USA : pris pour un jihadiste, un homme d’affaires Émirati arrêté pour avoir parlé.. arabe

Alors que la police américaine a malmené un Emirati pris pour un djihadiste, les Emirats arabes unis réclament des excuses et conseillent à leurs ressortissants de ne pas porter leurs habits traditionnels au moins en public. 

Lorsqu’il est entré mercredi dans cet hôtel de la banlieue de Cleveland en Ohio (Etats-Unis), Ahmed Minhali, 41 ans, ne pensait pas que son séjour allait tourner de cette manière. Alors qu’il se trouve à Cleveland depuis avril pour des examens médicaux, cet homme d’affaires des Emirats arabes unis (EAU) se présente à la réception de l’hôtel pour réserver une chambre. Il est vêtu d’une Gandoura, une robe traditionnelle blanche. 

L’entendant parler arabe, la réceptionniste s’éclipse et prévient des proches qu’un «homme vient de prêter allégeance à l’Etat islamique» devant elle, raconte Ahmed Minhali à Al Jazeera. Les proches de la réceptionniste alertent la police, qui est dépêchée sur place. 

Une vidéo filmée par une caméra embarquée de la police montre l’arrivée des forces de l’ordre sur place. Ahmed Minhali se trouve sur le perron de l’hôtel, au téléphone. Les policiers le visent et le somment de s’allonger par terre. Ce à quoi l’Emirati obéit. Au sol, il est d’abord menotté, puis fouillé.  

Les policiers le blessent au dos, raconte-t-il au quotidien Emarat Al-Youm. À la fin de l’intervention, le quadragénaire perd connaissance et explique ne s’être réveillé qu’à l’hôpital où il a été transporté. Après vérification, la police de Cleveland se rend à l’évidence : l’homme d’affaires n’a aucun lien avec les groupes djihadistes.

Depuis, Ahmed Minhali explique s’être rapproché de ses avocats pour envisager les suites judiciaires à donner à cette affaire. De son côté, le ministère des Affaires étrangères émirati a exprimé son «mécontement» au numéro deux de l’ambassade américaine Ethan Goldrich.

 «Les EAU prennent soin de la sécurité de leurs ressortissants et réclament ainsi des éclaircissements sur cet incident», indique un communiqué publié par l’agence officielle WAM. Ethan Goldrich a ensuite présenté «des excuses et promis d’obtenir des éclaircissements des autorités de l’Ohio». Dans un entretien filmé, la police de Cleveland s’est excusée auprès de la victime.   

Tomber la robe traditionnelle

Après cette incident, le ministère des Affaires étrangères des EAU conseille à leurs ressortissants de ne plus porter la robe traditionnelle quand ils voyagent en Occident. Sur son compte Twitter, le ministère presse les Emiratis de ne plus porter la Gandoura, notamment dans les lieux publics, quand ils voyagent à l’étranger. 

Le Parisien

Angleterre : une musulmane victime d’une agression raciste à Leyton #Brexit

La musulmane Adil Cemile, 23 ans, a été victime d’une agression raciste à Leyton en Angleterre.

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Selon un article de Standard.co.uk, un quarantenaire employant des expressions racistes a cassé les vitres de la femme musulmane avec un levier.

Le suspect a ensuite essayé d’attaquer un taximan somalien.

Il a ensuite été intercepté par un agent de sécurité avant d’être placé en garde-à-vue par la police qui est arrivé sur les lieux.

Les attaques racistes avaient connu une hausse après le Brexit.

Selon un rapport rendu public par le Conseil national des chefs de police, une hausse a été observée dans les crimes de haine contre les migrants au cours des quatre jours qui ont suivi l’annonce des résultats du référendum, par rapport au mois précédent.

Les Polonais et les musulmans sont les plus exposés aux agressions.

Une expression raciste avait été écrite sur le mut du Centre culturel polonais dans le quartier Hammersmith à Londres et une note avait été déposée dans la boite aux lettres d’une famille polonaise à Huntington près de Cambridge sur laquelle on pouvait lire « Nous quittons l’UE, il n’y a plus de place pour les parasites polonais ».

Le Conseil des musulmans britanniques a annoncé avoir signalé d’innombrables crimes dont des propos haineux et insultes dans les rues ou sur internet après l’obtention des résultats du référendum.

Le Conseil a appelé les leaders politiques et ONG à une action urgente contre la division et la polarisation qui ont vu le jour après le référendum.

