Un enseignant d’un établissement catholique mis en examen pour viol sur 2 jeunes filles

Professeur de musique dans 2 établissements privés, l’homme de 55 ans aurait abusé de deux élèves lors de cours de piano privés en 2007 et 2008.

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Un professeur d’éducation musicale en poste dans deux établissements scolaires du Mans aurait été mis en examen pour viol et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans le 17 mars dernier, rapporte le site du journal Le Parisien.

Laissé en liberté sous contrôle judiciaire, l’enseignant âgé de 55 ans aurait été suspendu à titre conservatoire par le rectorat de Nantes dans l’attente des suites de l’enquête, précise le quotidien.

Une information confirmée par Jean-Marc Miville, directeur académique des services de l’éducation nationale (Dasen) en Sarthe qui a précisé que « si l’enseignement catholique le souhaite, nous pouvons mettre en place une aide à travers une cellule d’écoute et de soutien à ceux qui le souhaiteraient. »

En dehors du cadre scolaire, l’homme qui travaille au collège Saint-Louis et au lycée Notre-Dame est soupçonné d’avoir abusé de deux jeunes filles en 2007 et 2008 ; les plaignantes seraient aujourd’hui âgées de 21 et 22 ans.

Les faits se seraient produits en dehors du cadre scolaire alors que l’homme donnait des cours de musique particuliers à domicile.

Ouest France

Une député arabe refuse de participer à la Journée de la Shoah « les Palestiniens vivent comme les Juifs sous le nazisme »

La députée israélienne arabe de la Liste unifiée Hanin Zoabi a refusé mercredi une invitation à participer à la journée de la Shoah qui se déroulera le 5 mai prochain évoquant des « similitudes alarmantes » entre l’Allemagne nazie et la politique israélienne à l’égard des Palestiniens et des Arabes israéliens.

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Dans une lettre aux organisateurs, la politicienne, coutumière de provocations, écrit que, malgré son respect pour la mémoire des victimes de la Shoah, en Israël l’enseignement et la transmission de la mémoire du génocide juif sont « sélectifs et manipulateurs ».

« Comment pouvez-vous enseigner la Shoah lorsque vous ne faites pas la distinction entre les similitudes alarmantes de ce qui se passe aujourd’hui et ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 30?« , écrit Zoabi.

La députée controversée a fustigé les « discriminations » d’Israël à l’égard des Palestiniens, comparant les « exécutions sommaires, les détentions sans procès, la torture, la censure et les persécutions des activistes politiques » aux conditions dans lesquelles vivaient les Juifs sous le régime nazi.

« Vous ne pouvez pas enseigner des leçons concernant la Shoah en soutenant une politique de restriction de mouvements, d’extorsion, de vol et de meurtre. En Israël, la Shoah est enseignée sous le signe de l’encouragement à la défense de l’Etat et vient aux dépens de l’humiliation et de l’oppression de l’étranger.

Je suis honorée de me tenir du côté de la mémoire des victimes, mais il est tout aussi important pour moi de mettre en garde sur ce qui a précédé la Shoah et lui a ouvert la voie. C’est la raison pour laquelle, j’ai trouvé nécessaire de refuser ma participation », écrit encore Zoabi.

I24

Un migrant victime d’une balle dans la tête par la mafia italienne

Les chef de la mafia italienne Cosa Nostra ont  «déclaré la guerre» aux  migrants à Palerme. 

Un migrant gambien a été victime d’une balle dans la tête en plein jour, par un assassin se prénomment Emanuele Rubino.

 

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Yusapha Susso, le migrant

Le maire Leoluca Orlando a déclaré que : «Palerme n’est plus une ville italienne. Vous pouvez vous promener dans la ville et vous sentir  comme à Istanbul ou à Beyrouth. »

Dailly Mail

Marseille : Deux cocktails Molotov sur le Consulat de Turquie

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Mercredi soir à 23h20, 2 individus ont chacun lancé 2 cocktails Molotov sur le Consulat de Turquie, situé avenue du Prado à Marseille (8e arr), avant de prendre la fuite. Si personne n’a été blessé, le mât supportant le drapeau national a été brûlé. La brigade criminelle de la Sûreté départementale est chargée de l’enquête.

