«Israël n’existe pas» répond un opérateur de la hotline des attentats de Bruxelles à un juif

Un homme de confession juive qui avait appelé la hotline mise en place par le gouvernement belge après les attentats de Bruxelles, pour demander des informations sur un rapatriement en Israël, s’est vu rétorquer que ce pays n’existe pas.

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Un homme qui s’est présenté en tant que bénévole pour le Comité de coordination juive de la ville d’Anvers a expliqué en flamand à l’opérateur qui l’a pris en charge qu’il appelait au nom de deux personnes blessées dans les attentats de Bruxelles et qui souhaitaient être rapatriées en Israël.

«Vous voulez dire en Palestine, monsieur c’est bien cela ?», lui a répondu l’opérateur. Lorsque l’appelant a répété qu’il s’agissait d’un rapatriement non pas en Palestine, mais bien en Israël, l’opérateur a poursuivi : «Oui monsieur, je vois ce que vous voulez dire, mais vous savez, en réalité le pays dont vous parlez c’est la Palestine.»

Agacé, la personne a alors demandé à son interlocuteur «s’il savait de quoi il parlait». Sur quoi, ce dernier a rétorqué en disant qu’il était au courant «que des juifs étaient venus en Palestine et qu’ils l’avaient colonisée».

A la question de savoir s’il acceptait de s’occuper du cas de ces deux personnes en attente de rapatriement, l’opérateur a répondu : «Mais bien sûr monsieur.»

RT

Sylvain roue de coups son voisin sourd parce qu’il parlait trop fort

Avec 1,70 g d’alcool dans le sang, le jeune Mentonnais intempérant et intolérant estimait que le septuagénaire sourd parlait trop fort. Il passera les douze prochains mois en prison.

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Sylvain M., 30 ans, cultive une certaine intolérance au bruit… surtout quand il a trop bu. Un couple de retraités italiens qui rentrait d’une balade dominicale l’a appris à ses dépens. Et le jeune homme comparaissait ce mercredi en correctionnelle à Nice pour violences aggravées sur personne vulnérable.

Robert, 73 ans, était sur le trottoir en train de guider son épouse qui manœuvrait leur véhicule vers 18h45, le 28 février dernier, rue Juliette, au centre-ville de Menton.

Porteur de prothèses auditives, a-t-il parlé trop fort? A-t-il réveillé l’enfant du prévenu comme ce dernier le prétend? Il faut bien chercher une explication à ce qui est injustifiable.

Sylvain M., vendeur en prêt à porter, domicilié au rez-de-chaussée, est sorti comme une furie et l’aurait roué de coups sous les yeux d’une épouse horrifiée et copieusement insultée.

Résultat: dix jours d’interruption temporaire de travail, un arrachement osseux à l’épaule.

 

 

Le tribunal correctionnel oblige surtout le prévenu à rester en prison: il prononce une peine de huit mois de prison ferme auxquels il faut ajouter quatre mois de détention, révocation partielle de sa précédente condamnation.

Nice Matin

Une femme voilée rouée de coups par 4 hommes suite aux attentats de Bruxelles

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Soumaya dit avoir été victime d’une attaque raciste, mardi à Willebroek.

Soumaya en était encore choquée, hier après-midi, au moment de témoigner. Quelques larmes et surtout la volonté de raconter son inacceptable agression, qui s’est déroulée devant témoins. Selon elle, quatre hommes qui ne se connaissaient pas ont allié leurs forces pour la frapper. Avec à la clé, une incapacité de travail, assez importante, de 7 jours.

Il est 15h50, mardi, quand Soumaya Aouami Regragi, une Belge 37 ans, sort du supermarché Delhaize de la chaussée de Termonde, à Willebroek, la commune où elle est propriétaire d’une maison. Avec ses deux jeunes sœurs, cette employée, voilée, se dépêche de ranger ses courses avant d’aller chercher ses deux enfants à la garderie.

