Un champion de boxe anglais alerte contre le lavage de cerveau « juif, sioniste »

Tyson Fury, un boxeur britannique qui est l’un des meilleurs sportifs du monde dans sa catégorie, a été filmé en train de prévenir ses spectateurs de ne pas se faire laver le cerveau par les juifs sionistes, qui selon lui possèdent toutes les banques et tous les médias.

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La Campagne contre l’antisémitisme, un groupe de surveillance anglais, a annoncé avoir soumis une plainte auprès du conseil de contrôle de la boxe britannique contre Fury pour cette vidéo, qui a été publiée vendredi sur YouTube.

« A tous, faites juste ce que vous pouvez, écoutez le gouvernement suivre tout le monde comme des moutons, faites-vous laver le cerveau par le peuple juif, sioniste, qui détient toutes les banques, tous les journaux, toutes les chaînes de télé. Faites-vous laver le cerveau par tous ceux-là », a déclaré Fury, catholique pratiquant qui essaiera de gagner en juillet le titre de champion du monde de la Fédération internationale de boxe dans la catégorie des poids-lourds.

« Les déclarations de Tyson Fury au sujet du peuple juif sont offensantes et racistes », a déclaré dans un communiqué Jonathan Sacerdoti, directeur de la communication de la Campagne contre l’antisémitisme.

« Tout comme l’antisémitisme est en train d’être éradiqué du football, la même chose devrait s’appliquer à la boxe. Il devrait lui être interdit de boxer et devrait être renvoyé devant le conseil de contrôle de la boxe britannique. »

Time Of Israel

Saïf étudiant en médecine: « Ils m’ont recalé car je suis d’origine marocaine »

Saïf, étudiant en médecine à l’UCL, juge qu’il a été victime de discrimination lors de son stage de spécialisation, rapportent nos confrères de la DH.

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Saïf est étudiant en 7e année de médecine à l’Université catholique de Louvain (UCL). Comme bon nombre de ses camarades étudiants, il a effectué cette année un stage dans le but d’entamer une spécialisation. Son objectif : devenir anesthésiste. Mais tout ne s’est pas passé comme prévu…

« Je devais faire quinze semaines de stage. Lors des quatorze premières, tout se passait bien. J’ai eu de bonnes notes à toutes mes évaluations hebdomadaires. Mais la dernière semaine, tout a changé. La note qui m’a été donnée était mauvaise, sans que je comprenne pourquoi. Plus tard, on m’a communiqué la note finalement de mon stage. Ils m’avaient donné 9/20, j’étais donc exclu de la spécialité. Rien ne laissait présager une telle issue, je suis tombé de très haut », explique le jeune homme.

Saïf est alors convoqué pour une rencontre en tête à tête avec son maître de stage, censé lui expliquer les raisons de cet échec. « J’étais très déstabilisé et comme je ne comprenais pas, j’ai décidé d’enregistrer notre conversation… »

Et ce qu’il va entendre va le choquer. « Il disait que je n’étais pas arrivé à bien m’entendre avec l’équipe. En cherchant des raisons, il a commencé à tenir des propos limites. »

Dans l’enregistrement , on entend le docteur se demander si le problème pourrait « être culturel ». Il ajoute ensuite : « Tu es en Belgique depuis combien de temps ?« . Un vrai affront pour un jeune né ici.

« Je ne comprends pas ce que viennent faire ces interrogations dans notre conversation. Mon stage s’est bien passé, je suis en 7e année de médecine, il ne doit pas être question d’origines, s’insurge Saïf. Finalement, alors qu’il me fallait une cote 60 % pour atteindre mon rêve, ils m’ont mis 58,3 %… Je n’accuse personne de racisme, mais je suis persuadé de faire l’objet d’un délit de sale gueule. Tous les autres ont réussi leur stage. »

Saïf, avec sa mère en appui, décide de contester cette décision. Ils introduisent un recours auprès de l’université et un rendez-vous est pris pour la semaine prochaine avec l’ambassadeur du Maroc, pays dont sont originaires les parents de Saïf.

