
ln

ln

Ces dernières heures, de nombreux internautes qui se disent catholiques ont exprimé leur rejet du pape François à travers le hashtag #PasMonPape sur le réseau social Twitter.
Des tweets qui semblent être essentiellement le fait de personnes issues de la sphère réactionnaire et ultraconservatrice d’extrême droite qui officie régulièrement sur Internet. Ce rejet vient des récentes déclarations du Pape lors de Journées Mondiales de la Jeunesse, en Pologne. Dimanche, le souverain pontife a en effet réfusé de lier « islam » et « terrorisme ».
« Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. Dans presque toutes les religions, il y a toujours un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons nous aussi« , a-t-il insisté. Un discours qui n’a visiblement pas fait l’unanimité.
https://twitter.com/PierrePETRUS1/status/760388249328226304
Pour certains, le pape est un « traître » :
« If I talk about islamic violence, I must talk about catholic violence. »@Pontifex_fr TRAITOR !! #PasMonPape #Raus https://t.co/1K9IEtR2b3
— )))censoredfrench((( (@ElectreIsMore) 1 août 2016
Pour d’autres, les propos de l’Argentin en font carrément un « communiste » :
Le communiste bergoglio trahis les catholiques,c’est l’anti-pape #PasMonPape
— grumpyWman (@FrankM_80) 1 août 2016
Mais certains ont également ironisé sur l’attitude de ces internautes qui, selon eux, rejettent au final le message du Christ.
Ahahahah le hashtag #PasMonPape
Si Jésus revenait pour prôner la paix ça ferait des #PasMonChrist
La misère intellectuelle— Un étrange individu (@_Teobaldo_) 2 août 2016
Vu comme #PapeFrancois se fait pourrir par les fachos, j’ose pas imaginer le sort qu’ils auraient réservé au Christ. La croix ? #PasMonPape
— Les Bulles (@LesBulles1) 2 août 2016
D’autres font un parallèle entre ces catholiques « à géométrie variable » et les islamistes radicaux qui eux aussi mettent à mal le message de paix de leur religion.
Tous les catholiques qui tweetent #PasMonPape pratiquent une religion à géométrie variable, un peu comme l’Islam radical des djihadistes…
— Mythrandil (@Mythrandil) 2 août 2016

Entre le Front national et la presse, les relations n’ont jamais été au beau fixe. Mécontent de son traitement médiatique, le parti d’extrême droite crie régulièrement à la persécution et ne manque pas une occasion de s’en prendre aux «journalistes militants». Et ces mauvais rapports ne concernent pas que la direction du parti : ils se prolongent dans certaines communes conquises par le FN en mars 2014, et dont les maires sont à couteaux tirés avec la presse locale.
Ces derniers temps, c’est en vain que les lecteurs du quotidien Var-Matin y cherchent les annonces d’état civil concernant la ville de Fréjus : «Par décision de la municipalité FN, ces informations ne nous sont désormais plus communiquées» , a annoncé le journal. Cette hostilité et cette stratégie de la tension sont assumées par le maire, David Rachline, mais aussi par d’autres édiles frontistes. Et les bulletins municipaux se transforment en instruments de combat contre les «médias du système».
Entre David Rachline et Var-Matin, les choses n’avaient pourtant pas si mal commencé. «On n’avait pas encore vu le FN à l’œuvre, alors j’avais demandé à mon journal de ne pas tomber dans la caricature et de traiter ce parti comme les autres , raconte le journaliste Eric Farel, qui couvre l’actualité fréjussienne depuis 2013. Même après son élection, nous avons conservé des relations courtoises.» Mais, vexée du traitement de plusieurs actualités locales, la municipalité a coupé les ponts et Rachline tape avec volupté sur le quotidien. Plusieurs communiqués de la mairie accusent celui-ci de pratiquer un «journalisme aux relents de totalitarisme»,ou encore de relayer la «propagande immigrationniste».
«Il y a toujours eu des problèmes avec certains maires, mais en quarante ans de métier, je n’ai jamais vu cela, poursuit Eric Farel. Sur les réseaux sociaux, nous sommes régulièrement pris à partie par les sympathisants de Rachline, parfois relayés par des élus. Au conseil municipal, nous n’avons plus accès à la table de presse et devons suivre les débats depuis le public. Les élus et les chefs de service ont reçu la consigne de ne plus communiquer avec nous, même si certains le font quand même.» Sur les réseaux sociaux, le maire s’est récemment vanté d’avoir «retourné à l’envoyeur»une palette d’exemplaires du Guide de l’été produit par Var-Matin, adressé à l’office de tourisme de Fréjus et coupable de ne pas assez mentionner la programmation estivale de la ville.

