Agression aux cris de «Allah Akbar», le directeur des Restos du coeur déféré pour «dénonciations mensongères»

Il est soupçonné d’avoir inventé son agression par des islamistes. Le directeur des Restos du Cœur de Montreuil (Seine-Saint-Denis) sera jugé pour « dénonciation de crime imaginaire« , a annoncé mercredi 6 juillet le parquet de Bobigny.

L’homme de 59 ans avait déclaré avoir été agressé à l’arme blanche dans les locaux de l’association, vendredi tôt dans la matinée, par un couple ayant crié « Allahou akbar, chien d’infidèle » en prenant la fuite. Le presque sexagénaire présentait des blessures au thorax et au ventre et avait été hospitalisé.

L’homme est désormais convoqué devant le tribunal correctionnel le 3 novembre prochain.

France TV


Le responsable des Restos du cœur de Montreuil est déféré devant le parquet de Bobigny, seul son ADN a été retrouvé sur le couteau (@itele)

— iTELE (@itele) 6 juillet 2016


Agression  aux cris de « Allah Akbar », soupçonné d’avoir menti le directeur des Restos du coeur en garde à vue

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Le directeur des Restos du coeur de Montreuil avait affirmé avoir été agressé par un couple vendredi dernier. Touché au thorax et au ventre, il avait été hospitalisé. Selon nos informations, il est en garde à vue pour « dénonciation de crime imaginaire ».

D’après nos informations, le directeur des Restos du cœur de Montreuil, en Seine-Saint-Denis, est actuellement en garde à vue pour « dénonciation de crime imaginaire ». La mesure a été prise ce mardi en fin de matinée.

Richard Sautour avait raconté vendredi dernier avoir été violemment agressé par un couple à coups de couteau et de hache, aux cris de « Allah Akbar, chien d’infidèle ».

Seuls son ADN et celui de son épouse retrouvés sur le couteau et la hache

Les policiers de la Brigade criminelle du 36, quai des orfèvres, estiment en effet que la version livrée par cet homme est truffée d’incohérences. Dans les heures qui avaient suivi les faits, plusieurs zones d’ombre étaient rapidement apparues dans son témoignage.

Autre élément embarrassant : d’après nos informations, sur les manches du couteau et de la hache retrouvées sur place, seuls son ADN et celui de son épouse ont été retrouvés.

La victime supposée maintient sa version et confirme avoir été victime d’une tentative de meurtre de la part d’un couple. Sa garde à vue peut durer 48 heures.

TF1


Selon le récit de la victime, relayé par le parquet, les faits se sont déroulés vers 7h20. Un couple, composé d’un homme « de type africain », et d’une femme « voilée avec le visage découvert », se serait présenté à l’accueil du local, exceptionnellement fermé ce vendredi.

Pour des raisons encore inconnues, l’homme aurait tenté de porter un coup de hache au directeur, lequel serait parvenu à l’esquiver.  La femme aurait alors assené plusieurs coups de couteau à l’abdomen de la victime. Les deux suspects auraient ensuite pris la fuite en criant « Allah Akbar, chien d’infidèle ».

L’Express

Hoax diffusé par la fachosphère : Une militante pro-migrants agressée sexuellement ?

Des images montrant une jeune femme se faire agresser après avoir dévoilé sa poitrine arborant un un message « Les réfugiés sont les bienvenus » circulent depuis mi-juin sur des pages Facebook anti-migrants. Il s’agit en fait d’un photomontage issu d’une vidéo prise lors d’un concert il y a près de dix ans.

Depuis quelques jours, des images montrant l’agression d’une femme présentée comme une militante des droits des migrants, refont surface sur plusieurs pages Facebook ouvertement anti-migrants comme « La Révolution des sans dents » ou « Vouloir Savoir – Osez dire ». On y voit une jeune femme soulever son t-shirt pour montrer sa poitrine, avec une banderole « Refugees Welcome » (« Les réfugiés sont les bienvenus »). Sur les images suivantes, la jeune femme se fait agresser par des hommes dans la foule. On la voit dans les dernières photos en train de pleurer.

Les légendes accompagnant ces photos sont sans équivoque : « Une militante pro #migrants agressée sexuellement en pleine foule… depuis le temps qu’on les prévient… »

Photo originale publiée sur plusieurs groupes anti-migrants. Plusieurs internautes commentent en doutant de l’origine de l’image.

