Syrie: 20 civils tués par une frappe de la coalition dirigée par Washington

Vingt civils, dont deux enfants, ont été tués dans la nuit par des frappes de la coalition dirigée par les Etats-Unis sur un village près de Raqqa, bastion du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, a affirmé mercredi une ONG.

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La coalition a déclaré avoir mené des frappes dans le secteur sans être capable dans l’immédiat d’affirmer s’il s’agissait des mêmes raids.

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) a précisé que 32 personnes avaient également été blessées dans les frappes mardi soir sur le village d’al-Hicha.

« Le bilan des morts s’élève à 20 civils, dont neuf femmes et deux enfants », a précisé Rami Abdel Rahmane, le directeur de l’OSDH qui avait fait état dans un premier temps de 16 morts.

Le village, contrôlé par l’EI, a aussi été la cible d’un assaut par les Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par la coalition internationale, qui ont lancé samedi une offensive en vue de reprendre Raqqa, le fief du groupe jihadiste en Syrie.

Une porte-parole des FDS, une alliance arabo-kurde, a démenti la mort de civils. « Rien de tel s’est passé, et ces accusations sont le fait de l’EI », a déclaré à l’AFP Jihan Cheikh Ahmad.

La coalition internationale conduite par les États-Unis a confirmé pour sa part, après un premier examen de l’incident, avoir bien mené des raids dans le secteur mentionné.

« Cependant, des informations spécifiques sont nécessaires pour déterminer si la coalition est responsable » des frappes ayant conduit à la mort de civils, a déclaré à l’AFP le colonel américain John Dorrian, un porte-parole de la coalition.

Il a encore souligné que la coalition « adhérait à toutes procédures visant à minimiser les risques pour les non-combattants ».

Les FDS ont en outre affirmé dans un communiqué que six jihadistes de l’EI avaient été tués par les frappes de la coalition sur ce village précisant que le groupe ultra-radical empêchait les civils de quitter la localité pour qu’ils servent de « boucliers humains ».

L’Orient Le Jour

Dylann Roof, le terroriste raciste de Charleston, risque la peine de mort

Le procès fédéral de Dylann Roof, accusé d’avoir assassiné neuf fidèles Noirs dans une église de Caroline du Sud le 17 avril 2015, commence ce 7 novembre. 

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C’est le procès de la pire tuerie raciste de l’histoire récente des Etats-Unis. Lundi 7 novembre commence, avec la sélection des jurés, le procès de Dylann Roof. Le suprémaciste blanc de 22 ans est poursuivi pour avoir abattu, le 17 avril 2015, neuf personnes dans la plus vieille église afro-américaine de Charleston, en Caroline du Sud. Le pasteur de la paroisse méthodiste avait été tué, ainsi que deux autres hommes et six femmes. Ils étaient âgés de 26 à 87 ans.

Dylann Roof, après avoir sagement assisté à une heure d’étude biblique, s’était levé l’arme au poing. Selon une survivante, il avait alors déclaré : « Vous avez violé nos femmes et vous prenez le contrôle du pays. Je dois faire ce que j’ai à faire ».

Lors de son interpellation, le jeune homme avait ensuite indiqué aux policiers qu’il voulait « déclarer une guerre raciale ». Sur le blog du suspect avaient été découvertes des dizaines de photos de lui armé, brûlant le drapeau fédéral américain pour lui préférer celui des Confédérés (qui rappelle l’époque où l’esclavage n’était pas encore aboli. Le tueur présumé y justifiait son crime par sa « haine des Noirs ».

Un terroriste décrit comme un « forcené » car « blanc »

A l’époque des faits, Dylann Roof avait été qualifié par les forces de l’ordre et les médias de « forcené » et non de « terroriste ». De nombreuses voix s’étaient élevées contre une appellation édulcorée attribuée à la couleur de peau (blanche) du suspect.

« Je suis toujours frappée de voir les réticences à nommer le terrorisme blanc », s’était notamment indignée l’écrivaine américaine Brit Bennett. La justice fédérale avait fini par suivre la piste d’un acte de « terrorisme intérieur ». Roof a finalement été inculpé pour crimes racistes. La peine capitale sera requise au cour du procès, a annoncé le procureur.