Des inscriptions à caractère raciste ont été découvertes lundi 1er août sur les murs d’un lieu de culte musulman et d’une boucherie hallal à Ghisonaccia (Haute-Corse), a-t-on appris de source proche de l’enquête.
Une dizaine d’inscriptions « IAF » et « I Arabi Fora » (les arabes dehors, ndlr) ont été découvertes par des riverains lundi matin sur les murs d’un commerce et d’une salle de prière attenante. Cette action n’a pas été revendiquée, aucun tract n’a été découvert sur place.
La brigade de recherches de la gendarmerie de Ghisonaccia a été chargée de l’enquête. Ce n’est pas la première fois qu’un lieu de culte musulman est visé par des actions racistes en Corse.
En janvier 2015, au lendemain de la tuerie de Charlie Hebdo, la salle de prière de Baleone à Sarrola-Carcopino (Corse du Sud), l’une des plus grandes de Corse et siège du Conseil régional du culte musulman (CRCM), avait été visée par des tags à caractère raciste. Des croix gamées avaient également été tracées sur le portail de la mosquée.

Certains ont peu goûté au message de paix du pape après les JMJ, allant jusqu’à se désolidariser du pontife, voire réclamer sa démission. Revue de tweets.
« Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. » Les propos du pape François, à son retour des Journées mondiales de la jeunesse de Cracovie, ont fait couler beaucoup d’encre. S’ils ont été largement salués comme un message de paix, d’autres les ont vus d’un très mauvais œil. À commencer par la fachosphère.
Ils ont beau se dire « catholiques » ou encore « chrétiens » dans leur biographie Twitter, rares sont ceux qui délivrent un discours de « paix et d’amour » comme le voudrait leur souverain pontife ou même la Bible.
« Ils », ce sont les internautes de la sphère réactionnaire et ultraconservatrice d’extrême droite à tendance xénophobe, connue sous le nom de « fachosphère ». Je crois que ce n’est pas juste d’identifier l’islam avec la violence, ce n’est pas juste et ce n’est pas vrai (…). Je crois qu’il y a presque toujours dans toutes les religions un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons.
En délivrant un message où il refuse de faire l’amalgame entre violence et islam, rappelant que les chrétiens ont leur lot de fondamentalistes, le pape François s’est attiré les foudres de la fachosphère. Certains ont déclaré ne pas vouloir être « représentés par le pape François » (sic) tandis qu’un hashtag #PasMonPape a été lancé. D’autres réclament même sa démission.
https://twitter.com/BAmodru/status/760056893633167361
https://twitter.com/MarieCASTELNAU/status/760019281111293953
https://twitter.com/Philde_France/status/759892866474790912
https://twitter.com/DeLogeres/status/759939869569224705
https://twitter.com/isataharmiller/status/759878248474042368

A l’origine, il s’agissait d’une simple blague, certes un peu douteuse… Sur Twitter, Julie Le Goïc, une conseillère municipale de la ville de Brest, a ironisé sur l’assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Cette élue de gauche, « qui ne fait plus partie de la majorité » selon le maire de Brest, a posté un tweet qui fait aujourd’hui polémique. Dans un post, le mardi 26 juillet, elle déclare : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? »
Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de choeur au Paradis ?
— Julie Le Goïc (@JulieLeGoic) July 26, 2016
Un commentaire qui est très mal passé sur les réseaux sociaux. Les internautes se sont livrés à un flot d’insultes et de menaces de mort à l’encontre de l’élue. La plupart en provenance de l’extrême droite ou d’identitaires bretons.
@BlueKrav94@JulieLeGoic qui partant pour foutre le feu chez elle
— Alicia75escortgirl (@alicia75escort) July 29, 2016
https://twitter.com/Onkur1/status/759103336926867456
Julie Le Goïc, qui appartient au groupe Europe Ecologie-Les Verts, s’est dite « choquée par ce qu’une blague peut provoquer comme haine ».

