« Partez d’ici, sales nègres » : l’auteur des injures envers la rédactrice en chef du magazine Elle interpellé

L’affaire avait eu un très fort retentissement médiatique mi-février. En vacances à Saint-Brieuc, les enfants de Katell Pouliquen, la rédactrice en chef du magazine Elle, avaient été victimes d’injures racistes au Leclerc de Plérin. La journaliste s’en était émue sur Facebook. Un homme de 64 ans a été interpellé ce jeudi matin. Il a passé la journée en garde à vue. Il est convoqué en correctionnelle le 29 juin.

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Le 10 février, alors qu’elle faisait ses courses au Leclerc de Plérin, un homme a interpellé ses enfants métis, âgés d’à peine plus de 12 ans, dans les rayons : « Partez d’ici, sales nègres ».

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Il est âgé de 64 ans et vit à Saint-Brieuc. Les policiers avaient une adresse, mais ils ont eu du mal à mettre la main sur le récalcitrant, qui ne se présentait pas aux convocations. Après plusieurs déplacements chez lui, ils l’ont croisé ce jeudi matin. Il a été placé en garde à vue.

Ouest France

« T’es un bonobo » : un militant FN condamné pour des tweets racistes envers Christiane Taubira

Pour avoir tenu des propos racistes à l’encontre de Christiane Taubira sur Twitter, un internaute a été condamné mercredi à une amende de 1.000 euros. De source judiciaire, elle peut se transformer en peine de prison.

« Taubira t’es un bonobo et tu le resteras toute ta vie espèce de grosse merde que tu es« , avait tweeté cet internaute le 16 juillet 2014, précédé du hashtag « #SoutienALeclere », référence à l’ancienne candidate Front national Anne-Sophie Leclère qui avait publié sur Facebook un photomontage comparant la garde des Sceaux à un singe. Anne-Sophie Leclère a pour cela été condamnée en septembre dernier à 3.000 euros d’amende avec sursis.

Le prévenu avait quant à lui accompagné son tweet d’une image représentant la chaîne de l’évolution avec cinq hominidés, du singe jusqu’à l’homo-sapiens, le visage de Christiane Taubira étant superposé à la tête du premier singe.

Europe 1

2 militants d’extrême droite condamnés pour avoir violé une fillette en se faisant passer pour des arabes

Il voulait montrer « que les étrangers sont des gens qui font du mal. » Tout en violant une fillette de 12 ans, l’homme tatoué de croix gammées se donnait un prénom maghrébin.

En octobre 2004, Frédéric Goeller et son frère Fabrice enlèvent une collégienne de 12 ans à la sortie de son collège de Vire dans le Calvados, l’emmènent dans un bois et la violent, tout en se donnant des prénoms d’Afrique du nord pour essayer de lui faire croire qu’ils sont maghrébins.

Frédéric, aujourd’hui âgé de 47 ans, des croix gammées tatouées sur le corps, vient d’être condamné à 15 ans de prison pour viol et atteinte sexuelle sur mineur par le tribunal de Caen. Son frère, âgé de 36 ans, écope de six ans de prison pour complicité de viol et d’agression sexuelle. Les deux hommes encouraient 20 ans de prison.

L’Express

Selon leurs dires, ces deux hommes, proches de mouvances d’extrême-droite (des croix gammées et d’autres symboles néonazis sont tatoués sur plusieurs parties du corps du frère aîné), auraient maquillé ce viol en crime anti-Français.

Ouest France

Salope, gauchiste… Anne-Sophie Lapix cible de la fachosphère après son interview de Philippot

Le 6 mars, l’atmosphère de l’émission C à vous était pour le moins tendue. Interviewé par Anne-Sophie Lapix, Florian Philippot a jugé cette dernière « arrogante », d’un « très grand mépris », « peu élégante », et « agressive ». Mais cela ne s’est pas arrêté là.

Dès la fin du programme de France 5, Anne-Sophie Lapix a été visée par des messages de haine sur Twitter, émanant pour la plupart de la fachosphère.

