Les bombardements russes en Syrie ont tué plus de 400 civils dont 97 enfants

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Le bilan des victimes a doublé en comparaison de celui donné il y a trois semaines par cette ONG basée en Grande-Bretagne et qui dispose d’un vaste réseau de sources dans la Syrie en guerre.

Le 29 octobre, l’OSDH faisait ainsi état au total de près de 600 morts. L’organisation fait état très exactement de 1 331 morts sous les frappes russes. 403 civils ont trouvé la mort, dont 97 enfants,

Le Parisien

On estime a + de 650 le nombre de civils tués par la coalition dont fait parti la France

Depuis le début de ses bombardements aériens contre le groupe Etat islamique (EI) en Irak et en Syrie, en août 2014, la coalition internationale n’a reconnu que deux morts collatérales de civils.

Une enquête du groupe Airwars.org publiée lundi 16 novembre suggère que le nombre de victimes se compte en réalité en centaines.

Ce collectif à but non lucratif, composé de journalistes et de chercheurs, a identifié 108 incidents vérifiés où des civils ont été tués par les bombardements de la coalition, entre août 2014 et le novenbre 2015.

Ceux-ci auraient fait entre 653 et 932 morts parmi les civils en Irak et en Syrie, et entre 126 et 200 morts au sein des forces alliées à la coalition, comme les milices chiites en Irak.

Airwars.org

Emprisonnés pour un meurtre qu’ils n’ont pas commis Abdelkader et Abdelrrahim font condamner l’Etat

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Après avoir passé plus de dix ans en prison, deux hommes acquittés ont obtenu une indemnisation de plus de 480.000 euros.

Abdelkader Azzimani, âgé actuellement de 50 ans, et Abdelrrahim El Jabri, 49 ans, avaient été condamnés le 25 juin 2004 à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d’appel de Perpignan pour le meurtre d’un dealer, Abdelaziz Jhilal.

La cour de révision a annulé le 15 mai 2013 leur condamnation, et le 3 juillet 2014, les deux hommes, qui avaient toujours clamé leur innocence, devenaient les neuvième et dixième condamnés depuis 1945 à obtenir un acquittement au terme d’une procédure en révision.

L’arrêt considère également que les deux acquittés n’ont pas apporté la preuve d’un préjudice pour leur famille. Ce que les deux hommes contestent. « On fait appel, on veut que le préjudice de nos familles soit indemnisé« , fulmine El Jabri.

Ouest France

Air Cocaïne : mandat d’arrêt contre Aymeric Chauprade et 2 autres Francais

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La justice dominicaine a émis un mandat d’arrêt contre trois Français pour leur participation à l’évasion de République dominicaine de deux pilotes français condamnés à la prison dans une affaire de trafic de drogue, dite Air Cocaïne.

Parmi eux se trouve le député européen Aymeric Chauprade. Les deux autres sont Christophe Naudin, criminologue et spécialiste de la sûreté aérienne, et Pierre Malinowski, assistant parlementaire à Strasbourg de Jean-Marie Le Pen, ancien président du parti d’extrême droite Front national.

Le procureur a annoncé la diffusion par Interpol, l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), d’une demande internationale d’arrestation, appelée «notice rouge».

«Cela implique que si l’un ou plusieurs d’entre eux venaient à quitter le territoire français pour se rendre dans un autre pays, ils seraient arrêtés pour répondre devant la justice dominicaine de violation de la loi 137-03 sur le trafic illégal de migrants et la traite de personnes», a déclaré le procureur.

Les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été condamnés tous deux à 20 ans de prison par la justice dominicaine pour trafic de drogue dans l’affaire dite «Air Cocaïne». Ils avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines aux commandes d’un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Anciens militaires reconvertis dans l’aviation d’affaires, les pilotes ont toujours clamé leur innocence.