En France, le site Dreuz.info, qui se revendique comme « pro-américain, pro-israélien et néoconservateur » a diffusé le montage en avril en titrant « ‘Réfugiés welcome’ dit cette jeune femme blonde, et soudain … ». La photo a aussi été reprise plus récemment sur des groupes allemands, affirmant que des mesures de sécurité supplémentaires seront prises pour l’Oktoberfest – la fameuse fête de la bière – afin d’éviter ce type de débordements.

Capture d’écran de l’article publié par Dreuz.info sur le sujet en avril 2016, toujours disponible sur le site.
Des captures d’écran d’une vidéo… datant d’il y a près de 10 ans !

La photo a bien évidemment été éditée. Le panneau « Refugees Welcome » a été rajoutée à partir d’une photo prise en Allemagne en septembre 2015 comme le note le site les Debunkers.

L’image originale du panneau « Refugees Welcome » a été récupéree sur cette image disponible ici, et photoshopée sur l’autre.

Ces images sont en fait extraites d’une vidéo qui a plusieurs fois refait surface sur internet en 2014, 2013 ou 2011. Sa plus ancienne occurrence remonte en fait à juillet 2007. Selon sa légende, elle aurait été prise durant un « Spring break », grande fête étudiante américaine, souvent lieu de tous les excès.

Capture d’écran de la plus ancienne vidéo référencée sur le web montrant la jeune fille.

France 24

Houilles : Les scouts de France dénoncent un Hoax propagé par l’extrême droite

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Suite à des agressions « anti-chrétiennes », les scouts de Houilles, dans les Yvelines, n’auraient plus le droit de porter leur uniforme dans les lieux publics. C’est une fausse rumeur lancée par l’extrême-droite.

La vidéo a été mise en ligne il y a déjà plus d’un mois, mais elle ne fait parler d’elle que depuis quelques jours. Selon Hervé Juvin -un essayiste proche de l’extrême-droite- qui parle dans cette vidéo, les scouts de Houilles auraient l’interdiction de porter leur uniforme dans les lieux publics. Une décision qui ferait suite à des “agressions anti-chrétiennes » perpétrées par des musulmans, « un racisme anti-blanc », un « terrorisme de civilisation ».

Les éléments de langage sont clairement ceux de l’extrême droite. La chaîne Youtube sur laquelle a été publiée la vidéo est, elle-aussi, proche de la fachosphère.

Sauf que…

Cette rumeur est totalement fausse. Face à l’ampleur qu’elle a pris sur les réseaux sociaux et sur internet, les scouts et guides de France ont eux-mêmes démenti sur Twitter, par la voix de leur délégué national François Mandil. Il n’y a jamais eu d’agressions et le mouvement déplore une “instrumentalisation” de l’extrême droite.

« Face à l’ampleur que prend cette vidéo, nous ne pouvons pas y répondre que par un haussement d’épaule. Nous démentons évidemment formellement toute interdiction, toute agression, toute insulte à notre encontre. Nous déplorons l’instrumentalisation qui est faite de notre histoire et de notre groupe à des fins politiques sordides », indiquent notamment les scouts de Houilles sur leur site internet.

France Info

Lycée musulman Averroès: l’ex-professeur Soufiane Zitouni condamné en appel pour diffamation

Soufiane Zitouni professeur lycee Averroes condamne  diffamation injure publique islamisme

Soufiane Zitouni avait publié le 6 février une tribune dans le journal Libération , intitulée «Pourquoi j’ai démissionné du lycée Averroès».

Il y accusait les responsables de l’établissement scolaire lillois de diffuser «de manière sournoise et pernicieuse une conception de l’islam qui n’est autre que l’islamisme», dénonçant «l’antisémitisme quasi culturel de nombre d’élèves».

Des propos qui ont profondément choqué les élèves ainsi que le personnel de l’établissement, classé meilleur lycée général de France en 2013.

Condamné en appel pour diffamation

C’est pourquoi, suite à cette tribune, le lycée Averroès a porté plainte pour diffamation non publique, ainsi que pour injure non publique, Soufiane Zitouni ayant adressé des courriels à la direction de l’établissement le qualifiant de «nid de vipères hypocrites».