La suite, elle la raconte :

« Un homme dans une berline, peut-être une Opel, s’approche tout près de moi. Il a une cinquantaine d’années. Je lui fais signe de s’écarter. Alors il fait vrombir son moteur et me touche légèrement à la cuisse. Je suis excédée et donne un coup sur le capot avec ma pochette. Il sort alors de sa voiture, on s’insulte mutuellement et on se crache dessus. Il me traite, en français, de ‘sale macaque, sale bougnoule« , décrit-elle. La situation, déjà gênante, n‘a pas encore dégénéré en violences physiques.

C’est alors que, selon la victime et ses deux sœurs, trois autres hommes, également âgés de la cinquantaine, sortent de leurs voitures respectives et interviennent. « L’un d’eux, qui conduisait une Austin Mini, m’attrape à la gorge et serre sa main. Pendant ce temps, un autre me donne des coups de poing sur la tête. »

Il a fallu, selon les témoins, qu’un jeune homme lâche ses courses et crie aux quatre hommes d’arrêter de frapper une femme, à quatre contre un. Le conducteur de la Mini aurait ensuite, toujours selon la victime, fait le signe de la moustache d’Hitler avec deux doigts, sous les félicitations de sa compagne.

La zone de police Willebroek-Mechelen a confirmé hier le dépôt de plainte et indique que l’enquête est en cours. Aucune arrestation n’aurait encore eu lieu.

Dh Be

L’extrême droite allemande appelle a fermer et à interdire toutes les mosquées

L’aile droite du département bavarois du parti eurosceptique Alternative pour l’Allemagne (Alternative für Deutschland, AfD) a préparé un rapport où elle appelle à « mettre fin à l’utilisation et à la construction des mosquées ».

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Ce document de 45 pages est un projet additionnel au programme qui sera discuté lors du congrès du parti qui se tiendra fin avril 2016, rapporte le journal allemand Die Welt.

Le parti AfD se dit une force politique critique envers l’islam. Selon les auteurs du projet, « l’islam n’a rien à voir avec l’Allemagne » et « le mosquées servent non seulement à la prière commune, mais aussi à la diffusion des enseignements de cette religion, basés sur l’élimination de notre ordre juridique ».

« L’islam se dirige vers l’hégémonie mondiale et est présent dans 57 des 190 pays du monde », affirment les auteurs du projet, qui exhortent à corriger l’article de la Constitution qui porte sur la liberté de conscience.

« Les créateurs de la constitution n’ont pas pris en compte les religions dont les adeptes appellent à commettre des crimes et à tendre vers l’hégémonie mondiale », précisent les auteurs du projet.

Cependant, le chef du département bavarois du parti Petr Bystron a pris ses distances avec ce document. D’après M.Bystron, il s’agit d’un projet alternatif, car beaucoup de membres du parti ne sont pas d’accord avec la ligne de ses dirigeants.

Sputnik News

« Génération identitaire » groupuscule français d’extrême droite indésirable en Belgique

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Le groupuscule français d’extrême droite, Génération identitaire, prévoyait de manifester, samedi, à 15 h, dans le quartier de Molenbeek, à Bruxelles (Belgique), pour « expulser les islamistes », selon l’appel lancé sur son site internet.

La bourgmestre (maire) de cette commune défavorisée, Françoise Schepmans, a pris, hier, un arrêté de police interdisant tout rassemblement sur la place communale, ce jour-là. Les autorités craignaient, en effet, que la présence de contre-manifestants provoque des échauffourées.

Le Télégramme

Giovanni, un migrant italien jugé pour viols et agressions sexuelles sur 27 fillettes

Giovanni Costa, accusé de viols et d’agressions sexuelles sur près de 30 victimes, a insulté le président de la cour d’assises à l’ouverture de son procès, jeudi 31 mars à Paris. Il est soupçonné de s’être déguisé en électricien pour abuser sexuellement de fillettes âgées entre 7 et 13 dans les années 1990.

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L’accusé fait de grands gestes, les deux mains posées sur la vitre du box. Malgré ses 77 ans, Giovanni Costa, bedonnant, conserve une certaine tonicité lorsqu’il s’agit de couper la parole du président de la cour d’assises. Cet Italien, poursuivi pour huit viols, une tentative et 17 agressions sexuelles ou tentatives sur des fillettes de 7 à 13 ans entre 1990 et 2003, a été expulsé au bout de deux heures d’audience à l’ouverture de son procès ce jeudi 31 mars devant la cour d’assises de Paris.