Europemostwanted.eu recense les criminels ou les suspects les plus recherchés des 28 pays de l’Union européenne
Le site permet, en effet, au grand public de communiquer à la police, sous couvert d’anonymat, des informations sur les suspects. Et cela a aiguillé les enquêteurs pour huit suspects. « Pour six d’entre eux, leur arrestation a eu lieu dans un pays différent de celui où ils étaient supposés avoir trouvé refuge », explique encore la police européenne. De la liste originelle diffusée en janvier, vingt-huit suspects restent à interpeller.
Au total, le site recense encore 45 profils (ENFAST en a donc rajouté 14), parmi lesquels trois Français : Jean-Claude Lacote, recherché pour « homicide volontaire, coups et blessures graves », David Gras, traqué pour « vol commis en bande organisé ou avec arme » et Dominique Delattre, alias « Dédé, la vieille, la vioque », suspecté lui aussi de « vol commis en bande organisé ou avec arme ».
Après avoir tenté l’aventure punk, David GRAS se tourne en 1986 vers le mouvement skinhead. Une conversion surprenante pour ceux qui avaient l’habitude de l’apercevoir dans la rue piétonne avec une crête et un rat sur l’épaule. Invité à s’expliquer sur cette mutation, il confiait alors « Quand j’étais punk, j’avais déjà des arrières-idées (NDLR: fascistes) qui ne correspondaient pas vraiment à ce que j’étais ».
Il endosse la panoplie prisée par la fachosphère de l’époque (boule à zéro, bombers et Doc Martens), se délecte des textes xénophobes du groupe musical « Légion 88 » (extrait: « France d’abord, blanche toujours! ») et revendique son appartenance à la mouvance nationale-socialiste, qui inspire alors des groupuscules comme « 3ème voie », le PNFE ou la Jeunesse Nationaliste Révolutionaire.
David GRAS impressionne par son physique idéal de SS: il est grand, aryen et doté d’un terrifiant regard psychothique. Il fascine les jeunes recrues par son discours radical. On le craint lorsqu’il parade en bande au centre-ville de Nevers, plus d’ailleurs pour sa réputation que pour ses coups qu’il distribue de façon parcimonieuse.
Il sait qu’il est dans les radars des Renseignements Généraux et évite de s’exposer bêtement à des poursuites. Mais la violence de ses propos (« t’as vraiment envie de te retrouver au fond de la Loire avec des bottes en béton? » ou « Un pistolet automatique 9 mm. Pan!… Pan!… ») laisse cependant peu de doute sur son aptitude au meurtre et à faire disparaître un corps. On ne lui connaît alors aucune attache affective ou sentimentale.
Serge VERON, ancien parachutiste et spécialiste des explosifs, monte avec David GRAS une équipe qui va multiplier en 2011 les attaques de fourgons blindés et de centres de dépôt de fonds, avec plus ou moins de succès.
Le député allemand du Parti Démocratique National (NPD) d’extrême droite, Werner Klawun s’est convertit à l’islam à 75 ans.
Klawun qui était connu auparavant pas son opposition à l’immigration et les réfugiés, est devenu aujourd’hui le plus grand soutien des migrants venant de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan.
Faisant des explications au journal allemand Bild et choisissant Ibrahim comme nouveau prénom, Klawun affirme avoir souhaiter connaitre l’islam de plus près après avoir lu le Divan oriental et les poésies louant le prophète de l’islam Mohammed(paix et salut soient sur lui) du grand poète allemand Johann Wolfgang von Goethe.
Il affirme avoir décidé de se convertir à l’islam après avoir lu le Coran en allemand.
Klawun indique que ses idées ont totalement changé après sa conversion à l’islam.
« Il n’est pas suffisant pour moi de rompre les liens avec mon passé en tant que membre d’un parti d’extrême droite anti-islam et anti-musulman. J’ai souhaité faire de plus grands travaux pour effacer les traces du passé. J’ai commencé à aider les migrants » a-t-il continué.
Klawun fait savoir qu’il a commencé à héberger 4 migrants syriens âgés entre 18 et 30 ans chez lui, après que son épouse l’a quitté en 2014 avec ses enfants. Il dit que les migrants sont devenus sa famille.

