Pierre Bergé , favorable a la location des ventres des femmes (GPA), mais choqué par le foulard dans la mode

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Pierre berger possède pourtant un riad a Marrakech et déclarait dernièrement trouver extraordinaire « La tradition et la culture marocaines »

Comme pour beaucoup de gens, c’était avant tout pour le soleil et la Mamounia. Mais nous avons rapidement réalisé qu’il y avait bien plus que ça. La tradition et la culture marocaines sont extraordinaires. A partir du moment où nous avons acheté une maison, nous nous sommes fondus dans la ville et la vie marocaine.

Huntington Post

Mélenchon « si on arrête de bombarder la Syrie, les attentats cesseront »

Sur Canal+, le candidat à la présidentielle de 2017 a estimé que l’arrêt des bombardements en Syrie permettrait la fin des attentats en Europe.

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Jean-Luc Mélenchon estime « vraisemblable » que « si on arrête » de « bombarder » la Syrie, « les attentats cesseront » en Europe, a-t-il indiqué dimanche sur Canal+. « Si on arrête la guerre là-bas, il est vraisemblable que les attentats cesseront. C’est aussi simple que ça », a jugé le cofondateur du Parti de gauche. Relancé sur le fait de savoir si c’était « aussi simple que ça », le candidat à la présidentielle a répondu : « Il y a d’autres paramètres, mais commençons donc par admettre ce point. La guerre que nous menons là-bas se prolonge ici. Voilà. Ça, c’est un fait acquis, tout le monde le sait. »

Le Point

Avi Mograbi : “Israël, un pays raciste où la question de la pureté est sans cesse posée”

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Depuis des années, Avi Mograbi poursuit une œuvre sans concession faites de documentaires où il paie souvent de sa personne pour remettre en question les grands mythes fondateurs de son pays.

Avec Entre les frontières, le documentariste s’attaque cette fois au sort qu’Israël réserve aux migrants fuyant des conflits ou des régimes sanguinaires. Venus principalement du Soudan ou d’Erythrée, ces derniers ne peuvent être renvoyés chez eux. Considérés comme de dangereux infiltrés, ils sont maintenus dans une zone de non-droit, sans statut ni perspective d’intégration.

Quel est le statut actuel de ces migrants ?

Israël est signataire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Non seulement il l’a signé, mais il a activement participé à sa mise en forme car, en 1951, les Juifs étaient hélas les mieux placés pour savoir ce que signifiait être réfugié. Quoi de plus logique que l’Etat israélien se soit senti particulièrement concerné par cette question à une époque où la plupart des réfugiés dans le monde étaient juifs ?

Le problème auquel le gouvernement de l’époque n’avait pas songé c’est que cette Convention s’applique de manière universelle, et non pas seulement aux Juifs. Près de soixante-dix ans après, voilà Israël bien embarrassé de devoir appliquer cette Convention aux demandeurs d’asile non juifs… Nos dirigeants ne montrent aucune empathie envers eux, rien qui trahisse le moindre souvenir de ce que c’est que d’être persécuté, de devoir fuir au péril de sa vie, de se retrouver sans statut et de demander refuge. A croire qu’ils ne veulent pas se souvenir…

Impossible d’oublier pourtant…

Bien sûr qu’ils n’ont pas oublié. Mais oublier qu’ils se souviennent, ça les arrange. Tout le concept de l’Etat hébreu repose sur une population juive dominante. Ce pays se définit officiellement comme « juif démocratique » mais où est la démocratie quand la préoccupation principale des autorités est d’assurer la domination démographique des Juifs dans l’Etat, où tout est fait pour privilégier les citoyens juifs sur les Arabes israéliens par exemple ? Pourquoi l’Etat d’Israël n’annexe-t-il pas les territoires palestiniens occupés ? Parce que ce serait la fin de l’Etat juif, avec une majorité d’Arabes en son sein !

La « menace démographique » est l’une des pires hantises de mes concitoyens… C’est une menace sans visage car, par définition, elle implique que tout ce qui n’est pas juif constitue une menace potentielle. Imaginez qu’on renverse la proposition et qu’on dise : tout ce qui est juif est une menace… Israël est un pays raciste où la question de la pureté de la race est sans cesse posée.