Libération

Gilles condamné à du sursis pour agression sexuelle sur une fillette de 6 ans

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Gilles, la quarantaine, reconnaît des attouchements, des gestes sadiques sur une mineure, sa belle-fille, placée à l’aide sociale à l’enfance.

En 2006, quand elle avait 6 ans, puis en 2010, il reconnaît « avoir profité d’elle, notamment avec un thermomètre, lui avoir pris la température sans enlever l’étui, avoir eu des gestes déplacés au moment de la toilette ». 

L’assistante maternelle de la victime constate de son côté « des comportements sexualisés » de l’enfant « inexplicables ». Le tribunal correctionnel de Blois, le 22 avril 2015, condamne Gilles à 12 mois avec sursis pour agression sexuelle imposée à un mineur, à être inscrit au fichier national des auteurs d’infractions sexuelles et au civil, lui ordonne à payer 1.000€ au conseil départemental du Loir-et-Cher en réparation du préjudice moral.

Elise Tamil, avocat général, en retenant la responsabilité de Gilles, admet « l’inadaptation de la peine comme alerte insuffisante qui n’empêche pas la réitération », évoque une « pulsion de caractère pédophilique » au vu du rapport d’un médecin, requiert 24 mois avec sursis et mise à l’épreuve 2 ans avec obligation de suivre des soins et réparer les dommages.

 La Cour condamne Gilles à 24 mois avec sursis, mise à l’épreuve 2 ans avec obligation de suivre des soins, de ne pas rentrer en contact avec la victime, et réparer les dommages. Au civil, elle oblige Gilles à régler 3.000€ pour le dommage moral.

La Nouvelle République

Jackie Crouail, maire de Salaise-sur-Sanne poursuivi pour agression sexuelle sur une fillette de 8 ans

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Le maire de Salaise-sur-Sanne a été placé en garde à vue mercredi après-midi. Selon les informations du Dauphiné Libéré, une plainte pour agression sexuelle a été déposée à son encontre ces jours-ci.

Les faits dénoncés, commis dans un cadre privé, remonteraient à près de 20 ans. La victime était alors âgée de 8 ans. A l’issue de 48 heures de garde à vue, Jackie Crouail a été déféré au parquet de Vienne ce vendredi après-midi et a été placé sous contrôle judiciaire, une information confirmée par le procureur de la République de Vienne. Agé de 74 ans, il sera jugé le 15 décembre prochain.

Le Dauphine

Le pédophile récidiviste Christian Fortin, arrêté pour une nouvelle agression sexuelle

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Le pédophile récidiviste Christian Fortin, arrêté mardi pour une nouvelle histoire d’agression sexuelle, devra rester derrière les barreaux.

La direction des poursuites criminelles et pénales s’est opposée à sa remise en liberté après le dépôt de nouvelles accusations.

« Il est accusé de nouvelles infractions pour possession de pornographie juvénile, à des fins sexuelles d’inciter un jeune de moins de 16 ans à le toucher et d’agression sexuelle envers la même personne, ainsi que bris à une ordonnance de ne pas être en présence de mineur », précise son avocat, Jean-François Têtu.

L’homme de 54 ans a été condamné une première fois, en 1986, à une peine de 48 mois de pénitencier pour une trentaine de chefs d’accusation de nature sexuelle.

Dans les années 90, Christian Fortin a reçu une peine de cinq ans après une récidive. Le résident de Labrecque avait plaidé coupable à des accusations d’attouchements sexuels sur six enfants.

Radio canada

Michel condamné pour plusieurs viols sur ses patientes

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Un poisson coincé dans une nasse. Michel Musquar a beau se débattre encore et encore. Rien n’y fait. Le biologiste de Jarville n’arrive pas à échapper aux questions de la présidente Thouzeau. Dans le box de la cour d’assises de Nancy, cet homme de 56 ans écarte les bras, fait des grands gestes et donne de la voix.