LCI

USA : 38 millions de $ récoltés par Robert de Niro et Arnold Schwarzenegger pour Tsahal

Parmi les 1.200 invités, Robert de Niro, Larry King, Arnold Schwarzenegger ont participé à la cérémonie
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Plus de 38 millions de dollars ont été récoltés lors du gala annuel de bienfaisance des amis de l’armée israélienne de Tsahal (Friends of the IDF ndlr) jeudi soir à Los Angeles.

Parmi les 1.200 invités, Robert de Niro, Larry King, Arnold Schwarzenegger, Jared Butler et d’autres célébrités ont participé à l’événement.

Organisé par le milliardaire et chef d’entreprise Haim Saban, l’un des dons les plus importants provient du rabbin Yechiel Epstein, qui a octroyé 6 millions de dollars.

Haim Saban lui-même a fait don de 5 millions de dollars.

« Nous sommes ici pour montrer le soutien fantastique d’Hollywood et de la communauté juive des Etats-Unis aux soldats d’Israël et à l’armée israélienne », a déclaré M. Saban, l’un des plus importants donateurs à l’armée israélienne.

 

Un somme record de 14 millions de dollars (53,4 millions de shekels) avait également été récoltée par les amis américains du Magen David Adom (AFMDA) lors d’un gala mardi à Los Angeles.

I24

Irak : à Kirkouk, les Kurdes expulsent des Arabes

A l’ombre de la bataille de Mossoul, un autre conflit se déroule dans l’autre grande ville du Nord, où les humanitaires dénoncent la politique des autorités du Kurdistan

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Dans son premier message depuis un an, le chef de l’organisation Etat islamique (EI), Abou Bakr al Baghdadi, a appelé jeudi ses partisans à combattre jusqu’à la mort à Mossoul contre l’islam chiite, les « croisés » occidentaux et les « apostats » sunnites turcs et saoudiens. Parallèlement, Human Rights Watch publie un rapport dénonçant les expulsions et destructions de maisons d’Arabes par des kurdes.

L’Opinion

Afghanistan : un raid de l’OTAN tue au moins 30 civils dont des femmes et des enfants

Des responsables afghans affirment qu’au moins 30 civils afghans, dont des femmes et des enfants, ont été tués par une frappe aérienne de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) contre les talibans à Kunduz, dans le nord du pays, jeudi 3 novembre. Une vingtaine de personnes ont également été blessées.

Dans un communiqué, l’opération de l’OTAN en Afghanistan a confirmé avoir mené ces frappes aériennes « pour défendre des forces alliées sous le feu ». Elle ajoute qu’il y aura une enquête sur les allégations de victimes civiles.

Manifestation à Kunduz

A la suite de cette attaque, des manifestations ont éclaté à Kunduz. Des dizaines de proches des victimes se sont rassemblées devant les bureaux du gouverneur, transportant des corps d’enfants tués.

Ce raid fait suite à des combats dans lesquels deux soldats américains et trois membres des forces spéciales afghanes ont été tués au cours d’une opération antitalibans, dans le district de Kunduz.

10 000 Américains

Depuis le retrait de la majorité des forces occidentales à la fin de 2014, l’opération «Resolute Support» compte 12 000 hommes, dont près de 10 000 Américains. Sous commandement américain, ils sont chargés de former, conseiller et assister leurs pairs afghans et de les appuyer dans leur lutte contre les talibans et le groupe Etat islamique, surtout présent dans l’est du pays.

Depuis l’extension de leur mandat en juin par le président Barack Obama, les troupes américaines mènent notamment des bombardement aériens pour protéger leurs alliés afghans ou stopper l’avancée des insurgés.

Le Monde

Syrie : 300 civils tués par les bombardements occidentaux (Amnesty International)

Les frappes aériennes de la coalition contre le groupe armé Etat Islamique (EI) auraient provoqué la mort d’environ 300 personnes. C’est ce que révèle l’étude réalisée par notre organisation de 11 frappes.  