Du côté de l’UCL , on conteste fermement les accusations de racisme. L’université préfère ne pas commenter l’affaire tant que le recours interne est analysé par le jury. « Par ailleurs, nous sommes une institution très multiculturelle », précise sa porte-parole.

La Libre

Angleterre : Un garçon de 12 ans sauvagement agressé par un hooligan

Les « vrais » supporters de Manchester City se mobilisent pour Emerson Butler (12 ans), un fan d’Arsenal sauvagement agressé par un hooligan à la sortie de l’Etihad Stadium dimanche.

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« C’était choquant et complètement inattendu. Mon fils a été traumatisé. » Richard Butler, père du jeune Emerson (12 ans), est encore sous le choc après ce qui est arrivé à son rejeton dimanche à la sortie de l’Etihad Stadium.

Manchester City et Arsenal venaient de se séparer sur un score de parité (2-2), quand son fils, supporter des Gunners, a entamé une conversation avec des fans des Citizens, a raconté le père à The Northern Echo. Et alors qu’il leur disait estimer le résultat du match juste, le garçon s’est fait agresser par un hooligan de City beaucoup plus âgé que lui, qui lui a asséné un violent coup de poing au visage.

Saignant abondamment, il n’a pas demandé son reste et s’est en allé en courant. « Il est traumatisé », constate son père, qui a demandé au coupable de se dénoncer publiquement. « C’est vraiment bas de s’attaquer à un enfant comme cela, même pour un hooligan », a commenté la police de Manchester dans un communiqué, assurant « prendre très au sérieux » cette affaire.

Les « vrais » supporters de City se mobilisent et ont lancé un appel aux dons, récoltant déjà 875 livres pour inviter ce jeune fan à l’Etihad Stadium et lui montrer que la majorité des supporters de Manchester City sont des « gens humains, honnêtes et bienveillants. » Classe.

Sport

USA: des employés du secteur volailler portent des couches, privés de pauses-toilettes

Les employés du secteur volailler aux Etats-Unis travaillent dans un tel climat de peur qu’ils n’osent pas demander de pauses pour aller aux toilettes et portent des couches au travail, affirme l’ONG britannique Oxfam dans une étude.

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D’après l’étude publiée mardi, « la grande majorité » des 250.000 ouvriers du secteur avicole américain « dit ne pas bénéficier de pauses-toilettes adéquates », en « claire violation des lois américaines de sécurité au travail ».

Ils « luttent pour s’adapter à ce déni d’un besoin humain de base. Ils urinent et défèquent debout face à la ligne d’assemblage, portent des couches au travail, réduisent leurs prises de liquides et fluides à des niveaux dangereux » et risquent « de graves problèmes de santé », martèle l’étude.

« Nous sommes inquiets de ces accusations anonymes et bien que nous n’ayons pour l’instant pas de preuves qu’elles soient vraies, nous vérifions que nos règlementations sur les toilettes sont appliquées », ajoute le groupe.

Oxfam cite une enquête menée auprès de 266 ouvriers en Alabama (sud) par l’association anti-discriminations Soutern Poverty Law Center, selon laquelle « presque 80% des ouvriers disent ne pas avoir le droit d’aller aux toilettes quand ils en ont besoin« , ainsi qu’une autre dans le Minnesota (nord) où « 86% des ouvriers disent avoir moins de deux pauses-pipi par semaine ».

Les ouvriers, régulièrement, voient leurs demandes de pauses-pipi ignorées par leurs supérieurs qui leur répondent avec des moqueries ou menaces de sanctions voire de renvoi. Ils doivent alors patienter pendant plus d’une heure ou « se précipiter » pendant des pauses de dix minutes.

Boursorama

Reebok sort des baskets spéciales «Israël 68» pour commémorer son «Jour d’indépendance»

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La marque de vêtements de sport internationale Reebok a sorti une basket en édition spéciale pour commémorer le 68ème anniversaire de ce qu’Israël appelle son « Jour d’indépendance ».

La chaussure, avec les mots « Israël 68 » inscrits sur le talon, « sera vendue le jour de l’indépendance à une vente aux enchères qui aura lieu sur la page Facebook de Reebok », selon The Jerusalem Post.