Des tags racistes d’une extrême violence invitant chacun « à exterminer les Arabes », ont été découverts rue Charles-de-Gaulle à Sissonne, mercredi matin. Rapidement, les services de la commune ont effacé les inscriptions, dont la signification a provoqué quelques réactions sur les réseaux sociaux. Si ce n’est plus visible à Sissonne, à Liesse-Notre-Dame, un drapeau nazi, une croix gammée et divers sigles ont été dessinés sur le mur de la chapelle située à côté de la fontaine miraculeuse.
Au sein de la mairie, on explique que cela reste en l’état en attendant la fin de l’enquête de gendarmerie. Cela fait plus d’un mois et demi que ces « dessins » sont présents, ce qui commence à agacer les riverains et bon nombre de Liessois.

Le contenu du message, posté mardi sur le réseau social Twitter, est aussi laconique qu’il fait froid dans le dos : « Nous avons le devoir de défendre nos enfants, notre famille, notre Pays… Comment s’armer ? » À l’écran, la question de l’élu s’accompagne de l’image d’un fusil à pompe qui, une fois cliquée, fait basculer l’internaute vers le site internet de l’Association pour le rétablissement du port d’arme citoyen (ARPAC). Un article y détaille alors par le menu la manière de se procurer des armes en toute légalité…
« Le droit et le devoir de défendre sa famille »
Alors quoi ? On prend les armes et on tire dans le tas, lui demande-t-on au téléphone. Mais sur qui ? Et en vertu de quoi ? Un brin gêné aux entournures, l’ancien secrétaire démissionnaire FN de la 16e circonscription plaide la précipitation. « Je n’ai jamais dit qu’il fallait que la population sorte armée, lâche Bruno Wosinski, entre deux saillies contre « la justice laxiste », et « ces racailles » qui lui donnent des haut-le-cœur.
Le conseiller municipal se défend d’avoir dérapé. « Je prône juste le droit et le devoir de défendre sa famille au sein de son foyer. Moi, je vous garantis que si quelqu’un se pointe chez moi sous prétexte que son dieu le lui a dit, il sortira les pieds devant.»
Quelques heures plus tard, le message initial paru sur Twitter et Facebook – où deux internautes saluaient un appel à « l’autodéfense », ou la qualité de la mise en page, quand un autre comptait s’inscrire à un club de tir –, était modifié.

La découverte hier matin d’un début d’incendie criminel devant l’entrée principale de la mosquée en construction de l’association musulmane muretaine (AMM) a provoqué un sentiment d’incompréhension parmi les dirigeants de cette association. Une enquête, confiée à la brigade des recherches a d’ailleurs été ouverte.
Dès les premières heures de la matinée une équipe de TIC (Techniciens en identification criminelle) et du LIPS (laboratoire de police scientifique) de Toulouse étaient sur place. Façade noircie sur toute la hauteur, trois portes endommagées, la toiture de tuiles de l’appentis calcinée. Tel est le bilan de cette tentative incendiaire.
Un ou plusieurs individus ont forcé un grillage entourant le terrain. Vraisemblablement ils ont répandu un produit inflammable au pied de l’entrée principale du bâtiment avant de prendre la fuite. Un peu avant 5 heures, le voisin le plus proche a prévenu Djamal Semaïl le président de l’association qui a alerté les sapeurs-pompiers. Ils ont mis peu de temps à éteindre le sinistre, évitant des dégâts plus importants.

Dans ce texte transmis à Corse Matin, le groupe, qui avait annoncé en mai sa « démilitarisation », adresse aussi un « message à l’Etat français ». « Si un drame devait se produire chez nous », menace le FLNC, l’Etat aurait une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse ». Précisant qu’ils « seraient au nombre de huit », le mouvement ajoute savoir « avec certitude que l’un des imams de Corse est un indicateur de police ». «
« Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol », ajoute encore l’organisation clandestine.
Appelant enfin « à la vigilance et au calme face à la barbarie », le FLNC souligne ne pas être « le refuge des frustrés d’une lutte raciale ou xénophobe » et dénonce « les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux ».
https://twitter.com/VegetaMoustache/status/758608052140531713
https://twitter.com/VegetaMoustache/status/758608143966404608

