
Papier saisissant dans Le Monde du jour sur le climat entre jeunes et policiers à Aulnay. pic.twitter.com/jqotveGNDL
— Cécile Grès (@cecilegres) February 11, 2017

Le gouvernement allemand annonce que 91 mosquées ont été attaquées dans le pays en 2016. Le ministère de l’Intérieur a déclaré dans un rapport envoyé vendredi à l’Associated Press que la plupart des attaques – dont 21 – se sont déroulées dans l’état de Rhénanie-Westphalie, l’état le plus peuplé du pays avec un grand nombre d’immigrés musulmans.

Trois hommes âgés d’environ 25 ans, venus du Cambrésis et de Saint-Quentin (Aisne), s’en sont pris à deux personnes en raison de leur origine maghrébine, croyaient-ils, même si l’un d’eux ne l’était pas.
Des amis sont intervenus pour tenter de les protéger et de repousser les assaillants, mais la rixe a dégénéré de l’autre côté de la place. Coups de poing, coups de couteau : cinq victimes sont à déplorer, avec un nez cassé, dix-neuf points de suture et des blessures au couteau dans le dos pour ces Arrageois âgés entre 20 et 30 ans.
Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) sont intervenus rapidement, mais l’interpellation n’a pas été aisée. Remontés à bord de leur voiture, les agresseurs ont accéléré pour leur foncer dessus. Sans dommage, fort heureusement.
Placés en garde à vue au commissariat d’Arras, les trois hommes reconnaissent globalement les faits, même s’ils ne se disent pas responsables des coups de couteau. Le caractère raciste de l’agression est admis, indique le parquet d’Arras, qui dit avoir affaire à des néonazis « fanatiques ».
Un drapeau du 3e Reich a notamment été saisi lors des perquisitions.
La rédactrice en chef du magazine Elle passait ses vacances en Bretagne. Vendredi, ses enfants métis ont été ciblés par des propos racistes dans un hypermarché de Plérin, près de Saint-Brieuc. Nous publions son billet.

« Partez d’ici, sales nègres ». L’uppercut est donné au Leclerc de Saint Brieuc. Enfin, juste à côté, à Plérin, périphérie urbaine bien connue des sociologues. Je suis Bretonne. J’ai terriblement voulu fuir cette Bretagne que je chéris tant aujourd’hui. M’arracher à la promiscuité. J’ai choisi ma vie, j’ai choisi Paris.
« Partez d’ici, sales nègres ». L’uppercut est donné par un homme d’une soixantaine d’années le 10 février 2017 en France. La même semaine, Théo se faisait violer par un policier. La même semaine, Luc Poignant, membre du syndicat Unité Police SGP-FO, estimait : « Le mot Bamboula, ça reste encore à peu près convenable ».
La même semaine, le magistrat Philippe Bilger tweettait : « On a fait un drame de #bamboula. Me souviens de mes années collège où ce terme était presque affectueux« . La même semaine, Alain Avello, membre du conseil stratégique de campagne de Marine Le Pen, invitait sur Facebook à « essayer la zoophilie » avec Christiane Taubira.

Star internationale, Jessica Alba est aujourd’hui à la tête d’une entreprise, The Honest Company, estimée à plus d’1,7 milliards de dollars. Mais pour en arriver là, l’actrice a dû lutter. Victime de discriminations raciales, Jessica Alba s’est confiée sur le racisme ambiant à Hollywood afin de montrer aux filles et aux femmes du monde entier qu’il ne faut pas se laisser intimider et continuer à poursuivre ses rêves.
Actrice, maman, chef d’entreprise, la carrière de Jessica Alba est impressionnante. Si la jeune femme de 35 ans semble avoir tout réussi dans la vie, cela n’a pas pour autant été facile pour elle. Bien au contraire.
A Hollywood, où les femmes et les personnes issues de minorités ethniques sont sous-représentées, Jessica Alba a dû cravacher pour se frayer une place parmi les plus grands. Fille d’une mère américaine et d’un père mexicain, Jessica Alba ne rentrait pas dans le moule que les producteurs et réalisateurs avaient définis.
“Quand j’ai commencé à décrocher des rôles et à passer des castings, ils n’arrivaient pas à déterminer mon ethnie. Du coup, ils me mettaient dans la catégorie “exotique”, quoi que cela puisse bien signifier. Ils me disaient : “Tu n’es pas assez latine pour jouer une latina. Et tu n’es pas assez caucasienne pour obtenir le rôle principal. Donc tu vas jouer la fille exotique”, a expliqué Jessica Alba à PopSugar lors d’une

