pour frapper son visage contre le mur« .

Faits dont le tribunal l’a reconnu coupable, le condamnant à deux mois de prison avec sursis et des obligations de travailler et de se soigner. À la barre, le presque quinquagénaire « en recherche d’emploi » depuis que son « RSA s’est arrêté, en août » reconnaît placidement les faits.

Un moment donné, c’est parti, j’ai frappé. » Visiblement peu convaincu par la tautologie du raisonnement, le juge poursuit l’enquête : « Pourtant, vous l’expliquez comme si c’était évident…  » se fatigue le juge. On en arrive au coeur de l’affaire : une « histoire de cigarette ».

Corse matin

Mathieu, ex gendarme, condamné pour avoir tué de 41 coups de couteau une octogénaire

Mathieu Buelens Claude Tarvernier couteau meurtre

Le gendarme de Barbezieux, Mathieu Buelens, qui fête ses trente ans ce samedi 21 novembre, comparaissait devant les Assises d’Angoulême. Il était accusé du meurtre de Claude Tarvernier, 82 ans, en juin 2012 à Barbezieux. Un assassinat violent, puisqu’il l’avait poignardée à 41 reprises.

Hier vendredi 20 novembre, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle dont 20 ans de sûreté, assortis d’une obligation de suivi sociojudiciaire pendant 10 ans sous peine de 7 années de prison supplémentaires.

L’enjeu du procès : déterminer s’il avait prémédité son geste. Les jurés ont estimé que oui, et qu’aucun trouble psychologique n’avait altéré son discernement. Ils n’ont pas cru au coup de folie, comme l’invoquait son avocat.

Après cinq jours de procès et quatre heures de délibération vendredi 20 novembre, il est demeuré toujours amnésique, expliquant « ne pas se souvenir de son geste ». L’avocat général avait requis la perpétuité assortis de 22 ans de sûreté.

France 3

Tags anti français sur la mairie de Bastia suite a la demande du maire de chanter la marseillaise

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Les murs de la mairie de Bastia (Haute-Corse) ont été tagués dans la nuit de vendredi à samedi suite à la prise de position du maire nationaliste de la ville Gilles Simeoni pour que la Marseillaise soit diffusée  lors du match de Ligue 1 SC Bastia- GFC Ajaccio, samedi soir à Furiani.

« Tristi ie francesi mai » (triste oui, français jamais), « dolu francese, dolu naziunalistu » (deuil français, deuil nationaliste), tagué en lettres rouge pouvait-on lire samedi matin sur les murs fraîchement refaits de la mairie de Bastia.

Le président de la LFP, Frédéric Thiriez avait ainsi annoncé que l’hymne national serait joué avant chacune des dix rencontres du week-end en Ligue 1.

Un protocole que le club du SC Bastia a décidé de ne pas suivre, en présentant vendredi soir sur son site, l’organisation d’une cérémonie en hommage aux 130 morts des attentats, mais sans y faire figurer la Marseillaise.

France 3

Mickaël, condamné pour avoir tué une policière

Mickaël Groult Sandrine Mortas meurtre policiere desequilibre

Le tribunal correctionnel de Caen (Calvados) vient de rendre son jugement : Mickaël Groult est condamné à 6 années de prison. Cet homme de 36 ans, sans profession, alcoolique depuis l’adolescence, a été reconnu coupable d’avoir causé la mort de la policière ébroïcienne, Sandrine Mortas, en septembre 2014.

Le 6 septembre, alors qu’elle s’était portée volontaire pour participer à la sécurisation des Jeux équestres mondiaux à Caen, la gardienne de la paix de 39 ans, qui régulait la circulation à un carrefour, avait été percutée par le scooter de Mickaël Groult. Elle était décédée quelques jours plus tard au Centre hospitalier universitaire (CHU) de Caen.

C’est la cinquième condamnation de Mickaël Groult ; la plupart d’elles sont liées à ses problèmes avec l’alcool.