Cet incident a eu pour effet de modifier du David à la place Castellane le départ du parcours du défilé de commémoration du 101e anniversaire du génocide arménien, prévu dimanche à 16h30, qui se terminera à l’église arménienne.

Cela en concertation avec le préfet de police qui invite par ailleurs le public à modifier ses déplacements dans le secteur Rabatau-Michelet-Schloesing dimanche après-midi en raison de la concomitance de cette manifestation et du match de Ligue 1 OM-Nantes.

La Provence

Un prêtre alsacien écroué pour avoir dépouillé de leurs biens deux femmes décédées

L’homme d’une cinquantaine d’années est soupçonnée d’avoir dépouillé de leurs biens au moins deux femmes aujourd’hui décédées.

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Un prêtre du Haut-Rhin, soupçonné d’avoir détourné à son profit de nombreux biens, a été mis en examen pour abus de faiblesse et écroué, a-t-on appris vendredi de source judiciaire. Ce prêtre d’une cinquantaine d’années qui officiait dans les paroisses de Wattwiller et d’Uffholtz, a été mis en examen le 6 avril pour abus de l’état d’ignorance ou de la faiblesse de personnes vulnérables mais également pour des violences sur ces personnes.

L’ecclésiastique a été incarcéré à la maison d’arrêt de Mulhouse. Son neveu a également été mis en examen quelques jours plus tard mais laissé libre sous contrôle judiciaire. L’enquête, menée par la brigade de recherche de Soultz, cherche notamment à établir le nombre de victimes.

Malade, l’homme d’Eglise n’exerçait plus depuis quelques mois. Il est soupçonné d’avoir dépouillé de leurs biens une femme de 70 ans et sa sœur, décédée avant la découverte des faits. Il leur aurait faire signer des actes officiels lui permettant de bénéficier notamment d’assurances-vie et aurait même réussi à devenir le propriétaire de la maison d’une de ses victimes.

Europe 1

Chalghoumi reçoit la «médaille du courage» du centre Simon Wiesenthal à Beverly Hills

Au cours d’une cérémonie huppée qui s’est tenue lundi dans un hôtel de Beverly Hills aux Etats-Unis, l’imam de Drancy, figure médiatique controversée en raison de sa proximité avec Israël, a été salué pour sa «promotion du dialogue inter-religieux».

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C’est dans le prestigieux hôtel 4 étoiles Beverly Hilton, en banlieue de la ville californienne, qu’avait lieu le dîner annuel national du Centre Simon Wiesenthal, décrit par le journal local The Hollywood Reporter comme «le principal rassemblement de la communauté juive de Los Angeles».

L’organisation, qui lutte contre le racisme et perpétue la mémoire de la Shoah, a décidé, parmi différentes personnalités américaines, de saluer le travail de l’imam français Hassen Chalghoumi pour son combat contre l’antisémitisme.

Ce dernier s’est alors engagé dans un discours ému : «Mon combat c’est celui d’une vie, de chaque instant. C’est d’abord celui d’un homme qui croit en l’humanité. C’est aussi celui d’un Imam, porté par la dévotion à l’Islam, convaincu que l’antisémitisme, le racisme et l’extrémisme n’ont pas droit de cité.»

RT

Mario agresse violemment le personnel de l’infirmerie d’un centre de détention

Un détenu toxicomane avait violemment agressé le 29 mars plusieurs personnels à l’infirmerie du centre de détention d’Uzerche en Corrèze. Le tribunal correctionnel de Tulle l’a fermement condamné ce jeudi 21 avril matin à 4 années de prison ferme.

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Lors de l’agression, le détenu, à l’infirmerie pour recevoir des soins de substitutions, était devenu incontrôlable. 4 salariés, surveillants et personnels soignants, de l’établissement avaient été frappés.