La dirigeante du parti d’extrême droite s’est notamment engagée, en cas de victoire à la présidentielle, à étendre la laïcité « à l’ensemble de l’espace public », en y interdisant les signes religieux ostentatoires. Une affirmation qui a suscité, depuis, une importante levée de boucliers.
Interrogée en particulier sur le port de la kippa et du voile, Marine Le Pen s’est, dans un premier temps, défendue de cibler un signe religieux en particulier : « La loi est la loi, si je renforce la loi de 2004 [encadrant le port de signes religieux dans les établissements scolaires publics], tout le monde devra s’y soumettre. » Une affirmation qui a aussitôt fait réagir le journaliste Karim Rissouli : « Les croix sont elles aussi concernées ? Petites croix ? Grandes croix ? Où cela s’arrête-t-il ? ».
(…)
Pour Jean-Yves Camus, directeur de l’Observatoire des radicalités politiques à la fondation Jean-Jaurès, les propositions émises, jeudi 9 février par Marine Le Pen sur France 2, relèvent du « non-sens » et soulèvent de nombreuses questions : « À partir de quand la taille d’un signe religieux est-elle considérée comme ostensible ? Est-ce que c’est le symbole lui-même qui est ostensible ? Qui va faire la police de la kippa ? »
« Je n’admets pas que ce soit les victimes qui voient restreindre leurs libertés pour lutter contre ceux qui sont auteurs des violences, déplore encore le spécialiste du Front national (1), avant de préciser : « C’est totalement inverser la charge du respect de la loi. Pour faire croire aux électeurs qu’elle va résoudre le problème de l’islam radical, Marine Le Pen propose une mesure liberticide, en particulier à l’égard de musulmans qui n’ont aucune velléité de combattre la France. »

François Fillon n’est pas le seul candidat à être dans le viseur des enquêteurs. Marine Le Pen s’est lancée dans la course à la présidentielle avec plusieurs cailloux judiciaires dans la chaussure. La justice française a récemment ouvert une information judiciaire au sujet de soupçons d’emplois fictifs d’assitants parlementaires européens, impliquant la présidente du Front national.
Interrogé par France Bleu, son directeur de campagne, David Rachline, assure que Marine Le Pen ne renoncera pas à ses ambitions présidentielles, même si elle est mise en examen dans cette affaire. Ce dernier semble omettre que la candidate frontiste n’est pas visée par une mais quatre enquêtes, et que d’autres affaires pourraient plomber sa campagne. Franceinfo fait le point sur l’avancement de chacune d’elles.

Après qu’un syndicaliste policier ait qualifié le mot bamboula de « convenable », c’est Philippe Bilger, ancien juge d’instruction qui choque sur ce sujet. « Je me souviens de mes années de collège où ce terme était beaucoup plus sympa, presque affectueux. »
On a fait un drame de #Bamboula Me souviens de mes années de collège où ce terme était beaucoup plus sympa, presque affectueux que raciste!
— Philippe Bilger (@BilgerPhilippe) 10 février 2017
Devant l’indignation suscitée par son tweet, le magistrat a persisté. « Mon tweet est sans équivoque ni indécence. » Philippe Bilger s’est justifié en expliquant évoquer des « souvenirs anecdotiques » d’une époque ou ce terme raciste aurait été plus toléré.
Mon tweet est sans équivoque ni indécence. Souvenir ponctuel. Je suis aussi peu raciste que vous. Pour @CarolineFourest
— Philippe Bilger (@BilgerPhilippe) 11 février 2017
Cette polémique fait suite à l’interpellation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois. Au cours de l’arrestation, le jeune homme dit avoir subi des insultes racistes de la part des policiers. L’un des quatre agents ayant participé à l’interpellation est inculpé pour viol.
Philippe Bilger, ancien responsable de la Cour d’assises de Paris, avait par le passé soutenu Éric Zemmour lors de son procès pour appel à la discrimination et à la haine raciale. Il s’était aussi opposé à loi Gayssot, qui instituait notamment le délit de négation de crime contre l’humanité.
BuzzFeed News a repéré des commentaires publics haineux sur le profil Facebook personnel d’Alain Avello. Cet élu FN est le président du collectif d’enseignants frontistes Racine et l’un des membres du Conseil stratégique de la campagne de Marine Le Pen.

Ce comité créé en novembre dernier est constitué de 34 personnes, dont Florian Philippot ou Glibert Collard, et il est présenté par Marine Le Pen comme le «cœur politique de la campagne» présidentielle.
(…)
En juin 2013, répondant à un commentaire Facebook d’une personne qui écrit que Taubira «c’est pas mon truc», le profil Facebook d’Alain Avello écrit: «Tu devrais essayer la zoophilie, c’est nice!»

Une capture d’écran de la photo de l’annonce postée sur Twitter.
La mention raciste avait suscité une vive polémique. Une enquête préliminaire a été ouverte après la publication d’une annonce immobilière pour un logement à Levallois-Perret, qui précisait « Nationalité française obligatoire, pas de Noir », a indiqué le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine), jeudi 9 février.
Cette enquête a été ouverte le 20 janvier à la suite d’une plainte pour discrimination liée à la couleur de peau et à la nationalité, déposée le 27 décembre par l’association antiraciste Maison des potes-Maison de l’Egalité. Cette plainte vise l’agence immobilière Laforêt, ainsi que le propriétaire de l’appartement.