TRT

USA : un médecin musulman poignardé et blessé par balle devant une mosquée à Houston

Ce dimanche matin vers 5h30, un médecin  a été approché par trois hommes à pied alors qu’il se rendait dans une mosquée de Houston, au Texas, pour la prière matinale. Sans prévenir, l’un d’eux aurait sorti une arme à feu afin de tirer à deux reprises sur l’homme. 

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Conduit à l’hôpital rapidement, l’état de la victime n’est pas connu. Cependant, d’après les médecins de l’établissement dans lequel il a été conduit interrogés par les médias locaux, il devrait survivre à ses blessures. 

D’après les enquêteurs, il n’y a pour l’instant aucun motif connu qui pourrait justifier cette attaque. Les agresseurs, qui ont pris la fuite rapidement, n’ont pas encore été identifiés, mais la police dit avoir de nombreux éléments de description grâce aux témoignages recueillis. 

Un responsable de la mosquée s’est dit très inquiet de la situation actuelle, trois semaines après l’attentat dans un club gay à Orlando, également au Texas. Selon lui, il s’agirait du troisième incident de la semaine concernant des Musulmans blessés par balle à Houston. 

L’Express

Raciste déclaré, le président de Radio Courtoisie est prié de démissionner

Le ton monte à Radio Courtoisie. La « radio libre du pays réel », carrefour de toutes les droites, en particulier les plus radicales, est traversée par une fronde contre son président, Henry de Lesquen, qu’une partie de ses troupes appelle à la démission. Une lettre lui a été adressée en ce sens, le 22 juin. Un premier appel à la démission avait été lancé, le 11 juin, par une dizaine de responsables d’émissions, sur le blog catholique traditionaliste Le Salon beige.

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Candidat déclaré – et fantaisiste – à l’élection présidentielle de 2017, M. de Lesquen, ancien conseiller municipal à Versailles (Yvelines), porte un programme ouvertement raciste et révisionniste : défense d’un « racisme républicain », lutte contre la « musique nègre » ou contre la « religion de la Choah » [sic], etc. L’homme s’est aussi affiché au banquet du journal antisémite Rivarol, le 9 mai, durant lequel il a chaudement applaudi le négationniste Robert Faurisson.

De quoi inquiéter certains acteurs de Radio Courtoisie, qui craignent que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ne décide de retirer sa fréquence à la radio ou que des invités ne se détournent de son studio. Hors de question d’entamer la respectabilité de cette radio associative, lancée en 1987, qui a connu un regain de popularité à l’occasion de la mobilisation contre le mariage pour tous.

« Comment un invité peut-il assumer de parler dans une radio dont le président justifie le rétablissement de l’esclavage ? On ne peut pas inviter les gens, on les grille, s’alarme Paul-Marie Coûteaux, ancien compagnon de route du Front national, qui animait il y a encore un mois une émission sur l’antenne de Radio Courtoisie. C’était la radio des droites, là, ça devient plus extrême que le FN ! » Le conseiller régional FN de PACA Thibaut de la Tocnaye, à la tête d’une émission depuis huit ans, a lui aussi désavoué Henry de Lesquen dans un communiqué.

Mise en demeure du CSA

Radio Courtoisie est déjà sous le coup d’une mise en demeure, confirmée en novembre 2015 par le Conseil d’Etat, concernant des propos tenus, en mai 2013, dans le « libre journal » d’Henry de Lesquen à propos de l’islam et du mariage pour tous. Si la récidive est avérée, Radio Courtoisie risque une « sanction », allant d’une simple amende à une suspension, limitée, du programme ou à un retrait d’autorisation d’émettre, temporaire ou définitive.

Le Monde

Un tweet de Donald Trump jugé antisémite suscite l’indignation

Le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump a suscité l’indignation samedi en tweetant un montage accusant sa rivale démocrate Hillary Clinton d’être corrompue et comportant une étoile à six branches.

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Cette étoile, considérée comme un symbole juif sous le nom d’étoile de David mais utilisé aussi en franc-maçonnerie, figure en rouge sur ce tweet représentant Mme Clinton. L’étoile, superposée à un tas de billets de 100 dollars, porte l’inscription «Most Corrupt Candidate Ever !» («La candidate la plus corrompue de tous les temps !»).

Beaucoup ont interprété ce montage comme une allusion antisémite liée au stéréotype associant les Juifs et l’argent.