Accepter de donner un vrai statut à ces réfugiés africains, c’est prendre le risque qu’ils restent s’installer chez nous. En effet, à moins que la situation ne s’améliore comme par miracle au Soudan, ils feront leur vie en Israël. Ils tomberont amoureux d’Israéliennes, ils auront des enfants… Ces enfants seront des métisses et dans mon pays, c’est un problème.

Télérama

Les USA condamnent la création d’une liste d’entreprises israéliennes opérant dans les colonies

Les Etats-Unis ont condamné mercredi la décision du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU la semaine dernière pour créer efficacement une liste noire des sociétés opérant dans les colonies en Cisjordanie, à Jérusalem-Est et les hauteurs du Golan occupé, en affirmant qu’ils s’ « opposent catégoriquement » à cette décision et en accusant le conseil d’avoir un parti pris contre Israël.

The Time Of Israel


L’ONU va établir une liste d’entreprises israéliennes opérant dans les colonies

La colonisation est illégale au regard des lois internationales. Le Conseil des droits de l’homme (CDH) des Nations unies a donc décidé jeudi 24 mars de dresser une liste des entreprises opérant dans les territoires occupés par Israël.

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L’organe des Nations unies a adopté au cours de sa session achevée jeudi quatre résolutions relatives à l’occupation par Israël des territoires palestiniens, à la colonisation israélienne, au droit des Palestiniens à l’autodétermination et au respect du droit international dans ces territoires.

L’une d’elles « exige qu’Israël, puissance occupante, cesse immédiatement toute activité de colonisation dans tous les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé ». Elle presse les Etats de « veiller à ne rien faire qui revienne à reconnaître ou à soutenir l’expansion des colonies ». Elle demande donc au Haut-Commissaire pour les droits de l’homme de l’ONU de « produire une base de données de toutes les entreprises » opérant dans les colonies. Cette liste serait mise à jour chaque année.

Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. La saisie de terres, et plus largement la colonisation, qui s’est poursuivie sans relâche sous les gouvernements israéliens de droite comme de gauche, sont dénoncées par les Palestiniens et la communauté internationale comme rognant un futur Etat palestinien et compliquant toujours davantage la paix.

Israël a pris possession de 234 hectares de terres au début de mars ; ce qui correspond à la plus importante prise de possession de terres depuis des années dans la stratégique vallée du Jourdain, qui marque la frontière avec la Jordanie à l’est de la Cisjordanie.

Le Monde

Une sénatrice s’étonne d’une niche fiscale en faveur de Tsahal, elle est menacée de mort

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Faire un don à l’armée israélienne permettrait aux Français d’obtenir une réduction d’impôts… La sénatrice UDI-UC Nathalie Goulet a reçu des menaces de mort après s’être étonnée de cette possibilité offerte aux contribuables français qui font un don à l’armée israélienne, Tsahal, de bénéficier d’une réduction d’impôts de 60%, a-t-elle annoncé vendredi.

Des dons directs à Tsahal ne permettraient pas une réduction d’impôts. Ce sont plutôt des dons à des associations qui serviraient à financer des équipements individuels et de la nourriture pour les jeunes qui font leur service militaire, qui permettraient cette réduction fiscale.

Reste que Nathalie Goulet n’a pas eu de réponse du ministre, mais a reçu des menaces de mort anonymes sur les réseaux sociaux.

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Le Parisien

Quand la DILCRA chargée de la lutte contre le racisme censure une conférence antiraciste

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Rappelons nous la petite phrase du premier ministre :  » Expliquer, c’est déjà vouloir un peu excuser ». Béatrice Mabilon-Bonfils a-t-elle trop voulu expliquer ? Toujours est-il que le 23 mars les services du premier ministre ont interrompu de façon brutale la captation d’une conférence qu’elle donnait dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme à l’université de Metz. Ce que les services de  M. Valls assument…

Deux livres qui font débat

 Sous le titre « Fatima moins bien notée que Marianne », son intervention rendait compte du livre qu’elle a écrit, sous le même titre, avec François Durpaire et dont le Café pédagogique a redu compte. L’ouvrage montre qu’il y a  » une islamophobie dans l’école qui est aussi de et par l’école ». Selon l’ouvrage l’Ecole joue au détriment des élèves musulmans. Une situation qui a aussi été mise en évidence par l’Ocde et l’Ined et par d’autres sociologues.