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Le 28 septembre 2016 Nous avons adressé  un document au ministère américain de la Défense, soulevant des questions quant à la conduite des forces de la coalition en Syrie. Ce document réunit et analyse des informations provenant de plusieurs sources, y compris de témoins directs de frappes aériennes.

Le  commandement militaire américain (CENTCOM), qui dirige les forces de la coalition en Syrie, n’a peut-être pas pris les précautions nécessaires pour épargner les civils. De plus, il a peut-être mené des attaques illégales qui ont tué et blessé des civils.

Jusqu’à présent, les autorités des États-Unis n’ont pas répondu. Elles se contentent d’ailleurs de reconnaître qu’une seule mort causée par ces attaques.

Amnesty

Attentat terroriste : Damon Smith arrêté pour avoir posé une bombe dans le métro Londonien

Un jeune étudiant de 19 ans prénommé Damon Smith a été arrêté vendredi après la découverte d’une bombe à une station de métro de Londres. Il est soupçonné de préparer des attentats terroristes.

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Les services anti-terroristes ont bouclé tout le quartier pour procéder a son interpellation, et ils ont trouvé une bombe improvisée derrière un garage.

Les voisins ont révélé que Damon Smith, qui avait autrefois voulu être un policier, vivait avec sa mère jusqu’à ce qu’il déménage à Londres pour poursuivre ses études universitaires.

The Guardian

Terrorisme : un Californien inculpé pour avoir menacé de tuer des musulmans

Mark Feigin, un Californien de 40 ans a été inculpé pour avoir proféré des menaces terroristes contre un centre musulman et avoir publié des messages haineux sur les réseaux sociaux, a indiqué mardi la police de Los Angeles.

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L’homme a été arrêté la semaine passée après avoir appelé le Centre islamique de Californie du Sud à deux reprises et avoir menacé de tuer des musulmans, a expliqué à l’AFP Liliana Preciado, de la police de Los Angeles, dans l’ouest des Etats-Unis.

Une fouille de sa maison à Agoura Hills, au nord-ouest de Los Angeles, a permis aux enquêteurs de découvrir cinq fusils, un fusil à pompe, sept pistolets et plus de 120 kilos de munitions en tous genres, dont des chargeurs modifiés pour en accroître la contenance.

Omar Ricci, directeur du Centre islamique visé, a expliqué à l’AFP que ses employés avaient peur depuis que l’homme, qui selon lui travaille dans l’immobilier, a posté un message sur la page Facebook du centre en septembre, et a ensuite téléphoné pour proférer des menaces. Le centre a été contraint de renforcer sa sécurité, a ajouté M. Ricci.
L’accusé a été relâché contre une caution de 75.000 dollars.

Les crimes contre les musulmans ont atteint ces derniers mois leur plus haut niveau depuis les attentats du 11 septembre 2001, selon un rapport publié cette année par des chercheurs de l’université de Californie à San Bernardino. Cette hausse des agressions contre les musulmans peut s’expliquer par les attentats commis par des jihadistes à Paris, Bruxelles ou San Bernardino, ainsi que par la rhétorique anti-musulmans utilisée durant la campagne électorale américaine, principalement par le candidat républicain Donald Trump.

L’Orient Le Jour

Policier abattu en Hongrie : un militant d’extrême-droite suspecté

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En Hongrie, des dizaines de voitures de police dans le village de Bony dans le nord-ouest du pays après la mort d’un policier. Le tireur serait un homme de 74 ans, fondateur d’une organisation d’extrême-droite. Il aurait été condamné à une peine de prison avec sursis dans les années 90 pour la diffusion de propagande nazie.
Sa maison fait l’objet de fouilles, il est suspecté de posséder de nombreuses armes à feu.

Euronews

Les nationalistes condamnés pour attentat terroriste bientôt transférés en Corse après la violente manifestation

Le garde des Sceaux a précisé que cette décision n’était « pas une faveur » et n’était donc pas liée à l’actualité récente ( la Police attaquée par des nationalistes corses lors d’une manifestation )

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Les militants nationalistes Nicolas Battini et Stéphane Tomasini, récemment condamnés par la cour d’assises spéciale de Paris, seront prochainement transférés en Corse, a annoncé samedi la Chancellerie confirmant une information de Corse-Matin.