Ces mots avaient retenti le 1er décembre 2015 au commissariat d’Arras : « Ta mère est une juive. Hitler avait raison. Heil Hitler ! » À la barre du tribunal correctionnel d’Arras, mardi, le prévenu soutenait que c’est l’alcool qui lui avait fait tenir de tels propos.
ll « ne boi(t) plus depuis huit ans, du coup… » Le mélange whisky et cannabis aura peut-être été trop raide. Le problème, c’est que Stéphane Codevelle, Arrageois de 33 ans, déjà condamné dix fois, a prononcé pas mal d’autres injures, ce soir-là, quand les policiers sont intervenus chez lui pour des violences conjugales. Il avait d’ailleurs été jugé aussitôt après pour ces faits-là, et placé en détention jusqu’en novembre prochain.
Quand les officiers de police ont voulu l’interpeller, il s’est violemment débattu, mais pas seulement : « Lâchez-moi, je vais vous tuer, je suis Daech, je vais baiser vos femmes », leur avait-il lancé, avant de tenir des propos également racistes en garde à vue, traitant l’officier de police judiciaire en poste ce soir-là de « sale noir » et « sale bougnoule ».
Mardi, il comparaissait donc pour injure publique envers un particulier en raison de sa race ou origine, ainsi que pour apologie d’un acte de terrorisme et pour apologie d’un crime de guerre. Par chance pour lui, cette dernière mention a été écartée, le délai de prescription n’était que de trois mois !
Ce qui n’empêche pas le vice-procureur d’estimer que « l’alcool est un désinhibiteur », qui « libère la parole », et que les propos tenus par le prévenu « reflètent sa pensée. »
Stéphane Codevelle a été condamné à trois mois de prison ferme. Le Parquet en avait requis quatre.

Dans la nuit du mardi 26 au mercredi 27 juillet, la mosquée de Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, a été vandalisée. Une croix gammée a été taguée sur la porte d’entrée de l’établissement et plusieurs inscriptions islamophobes telles que « Fuck islam » ont été retrouvées sur les murs de la mosquée mais également sur les murs à proximité du lieu de culte, a-t-on appris mercredi.
La municipalité de Bagnolet a exprimé « sa profonde indignation et condamne fermement cet acte de profanation, un acte haineux, reflétant une banalisation de la haine de l’autre ». « S’attaquer ainsi à une partie de nos concitoyens au nom de leur croyance, c’est s’attaquer à la République toute entière », souligne-t-elle dans un communiqué
Abdé, un des fidèles de la mosquée qui a découvert les inscriptions au petit matin, y voit là une conséquence directe de l’assassinat du prêtre Jacques Hamel, la veille à Saint-Etienne-du-Rouvray. Il se dit « attristé » car les terroristes ont pour objectif « d’arriver à créer des conflits entre les religions ».
Les responsables de la mosquée ont provisoirement recouvert les inscriptions avec du papier. La mairie de Bagnolet en appelle, elle, aux « autorités compétentes pour diligenter une enquête rigoureuse, notamment à l’appui des images de vidéo-surveillance ». Elle appelle également tous les concitoyens « à faire preuve de sang-froid et de résilience en cette période difficile pour notre pays, où les attaques contre les fondements de ce que nous sommes se multiplient. »

Que ce soit à l’entrée de ville, près de l’enseigne de fast-food McDonald’s, ou autour de l’école élémentaire Édouard Herriot, des tags à caractère raciste sont apparus. Sur l’un des murs de l’école, ou encore sur un immeuble qui longe le Boulevard François 1er, on peut voir notamment « Islam hors d’Europe. » Ils semblent avoir été réalisés durant la nuit, comme l’indiquent Annick et Claude, un couple habitant le quartier du Perrey depuis 13 ans.
« Ils n’y étaient pas hier, on a vu ça ce matin. Cela ne mène à rien et ne va pas apaiser les choses. On a peur que cela divise les gens, abasourdis par ce qu’il se passe, encore un peu plus. On condamne ces tags, il faut les effacer car cela peut en amener d’autres. »
D’autres Havrais sont révulsés par ces inscriptions condamnables. « C’est la première fois que j’en vois au Havre, c’est écoeurant, s’indigne Véronique, de passage dans le coin. Il n’y a vraiment aucun respect. » « C’est désolant, rajoute un jeune habitant le quartier. Cela va créer des amalgames qu’il ne faut surtout pas faire. Ce n’est pas normal de réaliser ce genre de tags, n’importe où. Surtout avec des propos de ce type, ce n’est pas acceptable. Mais à force, à force… »