Mais Béatrice Mabilon-Bonfils est aussi co-auteure, avec Geneviève Zoïa, d’un autre livre sur la laïcité « à la française ». Dans cet ouvrage elle défend l’idée que « la laïcité aujourd’hui c’est la peur de l’Autre » et que la conception française de la laïcité nuit à l’intégration. Ces deux positions critiques alimentent le débat sur l’intégration, le racisme et la laïcité. Et c’est pour cette raison que l’Université de Lorraine avait invité B Mabilon-Bonfils dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

La Dilcra assume

Le 23 mars, une agence de communication diligentée par la DILCRA (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme et l’Antisémitisme), un service dépendant du premier ministre, entreprend de capter en vidéo et de twitter l’intervention de B Mabilon-Bonfils. Elle interrompt la capture  au milieu de l’événement sur ordre de la Dilcra. Les tweets auraient été effacés.

Interrogée par le Café pédagogique, la Dilcra ne nie pas les faits.  » Le prestataire chargé de couvrir l’événement s’est trompé. Nous voulions qu’il couvre le forum contre le racisme et pas cette table ronde consacrée à la laïcité, thème qui n’est pas directement lié à la Semaine ni aux prérogatives de la DILCRA », nous a dit la Dilcra.

L’islamophobie exclue du débat sur le racisme ?

Pour Pascal Tisserant, chargé de mission à l’égalité de l’université de Lorraine , et à ce titre organisateur de la soirée, ces arguments ne sont pas acceptables. « On est dans le cadre de la Semaine de lutte contre le racisme et l’antisémitisme, il y a donc bien une dimension  religieuse à la Semaine et le débat sur la laïcité y a sa place », nous a-t-il dit. « La Dilcra avait inscrit l’événement dans son agenda avec le titre explicite  » Fatima moins bien notée que Marianne ». La Dilcra savait très bien pourquoi elle envoyait une équipe pour capter l’événement ».

Pour Béatrice Mabilon-Bonfils il n’y a aucun doute. Ce sont ses idées qui ont été censurées par les services du premier ministre.

Café Pédagogique

Front national : la stratégie de dédiabolisation mise à mal

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Les images sont d’une violence inouïe. Dans des extraits vidéo, Mediapart dévoile l’horreur de l’agression d’Édouard Klein à son propre domicile. On y voit Logan Djian, chef du GUD (« Groupe union défense », une organisation étudiante française d’extrême droite connue pour ses actions violentes), lyncher et humilier un autre ancien responsable du groupuscule d’extrême droite. Avec quatre acolytes, ils passent à tabac le jeune homme, car il aurait « trop parlé ». Comme le rapporte le site d’information, Logan Djian et Loïk Le Priol (qui filme) ont été mis en examen pour « violences aggravées » après une plainte déposée par la victime, qui a dû être hospitalisée.

Placés en détention provisoire, les deux agresseurs ont été libérés sous caution, une caution fixée à 25 000 euros chacun. L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais, selon Mediapart, les enquêteurs soupçonnent maintenant Axel Loustau, proche du Front national, élu conseiller régional en Ile-de-France pour le FN et trésorier du micro-parti de Marine Le Pen, d’avoir versé la caution de Logan Djian. Les raisons ? Un versement d’une somme équivalente a été effectué sur le compte de la compagne du chef du GUD, par la Financière Agos, une société créée sous le nom de Financière Sogax par Axel Loustau.