Un nez cassé, une arcade ouverte, du cuir chevelu arraché, une surveillante pénitentiaire hospitalisée suite aux blessures. Selon l’UFAP, Mario le détenu âgé de 28 ans, avait déjà été déjà signalé pour ses multiples violences verbales et menaces de mort.

Le représentant de l’intersyndicale, Jean-François Opsomer (Conseiller national CFTC Justice) avait dénoncé la mutliplication des transfèrements disciplinaires depuis d’autres centres vers celui d’Uzerche entraînant l’arrivée de détenus à problèmes. 

France 3

Le terroriste franco-israélien accueilli en « héros » lors de sa permission de sortie

Un « soldat » israélien inculpé « d’homicide involontaire » pour avoir achevé un palestinien blessé à terre a bénéficié de deux jours de permission pour célébrer en famille la Pâque juive, a annoncé vendredi l’armée.

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Le « soldat » Elor Azria, confiné dans sa base, a « été libéré vendredi pour se rendre chez lui à l’occasion de la fête de Pessah« , qui débute vendredi. Il devra être de retour dans sa base dimanche matin, a précisé l’armée dans un communiqué.

Agé de 19 ans et détenteur également de la nationalité française, le « soldat » a été accueilli en « héros«  et porté sur les épaules par les membres de sa famille et des habitants de Ramleh, sa ville d’origine située au sud de Tel-Aviv, selon des témoins.

L’Express

François le DJ coupable de viols en série sur des ados écope d’un.. sursis

Le tribunal correctionnel du Luxembourg a condamné François D., un Gaumais de 29 ans, à trois ans de prison avec un sursis de cinq ans pour la totalité de la peine. Le prévenu a été déclaré coupable d’avoir commis des viols à répétition sur des ados entre 2009 et 2010.

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DJ à l’époque des faits, l’homme avait profité de son statut d’« idole des jeunes » pour violer et commettre des attentats à la pudeur sur ses amis.

Le tribunal correctionnel du Luxembourg a prononcé une peine de trois ans de prison avec un sursis de cinq ans pour la totalité de la peine à l’encontre d’un Gaumais de 29 ans prévenu dans une affaire de viols à répétition sur des adolescents.

Les faits se sont déroulés entre 2009 et 2010 alors que François D. officiait comme DJ dans les bals de la région. Un passe-temps qui avait tendance à subjuguer les jeunes des environs qui étaient alors plusieurs à lui donner un coup de main et à rentrer dans son cercle d’amis. Le DJ profitait alors de son statut pour abuser des jeunes. Les faits se déroulaient lors « d’after » organisées chez le prévenu après des soirées bien arrosées.

La Meuse

USA: une étudiante violée menacée de sanction par son université car elle a enfreint le «code religieux»

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Il y a quelques semaines, Madi Barney, étudiante de seconde année au sein de l’établissement, est violée dans son studio situé en dehors du campus alors qu’elle avait rendez-vous avec un garçon. Cette dernière dépose plainte auprès des autorités compétentes. Mais surprise, quelques jours plus tard, Madi est convoquée pour un conseil disciplinaire par son université en raison du fait qu’elle aurait transgressé le «code d’honneur» de l’établissement de par son comportement. 

Le règlement interdit d’avoir un membre du sexe opposé dans sa chambre

Lors du dépôt de sa plainte, un shérif adjoint du comté de l’Utah (ami de l’accusé) a directement transmis son rapport à l’université de Brigham Young. Au courant du viol, l’établissement invite la jeune femme à répondre de ses actes, elle qui a «enfreint de par son comportement le code d’honneur de l’université». Ce règlement religieux interdit les étudiants de cette institution mormone, de boire de l’alcool ou d’avoir un membre du sexe opposé dans sa chambre.

Afin de ne pas se mettre juridiquement en danger, l’étudiante n’a pas assisté au conseil disciplinaire. Elle n’a plus le droit de s’inscrire à de nouveaux cours, ni même d’en changer en raison des investigations. Les administrateurs de l’université assurent que le viol ne peut être attesté faute de preuves. La jeune femme de 19 ans a fait connaître publiquement son cas la semaine dernière et lancé une pétition qui rassemble actuellement plus de 100 000 signatures, demandant l’immunité concernant le code d’honneur pour les victimes d’agressions sexuelles. Cette dernière a également mis en avant l’un des droits civiques fédéraux édité par l’amendement sur l’éducation américaine.