Giovanni Costa n’arrête pas d’entrecouper la parole du juge qui entame la lecture du rappel des faits. « Tu racontes des conneries, va te faire enculer. C’est toi le violeur de petites filles, collabo ! », crie-t-il à l’attention du magistrat.  « Où sont les témoins ? Bâtard, esclave d’Italie ! », beugle-t-il.

L’homme se faisait passer pour un électricien pour approcher ses petites victimes. Il les entraînait dans les caves ou les escaliers de service de leur immeuble et, au motif de réparer une ampoule en hauteur, les soulevait et les déshabillait sous prétexte que leurs vêtements étaient trop lourds et qu’ils les gênaient. Avant de les violer ou de les abuser sexuellement. Voire de les gifler quand les fillettes ne se comportaient pas à son goût.

Pendant deux décennies, les policiers de la brigade des mineurs de Paris ont recherché, sans le trouver, l’agresseur décrit par les victimes comme petit, corpulent et à l’accent latin.

La vie de Giovanni Costa a été parsemée d’années d’errance, de vols et de petite délinquance en France, en Italie et aux Pays-Bas. Il a reconnu se déguiser parfois en électricien pour entrer dans les immeubles et cambrioler des appartements. Mais jamais, jure-t-il, il n’a commis la moindre agression sexuelle car les Italiens, ce sont ses mots, ont « une bonne éducation ».

Giovanni Costa, qui risque 20 ans de réclusion criminelle, ne pourra réintégrer la salle d’audience que vendredi matin.

Metro News

Turquie: 2 militaires français brutalisent et volent un turc pendant une escale

Deux soldats français accusés d’avoir volé un portefeuille ont été arrêtés à Marmaris, dans le sud-ouest de la Turquie. Ils ont été écroués.

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Selon l’agence de presse Dogan, deux militaires dénommés Cédric et Loïc, âgés respectivement de 28 et 26 ans, ont été arrêtés à Marmaris, dans la province de Mugla, dans le sud-ouest de la Turquie.

Dans la nuit du mardi 29 mars, vers 4h du matin, ils auraient brutalisé un Turc, Koral Kolbüken, et volé son portefeuille avant d’être appréhendés par la police.

Les deux compères, ivres au moment des faits, font partie de l’équipage d’un navire de guerre qui a jeté l’ancre sur la base navale d’Aksaz.

Zaman France

 

Deux têtes de porc accrochées sur le portail de la résidence de l’ambassadeur du Maroc

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Deux têtes de porc sur les grilles de la résidence de l’ambassadeur du Maroc, Chakib Benmoussa, située à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine). Ce sont les membres du service de sécurité de l’ambassadeur qui auraient vu les premiers les têtes des animaux, vers 9 heures, rapporte Le Parisien.

Anouar Kbibech, président du Conseil français du culte musulman (CFCM) et du Rassemblement des musulmans de France (RMF), fédération de mosquées liée au Maroc, a dénoncé de son côté « une ambiance malsaine, où les musulmans font l’objet d’actes de stigmatisation ». 

Plusieurs mosquées ont fait l’objet de profanations à la tête de porc ces dernières années, notamment à Montauban, Besançon, Liévin ou dans la banlieue de Dijon.

L’Express

Plantu compare la mode islamique au terrorisme

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La caricature du dessinateur Plantu, mettant côte à côte une musulmane voilée et une autre portant une ceinture d’explosif, a déclenché une vague de commentaires indignés sur les réseaux sociaux.

Au lendemain de la Une polémique de Charlie Hebdo sur les attentats de Bruxelles et quelques heures seulement après le dérapage de la ministre Laurence Rossignol -qui a évoqué « des nègres pour l’esclavage » pour expliquer que des femmes portent le voile-, c’est cette fois Plantu qui a déclenché une vague de commentaires indignés.

En cause, une caricature du dessinateur publiée ce mercredi sur son compte Twitter. Sur ce dernier, deux femmes voilées, dont l’une portant une ceinture explosive, accompagnées du titre « Dolce & Gabbana lance une collection de hidjabs, à quand la fashion ceinture? ». Sur la gauche, une femme cheveux au vent, une larme à l’oeil.