Moshe Sinai, le PDG de Reebok Israël, a déclaré au journal que « ces baskets se veulent une sortie spéciale pour les besoins de la célébration, et sont conçues comme un objet de collection en Israël et dans le monde ».

Mais en célébrant la fondation d’Israël, Reebok, qui est détenue par le groupe allemand Adidas, contribue également à blanchir la dépossession historique et continue du peuple palestinien.

9782213633961-X_0Nettoyage ethnique

À partir de la fin de l’année 1947 et tout au long de 1948, les milices sionistes ont procédé au nettoyage ethnique des Palestinien-ne-s à travers une série d’opérations bien planifiées.

Dans ce qui est connu comme la Nakba, ou catastrophe, quelque 750 000 Palestinien-ne-s ont été chassé-e-s de leurs maisons et des centaines de villes et villages ont été détruits dans ce qui est devenu Israël.

 

Oumma

George Zimmerman met aux enchères le pistolet qu’il a utilisé pour tuer Trayvon Martin

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« Je suis un Américain libre, je peux faire ce que je veux avec mes possessions. » L’Américain George Zimmerman, qui a tué Trayvon Martin en 2013, a décidé de mettre aux enchères, jeudi 12 mai 2016, le pistolet qu’il présente comme être celui qu’il a utilisé pour lui tirer sur le jeune garçon noir de 17 ans. Dans une interview accordée à FOX 35, il a expliqué:

“J’ai décidé qu’il était temps d’avancer et d’aller au-delà de l’arme. Si la vends, et que quelqu’un l’achète, je peux avancer. Sinon, je la déposerai dans un coffre pour mes petits-enfants.”

Sur le site Gun Broker, on peut voir que l’ancien vigile a bien mis aux enchères son arme à feu, accompagné de photos du pistolet en train d’être manipulé pendant son procès en 2013. Le prix de départ a été fixé à 5 000$, et la mise en vente devrait débuter à 11h jeudi 12 mai (17h heure française).

“C’est une partie de l’Histoire Américaine. Il [le pistolet, ndlr] est apparu dans plusieurs médias et aussi dans les livres de cours à l’université”, peut-on lire dans l’annonce.

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Le 14 juillet 2013, George Zimmerman avait été acquitté par un jury populaire, après avoir tué Trayvon Martin un soir de février 2012. Zimmerman était en charge de la surveillance de voisinage de son quartier et avait trouvé le jeune garçon “suspect”, alors qu’il n’était pas armé. Selon le Latino-Américain aujourd’hui âgé de 31 ans, Martin l’aurait menacé avant qu’il ne lui tire dessus à bout portant.

Les Inrocks

Favoritisme: la belle-fille du secrétaire général de l’Elysée pistonnée au Musée du Quai-Branly

La promotion à un poste stratégique du musée de la belle-fille du secrétaire général de l’Elysée soulève des protestations en interne.

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Elle s’appelle Judith de Warren. Elle est l’héritière de la prestigieuse dynastie Taittinger – les champagnes – et, accessoirement, la belle-fille de Jean-Pierre Jouyet, secrétaire général de l’Elysée et meilleur ami de François Hollande. A 25 ans, la voilà qui vient d’être nommée adjointe au directeur du mécénat du Musée du Quai-Branly.

Une promotion qui, comme l’indique « la Lettre A », passe mal en interne. Le mois dernier, les syndicats du musée ont adressé à Stéphane Martin, le président de l’établissement, une lettre ouverte afin de protester contre ce recrutement qui « ne respecte pas le cadre de gestion défini avec la direction ».

Soupçon de favoritisme

La fiche de ce poste stratégique prévoyait en effet cinq ans d’expérience dans le mécénat. Or, Judith de Warren a fini ses études il y a deux ans seulement – à la London School of Economics – et ne compte à son actif que deux expériences professionnelles, de six mois chacune, comme « assistante chef de produit ». Dès lors, le soupçon de favoritisme s’est propagé dans les couloirs du musée.