« Connasse », « visage de la haine gauchiste », « fille à papa vivant dans la luxure », ou « salope à la botte du pouvoir »: les tweets à caractère insultant ou sexiste ont été très nombreux.

Heureusement, Anne-Sophie Lapix bénéficie également de nombreux soutiens qui vantent son professionnalisme et sa pugnacité. La journaliste a d’ailleurs remercié les internautes « pour tous ces messages sympathiques qui annihilent tous les messages haineux… » sur Twitter.

L’Express

Emplois Fictifs : Mise en examen d’un deuxième assistant parlementaire du FN

Charles Hourcade, assistant parlementaire d’une députée du Front national au Parlement européen, Marie-Christine Boutonnet, a été mis en examen dans l’enquête sur des soupçons d’emplois fictifs visant le parti frontiste, a rapporté au Monde une source judiciaire, vendredi 10 mars.

Un temps recensé comme graphiste du FN à Nanterre, Charles Hourcade a été mis en examen le 6 mars pour « recel d’abus de confiance ». Il s’agit de la seconde mise en examen dans ce dossier, après celle de la chef de cabinet de Marine Le Pen, Catherine Griset. Cette dernière est soupçonnée d’avoir été salariée comme assistante parlementaire « accréditée » de Mme Le Pen au Parlement européen de décembre 2010 à février 2016, un statut qui suppose une présence effective à Strasbourg ou à Bruxelles, alors qu’elle exerçait, en fait, ses activités au sein du parti.

Le Monde

Une brève condescendante et raciste du magazine Gala fait polémique

Le champ lexical du mépris y figure presque dans son intégralité. Dans une brève publiée ce mercredi, le magazine Gala, du groupe Prisma Media, souhaitait évoquer la venue du haut-commissaire du Swaziland à Londres pour y rencontrer la reine Elisabeth II.

Voici ce qu’ils écrivent, sous le titre « Un peu de tenue! »: « Ce n’était pourtant pas mardi gras. Mais pour rencontrer Sa Majesté Elisabeth II, à Buckingham Palace, le haut-commissaire du Swaziland, Christian Muzie Nkambule, et son épouse ne se sont pas trop préoccupés de la tenue à adopter. Ils sont venus en pagne wax, tissu typique de leur petit royaume, ancienne colonie britannique. Osé. »

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Comme le souligne un internaute sur Twitter, ce n’est pas la première fois que le groupe Prisma Media publie des propos racistes dans ses pages. Dans l’hebdomadaire people Voici, en 2015, un article concernant la coiffure d’Omar Sy était intitulé « Il frise le ridicule. » « Avec cette boule à la Jackson Five, il devrait faire rire les petits nenfants », détaillait le journaliste, qui jugeait que la coiffure de l’acteur était sans doute une « concession » liée à son travail de comédien.

L’Express

 

Agression, trafic de drogue, meurtre… qui sont les « Boixos Nois », les néonazis du Barça ?

Depuis 1981, le groupe de supporters néonazis des « Boixos Nois » (« les garçons fous », en catalan) embarrassent le FC Barcelone. Mercredi soir, le Barça reçoit le PSG pour le match retour de huitièmes de finale de la Ligue des champions. 

C’est la facette la moins reluisante d’un club qui cultive le consensus. Depuis leur création en 1981, les Boixos Nois (« les garçons fous », en catalan) embarrassent le FC Barcelone. Ce groupe de supporters radicaux, non reconnu par la direction blaugrana, ternit son image à chaque nouvelle incartade. Certains de ses membres ont été impliqués dans des rixes, parfois sauvages, à travers l’Espagne ces dernières années. Et ce, malgré l’étroite surveillance de la police autonome catalane.

Or, la venue du PSG au Camp Nou, mercredi en 8e de finale retour de la Ligue des champions, rappelle des faits très graves survenus aux abords de la mythique enceinte en décembre 2014 : deux supporters parisiens avaient été attaqués à l’arme blanche après la rencontre de phase de poules entre les deux clubs.

