Le FBI aurait poussé et payé des musulmans américains à commettre des attentats

Selon un rapport du Human Rights Watch publié jeudi 21 juillet, le FBI aurait poussé des musulmans américains à commettre des attentats, pour légitimer les lois antiterroristes après les attentats du 11 septembre.

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Ce n’était qu’une « illusion de justice » selon Human Rights Watch (HRW). L’ONG a publié un rapport jeudi 21 juillet, en partenariat avec l’école de droit de l’université de Columbia, qui prétend que le FBI aurait «encouragé et parfois même payé» des musulmans américains pour commettre des attentats rapporte le magazine l’Express.

Les mesures auraient été appliquées durant des opérations de filatures montées de toutes pièces après le 11 septembre.

Le service de sécurité intérieur américain cherchait ainsi à augmenter le nombre d’arrestations pour justifier les lois antiterroristes en prétendant protéger les Américains.

Human Rights Watch va plus loin, d’après l’ONG, le FBI se base sur la théorie que «ces individus sont des terroristes en puissance et que s’il ne les avait pas poussé à commettre des actes terroristes, Al-Qaeda l’aurait fait».

Le rapport révèle ainsi que dans plus de 500 affaires de terrorisme conduites par la justice américaine, le ministre américain de la Justice et le FBI «ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique».

Le rapport a été fait à partir de l’étude de 27 affaires de terrorisme.

Des agents infiltrés

D’après Andrea Prasow, l’une des auteures du rapport, pour les Américains, il s’agit avant tout de mesures prises pour assurer leur sécurité mais en y regardant de plus près, rien n’indique que ces personnes auraient commis ces actes, sans les plans du FBI.

L’étude révèle également que dans 30% des cas, l’agent infiltré a joué un rôle prépondérant dans la tentative d’attentat.

L’étude cite de nombreux cas dont notamment celui de Rezwan Ferdaous, un homme condamné pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Ce plan, entièrement conçu par le policier infiltré a conduit l’accusé de 27 ans, à une condamnation à 17 ans de prison.

Zaman

Le FBI a voulu empêcher des gangsters juifs de tuer Hitler en 1933

Les forces de l’ordre américaines ont craint que l’assassinat du leader allemand par un citoyen américain ne crée un incident international.

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Alors qu’il faisait des recherches pour un livre sur les gangsters juifs, l’historien américain Robert Rockaway a rencontré un ancien mafieux surnommé Dutch, qui lui a raconté l’histoire d’un homme qui voulait embaucher un gangster juif pour assassiner Hitler au début des années 1930.

Sceptique, l’historien a tout de même fait des recherches dans les archives du FBI, où il a trouvé un dossier relatant ce projet de meurtre. À l’intérieur, on trouve notamment une lettre de menace, signée Daniel Stern, envoyée à l’ambassadeur d’Allemagne à Washington, ainsi qu’un mémo du FBI sur les efforts de plusieurs agents pour localiser l’auteur de la lettre, relate Rockaway dans le magazine Tablet:

«Le dossier, numéro 65-53615, détaille un projet impliquant un homme. Ce projet était au stade d’organisation mais a probablement été déjoué par le ministère de la Justice américain. Dans l’effort d’empêcher un incident international –un citoyen américain assassinant un leader allemand–, les forces de l’ordre américaines ont peut être aidé à sauver Hitler.»

Menace de mort

L’historien a publié des copies des documents originaux sur le site de Tablet et il a également retrouvé deux autres lettres, envoyées au FBI et au ministère de la Justice, indiquant que ce projet d’assassinat était discuté avec enthousiasme dans le milieu mafieux juif américain.

Le procureur général des États-Unis avait demandé à J. Edgar Hoover, alors directeur d’une division du ministère de la Justice qui deviendra le FBI, de mener l’enquête pour repérer l’auteur de ces menaces. Les agents ont tenté de trouver des informations chez leurs contacts au sein de la pègre juive américaine, notamment chez les associés de Meyer Lansky et Bugsy Siegel.

Les recherches ont été intensives du printemps à l’automne 1933 dans plusieurs villes américaines, dont New York, Chicago, Phoenix et Philadelphie, mais l’auteur des menaces n’a jamais été retrouvé.

Slate

Comment le FBI manipule des musulmans américains et les accuse de terrorisme

Le FBI est accusé d’avoir piégé un jeune musulman vulnérable et de le poursuivre pour terrorisme, rapporte le magazine The Intercept. L’agence aurait recruté des informatrices pour qu’elles recueillent des informations sur internet.

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La cible de l’opération du FBI était Khalil Abou Rayyan, résident du Michigan. Lorsqu’il a fait connaissance en ligne avec une informatrice prénommée «Ghaada», il est tout de suite tombé amoureux d’elle. Sans même se rencontrer, ils sont allés jusqu’à parler de mariage, d’enfants et de leur futur.

Mais Ghaada a décidé de mettre un terme à cette relation, brisant le cœur de Khalil. Mais quelque temps plus tard, toujours sur internet, le FBI lui a envoyé une autre femme, «Fiancée Jannah», pour panser ses blessures, rapporte The Intercept.

Khalil lui a ouvert son cœur et lui a confié qu’il voulait se suicider et qu’il avait même acheté la corde pour se pendre. Entrevoyant la possibilité de faire pression sur le jeune homme, compte tenu de son état de vulnérabilité, Fiancée Jannah a détourné la conversation pour voir s’il pensait à blesser d’autre personnes en lui posant la question suivante : «Quelle pensée est plus importante pour toi maintenant, te blesser ou blesser quelqu’un d’autre ?»

Malgré les insinuations du FBI, Khalil n’a montré aucune pensée violente à l’égard d’autre personnes comme sa réponse en atteste : «Je ne voudrais pas blesser quelqu’un d’autre…mais en même temps, si je le faisais à moi-même, je n’aurai plus de problèmes», a-t-il répondu.

Une autre tentative de piéger Khalil a aussi échoué. Fiancée Jannah a feint d’être intéressée par le djihad. Pour l’impressionner, le jeune homme a prétendu qu’il avait acheté un AK-47 pour tirer dans une église, mais que son plan avait échoué. Il a aussi affirmé avoir essayé de se rendre en Syrie mais il s’est avéré par la suite que ces deux histoires n’étaient que pures inventions car il ne possédait pas d’armes et aucune preuve qu’il avait acheté un billet d’avion pour se rendre en Syrie n’a jamais été découverte.

Mais le gouvernement américain a estimé que ces histoires étaient suffisantes pour perquisitionné la maison du jeune homme quelques mois plus tard. Et même si les forces de police n’ont rien trouvé de compromettant, elles ont accusé Khalil de possession illégale d’une arme de poing, qui d’après l’avocat du jeune musulman, a été achetée dans le seul et unique but de pouvoir se défendre en cas de besoin. Elles l’accusent en outre d’être un sympathisant de Daesh, toujours en l’absence d’une preuve tangible qui pourrait le laisser croire.

Le FBI utilise plus de 15 000 informateurs pour ses enquêtes liées au contreterrorisme, rapporte The Intercept et la plupart des enquêtes récentes ont eu pour but de débusquer des sympathisants présumés de Daesh.

RT