Le tweet a été rapidement supprimé et remplacé par une nouvelle image où le slogan contre Mme Clinton figure sur un rond rouge et non plus sur l’étoile controversée.

RT

La police britannique convoque une ancienne ministre israélienne pour soupçons de « crimes de guerre » à Gaza

L’ancienne ministre des Affaires étrangères et actuelle députée de l’Union sioniste Tzipi Livni a reçu jeudi une convocation de la police britannique pour être interrogée sur des soupçons de participation à des crimes de guerre pendant les bombardements  Gaza en 2008.

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Livni se trouve actuellement à Londres pour assister à une conférence organisée par le journal israélien Haaretz.

La convocation a cependant été annulée après des contacts diplomatiques entre Israël et la Grande-Bretagne, à la fin desquels Tzipi Livni a pu bénéficier d’une immunité.

Un haut fonctionnaire, qui a requis l’anonymat en raison de la sensibilité de l’affaire, a déclaré au journal Haaretz que l‘ambassade d’Israël à Londres a reçu jeudi une lettre de l’unité des crimes de guerre de Scotland Yard, demandant à ce que la convocation soit remise à Livni.

Selon le responsable, le courrier indiquait que la police britannique savait que Livni devait arriver à Londres durant le week-end, et lui a donc demandé de venir au poste de police pour être interrogée.

Le but de l’entrevue était de discuter de la participation de Livni à des crimes de guerre et des violations de la Convention de Genève, en tant que ministre des Affaires étrangères et vice-premier ministre, et en tant que membre du cabinet diplomatique de sécurité lors des bombardements en 2008 à Gaza.

Au cours des dernières années, les organisations pro-palestiniennes ont déposé une série de plaintes concernant cette opération contre de hauts responsables israéliens, notamment Livni, dont le dossier a été traité avec ténacité par les autorités britanniques.

Des contacts ont par la suite été établis avec le gouvernement britannique, par crainte de voir Livni arrêtée à son arrivée à Londres ou durant de son séjour.

Il a alors été convenu avec le ministère britannique des Affaires étrangères que la visite de Livni à Londres allait obtenir le statut d’une « affectation diplomatique spéciale », qui lui accorderait automatiquement une immunité, la mettant à l’abri d’une éventuelle arrestation et de poursuites judiciaires.

Dans le même temps, l’ambassade d’Israël en Grande-Bretagne a informé Scotland Yard que Livni ne se rendrait pas pour interrogatoire.

I24

Jacques Robert, l’ancien maire sera bien jugé pour agression sexuelle sur mineur

L’ancien maire a été mis en examen en septembre 2012. Il sera également jugé pour détention d’images pédopornographiques.

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Jacques Robert, l’ancien maire de Baliros, sera bien jugé dans les mois qui viennent pour agression sexuelle sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité. L’ex-édile comparaîtra également pour détention d’images pédopornographiques. Près de 500 000 fichiers avaient été découverts sur son ordinateur.

Le volet agression sexuelle était en suspens après que la juge d’instruction l’eut écarté du renvoi en correctionnelle. La magistrate avait considéré que les faits (des agressions sur une fillette proche du maire entre ses 8 et 11 ans) étaient prescrits. Le parquet de Pau avait contesté cette appréciation devant la chambre de l’instruction. Cette dernière lui a donné raison.

Jacques Robert avait été mis en examen en septembre 2012 pour détention d’images et de vidéos à caractère pédopornographiques. La date du procès correctionnel n’a pas encore été fixée.

Sud Ouest

Alain incarcéré pour une dizaine de viols pendant 25 ans sur des petits garçons

Le retraité palois soupçonné d’avoir abusé de petits garçons pendant plus de 25 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire ce jeudi.

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Alain F. va passer sa première nuit à la maison d’arrêt de Pau ce jeudi soir. Cet homme de 69 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire pour viol, agressions sexuelles, corruption de mineurs et détention d’images pédopornographiques. Tout cela depuis 1990. Car les photos et les vidéos retrouvées chez lui, soigneusement classées sur des étagères qui recouvraient tous les murs de son studio, montrent que les abus ont commencé à ce moment là.