L’unique témoin n’ayant pu identifier les agresseurs, les autorités usent du conditionnel quant à l’implication des Boixos Nois. De pure forme au regard de la liste de leurs exactions? Apologie de la violence, trafic de drogue, extorsion, insultes racistes, guérilla urbaine…

Pire, au début des années 1990, cinq hommes ont été condamnés pour le meurtre d’un ultra de l’Espanyol, le rival local. « La violence est un des éléments de cohésion de ce groupe », a établi Carles Viñas Gràcia, docteur en histoire contemporaine à l’université de Barcelone et spécialiste des groupes radicaux catalan

Europe 1

En pleine « affaire Théo », deux policiers ont incendié leur propre véhicule

Dans la nuit du 13 au 14 février, une Mercedes était incendiée à Sainte-Geneviève (Oise), vers 1 h 30. Quelques heures plus tard, à moins de 3 km, une Citroën brûlait à Lachapelle-Saint-Pierre (Oise). Dénominateur commun : les deux véhicules appartenaient à deux agents du commissariat de Sarcelles (Val-d’Oise).

Le lien avec les violences urbaines liées à l’affaire Théo était vite évoqué. D’autant que, quelques jours plus tard, les incendies de trois autres véhicules de fonctionnaires résidant à Lassigny et dans l’Aisne renforçaient cette conviction.

L’enquête a basculé lundi. Le fonctionnaire de Lachapelle-Saint-Pierre, 40 ans, faisant une tentative de suicide. Il avait laissé un écrit où il confessait être à l’origine de l’incendie de sa Citroën. Placé en garde à vue, il a ensuite raconté aux enquêteurs que son collègue de Sainte-Geneviève avait lui aussi mis le feu à sa voiture. Ce dernier a été interpellé dans la foulée.

Le Parisien

Le «Procès interdit de Marine Le Pen», l’enquête sur les finances occultes du FN

En exclusivité, Challenges publie des extraits du Procès interdit de Marine Le Pen, à paraître aux éditions First le 2 mars, signé par Laurent Fargues, journaliste à Challenges. Il y raconte l’enquête judiciaire sur les campagnes électorales du FN, la façon dont le parti aurait abusé du porte-monnaie du contribuable, et la manière dont Marine Le Pen a échappé aux juges, avant la Présidentielle.

Le système de financement des campagnes électorales des candidats FN est dans le viseur de la justice depuis plus de trois ans. Depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du parti, la quasi-totalité des campagnes sont sous le coup d’enquêtes policière et judiciaire.

Dernier épisode en date : la mise en examen de Frédéric Chatillon, le patron de l’agence de com’ Riwal et ami de vingt-cinq ans de Marine Le Pen, pour abus de biens sociaux. Précédent épisode: le renvoi en correctionnelle de près d’une dizaine de personnes pour les campagnes électorales de 2012.

En résumé, les enquêteurs soupçonnent l’agence de communication et le parti d’avoir une fois de plus gonflé les frais de tracts et affiches des candidats frontistes pour maximiser les remboursements de l’Etat et réaliser des marges ultra-élevées sur le dos des contribuables. Depuis plus de deux ans, Laurent Fargues a suivi cette affaire dans les colonnes de Challenges. Extraits exclusifs de son enquête « Le Procès interdit de Marine Le Pen », à paraître aux éditions First le 2 mars.

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Calvados : un voisin violent et raciste condamné pour « injures raciales »

Mardi 7 mars 2017, le tribunal de grande instance de Caen (Calvados) a jugé un octogénaire pour injures raciales publiques commises le vendredi 18 mars 2016. Il semble en effet bien difficile de vivre dans son voisinage à Hérouville Saint-Clair au nord de l’agglomération caennaise.

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Environ deux fois par moi, un élagueur entretient le jardin voisin de celui du prévenu et à chaque fois, il se fait insulter par ce dernier « T’es pas un paysan ! Charlot de bronzé ! Dégage bougnoule !«  L’octogénaire n’hésite pas à s’introduire dans la propriété voisine, voulant manifestement, malgré son âge, en découdre.

Le propriétaire en témoigne : « Cet homme est vulgaire et irrespectueux. Il arrive dans ma cour, remonte ses manches et ôte ses lunettes, comme pour se battre. Au début il ne s’en prenait qu’à mon ouvrier et à moi-même mais il a également injurié mes enfants ainsi que des passants. » Alors une plainte a été portée.