Le 4 septembre, Soufiane Zitouni a été condamné par le tribunal de police pour diffamation non publique et injure non publique.

L’ex-professeur d’Averroès avait donc décidé de faire appel devant la cour d’appel de Douai. Bien que se disant «plutôt optimiste sur le verdict», Sofiane Zitouni, a été condamné de nouveau, ce jeudi 26 mai, pour diffamation. 

«Contrairement aux médias la justice, elle, est impartiale»

Le directeur du lycée Averroès, El Hassane Oufker, se félicite de cette condamnation à Zaman France: « l’établissement se félicite que justice ait été rendue», avant d’ajouter qu’il ne peut s’empêcher de relever le fait «que contrairement aux médias, la justice, elle, est impartiale».

En effet, la tribune de Soufiane Zitouni avait subi une surmédiatisation prenant pour argent comptant les propos de l’ancien professeur de philosophie. 

Des inspections académiques en faveur du lycée

L’établissement avait en revanche eu la visite de plusieurs inspections académiques, ainsi que d’une commission sénatoriale, qui toutes ont conclu que les accusations de Soufiane Zitouni ne reposaient sur rien.

L’inspection académique «n’a relevé aucun fait d’antisémitisme, de radicalisation ni d’atteinte aux principes et aux valeurs de la République».

Zaman

Un enseignant condamné pour avoir inventé une agression antisémite par des « maghrébins »

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Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné, jeudi 12 mai, à six mois de prison avec sursis pour dénonciation mensongère un enseignant juif qui avait déposé plainte pour une tentative de meurtre à caractère antisémite.

Le 18 novembre 2015, soit cinq jours après les attentats de Paris et Saint-Denis, Sylvain Saadoun, 57 ans, professeur d’histoire-géographie dans l’un des plus importants établissements scolaires juifs de Marseille, avait affirmé avoir été agressé par deux jeunes garçons circulant sur un scooter rouge alors qu’il se rendait à la synagogue.

Après avoir été questionné − « Tu es juif ou tu es musulman ? », Sylvain Saadoun assurait avoir été jeté à terre, l’un de ses agresseurs lui exhibant une photo de Mohamed Merah sur son portable, l’autre ouvrant son blouson pour laisser entrevoir un tee-shirt aux insignes de Daech. « Sale juif, sale porc ! On va te taillader puis t’achever », l’auraient-ils menacé.

Alors que cette agression avait eu un fort retentissement, les enquêteurs, eux, doutaient très rapidement de sa réalité, malgré la présence sur le corps de l’enseignant de dizaines de petites plaies très superficielles allant de deux à vingt centimètres localisées sur la moitié du corps antérieur gauche, sachant que M. Saadoun est droitier. « On aurait dit du raclage », avait indiqué un marin-pompier. Un de ses collègues ajoutait même : « Ça me rappelle ce que se font les gamins incarcérés à l’établissement pénitentiaire pour mineurs, sauf qu’eux, ils le font de manière plus profonde. »

Le Monde

Attaques au couteau en Bavière : comment le coupable Paul H. est devenu Rafik Youssef

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Ou comment une vulgaire confusion entre deux affaires peut déclencher une théorie du complot.

« L’épouse de sadiq Khan voilée après son élection » : encore un hoax de la « fachosphere »

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Le 7 mai dernier avait lieu à la cathédrale de Southwark à Londres la cérémonie de prestation de serment du nouveau maire de la capitale du Royaume-Uni : le travailliste Sadiq Khan. A cette occasion des rumeurs sur son épouse, Saadiya Khan ont fleuri dans les milieux d’extrême-droite, notamment sur les réseaux sociaux.

Certains affirment notamment sur Twitter, que dès le lendemain de l’élection du 6 mai, Sadiq Khan aurait déjà « voilé sa femme ».

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Sur les photos de l’événement, on s’aperçoit d’abord que Saadiya Khan était bien présente à l’événement, et qu’elle ne portait rien sur la tête 

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L’intéressée, qui s’appelle Sarah Joseph et est rédactrice en chef d’Emel, un groupe de médias « lifestyle » musulman, a aussi réagi sur Twitter. « Apparemment, je suis désormais la femme de Sadiq Khan qui a été contrainte de remettre son hijab. Les gens, je vous assure que je ne suis PAS Saadiya. »

Atlantico

 

Comment le FBI manipule des musulmans américains et les accuse de terrorisme

Le FBI est accusé d’avoir piégé un jeune musulman vulnérable et de le poursuivre pour terrorisme, rapporte le magazine The Intercept. L’agence aurait recruté des informatrices pour qu’elles recueillent des informations sur internet.