Pour l’instant, 11 victimes ont été identifiées, mais il y en a plus. La police devrait les retrouver facilement puisque le pédophile présumé a noté soigneusement leurs noms et dates de naissance, et qu’il avait gardé leurs photos. Toute la vie de cet ancien magasinier tournait autour des jeunes garçons, explique le procureur de la République de Pau, Jean-Christophe Muller : « tout l’univers de cette personne était organisé autour des faits qu’il pouvait commettre sur les jeunes enfants. C’est à dire qu’il y avait des photos, des agendas, des compte rendus, des sortes de journaux intimes qui au fil du temps illustrent les différents faits qui ont pu être commis« .

Une information judiciaire contre X pour « non dénonciation de crime » va aussi être ouverte pour savoir si d’autres personnes étaient au courant dans son entourage.

France Bleu

Un ancien du Bloc identitaire et ex élu FN , condamné en appel pour homophobie

La condamnation de Louis Noguès, 71 ans, conseiller municipal du Mans, à 2 000 € d’amende pour « injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle ». Il se pourvoit en cassation.

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La cour d’appel d’Angers a confirmé, jeudi 30 juin, la condamnation de Louis Noguès, 71 ans, conseiller municipal au Mans, ex-Front national – il a été exclu – à 2 000 € d’amende pour « injure publique envers un groupe de personnes en raison de leur orientation sexuelle ».

Lors d’un conseil municipal du Mans, en février 2015, l’ancien chirurgien-dentiste avait ajouté, à propos du centre LGBT (lesbiennes, gay, bisexuels transsexuels) : « Vous avez oublié certainement la zoophilie, c’est ça qui me gêne. »

Louis Noguès a aussitôt annoncé qu’il allait se pourvoir en cassation. « C’est un jugement politique », commente-t-il.

Ouest France

Déguisé en soldat nazi, il « jouait à la guerre tout seul » et terrifiait ses voisins

Le tribunal correctionnel de Nantes vient de condamner un Alençonnais, résidant en Loire-Atlantique, qui effrayait ses voisins en se déguisant en soldat nazi et jouant à la guerre.

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L’affaire se passe à Géneston (Loire-Atlantique). Un habitant a été condamné jeudi 30 juin en comparution immédiate à quatre mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes, après avoir “joué tout seul à la guerre” le 15 mai dernier et mis en joue piétons et automobilistes… alors qu’il était déguisé en soldat nazi !

Port d’un uniforme d’organisation criminelle

L’homme, âgé de 50 ans, devra en outre se plier à une mise à l’épreuve de deux ans, durant lesquels il aura obligation de se soigner et interdiction de détenir une arme. Il lui sera également interdit de paraître à Géneston à compter du 1er octobre prochain, date à partir de laquelle il a affirmé qu’il allait emménager avec sa nouvelle compagne.

Outre 1400 € de dommages et intérêts qu’il versera à ses voisins, l’homme devra enfin payer une amende de 200 € au Trésor public pour avoir exhibé une croix gammée. Des faits qui lui ont valu d’être déclaré coupable de port d’uniforme, d’insigne ou d’emblème rappelant ceux d’une organisation déclarée criminelle par le tribunal militaire international de Nuremberg.

Le dimanche des faits, vers 18 h, cet homme originaire d’Alençon avait en effet commencé à “faire des roulades par terre” dans son jardin. Arrivé un mois plus tôt dans le quartier, il avait ensuite tiré “sur les oiseaux et les nuisibles” à l’aide d’une réplique de fusil allemand plus vrai que nature.

Il se disait « ancien casque bleu » au Kosovo

Dans un premier temps, le prévenu avait assuré à son nouveau voisin qu’il était en fait “un ancien Casque Bleu du Kosovo”, qu’il entendait organiser “une reconstitution militaire dans son jardin” un mois plus tard, ou encore qu’il allait “couler une dalle de béton pour faire venir un char d’assaut”

Il point le canon d’une arme sur sa femme

Mais peu après, le voisin l’avait vu pointer son canon sur sa femme, juste au-dessus leur muret de séparation, alors que celle-ci s’était allongée sur un transat dans son jardin !

Les gendarmes, appelés à la rescousse, avaient alors retrouvé chez lui tout un arsenal d’armes de guerre (grenades, masques à gaz, munitions…). “C’est par passion de la collection, et non par idéologie”, a insisté jeudi le prévenu.

Des conséquences pour l’assistante maternelle

Son attitude a en effet eu des répercussions inattendues sur sa voisine, qui est assistante maternelle. “Certains parents ont déjà fait état de leur intention de ne plus lui confier leurs enfants”, a assuré leur avocat, qui avait demandé 6000 € pour le couple et ses deux enfants de 10 et 12 ans. “Aujourd’hui, mes clients sont inquiets pour leur avenir économique.”