Tendance Ouest

2 militants d’extrême droite jugés pour le viol d’une fillette qu’ils avaient maquillé en crime anti-Français

Dossier sordide examiné aux assises du Calvados les jeudi 9 et vendredi 10 mars 2017, à Caen. Deux jours de procès durant lesquels deux frères, 47 ans et 36 ans, seront jugés : l’aîné est accusé d’enlèvement, séquestration, viol et agression sexuelle sur une mineure de moins de 15 ans ; le cadet de complicité.

L’affaire remonte au 19 octobre 2004, dans la région de Vire. Ce jour-là, inquiets de ne pas voir leur fille de 12 ans rentrer du collège, ses parents donnent l’alerte. Elle est retrouvée vers minuit. Elle explique qu’elle « a fugué, puis été enlevée », indique une source proche du dossier. Puis la fillette confie avoir été « violée » dans un bois de la région.

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Selon leurs dires, ces deux hommes, proches de mouvances d’extrême-droite (des croix gammées et d’autres symboles néonazis sont tatoués sur plusieurs parties du corps du frère aîné), auraient maquillé ce viol en crime anti-Français. Ils auraient fait en sorte de se faire passer pour des Maghrébins, selon la victime accusatrice. Une version confirmée par le frère aîné le 4 mars 2015, alors qu’il était jugé avec son cadet, pour la tentative de braquage.

Ouest France

58% des français estiment que le FN est un danger pour la démocratie

Selon le baromètre annuel Kantar Sofres, la perception du Front national et de sa présidente par les Français est toujours majoritairement négative.

Ainsi, selon cette étude, 58% des personnes interrogées estiment que le FN représente « un danger pour la démocratie en France » et 36% pensent l’inverse. Ce chiffre est en hausse constante depuis 2013 après une décennie de lente décrue: il y a quatre ans, 47% des personnes interrogées jugeaient le FN dangereux.

Cette inquiétude est plus marquée chez les femmes (62 %), chez les personnes âgées de plus de 65 ans (63%), chez les cadres (69%) et professions intermédiaires (63%) et chez les diplômés de l’université (68%).

De plus, malgré la stratégie de « dédiabolisation » portée par Marine Le Pen pour tenter de lisser l’image de son parti, 49% des Français continuent à voir en elle la représentante d’une « extrême droite nationaliste et xénophobe« .

France Soir

Allemagne : une cellule terroriste d’extrême droite jugée pour 5 attentats anti-réfugiés

Un ancien groupuscule d’extrême droite aux activités qualifiées de « terroristes » est accusé d’avoir perpétré cinq attentats en 2015 contre des foyers de migrants et des adversaires de gauche du parti Die Linke, au moment où l’Allemagne accueillait de nombreux réfugiés. Son procès s’est ouvert ce mardi 7 mars à Dresde, en Saxe.

Ironie de l’histoire, c’est dans un ancien foyer pour réfugiés, entouré de mesures de sécurité renforcées, que se déroule le procès du groupe Freital. Sept hommes et une femme, âgés de 19 à 39 ans, membres de ce groupuscule d’extrême droite figurent sur le banc des accusés d’un procès d’ampleur.

Accusés de constitution d’activité terroriste, de tentative de meurtre et de blessures corporelles, ils encourent jusqu’à la perpétuité pour cinq attaques à l’explosif commises en 2015 à Freital près de Dresde, la capitale de la Saxe.

RFI

Une vague d’actes racistes et antisémites soude les communautés juives et musulmanes aux États-Unis

Depuis l’élection de Donald Trump, l’Amérique vit un phénomène inattendu. La spectaculaire libération de la parole et des actes racistes et antisémites a pour effet, entre autres, de souder les communautés juives et musulmanes du pays.