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La cible de l’opération du FBI était Khalil Abou Rayyan, résident du Michigan. Lorsqu’il a fait connaissance en ligne avec une informatrice prénommée «Ghaada», il est tout de suite tombé amoureux d’elle. Sans même se rencontrer, ils sont allés jusqu’à parler de mariage, d’enfants et de leur futur.

Mais Ghaada a décidé de mettre un terme à cette relation, brisant le cœur de Khalil. Mais quelque temps plus tard, toujours sur internet, le FBI lui a envoyé une autre femme, «Fiancée Jannah», pour panser ses blessures, rapporte The Intercept.

Khalil lui a ouvert son cœur et lui a confié qu’il voulait se suicider et qu’il avait même acheté la corde pour se pendre. Entrevoyant la possibilité de faire pression sur le jeune homme, compte tenu de son état de vulnérabilité, Fiancée Jannah a détourné la conversation pour voir s’il pensait à blesser d’autre personnes en lui posant la question suivante : «Quelle pensée est plus importante pour toi maintenant, te blesser ou blesser quelqu’un d’autre ?»

Malgré les insinuations du FBI, Khalil n’a montré aucune pensée violente à l’égard d’autre personnes comme sa réponse en atteste : «Je ne voudrais pas blesser quelqu’un d’autre…mais en même temps, si je le faisais à moi-même, je n’aurai plus de problèmes», a-t-il répondu.

Une autre tentative de piéger Khalil a aussi échoué. Fiancée Jannah a feint d’être intéressée par le djihad. Pour l’impressionner, le jeune homme a prétendu qu’il avait acheté un AK-47 pour tirer dans une église, mais que son plan avait échoué. Il a aussi affirmé avoir essayé de se rendre en Syrie mais il s’est avéré par la suite que ces deux histoires n’étaient que pures inventions car il ne possédait pas d’armes et aucune preuve qu’il avait acheté un billet d’avion pour se rendre en Syrie n’a jamais été découverte.

Mais le gouvernement américain a estimé que ces histoires étaient suffisantes pour perquisitionné la maison du jeune homme quelques mois plus tard. Et même si les forces de police n’ont rien trouvé de compromettant, elles ont accusé Khalil de possession illégale d’une arme de poing, qui d’après l’avocat du jeune musulman, a été achetée dans le seul et unique but de pouvoir se défendre en cas de besoin. Elles l’accusent en outre d’être un sympathisant de Daesh, toujours en l’absence d’une preuve tangible qui pourrait le laisser croire.

Le FBI utilise plus de 15 000 informateurs pour ses enquêtes liées au contreterrorisme, rapporte The Intercept et la plupart des enquêtes récentes ont eu pour but de débusquer des sympathisants présumés de Daesh.

RT

Chalghoumi reçoit la «médaille du courage» du centre Simon Wiesenthal à Beverly Hills

Au cours d’une cérémonie huppée qui s’est tenue lundi dans un hôtel de Beverly Hills aux Etats-Unis, l’imam de Drancy, figure médiatique controversée en raison de sa proximité avec Israël, a été salué pour sa «promotion du dialogue inter-religieux».

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C’est dans le prestigieux hôtel 4 étoiles Beverly Hilton, en banlieue de la ville californienne, qu’avait lieu le dîner annuel national du Centre Simon Wiesenthal, décrit par le journal local The Hollywood Reporter comme «le principal rassemblement de la communauté juive de Los Angeles».

L’organisation, qui lutte contre le racisme et perpétue la mémoire de la Shoah, a décidé, parmi différentes personnalités américaines, de saluer le travail de l’imam français Hassen Chalghoumi pour son combat contre l’antisémitisme.

Ce dernier s’est alors engagé dans un discours ému : «Mon combat c’est celui d’une vie, de chaque instant. C’est d’abord celui d’un homme qui croit en l’humanité. C’est aussi celui d’un Imam, porté par la dévotion à l’Islam, convaincu que l’antisémitisme, le racisme et l’extrémisme n’ont pas droit de cité.»