Stéphane Martin s’est aussitôt défendu, assurant dans un courrier :

La brillante formation initiale de la personne recrutée et le potentiel qu’il est permis de voir en elle m’ont paru des critères plus importants que la durée de son expérience professionnelle. […] Je peux vous affirmer n’avoir eu à subir aucune pression de quiconque. »

L’Obs

Israel: l’existence des palestiniens est remise en question dans un livre d’instruction civique

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En Israël, la parution d’un nouveau livre d’instruction civique pour les élèves crée la polémique. Selon ses détracteurs, ce livre intitulé Etre citoyen israélien met en avant les Juifs religieux et néglige les laïcs et les Arabes dans la société israélienne.

C’est un livre de 500 pages, qui vient d’être publié sur Internet, et qui doit figurer, à la rentrée prochaine, au programme des lycéens. L’instruction civique est une matière obligatoire en Israël. Toute la presse, de gauche comme de droite, publie des extraits du manuel en se montrant très critique. Pour résumer, celui-ci résume l’identité israélienne, très complexe, à une seule de ses composantes : l’identité juive.

« Il ne parle pas du tout du droit à l’autodétermination du peuple palestinien »

La place accordée aux Arabes par exemple, qui constituent 20 % de la société israélienne, est très faibleLes musulmans sont particulièrement dénigrés. Dans les pages accordées à leur vie quotidienne, le livre montre « une société archaïque qui opprime ses femmes », dénonce le journal de gauche HaaretzPas un mot en revanche des discriminations que cette minorité subit. 

« Il y a un sentiment anti-arabe voir raciste qui émane du livre », commente un professeur de l’université de Haïfa, interrogé par le quotidien de droite Maariv. Mais les juifs laïcs passent également en second plan, dans cet ouvrage où la religion prend beaucoup de placeLes auteurs insistent sur le fait que l’Etat d’Israël a été créé, entre autres, parce que « Dieu l’a promis » au peuple juif.

Il y a tout un discours religieux et nationaliste dans ce livre d’instruction civique. « Il met l’accent sur l’Etat-nation juif, mais il ne parle pas du tout du droit à l’autodétermination du peuple palestinien, dont l’existence est remise en question », dénonce un analyste dans le journal Maariv.

RFI

Aux Etats-Unis les jeunes mères peuvent abandonner leurs bébés dans des boîtes

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Depuis début avril, on peut trouver dans les rues de l’Indiana (Etats-Unis) de bien étranges boîtes : des boîtes à bébé. Ces petites couveuses insérées dans le mur et garnies de trous sont équipées d’un matelas auto-chauffant et d’un système d’alarme qui se déclenche dès que l’on pose le bébé pour prévenir les centres de soins les plus proches.

Mises en place sous l’impulsion de l’association Safe Haven Baby Boxes dirigée par Monica Kelsey, elle-même abandonnée à sa naissance par sa mère de 17 ans suite à un viol (comme elle le raconte dans sa vidéo devenue virale, « Conceived in Rape »), ces « boîtes à bébé » ont pour but de garantir un anonymat total aux parents et de mieux protéger les enfants abandonnés. 

De plus, ces boîtes ne sont pas sans rappeler les « tours d’abandons » qui pullulaient en Europe au Moyen-Age pour permettre aux femmes d’abandonner anonymement les enfants illégitimes afin d’éviter le déshonneur

Terrafemina

Sur demande du CRIF, Bernard Cazeneuve déprogramme un film palestinien à Cannes

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Dans un courrier adressé au président de la communauté juive cannoise, M. Gérard Bavard, le maire de Cannes, David Lisnard, indique que le documentaire est « une atteinte à la mémoire des victimes et peut constituer un trouble à l’ordre public.

La décision de la déprogrammation a été prise à l’issue d’une réunion avec le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, qui a effectué une revue du dispositif sécuritaire du Festival de Cannes.

Le maire précise qu’il reste attentif pour sa part à toute mesure de nature à écarter la moindre utilisation du Festival et de l’image de Cannes à des fins de provocation et pour diffuser une quelconque propagande abjecte et d’une certaine façon révisionniste à l’égard d’un acte terroriste.