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On ne compte plus les attentions de l’une à l’autre. Le 27 février, un Marine musulman déclarait sur Twitter, au sujet des menaces et alertes à la bombe pesant sur la communauté juive: « Je suis un #Marinemusulman dans les environs de Chicago. Si votre synagogue ou cimetière juif a besoin d’un gardien, je suis là. L’islam l’exige. » Plusieurs autres tweets de musulmans proposant leurs services ont fleuri sur le réseau.

Dans la même veine, deux musulmans ont lancé une campagne de crowdfunding autour du 22 février pour réparer 170 tombes juives profanées dans un cimetière du Missouri.

Dans l’autre sens, le 24 février, alors que l’un des fidèles d’une mosquée brûlée par un incendie criminel organise une campagne de financement pour la réhabiliter, il remarque des montants étonnants, multiples de 18 uniquement. Il regarde les noms des donateurs et comprend qu’il s’agit de Juifs pour qui ce nombre veut dire « Chai » en hébreu, ce qui signifie « longue vie ».

Lorsque le feu a dévoré cette mosquée, les Juifs de la congrégation voisine ont offert les clés de leur synagogue aux fidèles musulmans pour qu’ils puissent prier dans un lieu convenable.

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Quand la France interdisait l’avortement… sauf aux femmes noires

En 1970, un scandale éclata à la Réunion: des milliers de femmes avaient été avortées et stérilisées, souvent sans leur consentement, avec le soutien des pouvoirs publics. Un essai glaçant revient sur ce crime d’Etat oublié.
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Ces femmes étaient noires, et pauvres. Dans la presse, les témoignages se multiplièrent. Citons celui d’une femme enceinte de trois mois, entrée dans cette même clinique pour une douleur au ventre, à laquelle on avait annoncé une opération de l’appendicite, et qui s’était rendue compte au réveil qu’on avait mis fin à sa grossesse et qu’on lui avait ligaturé les trompes. Certaines patientes de la clinique de Saint-Benoît étaient enceintes de six, sept, huit mois.

Bientôt, on évoqua le chiffre de 8000 avortements par an, pour 16.000 naissances annuelles sur toute l’île de la Réunion.

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La politique «antinataliste» conduite à la Réunion reposait sur tout un réseau de médecins rabatteurs, qui allaient chercher les jeunes femmes, et sur des institutions semi-officielles, comme l’Association réunionnaise d’orientation familiale, qui diffusait des tracts où on voyait des Noires pauvres submergées par une misérable marmaille, avec comme seul slogan: «ASSEZ !» Michel Debré recevait des rapports qui décrivaient la population créole comme composée de «femmes débiles, amorales, cyclothymiques» et d’hommes qui ne sont que «paresse, veulerie, éthylisme et violence».

Lire la suite sur l’OBS

Quand il était fonctionnaire, Florian Philippot transmettait des rapports confidentiels au FN

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Florian Philippot n’est pourtant pas exemplaire en la matière. A l’époque où il travaillait au ministère de l’Intérieur, du temps de Claude Guéant, il a transmis à la présidente du FN des rapports sur l’immigration et la délinquance, une activité contraire au devoir de réserve auquel il était soumis.

Il s’en était ouvert au « Parisien » au printemps 2011. Sous le pseudonyme d’Adrien, il disait alors travailler au ministère des Finances : « Ça m’est arrivé parfois, notamment pour des rapports confidentiels (…) que je récupère sur le serveur interne. Mais je ne les imprime pas sur place… ça laisse des traces. Alors j’en fais une copie sur une clé USB. Et hop, direction le siège du FN. » Des fuites qu’il a reconnues dans l’émission « Envoyé Spécial » du 13 octobre dernier, tout en affirmant ne pas avoir évoqué de document confidentiel. Sollicité ce mercredi, le vice-président du FN n’était pas disponible pour nous répondre.

Lors d’une conférence de presse intitulée « Les vrais chiffres de l’immigration en France », Marine Le Pen avait annoncé le 21 février 2011 « des chiffres savamment cachés, érigés en secret d’Etat » transmis par des « fonctionnaires patriotes ». Le 6 octobre suivant, elle présentait son équipe de campagne, dont le directeur stratégique n’était autre que Florian Philippot, qui s’était alors mis en disponibilité.

Le Parisien