Un bide au Canada

D’autant que l’information de Mediapart a été révélée au moment-même où la présidente du Front national achèvait son voyage catastrophique au Canada. Marine Le Pen, qui voulait soigner son image internationale loin des médias français, est tombée sur un os au Canada : poursuivie par des groupes militants hostiles, boycottée par la classe politique canadienne (aucune personnalité politique n’a souhaité s’afficher officiellement avec elle), Marine Le Pen n’a pas pu visiter d’entreprises. Même l’une de ses réservations hôtelières, au Marriott de Montréal, ainsi que la réservation d’une salle de réunion au Sheraton, ont été annulées devant la pression.

La stratégie de dédiabolisation du Front national n’a pas convaincu Outre-Atlantique. Et avec cette nouvelle affaire d’agression supposément cautionnée par un proche de Marine Le Pen, les vieux démons du parti ressurgissent aussi en France. Marine Le Pen a décidément bien du mal à faire de son FN un parti comme les autres.

Le Point

Sophie Marceau qui a refusé la légion d’honneur à cause des exécutions à Riyad, est en dîner en Chine

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Sophie Marceau en robe ultra fendue et jambe à l’air pour un dîner en Chine.

Actuel­le­ment au Festi­val du film de Hong Kong, Sophie Marceau vient de faire tour­ner des têtes lors d’un dîner de Gala où elle a débarqué moulée dans une robe blanche très TRÈS fendue.

 

Sophie Marceau a expliqué dans un tweet son refus de la légion d’honneur par la décoration d’un prince héritier saoudien par le président François Hollande, dont le pays a procédé à 154 exécutions l’an dernier. Deux semaines après sa déclaration, l’actrice participe à un dîner de gala en chine ou le nombre d’exécution a atteint.. 2400.

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Vidéo : Un lycéen tabassé par des CRS (Lycée Bergson)

La scène se passe dans le XIXe arrondissement de Paris, devant le restaurant la Table d’Hugo Desnoyer, avenue Secrétan, à quelques centaines de mètres du lycée Henri Bergson.

Une autre vidéo montre le garçon à terre, maîtrisé par un policier pendant que des CRS montent la garde. On croit voir du sang sur la chaussée.

Selon plusieurs personnes ayant réagi sur les réseaux sociaux et contactées par Libération, l’adolescent aurait 15 ans et serait en seconde au lycée Bergson.

Libération

L’inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête, jeudi 24 mars, après la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo montrant un policier asséner un coup de poing à un jeune manifestant, tenu par les bras par deux autres policiers.

France TV

Selon ses organisateurs le Printemps Républicain est un rassemblement de franc-maçons et de laïcards

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Le Printemps républicain, combien de divisions ? Plus de 7000 signataires sur change.org, 800 participants, selon les organisateurs de la réunion fondatrice, et 1000 euros pour le denier de ce culte laïc. Pour évaluer l’importance de cette jeune association, autour d’un manifeste publié dans Marianne, sans doute faudrait-il aussi dénombrer les #PrintRep sur Twitter et recenser que les réactions en cascade sur la toile.

Avant l’été, plusieurs réunions publiques, à Marseille, à Nantes et aussi, à Paris, à l’école normale supérieure seront l’occasion de mesurer le recul de l’égalité homme-femme et de sonder les failles de l’Education nationale. Comme à la Bellevilloise, il s’agira de mêler responsables politiques comme l’ex-ministre de la Culture Fleur Pellerin et « vrais gens » comme la maman sevranaise Nadia Remadna, fondatrice de l’association la Brigade des mères.

En septembre, juste avant l’automne, ces républicains printaniers passeront au crible les engagements des prétendants à la succession de Hollande. A condition bien sûr, de dépasser à nouveau les querelles de clochers entre franc-maçons, laïcards, crypto-chevènementistes et ex-poperénistes.

Marianne

Valentine Zuber : «Le laïcisme tend à amoindrir nos libertés»

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Universitaire, historienne, directrice d’Etude à l’Ecole pratique des hautes études et auteur de Le culte des droits de l’homme (Gallimard), Valentine Zuber sera présente au Collège des bernardins le 8 avril dans le cadre d’une conférence sur la «Transmission religieuse en Méditerranée» au Collège des bernardins le 8 avril. Zaman France l’a interrogé sur le durcissement d’une partie de la gauche sur la question laïque observée dernièrement au sein du mouvement du Printemps républicain.