Mariée à Romuald, un sapeur-pompier de Paris, désormais affecté dans l’Eure, Sandrine Mortas était mère de trois enfants, âgés de 3, 5 et 9 ans. Elle était rentrée dans la police en 2001. Après sa scolarité à l’école des gardiens de la paix de Roubaix (Nord), elle avait été affectée à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis) à partir de 2002.

Elle avait rejoint Évreux le 1er septembre 2007. Elle travaillait au Service général et, à ce titre, participait au quotidien à des missions de police-secours.

Paris Normandie

Le nationaliste Paul-André condamné pour détention d’explosif sera rapproché à Borgo

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À la suite de l’annulation du jugement de la Cour d’appel de Paris par la cour de cassation mercredi, Paul-André Contadini, militant nationaliste incarcéré à Fresnes depuis décembre 2012, a signé ce vendredi matin son rapprochement à la maison d’arrêt de Borgo, a indiqué son conseil Me Marc-Antoine Luca.

Paul-André Contadini devrait être rejugé par la cour d’appel de Paris.

En septembre dernier, le militant nationaliste, incarcéré pour « détention et transport d’explosifs pour préparer une destruction« , avait engagé une grêve d e la faim qui avait duré 17 jours pour demander son rapprochement dans l’île.

Corse Matin

Eric condamné pour avoir escroqué 600 000€ à ses clients vulnérables

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Jeudi soir, le tribunal correctionnel de Dieppe a jugé un dossier « hors-norme », selon les termes de la substitut du procureur de la République, Sophie Bot. Pendant dix ans, Éric Meyer, 62 ans, conseiller financier chez Allianz banque, a abusé de la confiance de ses clients. Il leur a soustrait des sommes allant de 200 € à 230 000 €, pour un montant total de 629 853 €. Une des victimes qui s’est rendu compte de l’escroquerie a porté plainte en 2014.

Après plusieurs mois d’enquête, les gendarmes ont interpellé le sexagénaire qui a été placé en garde à vue le 14 octobre dernier. L’homme a aussitôt reconnu les faits. Quatorze autres victimes ont été identifiées. Des hommes et des femmes âgées, vulnérables, avec qui le conseiller avait noué plus qu’une relation. Derrière lui, la salle est pleine : les victimes, accompagnées de leurs proches ont fait le déplacement « pour obtenir des réponses ».

Paris Normandie

Tout juste sorti de prison, Sylvain est jugé pour braquage avec arme

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Sorti de prison le 13 mai dernier, Sylvain F., Havrais de 40 ans, y retourne inévitablement. Une trentaine de condamnations au casier judiciaire, il a admis devant le tribunal correctionnel du Havre, hier, être le braqueur du magasin Carrefour City de Montivilliers. Parce qu’il a demandé un délai afin de préparer sa défense, il est placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement programmé au 22 février

Sous la menace d’un revolver

Ce père de famille sans travail plaide d’ores et déjà le besoin matériel pour expliquer son geste. Vers 20 h 30, porteur d’une chapka et de gants, le visage dissimulé, il réclame la caisse à une employée du commerce. Puis, il exige le coffre, à la même victime et à une de ses collègues. Le tout sous la menace d’un revolver.

Paris Normandie

Jessy tabasse sa compagne et menace de la découper car elle n’a pas fait à manger

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«Je supporte mal la pression du quotidien. Je ne connais personne dans la région où me réfugier. Je suis à la maison, geint Jessy.  Ainsi, l’habitant de Bolleville justifie un mal-être et les passages à tabac de sa compagne

omet de la « découper »

Le 13 novembre dernier, la jeune femme demande au père de son fils d’arrêter les stupéfiants. Première réponse, il vide deux packs de bière, enfermé dans la chambre. Puis, il gifle, assène des coups de poing et tire par les cheveux. Aussi, il appuie un couteau sous la gorge.