Le Figaro

 

 

Envoyé spécial : Les membres du RAID s’entrainent en.. Israel « pour renforcer leur expérience »

 


Le 18 novembre dernier, les policiers du Raid lancent l’assaut en pleine nuit contre un appartement de Saint-Denis. C’est là que se sont retranchés Abdelhamid Abaaoud, le « cerveau présumé » des attentats du 13 novembre à Paris, sa cousine Hasna Aït Boulahcen et un membre du « commando des terrasses », Chakib Akrouh. Une nouvelle fois, les policiers se trouvent face à des terroristes prêts à mourir.

Que s’est-il passé exactement lors de cet assaut ? Des informations contradictoires vont très vite circuler. Les questions sont nombreuses, et la polémique ne tarde pas.

Assaut de Saint-Denis : la contre-enquête

Les terroristes avaient-ils vraiment des kalachnilov ? La porte était-elle blindée, comme les autorités l’ont affirmé ?

L’équipe du magazine a pu accéder à des rapports confidentiels, qui éclairent d’un jour nouveau les coulisses de cette intervention. Elle ne s’est pas déroulée tout à fait comme les autorités l’ont raconté. Révélations sur cette opération et documents exclusifs dans ce reportage. 

Un lycée « catholique » annule un atelier contre l’homophobie pour eviter un « prosélytisme gay »

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Suisse : Un atelier intitulé « Homophobie et sexisme », pourtant commandé par la médiation du Lycée-Collège des Creusets à Sion, a été annulé par le recteur. La décision suscite le tollé au sein de l’établissement.

Intitulé « A quoi servent les injures? Entre sexisme et homophobie. Sensibilisation à différentes formes de discriminations », l’atelier était destiné aux élèves de 2e année. Il devait avoir lieu le 7 avril dernier au Lycée-Collège des Creusets à Sion. Pourtant commandé par la médiation de l’établissement scolaire, il a finalement été annulé par le recteur.

La décision suscite la polémique dans et autour des Creusets, d’autant qu’une quarantaine d’élèves s’étaient préinscrits selon les chiffres indiqués par Johanne Guex, coordinatrice du projet Prévention du rejet des minorités sexuelles (PREMIS) pour le compte de Promotion Santé Valais, qui avait monté cet atelier. Ce dernier était ainsi le quatrième le plus coché sur les 12 proposés par cette école dans le cadre des journées de la santé.

Parler des discriminations au sens large

Officiellement, le recteur Benjamin Roduit – par ailleurs vice-président du Parti démocrate-chrétien du Valais romand – a justifié cette annulation par le fait qu’il entendait que soit traitée la problématique des discriminations au sens large et non pas uniquement la question de l’homophobie et du sexisme. Il considère que l’homophobie n’est pas suffisamment marquée aux Creusets pour que ce sujet soit développé spécifiquement.

L’homosexualité jugée amorale aux Creusets?

Mais tout le monde n’a pas la même version que lui. Au cours d’une enquête de plusieurs jours auprès de nombreuses personnes, la RTS a appris que le recteur voyait plutôt cet atelier comme une sorte de promotion en faveur de l’homosexualité. Or aux Creusets, collège classé très catholique, elle est considérée comme amorale.

Il n’était pourtant pas question de sexualité mais d’homophobie, très présente chez les jeunes – y compris au sein de l’établissement sédunois. Taux de suicide, dépression… Elle fait des ravages et « c’était l’occasion rêvée d’en parler », confie Johanne Guex.

RTS

Israël : Un rassemblement de femmes voulant prier au Mur des Lamentations interdit

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Devant le Mur des Lamentations à Jérusalem, fidèles juifs et touristes sont soumis à une stricte séparation des sexes et l’annonce de la création d’un espace mixte de prière bute sur une forte opposition, même au sein du gouvernement.