« A ce jour, l’ensemble des condamnés définitifs pour motif terroriste ayant émis le souhait d’être à Borgo ont pu rejoindre cet établissement, hormis 3 personnes condamnées à la réclusion criminelle à perpétuité et inscrites au répertoire des détenus particulièrement signalés », avait souligné le ministère.

Un troisième militant corse, Joseph-Marie Verdi, petit-fils de l’ex-chef du FLNC Charles Pieri, condamné par défaut le 6 octobre alors qu’il était en fuite, à six ans de prison par la cour d’assises spéciale de Paris pour l’attentat contre la sous-préfecture de Corte, a été incarcéré jeudi à Borgo.

Europe 1

 

Cisjordanie occupée : un palestinien de 15 ans abattu par Tsahal

Tsahal a abattu jeudi un Palestinien qui lançait des pierres sur une patrouille dans le secteur de Beit Ummar, dans le sud de la Cisjordanie occupée.

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Le ministère palestinien de la Santé a identifié le palestinien tué sous le nom de Khaled Bahar, 15 ans.

Les Territoires palestiniens, Jérusalem et Israël sont en proie à des violences qui ont coûté la vie à 235 Palestiniens, 36 Israéliens, deux Américains, un Erythréen et un Soudanais depuis le 1er octobre 2015, selon un décompte de l’AFP.

 

L’Orient Le Jour

Plusieurs nationalistes corses condamnés pour terrorisme inscrits au FIJAIT

Le 1er juillet 2016, le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT) est officiellement entré en vigueur. Il répertorie tous les condamnés pour terrorisme. Plusieurs nationalistes corses se sont vus notifier leur inscription, vécue comme une double peine.

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Franck Rastoul, procureur général près la Cour d’Appel de Bastia; Me Jean-Marc Lanfranchi, avocat de Sampiero Andreani; Manuel Valls, Premier Ministre (Janvier 2015 – Assemblée nationale); Me Eric Barbolosi; Vanessa Codaccioni, maître de conférence, spécialiste justice d’exception à l’Université Paris 8; Xavier Crettiez, professeur des Universités, Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye  –  France 3 Corse ViaStella  –  Marie-Françoise Stefani, Stéphane Agostini

UNE TRENTAINE DE NATIONALISTES INSCRITS

Le 1er juillet 2016, le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions terroristes (FIJAIT) est officiellement entré en action. Il répertorie tous les condamnés pour terrorisme. Plusieurs nationalistes corses se sont vus notifier leur inscription.

Créé après les attentats de Paris, par la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement, le FIJAIT a pour vocation de faciliter l’identification des personnes et de prévenir le renouvellement des infractions à caractère terroriste.

Une trentaine de nationalistes corses, condamnés pour terrorisme, se sont vus notifier leur inscription au FIJAIT aux côtés de djihadistes. Un amalgame selon eux.

La loi ne peut pas faire de distinction », explique Franck Rastoul, procureur général près la cour d’appel de Bastia. « Le critère d’application c’est une qualification juridique qui relève de faits de terrorisme (…). La loi ne fait pas de distinction mais ne peut pas en faire, sinon il y aurait une rupture de l’égalité devant la loi. »

Dernier cas en date, ceux de Nicolas Battini, Joseph-Marie Verdi et Stéphane Tomasini. Les trois jeunes nationalistes ont été condamnés le 6 octobre 2016 à des peines de 5 à 8 ans de prison pour un attentat commis en 2012 contre la sous-préfecture de Corte (Haute-Corse).

La cour d’assises spéciale, qui n’a pas retenu le chef d’association de malfaiteurs contre les trois accusés, a confirmé la qualification terroriste et demandé leur inscription au FIJAIT.

UN CONTRÔLE STRICT DES LIBERTÉS

En terme d’obligation, les fichés au FIJAIT doivent déclarer tout changement d’adresse et tout déplacement à l’étranger au plus tard 15 jours avant la date du voyage.