Il faut féliciter la réussite fulgurante de la pétition pour le pluralisme lancée par le Collectif des usagers du service public de l’audiovisuel et soutenue par Valeurs actuelles. Son objet : «Mettre fin à la mainmise de l’idéologie gauchisante sur l’appareil d’audiovisuel d’Etat. Pour le rétablissement du pluralisme de l’information.» Ce n’est pas tant son nombre de signataires qui en fait un succès (ils vont atteindre les 6000) mais ses conséquences quasi immédiates sur les programmes.
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Si l’on essaye de décoller un peu le nez de l’écran, on ne voit pas bien en quoi le pluralisme dans les médias publics serait mis en danger par un gauchisme omniprésent et omnipotent. On serait même plutôt tenté de déplorer un usage un peu trop décomplexé de cette droite qui l’est tout autant. On est typiquement dans le cas Zemmour, invité partout pour dire qu’il ne peut parler nulle part.
Prenons la même Emission politique : lors du passage d’Alain Juppé c’est le maire de Béziers Robert Ménard qui était venu lui apporter la contradiction. Plus généralement, les représentants du FN sont régulièrement conviés par les journaux télé et radio et ils en étaient plutôt à refuser des invitations pour organiser eux-mêmes une raréfaction de leur temps de parole et aller ensuite exiger un rattrapage et squatter tous les écrans et toutes les ondes.

Après des mois, voire des années d’enquête, d’écoutes administratives et de perquisitions, la police italienne a finalement obtenu le feu vert pour arrêter Mario Di Leva, 69 ans, et sa femme Annamaria Fontana, 63 ans. L’arrestation a eu lieu le 31 janvier 2017, dans le quartier de San Giorgio a Cremano, situé dans la banlieue de Naples, sous le regard de curieux et sous les insultes de riverains à l’encontre du couple.
Le couple –tout comme leur fils Luca di Leva, présumé gérant du bar-restaurant Sheik Narghile Arabian appartenant à ses parents; Andrea Pardi, responsable d’une société de vente et de réparation d’hélicoptère à Rome; et Ali Mohamud Shaswish, un ressortissant libyen– a été mis en détention pour trafic d’armes et vente illégale de matériels militaires en violation du droit international. Ils sont par ailleurs soupçonnés d’avoir participé au recrutement de mercenaires entre la Somalie et l’Italie.
Mais, aujourd’hui, bien plus que leurs liens avec la Camorra, une ramification d’organisations mafieuses qui sévit en Campanie et dans la région de Naples, ce sont leurs connexions avec l’État islamique et différents trafics d’armes qui leur sont reprochés, rapporte The Daily Beast qui a enquêté sur le sujet. À vrai dire, depuis quelques mois, en Italie, les liens présumés entre des organisations mafieuses et l’organisation terroriste ne faisaient plus vraiment de doutes. Une enquête du quotidien italien La Stampa avait révélé, en octobre 2016, les connexions entre la Ndrangheta, la mafia calabraise, et l’État islamique dans un trafic d’armes et d’œuvres d’art pillées en Libye.
Le sociologue Sébastian Roché, qui a observé les différences de traitement des habitants en fonction de leurs lieux de vie, pointe la négation par l’Etat du problème, central, des contrôles discriminatoires. Interview.

Que révèlent vos études sur les contrôles d’identité ?
Nous avons voulu mesurer le niveau d’hostilité. En France, la fréquence des contrôles est environ trois fois supérieure pour les jeunes d’origine maghrébine -c’est dix fois plus dans les gares parisiennes selon les travaux de mes collègues-.
Lors des contrôles, l’agressivité de la police est trois fois plus importante quand les contrôlés ne sont pas blancs.
C’est très net. Nos enquêtes portent sur 22.000 adolescents. Nous les menons depuis 10 ans, on les sophistique au fil du temps, et on a notamment comparé la France à l’Allemagne, où les policiers n’agissent pas ainsi. Il est donc possible de faire autrement.

La semaine dernière lors de l’assemblée plénière du conseil régional d’Occitanie au parc des expositions de Montpellier, une vive altercation avait opposé la présidente de la région Carole Delga et un élu du Front national, Emmanuel Crenne, conseiller régional du Lot.
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Depuis, un message anonyme a été posté sur le site du conseil régional, faisant allusion directement à cet incident, un message insultant et menaçant selon nos confrères de France 3.
« Honte à Carole Delga qui ose enlever le micro d’un élu Front national. Cette info circule sur tous les médias. Bande de pourris de gauchiasses. Vous êtes la honte de la France et un jour on massacrera tous les socialos de merde. En espérant que la famille Delga se fasse égorger prochainement dans un attentat. »Carole Delga a déposé plainte pour outrage et menace de mort.