L’Express

Trump suggère d’interdire l’avortement et de punir les femmes qui y ont recours

Le favori des primaires républicaines pour la présidentielle américaine Donald Trump a suggéré mercredi de punir les femmes qui avortent, suscitant des réactions ulcérées des défenseurs du droit à l’avortement.

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« Il doit y avoir une certaine forme de punition« , a déclaré le tonitruant milliardaire sur la chaîne MSNBC, dans des extraits d’une émission qui sera diffusée dans la soirée.

Il a aussi affirmé qu’il fallait « interdire » l’avortement, qui a été légalisé aux Etats-Unis par une décision historique de la Cour suprême en 1973 dite « Roe v. Wade ».

Le prétendant à la Maison Blanche était interrogé par l’animateur Chris Matthews qui lui a demandé « s’il croyait qu’il fallait une punition pour l’avortement » quand « vous dites que l’avortement est un crime« .

Donald Trump a longtemps défendu le droit à l’avortement avant de prendre position contre ce droit dans sa campagne. « Comme Ronald Reagan je suis pro-life avec des exceptions », a-t-il ajouté dans son communiqué.

Le réseau du Planning familial, qui gère des cliniques où les femmes peuvent avorter, a estimé qu’il s’agissait d’une « incitation à la violence contre les femmes« .

La Libre

Nicolas, l’ex-détenu violente son ex-compagne enceinte et provoque un accouchement prématuré

Violence. Cet Ébroïcien devra passer plusieurs mois en prison pour avoir brutalisé et menacé son ex-compagne.

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Condamné à dix-sept ans de réclusion en 2001 pour coups et blessures ayant entraîné la mort, Nicolas Leclerc était présenté hier mardi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Évreux. La justice reproche à cet Ébroïcien de 41 ans, libéré en 2014 et sans emploi, des violences ainsi que des menaces de mort sur son ex-concubine. Elle a déposé plusieurs plaintes.

« Tu vas finir dans une cave »

 

Le quadragénaire n’acceptant pas la séparation qu’elle lui impose après deux ans de relation, il lui met la pression en la harcelant. Un jour, il la surprend au sortir de chez elle avec ses deux enfants. Il lui enserre le cou, faisant le simulacre de l’étrangler. Une autre fois, il l’invective : « Tu vas finir dans une cave, tu vas te faire violer ! »

« Le Moyen Âge »

Les coups auraient provoqué un accouchement prématuré chez son ex, alors enceinte de huit mois. Le conseil de cette dernière demande des mesures de protection, 1 500 € pour le préjudice moral et l’aide juridictionnelle.

Le parquet souligne que de nombreuses lésions attestent des violences subies par la mère de famille : «Il faut se rendre compte qu’elle avait tellement peur de lui qu’elle lui payait une chambre d’hôtel pour l’éloigner de son domicile. Tous ces comportements nous rappellent le Moyen Âge », estime-t-il.

Paris Normandie

Le CRAN dénonce les propos racistes, islamophobes et sexistes de Laurence Rossignol

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Le CRAN a été interpellé ce jour par une avalanche de messages d’internautes concernant Laurence Rossignol. En effet, interrogée sur RMC, la ministre de la famille, de l’enfance et des droits des femmes a estimé que les musulmanes qui choisissent de porter le voile étaient comparables aux « nègres afri… américains qui étaient pour l’esclavage ».

La ministre a commis selon le CRAN une quadruple faute. Premièrement, l’usage du mot nègre, personne ne l’ignore, est tout à fait injurieux aujourd’hui, sauf dans certains contextes très particuliers, militants et revendicatifs, lorsque Aimé Césaire, par exemple, affirme : « Nègre je suis, nègre je resterai ». En dehors de ces contextes, le mot « nègre » est évidemment une insulte raciste, tout le monde le sait.