Comment comprendre ce durcissement idéologique d’une partie de la gauche observé au sein du mouvement du Printemps républicain qui n’hésite plus à promouvoir l’interdiction de mères voilées à des sorties scolaires ou qui, à l’instar de Élisabeth Badinter, appelle à ne plus avoir peur d’être taxé d’islamophobe ?

Il y a toujours eu deux compréhensions du rapport à la religion dans la gauche républicaine dès la fin du 19es. En premier lieu, au moment de la discussion sur la loi de 1905. Une partie des Républicains de gauche comme Émile Combes étaient favorables à une prééminence de l’État sur les religions, comprise au sens précis d’un contrôle de l’État sur les religions. Cette partie de la gauche diffusait des discours anticatholiques et anticléricaux dans une perspective gallicane et sur la base du slogan voltairien «Écrasons l’infâme», pouvant aller jusqu’à l’interdiction du religieux.

Le religieux était à leurs yeux dangereux politiquement et il fallait donc l’encadrer par la loi comme la loi sur les congrégations en a offert un exemple. Une autre partie de la gauche, plus conciliante, est dans l’apaisement depuis l’affaire Dreyfus et les lois combistes. Il fallait, selon elle, aboutir à une paix entre l’Église et l’État. Jean Jaurès, Aristide Briand, Ferdinand Buisson, sont des personnalités de la IIIe république qui s’inscrivent dans cette philosophie laïque qui s’était incarnée dans un texte d’apaisement, le pacte laïque.

C’est leur vision qui l’a d’ailleurs emporté avec la loi de 1905 qui promeut la liberté religieuse tout en séparant les deux ordres de l’Église et de l’État. Il y a toujours eu une gauche anticléricale qui voyait la religion comme hostile au progrès et une autre favorable aux libertés religieuses. Au moment de 1905, il y a eu un affrontement très vif là-dessus. C’est cette fracture qui renaît actuellement. La réactivation a été faite autour de la visibilité du voile et des attentats. Les partisans de la laïcité d’apaisement sont taxé de ventre mou.

Laquelle de ces tendances est aujourd’hui prédominante au sein de la gauche et du Parti socialiste ?

En fait, il y a une différence notable entre le bruit des uns et des autres et leurs représentativité. Les tenants d’une laïcité dure, d’un certain laïcisme sont plus bruyants que les autres en faisant appel à des procédés rhétoriques démagogues. Patrick Kessel du Comité laïcité république a dernièrement tenu un discours violent en évoquant des méthodes dignes des procès de Moscou à propos de Jean-Louis Bianco, le président de l’Observatoire de la laïcité. Il le taxe de communautariste alors que lui serait universaliste.

A propos de la laïcité, on ne sait plus très bien à quel saint se vouer, tant les définitions se sont multiplié ces dernières années ?

On peut clarifier cela. La laïcité est un principe juridico-politique destiné à réguler l’État de droit et les mouvements religieux et qui a pris une forme précise en France.. Ce qui est en cause dans ce débat c’est la laïcité philosophique qui devient une idéologie car seul l’État doit être laïque. Les adeptes du laïcisme défendent une laïcité «valeur» de la République qui prétend s’imposer à la société et aux personnes. Ceux qui se prétendent des laïcs purs considèrent que la laïcité est en danger. Ils ne pensent pas à la laïcité de l’État mais à l’expression de la religion dans l’espace publique et à l’islam bien entendu. Cette laïcité radicale, qui prétend s’appliquer aux personnes individuelles, est une laïcité qui tend à amoindrir nos libertés.

Cette ligne laïciste ne sépare plus la gauche socialiste de mouvement politique comme Les républicains ou le Front national. La tradition de la gauche laïque à la Jules Ferry a-t-elle disparu ?