“Son mari s’est efforcé récemment de ressortir la piscine gonflable, pour passer à autre chose, même s’il sait qu’il ne compte pas l’utiliser”, a-t-il ajouté.

Une audience sur intérêts civils aura finalement lieu le 10 février 2017 pour évaluer le montant total des dommages et intérêts que devra leur verser le prévenu au titre de leur “préjudice économique”.

One Hebdo

Birmanie : une mosquée a été rasée par une foule bouddhiste

Une foule brandissant des armes diverses a rasé une salle de prières musulmane dans le nord de la Birmanie, second saccage d’une mosquée en huit jours dans un pays qui a déjà connu des violences communautaires meurtrières, a rapporté la presse officielle samedi.

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Les tensions entre bouddhistes et musulmans, notamment celles entourant la communauté persécutée des Rohingyas est l’un des défis majeurs auquel est confronté le premier gouvernement civil mis en place depuis des décennies et emmené par Aung San Suu Kyi.

Vendredi, des habitants de Hpakant, ville minière de l’Etat Kachin, ont mis à sac une mosquée à l’aide de « bâtons, de couteaux et d’autres armes » avant de mettre le feu à la salle de prières, a rapporté samedi le Global New Light of Myanmar.

« La foule était entièrement incontrôlable. Le bâtiment a été rasé par les émeutiers », a ajouté le journal, expliquant que les violences étaient survenues à la suite d’une dispute sur la construction de la mosquée. Il n’y a eu aucune arrestation, ajoute le journal.

BFM

Dieppe : le rassemblement des islamophobes décomplexés de Pegida

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Le siège social de l’association est fixé à Ferrières-en-Bray, en Seine-Maritime, à la frontière de l’Oise. Déclarée le 19 octobre 2015 selon le Journal Officiel (mais fondée dès juillet 2015), elle revendique comme objet la « valorisation des anciennes cultures et traditions françaises ».

Cette association n’est autre que Pegida France, émanation hexagonale du mouvement apparu en Allemagne fin 2014 « contre l’islamisation » en Europe. Après avoir déjà organisé des manifestations anti-migrants à Calais – dont l’une avait donné lieu à des échauffourées avec les forces de l’ordre le 6 février dernier – Pegida France avait bien l’intention de réitérer l’opération à Dieppe.

Paris Normandie

Mantes-la-Ville : le maire FN contraint d’accorder une salle aux musulmans pour l’Aïd

Les musulmans de Mantes-la-Ville devraient disposer d’une salle municipale pour la grande prière de l’Aïd, prévue le 5 ou 6 juillet.

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Le maire (FN), Cyril Nauth, a annoncé qu’il leur accorderait un local, probablement la salle Jacques-Brel. L’association des musulmans de Mantes-sud réclamait depuis plusieurs semaines le droit de pouvoir disposer d’un endroit pour marquer la fin du ramadan.

Face à l’absence de réponse du maire, l’affaire a été portée devant le tribunal administratif hier matin. « L’an passé, face à la même situation, nous avions perdu au Conseil d’Etat, explique Cyril Nauth. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je n’irai pas plus loin cette année. Je suis en conflit avec une association, pas avec les musulmans. »

Le Parisien

Depuis 2009, les Etats-Unis ont tué 116 civils hors zones de combat de l’armée

Ces données, révélées pour la première fois par l’administration américaine, concernent le plus souvent des frappes menées avec des drones, hors de l’Irak, la Syrie et l’Afghanistan.

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Des révélations inédites. Pour la première fois, l’administration américaine publie un bilan des frappes, le plus souvent menées avec des drones, conformément à une promesse de Barack Obama. Ainsi, selon la direction nationale du renseignement, les frappes américaines auraient tué jusqu’à 116 civils hors d’Irak, d’Afghanistan et de Syrie. En dehors de ces trois pays, les frappes auraient également tué jusqu’à 2581 combattants depuis 2009. 

L’administration américaine n’avait jamais rendu public le bilan des frappes du Pentagone et de la CIA contre les extrémistes hors zones de combat de l’armée américaine, soit principalement au Pakistan, au Yémen et en Somalie. Elle reconnaît que ces estimations sont inférieures à celles des ONG répertoriant ces frappes. Ces dernières, selon le communiqué de la DNI, font état « de 200 à plus de 900 civils » tués dans les bombardements depuis 2009. 