Il multiplie les dénégations. Il se défend pied à pied. Viols après viols. La Justice lui reproche d’avoir abusé de cinq patientes lors de prélèvements dans son laboratoire. Pour l’une, le praticien parle carrément « d’affabulations ». Pour les quatre autres, il soutient : « J’ai fait mon travail comme je le fais habituellement. »

Le biologiste de Jarville concède, quand même, des propos « déplacés » à l’encontre d’une de ses patientes, une jeune infirmière. Il lui a dit qu’elle avait de « belles fesses » et a demandé à voir ses seins en fin d’examen. Lors de sa garde à vue, le praticien avait avoué être allé beaucoup plus loin. Il avait reconnu avoir « dérapé » et commis un viol.

Verdict : 7 ans de prison et interdiction d’exercer.

Est Republicain

« Al Qaeda a tué que 200, c’est pas assez, moi je vais en tuer 1000 ». Maxime jugé pour apologie du terrorisme

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Maxime D., un homme de 27 ans a été arrêté sur la voie publique dans la nuit de mardi à mercredi à Monsempron-Libos, à côté de Fumel, dans le Lot-et-Garonne. Les gendarmes avaient été appelés par les propriétaires d’une maison individuelle qui, en rentrant chez eux vers 23h30, avaient découvert qu’on les avait cambriolés.

La patrouille de gendarmerie s’est alors mise à la recherche du cambrioleur avant de surprendre un individu en pleine rue qui avait sur lui environ 4000 euros en liquide, des bijoux en or et un pistolet d’alarme provenant de la maison visitée.

Au moment de son interpellation, l’individu, fortement alcoolisé, installé depuis environ un an sur la commune et déjà connu pour des vols, insulte et menace de mort les forces de l’ordre. Et lance: « Al Qaeda, ils en ont tué que 200, c’est pas assez, moi je vais en tuer 1000. Vous savez pas qui on est. »
Des menaces qui, en cette période d’état d’urgence, valent à l’homme de comparaître dès cet après-midi pour vols et surtout apologie du terrorisme, qualification retenue par le parquet d’Agen.

La Depeche

Igor bat sauvagement sa compagne pour avoir refusé de faire l’amour

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Refusant de céder à ses faveurs, un ressortissant russe avait battu sa compagne qui lui avait valu 4 jours d’ITT. Après avoir mis l’affaire en délibéré, le tribunal correctionnel a condamné le prévenu.

Le tribunal correctionnel, après avoir mis l’affaire en délibéré, vient de condamner un ressortissant russe résidant en Principauté à quinze jours de prison ferme et 1 000 € d’amende. Rappelons que ce dénommé Igor, entrepreneur, avait frappé sauvagement sa compagne parce qu’elle avait refusé de faire l’amour.

La déposition de la victime, absente à l’audience par peur de se retrouver à nouveau face à son tortionnaire, avait d’ailleurs stupéfait et ému l’ensemble des magistrats.

« Il m’a saisie et cogné la tête sur le sol »

Elle avait déclaré aux policiers avoir été insultée, menacée, puis jetée à terre et battue: « Il m’a saisie par les cheveux et cogné la tête sur le sol parce que j’avais refusé de céder à ses pulsions sexuelles… Alors, il m’a confisqué le portable et coupé le courant. Puis, il a monté le store et sorti la porte de ses gonds. C’est un violent… ».

Nice Matin

Privés d’avion parce qu’ils parlaient arabe

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Deux passagers ont été empêchés d’embarquer ce mercredi à bord d’un vol Chicago-Philadelphie parce qu’ils discutaient en arabe, un incident qui témoigne de la nervosité ambiante liée aux attentats de Paris, à l’origine de faits similaires sur d’autres vols aux Etats-Unis.

Maher Khalil et Anas Ayyad, citoyens américains d’origine palestinienne, allaient monter à bord d’un vol Southwest Airlines lorsqu’un agent de la compagnie américaine leur a indiqué, en s’excusant, qu’ils ne pourraient pas embarquer parce qu’un autre passager, les ayant entendu parler arabe, avait peur de voyager avec eux.