RT

Quand les médias confondent « Assalamu alaykum » et « Mohamed Merah et Salah Abdeslam »

Magomed Guekhaiev, un lutteur français de MMA, « a choqué les spectateurs présents au Casino de Montreux (Suisse) », annoncent les médias, car ce dernier a crié à plusieurs reprises « Allah Akbar » « Dieu est Grand » après sa victoire, et « après avoir remercié son entraîneur, le type a dédié sa victoire à ses frères de Toulouse et dans le monde, à Mohamed et à Salah », et que « Ceci était bel et bien un appel au djihad ». voire les captures d’écrans ci dessous.

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Mais après lecture et analyse de la vidéo, il s’avère que le lutteur français Magomed Guekhaiev, a juste remercié ses proches, à partir de 1min 52, en dédiant sa victoire, je le cite, à « son coach, Mathieu (….), à Toulouse, tout le monde, mes frères » et les salue en disant « Assalamu alaykum ».

Mais les médias ne l’ont pas entendu de cette oreille, ils ont traduit une salutation en arabe « Assalamu alaykum » « que la paix soit sur vous » par.. « Mohamed Merah » et  » Salah Abdeslam »

Voici la vidéo 

Fake : Cette photo est souvent présenté a tort comme des victimes brûlées vives par Boko Haram

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Depuis quelques jours, des milliers d’internautes ont relayé une photo de charnier censée montrer le massacre d’un village au Nigéria.

Les médias préfèrent parler des attentats de Bruxelles sans parler de ce qui se passe au Nigeria. Voilà en substance le message relayé ces dernières heures sur Twitter. Pour appuyer le propos, des milliers de personnes ont relayé le massacre d’un village par Boko Haram dans lequel « 86 enfants ont été brûlés vifs’. Le tout accompagné de la photo d’un charnier.

Sauf que…

D’abord, cette photo ne montre pas du tout le massacre d’un village au Nigéria. Il s’agit en fait d’une image prise au Congo en 2010 après l’explosion d’un camion citerne. Et ce n’est pas la première fois qu’elle refait surface.

►►► Boko Haram : une fausse image pour ajouter l’horreur à l’horreur

Par ailleurs, des combattants de Boko Haram semblent bien avoir attaqué un village au Nigéria, faisant plus de 85 morts dont des enfants (mais pas seulement). Un massacre qui remonte à la fin janvier. Et à l’époque plusieurs agences de presse et médias internationaux l’avaient relaté.

France Info

Un fidèle juif se déguise en terroriste armé d’une Kalachnikov et terrorise une synagogue

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L’homme n’était pas joyeux ce vendredi matin, à la sortie du commissariat de Vincennes. Pourtant, la veille au soir, c’est « pour rigoler » que ce membre de la communauté juive s’est rendu dans sa synagogue de Vincennes, déguisé en terroriste arabe bardé d’une fausse mitraillette.

Convoqué au commissariat ce vendredi, il a dû expliquer son geste et devra rendre des comptes au tribunal.

« J’ai voulu détendre l’atmosphère, je crois que j’ai fait une grosse bêtise », résume le quadragénaire d’une voix plate, l’air un peu hagard et contrit ce vendredi matin. Pourim, c’est une fête spéciale où on se lâche et où on peut boire. J’avais un déguisement arabe avec un foulard rouge et blanc sur la tête et une Kalachnikov. En arrivant devant la synagogue, j’ai dit aux militaires que c’était une fausse. J’ai ri avec eux. J’ai lancé Allah akbar».

« J’étais à l’intérieur de la synagogue et des gens sont venus me raconter », explique Philippe Partouche, président de la communauté Loubavitch de Vincennes. On était en fête et on m’a dit que l’homme déguisé s’était fait braquer tout de suite par un militaire… C’est vraiment stupide ce qu’il a fait.

Pour Laurent Lafon, maire (UDI) de Vincennes, il s’agit là « d’un agissement inconsidéré ». Et dans cette période extrêmement troublée et sensible, l’élu « appelle chacun à prendre ses responsabilités ». « On ne peut que condamner et regretter ce genre d’acte au regard de ce que l’on a pu vivre à Vincennes, en France et un peu partout dans le monde ».