Le sujet se trouve aujourd’hui au coeur d’une bataille politique, un test pour la coalition gouvernementale dirigée par Benyamin Nétanyahou, qui comprend des partis ultra-orthodoxes.

Le dernier épisode en date de l’épreuve de force autour de ce lieu saint du judaïsme s’est déroulé jeudi avec l’annonce par les autorités de l‘interdiction du rassemblement que prévoyait dimanche l’association les «Femmes du Mur» pour prier au Mur des Lamentations à l’occasion de la «bénédiction des Cohen».

Le procureur général a annoncé que ce rassemblement était interdit, car «contraire aux coutumes locales». Les «Femmes du Mur» ont dénoncé cette décision et prévenu qu’elles maintenaient leur projet.

«Cet endroit est un lieu religieux symbolique pour les Israéliens et pour les Juifs, mais malheureusement c’est un lieu où les femmes sont exclues d’activités religieuses», déplore cette femme de 59 ans.

Il est situé dans la Vieille ville, à Jérusalem-Est, partie palestinienne de la Ville sainte occupée et annexée par Israël.

La Presse

La présence d’un médecin fait baisser le score du FN dans les petites villes

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Avoir un médecin (ou un pharmacien) dans son village a des vertus insoupçonnées, si l’on en croit l’institut de sondage IFOP. Aux élections européennes de 2014, le score du Front national (FN) était moins élevé en moyenne de 1,6 point dans les villes de moins de 1 000 habitants disposant d’un omnipraticien (1,9 point pour un pharmacien) que dans celles qui n’en disposent pas.

C’est la présence d’un bureau de poste qui fait le plus baisser le score du FN (- 3,4 points), suivie par une épicerie (- 2,5 points), une banque (- 2,3 points) ou un café-restaurant (- 2,1 points).

L’absence totale de services fait monter le score du FN à 31,8 % en moyenne dans ces petites communes. En revanche, quand elles disposent de huit ou plus de ces services, le score du parti de Marine Le Pen y retombe en moyenne à 25,6 %

Le Quotidien du Médecin

En fuite, l’identitaire Boris Le Lay condamné a 2 ans de prison pour incitation à la haine raciale

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Le tribunal correctionnel de Brest a condamné, jeudi soir, Boris Le Lay, l’ultranationaliste breton, à deux ans de prison ferme pour incitation à la haine raciale.

Une nouvelle condamnation au casier judiciaire déjà bien chargé de Boris Le Lay, ce militant ultranationaliste qui multiplie, sur son site Breizh Atao, les provocations à la haine ou la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion des personnes auxquelles il s’attaque.

En septembre 2015, il s’en était pris à une procureure du tribunal de grande instance de Quimper, dont il avait mis en cause l’origine supposée africaine.

Comme d’habitude, Boris Le Lay n’était pas présent ce jeudi à l’audience correctionnelle de Brest. Le dossier avait été « dépaysé » dans cette juridiction, puisqu’il ne pouvait être jugé dans le tribunal de Quimper où est en poste la procureure ciblée par les propos haineux.

La procureure de Brest a requis 8 mois de prison ferme. Après un très court délibéré, les juges ont condamné Boris Le Lay à 1 an de prison ferme et révoqué un suris de 1 an prononcé en 2013 par la cour d’appel de Rennes. Soit deux de prison ferme au total, assortis d’un mandat d’arrêt.

Ce sera le troisième mandat d’arrêt lancé à l’encontre de Boris Le Lay. Sa précédente condamnation à 6 mois de prison ferme pour des motifs identiques, avait précisément été prononcée par le tribunal correctionnel de Quimper, en mai 2015 pour sa diatribe raciste contre le sonneur bigouden Yannick Martin. Âgé de 33 ans, Boris Le Lay, natif de Quimper, est supposé vivre au Japon.