Les deux amis ont été interrogés par le service de sécurité de l’aéroport de Chicago Midway (centre-nord) ainsi que par la police, avant d’être finalement autorisés à embarquer.

Une fois à bord, plusieurs passagers inquiets ont demandé à Maher Khalil d’ouvrir la petite boîte blanche qu’il avait en main, a-t-il raconté à la chaîne locale NBC 5 Chicago.

« Du coup, j’ai partagé mon baklava (gâteau oriental) avec eux », a-t-il expliqué, avec une pointe d’ironie. Sollicité par l’AFP, Southwest Airlines a fait état de« conversations (du personnel) avec des clients qui nous ont approché durant la procédure d’embarquement », sans plus de précisions. « Tous les passagers ont voyagé jusqu’à Philadelphie, où ils sont arrivés avec dix minutes de retard », a ajouté la compagnie.

Plusieurs autres incidents se sont produits ces derniers jours sur des vols intérieurs aux Etats-Unis, impliquant systématiquement des passagers originaires du Proche-Orient.

La Provence

Monique jugée pour avoir exploité une salariée déficiente mentale et détourné ses économies

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Sur le banc des prévenus, Monique, une Châteaurenardaise de 71 ans à la mise élégante. L’ancienne propriétaire d’une auberge sur la route de Noves, à Saint-Rémy-de-Provence, comparaissait hier pour abus de faiblesse sur personne vulnérable. À côté d’elle, Josette*, une petite dame au dos voûté, couverte d’un poncho de laine, âgée de 59 ans. Dont plus de 30 passés auprès de cette famille d’hôteliers-restaurateurs.

La procédure judiciaire démarre un matin d’août 2007, lorsqu’une employée en intérim à l’auberge se présente à la gendarmerie pour dénoncer des maltraitances. Elle décrit Josette comme une bonne à tout faire, qui n’a ni jour de repos, ni salaire, et qui est logée dans un cabanon dans le jardin. Les gendarmes constatent une partie des faits. Devant eux, Josette confirme. Les expertises concluent à une « légère insuffisance mentale » qui en fait « une personne vulnérable« .

« On n’y met même pas des animaux »

L’intérimaire qui a dénoncé parle aussi d’insultes lancées par la patronne : « Tu vas morfler« , « langue de p…« . Josette vit dans une cabane installée dans le jardin. « Un abri de jardin de 2 m sur 2, sans électricité. Ce n’est pas fait pour garder quelqu’un. On n’y met même pas des animaux. .

Le président note aussi ce chèque de 20 000 €, « cadeau » de Josette à… la fille de Monique. Ainsi qu’une assurance-vie. Son bénéficiaire ? « C’était aussi votre fille« , note le président. « C’était un placement« , plaide l’hôtelière.

La Provence

Patrick Mosbach condamné pour homicides après une course de vitesse sauvage

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Que la justice soit rendue sereinement, pour les jeunes victimes. Pour vos enfants… », intime la juge Stellina Boresi qui aura tout fait pour ramener le calme après une bagarre générale en salle d’audience du tribunal correctionnel d’Aix. Patrick Mosbah y est attendu à la barre, pour répondre des faits d’homicide involontaire. Avant d’en venir aux faits tragiques survenus sur l’A55, près de Martigues, la nuit du 27 au 28 septembre 2013, le tribunal évoque le parcours du prévenu, « amateur de run », ces courses de vitesse sauvages.

« Vous conduisiez alors que votre permis faisait l’objet d’une invalidation de points. »Pour excès de vitesse notamment. Quatre occupants se trouvaient dans cette voiture. Au volant, Patrick Mosbah, seul rescapé et Philippe, 21 ans, Élodie et Morgane, 19 ans, tués dans l’accident.