Deuxièmement, en évoquant les « nègres afri… américains qui étaient pour l’esclavage »,  Laurence Rossignol s’est comportée comme les antisémites qui passent leur temps à affirmer que certains Juifs ont collaboré avec les Nazis, voire étaient dans la Wermach. On ne connaît que trop ces stratégies rhétoriques abjectes qui visent à rendre les victimes d’un crime contre l’humanité responsables de leur propre malheur.

Troisièmement, en faisant l’amalgame entre les femmes qui sont forcées de porter le voile intégral et celles qui choisissent librement de porter le foulard islamique, la ministre a fait comme si La-Femme-Musulmane était en soi un être incapable d’intelligence et de libre arbitre, révélant ainsi le caractère sexiste de sa réflexion, ce qui est fâcheux pour une ministre des droits des femmes. En outre, le propos apparaît évidemment comme une affirmation islamophobe, quatrième grief reproché à Laurence Rossignol, ce qui fait tout de même beaucoup, il faut le reconnaître.

Louis-Georges Tin, président du CRAN, a réagi à ces propos en ces termes : « Si la ministre est un jour invitée à rencontrer Barack Obama, ce qui heureusement pour nous a peu de chances d’arriver, dira-t-elle :  »Hello, Negro » ? Le gouvernement vient justement de lancer une campagne dont le slogan est  »le racisme, ça commence par des mots ». Cela est fort bien dit, et c’est pourquoi nous demandons la démission immédiate de Laurence Rossignol ».

En outre, la ministre a affirmé que « nous avons le devoir de garantir à tous ceux qui vivent en France, et aux Franco-musulmans, qu’ils y vivent bien ». Le CRAN s’interroge sur ces « Franco-musulmans ». « Je connaissais les Franco-Algériens, les Franco-Marocains, les Franco-Sénégalais, mais je n’avais jamais rencontré de Franco-musulmans, a commenté Louis-Georges Tin. Peut-être s’agit-il de Français originaires de  »musulmanie » ? Nicolas Sarkozy nous avait appris le concept de « musulmans d’apparence », maintenant nous découvrons les « Français d’origine musulmane ». Décidément, sur les musulmans, grâce à nos dirigeants, on en apprend tous les jours » a ajouté le président du CRAN.

Quoi qu’il en soit, le CRAN a saisi le CSA sur ce dossier, dans la mesure où Jean-Jacques Bourdin, comme Elice Lucet dans l’affaire Guerlain en 2010, n’a pas du tout réagi à ce dérapage. Or l’exigence de maîtrise de l’antenne, telle qu’elle figure dans le contrat signé par RMC avec le CSA, implique que le présentateur réagisse en pareil cas.

En outre, le CRAN a saisi le Procureur de la République sur la base de la loi de 1881 et de la loi Taubira, pour dénoncer cette atteinte à la mémoire et à la dignité des personnes d’ascendance africaine.

Enfin, le CRAN, qui représente officiellement Jesse Jackson en France, a commencé à discuter de cette affaire avec les associations africaines-américaines, qui ont apprécié le propos, et qui sont d’ores et déjà curieuses de savoir quelle sera la réaction du président de la République française concernant les propos de sa ministre sur les « nègres américains qui étaient pour l’esclavage ».

Conseil Représentatif des Instituons Noires

 

Un maghrébin tabassé par des nationalistes d’extrême droite, le parquet rejette le motif « raciste »

Le parquet d’Agen requiert le renvoi devant le tribunal correctionnel des quatre auteurs présumés de la double agression du 23 juin 2013 au festival rock de la Prairie à Agen. L’avocat d’une des victimes enrage.

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Pour les violences exercées entre autres à l’encontre d’un Français d’origine algérienne dans la nuit du 23 au 24 juin 2013 à Agen, le magistrat du parquet d’Agen en charge du dossier demande le renvoi des quatre agresseurs présumés devant le tribunal correctionnel pour violences aggravées. Mais des trois circonstances aggravantes, l’une a été laissée de côté, celle de l’appartenance de la victime à une ethnie ou à une nation.

«Il ne faut pas perdre de vue», précise Me Briat, l’avocat de la seule victime partie civile, «la plainte initiale, et la qualification pénale initiale». Pour le parquet encore, rien ne permet d’affirmer noir sur blanc que les deux agressions ont un caractère raciste.