Jusqu’au dimanche. Il reproche alors à sa compagne de ne pas avoir préparé à manger. Devant leur enfant de 19 mois, il promet de la « découper », de la « planter ». La victime alerte un policier qui avait accueilli sa précédente plainte, en décembre 2013, lorsque Jessy, insatisfait de son cadeau de Noël, avait déjà cogné.

Cette fois, ce sont les gendarmes qui interviennent au domicile. Jessy ouvre la porte, calme. Il réfute des violences. Tout au plus une « altercation ». Les militaires insistent : ils veulent voir la jeune femme. Elle s’est réfugiée dans une chambre. Leur petit dans les bras, « elle est terrifiée ».

Paris Normandie

Jerôme l’agriculteur, jugé pour avoir menacé et percuté la voiture des huissiers

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Pour une dette de 45 €, l’agriculteur d’Ypreville-Biville, entre Valmont et Fauville-en-Caux, a utilisé son tracteur pour entrer volontairement dans le véhicule d’un huissier. Et, il a menacé de jouer de ses armes.

Jérôme s’approche de l’huissier et de son associée pour intimider. Il menace d’aller chercher une arme qu’il a bel et bien dans son véhicule. Surtout, l’emporté monte dans son tracteur. « Il n’a hésité à aucun moment », maintiennent à l’audience les parties civiles. Avec son engin, Jérôme vient percuter la Volkswagen Polo de l’huissier. La voiture recule de quelque dix centimètres. Là, Jérôme redescend du tracteur pour reprendre ses esprits dans la salle de traite.

Paris Normandie

 

 

Par crainte de débordements et des sifflets, la Marseillaise annulée pour le derby Bastia et Ajaccio

En marge du derby corse entre Bastia et le Gazélec Ajaccio ce samedi soir (20h00), ce n’est pas la Marseillaise qui sece n’est pas la Marseillaise qui sera jouée à Furiani mais l’hymne corse.

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La symbolique aurait été belle, très belle même. Une Marseillaise avant le derby corse, entre Bastia et le Gazélec Ajaccio, comme sur toutes les pelouses de Ligue 1 ce week-end, en hommage aux victimes des attentats de Paris, le 13 novembre dernier. Mais ce vendredi, Corse Matin révèle que les autorités craignant des débordements et des sifflets pendant l’hymne national, comme cela avait été le cas lors de la finale de la Coupe de France 2002 entre Lorient et Bastia (1-0), ce sera finalement l’hymne corse qui sera joué à Furiani ce samedi (20h00).

En 2002, au Stade de France, une grande partie du public du Sporting Club de Bastia avait hué la Marseillaise, déclenchant la colère du président Jacques Chirac qui avait alors quitté l’enceinte dionysienne. C’est donc le Diu Vi Salve Regina qui retentira dans l’enceinte bastiaise cinq minutes avant le coup d’envoi samedi soir.

Un chant de moins d’une minute qui est habituellement joué avant les rencontres de la sélection corse, mais qui fut aussi joué ces dernières années avant les matchs de Bastia et de l’AC Ajaccio, lorsque les deux équipes évoluaient à domicile le 8 décembre, date de la Fête Nationale de l’Île de Beauté.

Les échos

 

Un mannequin représentant un Juif brûlé lors d’une manifestation anti migrants

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La justice polonaise a ouvert vendredi une enquête après une manifestation anti-migrants au cours de laquelle un mannequin censé représenter un Juif a été brûlé, a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet a été saisi par le maire de Wroclaw (sud-ouest) Rafal Dutkiewicz auquel il a transmis un enregistrement vidéo de la manifestation, en soulignant que « vraisemblablement, pendant que le feu était mis, on entendait des cris ‘Nous brûlons un mannequin de Juif’ ».

Selon le parquet, cité par l’agence PAP, l’enquête a été ouverte pour « insulte publique à une partie de la population ou à une personne, en raison de leur appartenance nationale, ethnique, raciale ou religieuse », un délit qui entraîne une peine maximale de trois ans de prison.