La Provence

Prison ferme pour Michel Augustin, tête du trafic d’héroïne

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C’est une de ces drogues qu’on n’avait plus tout à fait l’habitude de croiser dans les tribunaux : l’héroïne, la drogue sale, celle que jadis on s’injectait dans les veines. La cocaïne et la résine de cannabis avaient ces dix dernières années pris beaucoup de place dans le lit de la consommation habituelle, mais l’héroïne revient en force.

Et le procès qui s’est tenu hier à Marseille vient nourrir la démonstration avec force. Quatre prévenus âgés de 27 à 37 ans répondaient d’un tel trafic organisé dans la cité phocéenne en 2013 et jusqu’au mois de février 2014.

Une soixantaine de clients étaient régulièrement démarchés à l’aide de SMS, quand la marchandise arrivait, sur le mode « Y’a bon ! » ou encore « Le magasin est ouvert ».

« Le magasin est ouvert » : ainsi communiquaient les vendeurs

À la tête du trafic, Michel Augustin, 37 ans, surnommé « Le Chinois ». Les tarifs ? Quarante euros le demi-gramme, 80 euros le gramme. Mais quand on demande à un des revendeurs qui était le donneur d’ordres, il se fait tout petit. Il assure que le fameux « Chinois » n’y est pour rien. « Des Chinois, y’en a plein ! » se défend-il maladroitement.

Chez Michel Augustin, qui lui résidait dans une villa des Olives (13e), les policiers découvriront d’ailleurs un véritable arsenal, mais aussi plus de 10 000 € en espèces,128 g d’héroïne et un coffre-fort. Michel Augustin a écopé hier de 5 ans ferme, ses trois complices de peines de 18 mois à 4 ans.

La Provence

« Est-ce parce que je suis bronzé, je porte la barbe » ? Michael interpelé car il a regardé un film d’action

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Trois hommes ont été interpellés vendredi en gare de Massy. Des passagers trouvaient leur comportement suspect. L’un d’eux, venu pour le week-end à Rennes, témoigne.

Mickaël, 27 ans, a été interpellé, vendredi, en gare de Massy, avec deux autres passagers du TGV Marseille Rennes. L’ensemble du train a été évacué.

« Franchement je n’ai pas compris ce qui se passait. Un policier m’a plaqué à terre, son genou sur mon dos. Il hurlait : « mets tes mains sur la tête ». Il m’a passé les menottes. J’ai eu très peur, et j’ai pleuré », confie le jeune homme.

Un film d’action

Deux heures plus tôt, à 10 h 30, Mickaël est monté dans le TGV en gare de Lyon. Il vient passer le week-end à Rennes chez son amie. Dans le train, il a fait connaissance avec un jeune de son âge. Ensemble, ils ont regardé un film d’action américain où les personnages utilisent des armes. Cela a intrigué certains passagers…

Quatre heures au commissariat

« Est-ce parce que je suis bronzé, je porte la barbe et que j’avais des gants qu’ils m’ont pris pour un terroriste? » questionne le jeune homme qui a passé quatre heures au commissariat avant d’être relâché.

Ouest France

FN: entre racisme et amateurisme, un ex-cadre raconte les coulisses du parti

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Insultes, racisme, homophobie… Vincent Morelle, ex-directeur de campagne à Meaux, raconte comment le FN, parti qu’il croyait « javéllisé » n’en a pas fini avec ses vieux démons. « Ecoeuré », il détaille le déroulé de la campagne municipale 2014 à Meaux.

Une opportunité « de faire gagner le souverainisme », c’est ce qui a poussé Vincent Morelle à rejoindre le Front national en avril 2013. Lundi, cet ex-directeur de campagne a rendu sa carte, « écoeuré » par le racisme et l’amateurisme du parti frontiste. Dans Libération, il raconte son passage au sein du mouvement d’extrême droite.