« Il y a bien une islamophobie sociale rampante »

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Par Pierre Merle, sociologue

La philosophe Elisabeth Badinter a suscité la polémique par son appel au boycott des marques qui se sont lancées dans la fabrication de « vêtements islamiques ». Elle fait référence à la loi, et elle a raison  : « Nous voulons que les lois de la République s’appliquent à tous et d’abord à toutes. » Justement, que prescrit la loi française ? Elle interdit le port de la burqa et du niqab. La Cour européenne des droits de l’homme a validé cette interdiction, en mentionnant cependant un « risque de contribuer à consolider des stéréotypes affectant certaines catégories de personnes et d’encourager l’expression de l’intolérance ».

Contrairement à la burqa et au niqab, le port du foulard islamique n’est pas interdit en France, sauf à l’intérieur des établissements scolaires. Appeler au boycott des sociétés qui fabriquent de tels foulards risque, selon la Cour européenne, « d’encourager l’expression de l’intolérance ». Un citoyen soucieux du respect des droits humains serait plus inspiré en appelant au boycott des entreprises employant des enfants dans leurs usines asiatiques.

Une condamnation du foulard islamique peut-elle être fondée sur le principe de l’égalité hommes-femmes  ? Sauf à pouvoir démontrer que le port du foulard islamique relève de la contrainte (les femmes concernées parlent d’un choix) ; ou qu’il constitue une inégalité, respecter les lois de la République ne permet pas de s’opposer à cette pratique. Les femmes ont le droit de couvrir leurs cheveux d’un foulard, que ce soit pour des raisons religieuses ou esthétiques. Cette question ne devrait pas faire débat.

Aussi, lorsque le premier ministre Manuel Valls considère que « le voile n’est pas un phénomène de mode, c’est un asservissement de la femme » et propose d’interdire le port du foulard dans l’enseignement supérieur, son propos va à l’encontre des libertés.

La majorité des pays européens autorisent d’ailleurs le voile islamique dans les établissements scolaires. La République française a indiscutablement une législation particulière. Il faut l’oxymore « laïcité intolérante » pour définir la conception stricte de la laïcité à la française.

Laïcité et anticléricalisme

À côté des 8 500 établissements catholiques existent 282 écoles juives, dont 148 sont en cours de contractualisation, et une trentaine d’établissements privés musulmans (plus une vingtaine d’écoles en cours de création).

Dans ces écoles, le port du foulard islamique est la règle en raison de leur orientation confessionnelle. L’existence d’une norme religieuse dominante est contraire à l’esprit de la laïcité fondée sur la reconnaissance de la pluralité des croyances. Le communautarisme est ainsi favorisé par le refus de l’altérité dans l’école publique et le choix d’une laïcité qui ne reconnaît pas la diversité et se confond avec la pensée anticléricale.

Le communautarisme se développe aussi en raison de discriminations larvées. Loïc du Parquet, Thomas Brodaty et Pascale Petit (La discrimination à l’entrée des établissements privés  : les résultats d’une expérience contrôlée2013) ont montré que près de 20 % des établissements privés catholiques ont recours à la discrimination ethnique dans leur politique de recrutement en préférant les dossiers scolaires dont les noms ont une consonance française plutôt que maghrébine.

Dans le monde professionnel, la recherche de Marie-Anne Valfort montre que les diplômés d’origine maghrébine et de confession musulmane sont particulièrement discriminés, surtout ceux dont le CV est le plus brillant. La stigmatisation et la discrimination sont susceptibles de favoriser le repli communautariste. Il existe bien une islamophobie rampante de la société. La nier constitue un aveuglement favorable à sa diffusion.

Montrer l’existence de cette islamophobie à partir d’études indiscutables ne relève pas, pour reprendre les expressions de Mme Badinter, de réactions « d’islamo-gauchistes » coupés du « pays réel », terme révélateur d’un état d’esprit   : l’islamo-gauchiste est une version contemporaine de l’hérétique. La simplification et l’anathème constituent un des travers de la société et de ses élites, un des obstacles à surmonter pour que la société soit à la hauteur de ses idéaux, une nation ouverte sur le monde, capable d’intégrer la richesse de sa diversité culturelle.