Non et Jean Louis Bianco en est un excellent exemple. Il aurait été seul dans son camp s’il avait été démis, même si ses soutiens ne se sont peut-être pas exprimés assez forts ou n’auront pas été repris toujours par la presse. Une partie de la gauche est aux côtés de Bianco. Il a été soutenu sans réserve par les universitaires qui travaillent sur ce sujet, très loin des discours du comité Laïcité république qui flirtent avec l’instrumentalisation qui en a été faite par le FN.

Zaman

Clinton et Trump s’affrontent pour savoir qui fait le plus allégeance à Israel

Chacun a affirmé ses positions devant le puissant groupe de pression juifaméricain Aipac. La candidate à l’investiture démocrate pour la présidentielle américaine Hillary Clinton et son rival républicain Donald Trump se sont affrontés lundi à propos d’Israël.

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Les Etats-Unis comptent selon diverses estimations entre cinq et six millions de juifs américains, soit la plus grande communauté juive après celle d’Israël, et cet électorat, que l’on dit souvent acquis au camp démocrate, reste déterminant pour tout prétendant à la présidence américaine.

«Oui, nous avons besoin de constance, pas d’un président qui dit qu’il est neutre le lundi, pro-Israël le mardi, et on ne sait pas quoi d’autre le mercredi parce que tout est négociable. (…) La sécurité d’Israël n’est pas négociable», a attaqué Hillary Clinton devant la conférence annuelle du groupe de pression pro-israélien Aipac.

Trump veut «démanteler l’accord catastrophique» avec l’Iran

«Quand je serai président, il en sera fini des jours où l’on traitait Israël comme un citoyen de seconde zone», a promis le fantasque milliardaire, originaire de New York où résident de très nombreux juifs américains.

Il a été particulièrement applaudi lorsqu’il a brisé un tabou sur le conflit israélo-palestinien en s’engageant, s’il est élu, à reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu et à transférer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à la Ville sainte. Donald Trump a également juré de «démantelerl’accord catastrophique» scellé en juillet entre les grandes puissances et l’Iran sur son programme nucléaire et a accusé Barack Obama d’avoir «peut-être été la pire chose qui soit jamais arrivée à Israël».

«Pour la sécurité d’Israël et du monde, nous avons besoin d’une Amérique qui reste un leader mondial respecté, engagé dans la défense et la promotion de l’ordre international», a martelé la dirigeante. Alors que son successeur au département d’Etat, John Kerry, s’était cassé les dents en 2014 sur un accord de paix israélo-palestinien, Hillary Clinton a réaffirmé qu’elle voulait une solution à «deux Etats» et a promis de «poursuivre des négociations directes».

«Personne n’est plus pro-Israël que moi»

Sans le dire, Donald Trump a affiché de fait la même position. A l’instar des administrations américaines successives, il a plaidé lui aussi pour un «accord entre Israéliens et Palestiniens» vers une solution à deux Etats. «Personne n’est plus pro-Israël que moi. Nous devons protéger Israël», a lancé le favori républicain.

L’extrême laïcité du « Printemps républicain »

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Dimanche, le lancement du « Printemps républicain », sous l’égide de Laurent Bouvet et de personnalités proches du PS, a surtout rassemblé – derrière la bannière de la « laïcité offensive » – les partisans d’une gauche autoritaire et intolérante.

Hier, 20 mars, se tenait à la Bellevilloise à Paris la première réunion du « Printemps républicain », orchestrée par Laurent Bouvet, auteur de L’insécurité culturelle. Sortir du malaise identitaire français, ouvrage dont Roger Martelli avait regretté que, loin d’éloigner la gauche du « piège identitaire », il tendait à l’y précipiter.

À l’origine, un manifeste prétendument apolitique, intitulé « Manifeste pour un Printemps républicain », publié début mars par Marianne ainsi que par Causeur, signé par des « personnalités de gauche qui veulent défendre la laïcité […] face aux attaques contre la République ». Ils entendent en faire « un lieu de débat et de pluralisme dans le cadre accepté par tous les participants du manifeste », un « mouvement du bas [qui] ne part pas des institutions mais de la société civile ». La liste des signataires donne des indications sur le « bas » dont il s’agit.