Elles sont également automatiquement enregistrées au fichier des personnes recherchées (FPR) pendant toute la durée de leurs obligations, afin de facilité d’éventuelles recherches.

Condamné à huit ans de prison pour un attentat contre un hangar désaffecté de la rive sud d’Ajaccio, Sampiero Andreani a été libéré le 9 août 2016. Il s’est vu notifier son inscription au FIJAIT, une semaine avant sa libération, comme « un second jugement ».

Ces obligations s’appliquent pendant dix ans (5 ans pour les mineurs). Leur non-respect constitue un délit passible d’une peine de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende.

Un terroriste d’extrême droite tire et blesse 4 policiers en Allemagne

Allemagne : mort de l’un des policiers blessés par un néo-nazi

L’un des quatre policiers blessés mardi dans le sud de l’Allemagne par un membre de l’organisation des «citoyens du Reich» est décédé mercredi matin à l’hôpital. Il s’agit d’un membre des forces spéciales de 32 ans, hospitalisé mardi dans un état critique, et dont la mort avait été annoncée par erreur dans la soirée avant d’être démentie.

 

Le Parisien


Quatre policiers allemands ont été blessés par balle mercredi en Bavière par un militant d’extrême droite appartenant aux Reichsbürger (citoyens du Reich), un mouvement d’extrême-droite cultivant la nostalgie nazie du troisième Reich.

German special police forces SEK stand guard outside the building of the German Federal Supreme Court in Karlsruhe

Un homme de 49 ans. L’agression s’est produite à l’entrée d’un bâtiment municipal de Georgensgmünd, une localité située au sud de Nuremberg. L’homme de 49 ans a été maîtrisé et arrêté, annonce la police dans un communiqué. Les forces de l’ordre s’étaient rendues chez lui pour « mettre en sécurité, pour défaut d’entretien », des armes qu’il possédait légalement, d’après la même source.

Le risque potentiel de la mouvance nostalgique. En juillet dernier, le ministère de l’Intérieur avait mis en garde contre le « potentiel de perturbation croissant » de cette mouvance de nostalgiques de l’Empire allemand, qui revendiquent les frontières de 1937 et refusent de payer des impôts et reconnaître les lois de la république fédérale. Répondant à une question parlementaire du parti de gauche radicale Die Linke, le ministère avait relevé l’écho « des thèses des Reichsbürger dans le spectre néo-nazi et dans celui des négationnistes ».

Faux-papiers impériaux. Parmi les infractions les plus fréquemment associées à ce mouvement figurent les insultes, le harcèlement, l’incitation à la haine raciale et la falsification, puisqu’ils refusent tout document officiel et se procurent de faux papiers d’identité impériaux, précisait la même source. Mais les autorités leur reprochent aussi de l’extorsion de fonds et des violences physiques, s’inquiétant d’une possible « radicalisation ». 

Fin août, un ancien « Monsieur Allemagne » de 41 ans se réclamant des « citoyens du Reich » avait ouvert le feu sur les policiers d’une unité spéciale venus l’expulser de sa maison à Reuden (nord), en touchant deux. Il avait été grièvement blessé dans l’échange de tirs et arrêté.

Europe 1

Olivier Roy : l’islam n’explique pas le terrorisme de Daesh

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Si la menace n’était pas aussi grave et les enjeux politiques aussi importants, la querelle entre Gilles Kepel et Olivier Roy n’aurait jamais dû sortir du petit cénacle des spécialistes du monde musulman et de la science politique. Pour le premier, le problème est à chercher dans les dynamiques propres à l’islam, et en particulier dans la montée du salafisme, qui sert parfois de sas de passage vers une action violente. A l’inverse, pour le second, l’islam n’est que l’étendard – ou le prétexte – d’une révolte armée, qui s’est exprimée par le passé au nom d’autres idéologies, comme le marxisme au temps des Brigades rouges italiennes et de la Fraction armée rouge allemande, par exemple.