Le Parisien

Quand la préfecture tente de faire croire que le lycéen violenté a frappé des policiers

Le lycéen frappé par un policier a-t-il frappé des policiers avant? La vidéo de l’interpellation musclée d’un jeune homme a tourné tout l’après-midi. On y voit l’adolescent retenu par deux policiers pendant qu’un troisième lui donne un violent coup de poing en pleine face. Le garçon tombe à terre, le choc amorti par son sac à dos. La scène a été filmé ce matin dans le XIXe arrondissement de Paris, en marge du blocus du lycée Henri Bergson.

Les faits, filmés par plusieurs témoins sont incontestables… Mais le contexte et l’identité du jeune homme ont, eux, été sujets à interprétations diverses, voire intox… Plusieurs média, dont Libération écrivent en début d’après-midi que le jeune est un lycéen de seconde et âgé de 15 ans. France TV info entre en contact avec le lycéen qui confirme qu’il est en seconde au lycée Bergson et donne sa version des faits : «On lançait des œufs et de la farine, et ensuite, les policiers se sont mis à nous courir après, explique Julien. Je me suis fait arrêter à quelques centaines de mètres de l’entrée, et un policier m’a attrapé, avant de me frapper avec son collègue.» Il se plaint d’avoir «mal au nez» et craint désormais qu’il ne soit cassé. «Ils m’ont mis les menottes et m’ont dit que ce n’était pas fini, que je verrai au commissariat», assure-t-il. Après avoir été fouillé et pris en charge par un policier plus «gentil», dit-il, l’adolescent est rapidement relâché.

Mais quelques heures plus tard, Métronews, citant une source proche du dossier donne une autre version.

L’adolescent aurait 17 ans et non 15, et aurait surtout été interpellé et placé en garde à vue juste après les faits pour avoir blessé deux policiers. «L’un d’eux a eu le pouce retourné et l’autre crachait du sang. Ce dernier est allé faire un scanner à l’hôpital d’instruction des armées Percy à Clamart.»

L’info est reprise sur 20 minutes et par la FIDL. le syndicat lycéen appelle derechef à un rassemblement pour exiger sa libération.

Or, certains twittos à l’esprit logique pointe une apparente contradiction : comment le lycéen pourrait-il être en garde à vue… sachant que France TV info l’a interviewé?

Alors, 17 ans, ou 15 ans ? Et surtout, le jeune a-t-il été placé en garde à vue pour violence sur des agents? Ce qui changera forcément beaucoup de choses vis à vis du grand public… En début de soirée, la préfecture de police publie un communiqué de presse… qui ne répond guère à la question.

On y lit donc qu’une vidéo a «été tournée lors de l’interpellation d’un jeune homme par des fonctionnaires»… puis, trois lignes plus loin, que «l’un des manifestants, auteurs de jets de projectiles, se montrait très virulent envers les effectifs». Mais aussi que «certains fonctionnaires ont été blessés à cette occasion et l’un d’entre eux conduit à l’hopital»… Enfin, la conclusion nous informe que l’IGPN a été saisi, que «l’enquête est en cours et ses conclusions feront l’objet de toutes les suites» et enfin que «la garde à vue du lycéen impliqué a été levée dans l’après-midi»

Bref, à peu près les infos de Metronews… Sauf que les formulations (volontairement?) alambiquées ne permettent à aucun moment d’affirmer que le lycéen frappé sur la vidéo est le même que celui qui a était «très virulent», a blessé des policiers, et a été placé en garde à vue.

Interrogée par Désintox, La préfecture de police nous a d’abord déclaré qu’elle ne savait rien… avant de donner finalement une utile précision : contrairement à ce qu’a écrit Métronews et à ce qu’a laissé penser le communiqué de la préfecture, le jeune lycéen frappé sur les images n’a pas été placé en garde à vue et a été libéré immédiatement. C’est un autre lycéen qui a été placé en garde à vue pour violences sur les agents.

Bref, le lycéen de quinze ans violemment frappé au visage n’avait donc rien (ou si peu de choses) à se reprocher. Y a-t-il eu simple confusion ou tentative délibérée d’intoxication ? Si tel est le cas, le but a été atteint : TF1 a fait l’ouverture du JT de 20 heures avec l’affaire… en affirmant que selon une source anonyme, le jeune avait blessé deux policiers.

Libération