Pour la caution « de gauche », les signatures de quelques élus et figures du PS (dont les frondeurs Emmanuel Maurel et Jérôme Guedj, ainsi que Fleur Pellerin ou Frédérique Calendra, maire du 20e arrondissement de Paris), d’EE-LV ou encore et du PCF pouvaient faire leur effet. Il en est d’autres plus embarrassantes, comme celle d’Élisabeth Badinter, qui affirme à Marianne avoir retrouvé dans ce manifeste « l’expression politique de la troisième voie », entre « d’un côté, le racisme qui diabolise les Arabo-musulmans, et, de l’autre, le déni pratiqué par les islamo-gauchistes à l’égard de la montée en puissance de l’islamisme radical ». Si l’usage de l’expression « islamo-gauchistes » ne suffisait pas, Élisabeth Badinter juge que « Manuel Valls défend la même République que les signataires du Manifeste »

Une laïcité agressive

Que propose cette gauche républicaine et laïque ? Selon celle-ci, la France est menacée par les religions, les journalistes, les politiques, tous ceux qui, par idéologie ou par « déni », en veulent à la laïcité. Car nous aurions abandonné les valeurs nationales, à commencer par cette laïcité « remise en cause de toutes parts, manipulée à des fins politiques par certains, attaquée à des fins religieuses par d’autres, ignorée de beaucoup par indifférence, elle ne semble plus défendue que par quelques-uns, dont nous sommes, bien évidemment ».

Dans ce manifeste, on peut aussi lire ceci : « L’extrême droite comme l’islamisme politique sont à la manœuvre pour tenter de jouer avec les peurs et les tensions qui traversent la société française. » On pourrait donc s’attendre à un front républicain contre deux extrémismes : le FN et l’islamisme radical. Sauf que le FN fait figure de grand absent parmi les cibles désignées, malgré tout ce qu’il y aurait à dire sur le parti d’extrême droite et la laïcité. Mais non. Il semble moins grave d’attaquer la laïcité au nom de l’héritage judéo-chrétien qu’avec une barbe et une djellaba.

Car nous arrivons au problème numéro un en France, très abordé ce dimanche par les orateurs du « Printemps » : le voile. Au passé le débat sur le voile à l’école, le voile dans les administrations, les candidates ou élues voilées, etc. Désormais, il faut bannir le voile partout, dans les places, les rues, dehors, partout. « Toute discrimination à raison de l’identité de la personne est par définition antirépublicaine et antilaïque », était-il pourtant écrit dans le manifeste, qui affirme aussi lutter contre le racisme ou l’antisémitisme. Las, le combat semble surtout porter contre le concept d’islamophobie [1].

Et, incidemment, au cours d’une soirée où se croisent Richard Malka, Gilles Kepel, Patrick Kessel, Marc Cohen, Gilles Clavreul ou Fadela Amara, on se croit revenu en janvier 2015, quand Fox News évoquait les « no go zones », endroits où la charia régnerait à Paris (le conducteur de bus qui s’exprime ci-dessous désigne cependant ses collègues, pas les passagers).

Derrière la laïcité, le Printemps républicain ne proposerait-il que rejet de l’autre, préjugés et autorité ? Ironie du sort, le jour même, le gouvernement lançait sa campagne « Tous unis contre la haine » avec ce message : « Le racisme, ça commence par des mots. Ça finit par des crachats, des coups, du sang ».

De la République à la Nation

Très vite, le discours ne porte plus tant sur la République et ses valeurs à défendre, que sur l’idée d’appartenance à un pays, une histoire, une nation.

Fleur Pellerin avait souhaité « ne pas dépassionner le débat mais le poser de manière sereine ». Raté. Nadia Remadna, de la Brigade des mères de Sevran, estime que « nos banlieues sont islamisées et arabisées ». Finalement, dans le brouhaha et l’excitation ambiante, un homme, Mehdi Ouraoui, membre du conseil national du PS, a émis sur Twitter ce propos mesuré et apaisant :

Sauf que les mots « commun » ou « ensemble », ne semblent pas faire partie de la terminologie du Printemps républicain. Un mouvement pourtant si accueillant.

Regards