« Munich : A Palestinian Story », du réalisateur libanais d’origine palestinienne Nasri Hajjaj, devait être projeté le 16 mai au Palais des Congrès de Cannes, dans le cadre du Marché du Film, le salon des professionnels qui commercialisent les œuvres de leur catalogue indépendamment de tout choix du Festival de Cannes.

Le Monde Juif


Le CRIF écrit à la Ministre de la Culture pour censurer un film Palestinien

Le Président du Crif a écrit à Pierre Lescure pour lui faire part de son indignation concernant la projection d’un film palestinien « révisionniste ».

Le 3 mai le Président du Crif a adréssé un courrier au Président du Festival de Cannes,ainsi qu’à Madame Audrey Azoulay, Ministre de la Culture.

Le CRIF

Angleterre: un faux assaillant criant «Allah Akbar» lors d’une simulation d’attentat créé polémique

Durant la simulation d’une attaque terroriste dans un centre commercial britannique, un faux assaillant a crié «Allah Akbar».

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Dans la nuit de lundi à mardi, la police britannique s’est livrée à une simulation d’attaque terroriste dans un centre commercial de Manchester. Le but était de permettre aux officiers d’être prêts si un assaillant armé voulait s’en prendre à un tel lieu, comme cela avait été le cas à Nairobi, où l’attaque contre le Westgate Mall a provoqué la mort de 67 personnes. Seulement, le faux assaillant a hurlé quatre fois «Allah Akbar» («Dieu est grand», en arabe) avant de provoquer une petite explosion et de tomber à terre.

Une association entre islam et terrorisme qui a choqué au Royaume-Uni, où l’exercice a été diffusé à la télé, et qui a poussé la police britannique à présenter ses excuses: «Après réflexion, nous reconnaissons qu’il était inacceptable d’utiliser, juste avant l’attentat suicide simulé, cette phrase à connotation religieuse qui associe cet exercice de manière aussi explicite à l’islam», a déclaré dans un communiqué Garry Shewan, commissaire de la police du Grand Manchester.

L’exercice avait pour but de simuler «un attentat suicide perpétré par une organisation du type de celle de l’Etat islamique», mais comprenait qu’il ait pu «avoir causé une offense» pour laquelle il s’«excusait». «Cela n’a rien apporté à la simulation mais a revanche le potentiel de nuire à l’excellente qualité des relations entre les différentes communautés dans le grand Manchester», a déploré le maire du Grand Manchester, Tony Lloyd. En tout, 800 figurants avaient été mobilisés pour cette simulation, dont certains portaient de fausses blessures.

Paris Match

À Londres, des publicités à la gloire d’Allah font polémique

À partir du 23 mai, les bus londoniens seront habillés de publicités à la gloire d’Allah. La campagne est lancée par la plus grande association caritative musulmane du pays, Arabic Relief. À l’approche du Ramadan, elle espère encourager les britanniques à faire des dons pour soutenir les victimes de la guerre en Syrie.

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Elles ne sont pas encore affichées mais divisent déjà. À la fin du mois, des publicités à la gloire d’Allah se multiplieront sur les 640 bus de Londres, Birmingham, Manchester, Leicester et Bradford où la communauté musulmane est importante. L’objectif de cette campagne : présenter l’islam sous un meilleur jour et encourager les dons pendant le Ramadan, qui commencera le 6 juin.

Le quotidien Times admet que ces publicités peuvent faire « froncer les sourcils » des chrétiens tandis que The Independent considère que cette campagne a une « résonance particulière », quelques jours après l’élection de Sadiq Khan à la tête de la mairie de Londres. Au vu de l’importance de la population musulmane dans le pays, elle semble pourtant constituer une simple coïncidence. Plus de trois millions de musulmans vivent aujourd’hui dans la capitale britannique, caractérisée par un multiculturalisme fort et une pluralité de religions.

La communauté chrétienne a rapidement réagi à cette annonce ; elle ne s’insurge pas contre cette publicité mais considère injuste cette autorisation. Et pour cause : en décembre dernier, les cinémas de la capitale avait refusé de diffuser un clip publicitaire d’une minute pour promouvoir son nouveau site internet JustPray et inciter les britanniques à prier.