3e voie

Pourtant, les agresseurs présumés accompagnés ce soir-là de deux jeunes femmes sont identifiés comme appartenant au mouvement nationaliste d’extrême-droite 3e voie. Une dizaine d’affiches vantant les thèses de ce groupuscule nationaliste est retrouvée lors d’une perquisition au domicile de l’un des mis en examen.

Croix gammée

À des degrés divers, chacun et chacune ne conteste pas l’appartenance à cette ligne de conduite à l’extrême droite. Jugé en mars en cour d’assises pour un braquage commis en 2012 au Lidl de Casteljaloux, l’un des protagonistes de ce soir-là à la Prairie reconnaît aussi avoir appartenu à cette mouvance. Devant les jurés, il décrit ses tatouages : croix gammée, soleil noir «qui rappelle les camps de concentration» ou encore un badge avec Hitler en arrière-plan.

Ce soir-là, le Français d’origine algérienne et un ami venu assister au concert «mais pas à l’aspect politique du festival» veulent se rendre au club «Le Saint-Barth» par le quai qui longe Garonne. Ils sont roués de coups, l’un plus que l’autre, et se retrouvent au commissariat.

«Fissures» aux vertèbres

Le plus touché des deux — il se fera par la suite appelé Icham pour se protéger — bénéficie finalement d’une ITT de 30 jours. «Il a maigri, est devenu agoraphobe», précise son avocat Me Briat. Le corps médical relève des «fissures» sur les vertèbres C4 à C6. Les coups de matraque et de poing américain, sans parler des coups de pied, ont laissé des traces.

La Depeche

Cédric agresse policiers et pompiers après avoir pris des champignons hallucinogènes

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Il les a avalés dans l’espoir de rire un bon coup mais ça n’a pas vraiment fonctionné. Cédric Mathieu, un Sézannais de 20 ans, était déjà bien imbibé d’alcool dans la soirée du samedi 19 mars lorsqu’il a ingurgité les quelques grammes de champignons hallucinogènes qui ont achevé sa soirée à Fère-Champenoise.

Alors qu’il participait à une soirée chez une amie, le prévenu s’éclipse quelques minutes pour aller retirer de l’argent. Après trois échecs successifs pour entrer son code, sa carte est avalée par l’automate. C’est ce moment que choisit Cédric Mathieu pour ingurgiter une partie des trois grammes de champignons hallucinogènes qu’il a achetés quelques jours plus tôt.

Les psychotropes faisant leur effet, il retourne à la soirée, où, devant son état, quelqu’un appelle les pompiers et les gendarmes pour prendre en charge le mycophile à la dérive.

À la vue des uniformes, Cédric Mathieu, s’emporte, insulte et frappe à tout va : un coup de poing pour un pompier, un coup de boule pour un gendarme. Il termine sa nuit en garde en vue.

Pour l’ensemble de son œuvre, le tribunal de Châlons a condamné Cédric Mathieu à une peine de huit mois de prison dont quatre avec sursis.

L’Union

Armé d’un pistolet, Alain braque une femme au distributeur à billets

Soupçonné d’avoir braqué une jeune femme qui retirait de l’argent à une banque de l’avenue Jean-Jaurès, un homme a été écroué dans l’attente de son procès.

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Les faits datent du 17 mars. Âgée de 20 ans, une cliente du Crédit Agricole décide d’effectuer un retrait à l’agence de l’avenue Jean-Jaurès, près de la place Brouette. Le distributeur n’est pas installé en façade de rue mais sous le porche de la banque. À peine la jeune femme a-t-elle inséré sa carte qu’un individu arrivé derrière elle la braque avec une arme de poing en lui intimant l’ordre de retirer une somme de 100 euros. Terrifiée, elle s’exécute.

L’agresseur empoche les billets, puis repart tranquillement avenue Jean-Jaurès.

Interpellé, Alain Schena, 53 ans, est en complet état d’ébriété. Il est dégrisé au commissariat puis présenté à la victime qui le reconnaît formellement. Le quinquagénaire va d’ailleurs reconnaître les faits pendant sa garde à vue.

L’Union