Cette querelle est lourde de conséquences dans un contexte aussi tendu que celui de la société française, dont les politiques exacerbent les fractures par calcul électoraliste ou par conviction profonde. Car, pour lutter contre daesh et son entreprise mortifère, faut-il prendre des mesures contre les pratiques visibles et fondamentalistes de l’islam ? Ou faut-il s’attaquer aux racines du nihilisme social et politique qui s’exprime à travers les attentats-suicides ?

Conclusions sur l’avenir de daesh

Rien ne sert, explique Olivier Roy dans son dernier ouvrage, Le Djihad et la mort, de chercher dans l’islam les explications à cette violence fondamentalement moderne. « Au lieu d’une approche verticale qui irait du Coran à Daech, en passant par Ibn Taymiyya, Hassan Al-Banna, Saïd Qotb et Ben Laden, en supposant un invariant (la violence islamique) qui se manifeste régulièrement, je préfère une approche transversale, qui essaie de comprendre la violence islamique contemporaine en parallèle avec les autres formes de violence et de radicalité, qui lui sont fort proches (révolte générationnelle, autodestruction, rupture radicale avec la société, esthétique de la violence, inscription de l’individu en rupture dans un grand récit globalisé, sectes apocalyptiques). »

Pour Roy, « le révolté souffre de la souffrance des autres »

Après avoir réfuté les racines religieuses du terrorisme djihadiste, Olivier Roy s’attache à démonter les arguments de ceux qui y voient une révolte politique, à l’instar de François Burgat, pour qui il exprime la révolte de peuples colonisés et opprimés, ainsi que des exclus des sociétés occidentales. En fait, explique Roy, « le révolté souffre de la souffrance des autres ». C’est donc dans la « construction des imaginaires » qu’il faut chercher la clé.

Olivier Roy ne se contente pas d’un plaidoyer démonstratif de sa thèse de « l’islamisation de la radicalité ». Il en tire des conclusions sur l’avenir de l’EI, miné par sa contradiction entre ancrage local et djihad global, mais aussi protégé par les calculs des principaux acteurs du Moyen-Orient. Il termine surtout par un appel à ne pas « rentrer dans le fantasme de Daech » en évitant de faire de l’islam un continuum de Bagdad à Paris et des musulmans une communauté distincte et homogène. Déradicaliser ne sert à rien, explique-t-il enfin, ce qu’il faut, c’est faire éclater au grand jour l’inanité de cette radicalité, la priver de son discours autojustificateur.

Le Djihad et la mort, d’Olivier Roy, Seuil, 170 p., 16 euros

Le Monde

Gaza : un enfant palestinien de 10 ans abattu par Tsahal

Un enfant palestinien de 10 ans a été tué mercredi le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël, a-t-on annoncé de sources palestiniennes, tandis que l’armée israélienne a démenti tout échange de tirs dans le secteur.

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Ashraf al-Qudra, porte-parole du ministère de la Santé du Hamas dans la bande de Gaza, a affirmé que l’enfant avait été tué par des soldats israéliens qui ont tiré dans le secteur de Khan Younes, dans le sud-est de la bande de Gaza.

« Abdullah al-Naseef, dix ans, a été tué par des tirs de l’occupant israélienprès de sa maison située dans la municipalité de Qarara près de Khan Younes », a affirmé le porte-parole.

Ouest France

Le militant d’extrême droite Jean-Paul Ney brûle son passeport et renie la nationalité française suite à une condamnation

« Je vais montrer à la justice et au gouvernement français que je ne suis plus Français »

 

Le journaliste très controversé Jean-Paul Ney n’a pas apprécié de se faire condamner par le tribunal correctionnel de Paris pour avoir diffusé le 7 janvier 2015 l’identité des frères Kouachi après l’attentat contre Charlie Hebdo.

Peu après le verdict, ce mercredi 12 octobre, il a brûlé son passeport français dans une vidéo – en direct – sur l’application Périscope, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Déclarés coupables de « recel de violation du secret de l’enquête. » Jean-Paul Ney et Pierre Martinet, un ancien de la DGSE, avaient publié sur les réseaux sociaux les éléments d’identification des frères Kouachi figurant dans un dossier interne à la police, ainsi qu’une fiche concernant Chérif Kouachi.

Huffington Post