Andrea Williams, directrice de l’association Christian Concern, a déclaré que « si nous autorisons cette publicité en faveur de l’Islam, nous devons aux Chrétiens plus de liberté pour s’exprimer ». Aujourd’hui, c’est Simon Calvert, directeur de l’Institut chrétien, qui monte au créneau. Dans les colonnes du Daily Mail, il espère que cette publicité « indique le début d’une nouvelle ère d’expression de la foi chrétienne, qui est devenue persona non grata ».

De son côté, la société Transport of London, qui possède les célèbres bus rouges, précise qu’elle interdit les publicités liées à un parti politique mais autorise celles qui font référence à la religion.

France TV

Yvan Attal: dire que les Juifs n’ont aucun lien avec Jérusalem est aussi grave que nier les chambres à gaz

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Existe-t-il de l’antisémitisme dans le cinéma français ?

Oui. Il y a, d’après des sondages, 30% de gens en France qui pensent que ces clichés antisémites sont véridiques. Ces 30% sont répartis dans toute la population, ils ne sont pas tous planqués dans le même bled.

Le Front national, qui est évoqué malicieusement dans le film, est-il plus dangereux pour les Juifs de France que l’islamo-gauchisme ?

Je pense que c’est pareil. Les gens en France ne se rendent pas compte que l’on ne peut pas fricoter, de près ou de loin, avec des gens dont l’ADN est terrible pour nous [les Juifs] et pour les autres en général. Les gens qui descendent dans la rue et qui crient « Juif de France dégage », c’est l’électorat du Front National. Je ne me vois pas donner ma voix à un parti dont l’électorat est antisémite. Maintenant, je ne pense pas du tout qu’ils soient plus dangereux que les islamo-gauchistes. Les antisémites qui se cachent derrière leur antisionisme, ont déjà fait la démonstration de leur antisémitisme. C’est ça le malaise d’un Juif de France aujourd’hui. Droite ou gauche ? …

La France a récemment voté à l’UNESCO en faveur d’une résolution antijuive et elle soutient l’étiquetage des produits israéliens. La diplomatie française est-elle antisémite ?

Je ne crois pas que cela soit de l’antisémitisme. Malgré l’étiquetage, la France est ferme contre les appels au boycott d’Israël. Mais je suis choqué de voir comment l’UNESCO a pu voter cette résolution. C’est du négationnisme dans toute sa splendeur. C’est aussi grave de dire que les Juifs n’ont aucun lien avec Jérusalem, que de dire les chambres à gaz n’ont pas existé.

Je ne comprends pas le vote de la France. D’une part, il y a une grande ignorance sur le conflit israélo-palestinien, et d’autre part, il y a une propagande arabo-palestinienne très, très bien orchestrée, et qui depuis un moment fait son chemin. Israël a manqué un train, celui de rétablir la vérité. Israël est toujours en guerre.

Cet État n’a pas le temps de gérer tout ça. Cela était une très grosse erreur. J’ai fait un film sur l’antisémitisme, pas sur le conflit israélo-palestinien. Dans ce conflit israélo-palestinien, au-delà d’un problème de territoire, il y a aussi de l’antisémitisme. Donc on comprend bien qu’aujourd’hui on essaye de se bagarrer contre la légitimité d’Israël. C’est ce que fait le mouvement BDS.

Les médias français, en particulier sur le traitement du conflit israélo-palestinien, ont-ils une part de responsabilité dans la montée de l’antisémitisme en France ?

Oui, bien sûr. Quand on titre « Un Palestinien succombe à ses blessures » et qu’on n’explique pas que c’est un terroriste, et bien, il y a peut-être un Merah qui va se lever pour aller « venger son frère » palestinien. À un moment, il faut que l’information soit juste.

 

Est-ce que vous pensez que ce film devrait être montré dans les écoles ?

Absolument ! J’espère bien qu’on le montrera dans les écoles.

 

Le Monde Juif