Time of israel

 

Sifaoui, accusé d’être anti-laïque et sexiste après avoir attaqué la mère d’une victime de Merah

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Monsieur,

Vous êtes sans cesse invité par les médias. Vous y parlez de laïcité et de droit des femmes, utilisant ces notions pour justifier vos discours stigmatisant les musulman-es. On aurait pu espérer que les attentats vous auraient incité à un peu de subtilité, d’empathie, de décence.

Comment vous prendre au sérieux sur ces questions quand, mercredi 18 novembre, sur France 2, vous avez laissé entendre que la place des femmes était confinée aux tâches domestiques et remis en cause le fondement même de la laïcité, la liberté de conscience ?

Selon vous, une femme voilée ne pourrait recevoir un prix décerné par le Président de la République : il en irait de la cohérence, on ne pourrait sortir « de ses fourneaux » une militante voilée, l’affichage de cette personne serait contradictoire avec les discours qu’il faudrait tenir aux jeunes femmes concernées pour les convaincre que le voile attente à leur « féminité ».

Vous êtes anti-laïque. Le premier article de la loi de 1905, un des textes fondateurs de la laïcité, stipule : « la République assure la liberté de conscience ». Cela implique qu’on ne fasse aucune distinction entre les personnes au nom de leur religion et de leurs croyances. Dire que X ne mérite pas tel prix car elle est voilée est une atteinte à la laïcité. Votre recours constant à un fantasme de laïcité pour justifier vos discours stigmatisant les femmes voilées relève de la falsification ou de l’incompétence. Assumez votre violence, cessez de la cacher derrière la laïcité.

Vous êtes sexiste. Selon vous, le discours tenu aux jeunes femmes devrait être : « le voile, ça nie la féminité », comme si des jeunes femmes devaient se conformer à l’idée qu’a un homme de la « féminité », comme si la « féminité » devait guider l’identité et le comportement de ces personnes.

Oui, vous êtes sexiste. Selon vous, la place légitime d’une femme est aux fourneaux. Vos propos sur France 2 sont si limpides qu’on voit bien le film : vous, arrachant de force le voile des femmes pour leur imposer la charlotte avant de les pousser vers la cuisine.

Anti-laïque, sexiste et pourtant invité par les plus grands médias pour y vomir votre incompétence : vous êtes vraiment quelqu’un. Soyez pourtant assuré d’une chose : une seule intervention de Latifa Ibn-Ziaten auprès d’une dizaine de personnes aura bien plus de valeur pour l’humanité que cent de vos passages médiatiques.

Jérôme Martin

Yagg

Au moins 24 agressions islamophobes depuis le 13 novembre

RELIGION-ISLAM-PROFANATION-ENQUETE

Vingt-quatre actes antimusulmans, dont deux agressions de femmes voilées, ont été enregistrés depuis les attentats jihadistes du 13 novembre, a annoncé jeudi l’Observatoire national contre l’islamophobie du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Ces chiffres, uniquement basés sur les plaintes et mains courantes déposées auprès des services de police ou de gendarmerie et comptabilisées par le ministère de l’Intérieur, se ventilent en six actions (dégradations de mosquées, violences physiques…) et 18 menaces (lettres haineuses, insultes…), a précisé le président de cet observatoire, Abdallah Zekri.

Parmi les six actions enregistrées figurent des dégradations de lieux de culte par des inscriptions haineuses à Créteil (Val-de-Marne), Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques) et Pontarlier (Doubs), mais aussi l’agression de deux femmes portant un foulard islamique, l’une à Marseille et l’autre à Toulouse, selon Abdallah Zekri.

«Je condamne ces apprentis nazis qui profitent de ces attentats pour s’en prendre à des lieux de culte et à des femmes: c’est une autre lâcheté, », a-t-il ajouté.

Le Parisien