Le renseignement américain justifie cet écart par le fait que l’administration dispose de moyens techniques et humains « dont ne disposent pas les ONG » pour évaluer les pertes et, notamment, pour faire la distinction entre combattants et non-combattants.  

L’Express

Namibie : le premier génocide de l’Allemagne

Le premier génocide a eu lieu en Namibie, sur ordre des autorités allemandes de l’époque, à partir de 1904. Deux peuples ont été quasiment anéantis en l’espace de 4 ans : les Nama et les Héréro. Près de 100 000 morts sans sépultures, dont une partie dans des… camps de concentration.

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20 ans de colonisation « banalement » brutale

L’Empire allemand de 1871 n’a pas de colonies dignes de ce nom, et par une série d’accords, se voit accorder  — en 1884 — par les autres puissances coloniales, quatre zones d’expansion. L’Afrique du Sud-ouest est l’une de celles-ci, nommée « Südwestafrika ». Durant 10 ans, le IIe Reich va donc étendre son autorité sur ce territoire correspondant à l’actuelle Namibie, avec force répression, jusqu’à obtenir la signature d’un accord de protectorat avec le chef des Héréro, l’une des populations colonisée.

Les 10 ans qui suivent, faits de la « banale brutalité coloniale » en vogue à l’époque, voient tout de même un autre traité signé avec la population des Nama. Mais c’est en 1904 que le soulèvement des Héréro contre l’administration allemande va faire basculer la répression du colonisateur dans l’horreur.

Ordre officiel d’extermination

Les Héréro, en 1904, victimes de la spoliation de leurs terres, empêchés de pratiquer la transumance se soulèvent contre le colon allemand. Une garnison est détruite, plusieurs centaines d’Allemands sont tués, mais leurs femmes et enfants, épargnés. La réponse de Berlin ne se fait pas attendre : un corps expéditionnaire de 15 000 soldats est envoyé sur place, équipés de mitrailleuses, de canons et de grenades. 6 mois de « guerre d’usure » s’en suivront, jusqu’au moment où le général Lothar von Trotha, connu pour sa butalité et en charge de la répression des Héréro passe à la « vitesse supérieure ».  Sur un plateau, l’armée allemande massacre des milliers de Héréro à la mitrailleuse. La plupart des survivants héréro qui parviennent à s’enfuir vers le désert du Kalahari sont inlassablement pourchassés pour être massacrés.

La décision d’extermination date de ce moment là, selon les archives encore consultables en Namibie. Le général Lothar von Trotha fait empoisonner les points d’eau, poste des soldats au points stratégiques et leur donne un ordre officiel qui résonne encore lugubrement : « Chaque Héréro trouvé à l’intérieur des frontières allemandes, avec ou sans armes, avec ou sans bétail, sera abattu. Je n’accepte aucune femme, aucun enfant, qu’ils s’en aillent ou je laisserai mes hommes leur tirer dessus« .

Les historiens sont unanimes pour dire qu’alors, la plupart officiers allemands pensent que c’est une guerre pour « la survie de la race blanche ». Exterminer les noirs africains devient donc, pour eux, une nécessité. L’ordre du général Trotha ressemble à sorte de « carte blanche à la troupe » pour tuer sans distinction.

Camps de concentration

En décembre 1904, l’information sur l’extermination des Héréro parvient jusqu’en Allemagne. Craignant une crise diplomatique les autorités militaires font annuler l’ordre d’extermination de Lothar von Trotha. Désormais les Héréro sont faits prisonniers.

6 camps de concentration, sur le modèle des camps sud-africains de la guerre des Boers sont donc construits pour y enfermer des milliers de Héréro survivants du génocide. La différence des camps allemands avec ceux d’Afrique du Sud réside dans la décision d’y faire travailler les prisonniers dans des conditions extrêmes, en les nourrissant à peine.

Identification par des médaillons avec numérotation, tenue d’un registre des morts : l’organisation bureaucratique des camps de concentration allemands de 1905 ne diffère pas beaucoup de celle des nazis 35 ans plus tard, selon les historiens, qui pensent même qu’elle les a inspirés. La seule nuance se trouve dans l’absence des chambres à gaz, mais la mortalité de ces camps africains est plus élevée que celle des nazis : sur 16 000 Héréro forcés à construire les infrastructures ferroviaires, plus de la moitié en mourront.