« Notre score sera celui de Marine Le Pen »

Ce qui interpelle dans le récit de ce jeune homme de 24 ans, c’est le manque de sérieux des personnes avec qui il a travaillé. « J’ai adhéré au Front en avril 2013, quand je me suis installé en Seine-et-Marne avec ma compagne » raconte-t-il. Quelques mois plus tard, il rencontre Béatrice Roullaud la candidate aux municipales investie par le FN pour affronter Jean-François Copé à Meaux.

Dès la première rencontre, elle m’a proposé de devenir son directeur de campagne » poursuit Vincent Morelle. Un peu surpris, il accepte tout de même.

L’étonnement est encore là, à la rentrée 2014, lorsque débute réellement le marathon électoral. Le choix des thèmes de campagne? « Pour le moment, c’est une perte de temps: on va d’abord boucler la liste. Notre score sera celui de Marine Le Pen » lui assure la candidate.

Un colistier ivre du soir au matin

Béatrice Roullaud est sujette à la paranoïa raconte le Vincent Morelle. « Elle est persuadée que Copé l’a mise sur écoute, elle a peur qu’il la cambriole pour obtenir sa liste. Même à moi, qui étais son directeur de campagne, elle ne voulait pas donner le nom de ses colistiers » raconte-t-il à Libération. Une situation qui trouve un semblant d’explication quelques mois plus tard lorsque la candidate se plaint d’avoir du mal à constituer sa liste. Commence alors une campagne de recrutement.

« L’amateurisme, c’est une chose. Après tout, des incompétents, on en trouve partout. Mais les propos que j’ai entendus n’ont pas à être tenus ni tolérés. Ce n’est pas ma guerre: je ne me bats pas contre les Juifs ou les Noirs » explique l’ancien directeur de campagne dans les colonnes de Libération avant de mettre en cause la direction nationale. « Un général d’armée est responsable des exactions de ses troupes » conclut-il.

Lexpress

Marion Maréchal-Le Pen estime que les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang » que les chrétiens

LAÏCITÉ À 2 VITESSES – La nièce de Marine Le Pen, candidate du FN en région Paca pour les régionales, a opéré une distinction entre islam et catholicisme, ce vendredi. Une sortie très éloignée de l’esprit de la loi de 1905 sur la laïcité dont elle se revendiquait pourtant il y a un an.

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Les musulmans « ne peuvent avoir exactement le même rang » que les catholiques en France. C’est la déclaration de Marion Maréchal Le Pen dans une interview au quotidien national et chrétien Le Présent relayée par l ‘AFP vendredi.

« Pas le même rang que la religion catholique »

Pour la candidate aux élections régionales en Paca, « il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité. Ça passe par l’affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne. »

Et la députée du Vaucluse de persister : « Et dans ces conditions, si des Français peuvent être musulmans et exercer leur foi, il faut qu’ils acceptent de le faire sur une terre qui est culturellement chrétienne. Ça implique aujourd’hui qu’ils ne peuvent pas avoir exactement le même rang que la religion catholique. Ne serait-ce que parce que nous avons des traditions populaires qui ont des connotations spirituelles qui peuvent s’exercer dans le cadre public, ce qui, aujourd’hui, ne peut pas être le cas de l’islam. »

Moins d’indulgence qu’en 2014

Un an plus tôt pourtant, Marion Maréchal Le Pen se montrait plus nuancée au micro de Jean-Jacques Bourdin. Le 18 novembre 2014, elle déclarait ainsi sur BFM TV-RMC : « Au Front national, on est laïc. Même si on peut être croyant on est laïc. » Et de poursuivre : « En tant qu’élus FN, on respecte cette laïcité. »

Dans le même entretien, la benjamine de l’Assemblée nationale s’inquiétait même de l’image de son parti auprès des musulmans après la suspension de Maxence Buttey, cet élu FN d’une commune de Seine-Saint-Denis converti à l’islam et accusé de prosélytisme : « On a pas voulu envoyer un mauvais signal à nos électeurs musulmans », avait-elle alors déclaré.

Metro News