Un double génocide de l’horreur

En 1905, les Nama, suite au massacre des Héréro, se rebellent à leur tour, dans le sud du pays. C’est en avril 1905 que le général Lothar von Trotha promulgue, une nouvelle fois, un ordre d’extermination en direction des Nama. Celui-ci ne sera pas annulé. S’en suit une guerrilla qui se termine en 1906 avec la capture du dernier chef de cette population. Tous les prisonniers Nama sont alors envoyés dans un camp de concentration de sinistre réputation, nommé « Shark Island » (l’île aux requins). C’est dans ce camp que l’horreur absolue va être perpétrée. Un médecin allemand, le Docteur Fischer y « étudie » des têtes coupées de Héréro et de Nama qu’il conserve dans des bocaux. La démonstration de l’infériorité de la race noire face à la race blanche est la préoccupation centrale de ce « scientifique », qui inspirera la théorie de l’hygiène raciale nazie, et formera les médecins SS, dont le tristement célèbre Docteur Mengele qui sera son assistant.

Des scientifiques allemands demandent à cette époque l’envoi de crânes humains, pour confirmer leurs théories sur la dangerosité de la « mixité des races ». Le comble de l’abjection est atteint lorsque les responsables du camp forcent les prisonniers à faire bouillir les têtes d’autres prisonniers morts, puis de retirer leur chair à l’aide de morceaux de verre afin d’envoyer les crânes en Allemagne pour satisfaire « la soif de connaissance » des « scientifiques » de Berlin.

Depuis très peu de temps, en 2015,  ce double génocide des Héréro et des Nama a été officiellement reconnu comme tel par la voix du ministre des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier (SPD) qui a annoncé publiquement que le massacre et l’internement inhumain des populations héréo et nama étaient « un crime de guerre et un génocide ».

En 2011, le musée anthropologique de l’hôpital de la Charité de Berlin a restitué 20 crânes de Héréro et de Nama à la Namibie. Malgré les excuses officielles du gouvernement, aucune indemnisation spécifique pour ce génocide n’a été envisagée par l’Allemagne, qui continue tout de même à participer au développement de la Namibie en lui allouant près de 12 millions d’euros par an…

TV5

Japon : la Justice valide la surveillance des 10.000 musulmans dans le pays

La Cour suprême de l’archipel a rejeté la plainte de Japonais musulmans, qui reprochaient aux autorités de leur pays d’avoir violé leur vie privée en mettant en place une surveillance ciblée.

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«[Les autorités nippones] ont fait de nous des terroristes, [alors] que nous n’avons jamais rien fait de mal !» s’est indigné hier l’un des plaignants, un Japonais converti à l’islam du nom de Mohammed Fujita, dans un entretien à la chaîne Al Jazeera.

Après un premier échec, l’homme ainsi que 16 autres musulmans japonais avaient porté plainte contre leur gouvernement pour violation du respect de leur vie privée et de leur liberté religieuse, réclamant 90 millions de yens de compensation (soit environ 880 000 dollars). En vain : le 31 mai 2016, la plus haute autorité judiciaire du Japon a rejeté la plainte (pour la deuxième fois).

D’après l’avocat des plaignants, la justice a estimé que le gouvernement nippon n’avait enfreint à aucun moment la constitution, dans son action de surveillance de la communauté musulmane du pays. La Cour suprême a également choisi de ne pas contester l’arrêt d’une cour de justice japonaise inférieure, qui avait décrit les mesures de surveillance prises par les autorités comme «nécessaires et inévitables» afin de protéger le pays contre la menace du terrorisme international.

La plainte des 17 Japonais musulmans ne s’appuyait pas sur de vagues soupçons, mais sur la fuite de documents de 114 policiers japonais, en 2010, attestant d’une vaste surveillance publique des personnes de confession musulmane. Les dossiers révélaient notamment que des mosquées, des organisations liées à l’islam mais aussi des restaurants halal faisaient l’objet d’espionnage de la part de l’Etat japonais.

Peu répandue au Japon (seulement 10 000 musulmans vivent dans l’archipel), la religion musulmane suscite des craintes auprès des autorités et de la société civile, liées au terrorisme djihadiste. L’exécution d’un journaliste nippon par l’Etat Islamique, en février 2015, avait suscité un vif émoi dans le pays.

RT