Montpellier : abrogation de l’assignation à résidence de l’imam Khattabi

mohamed-khattabi-avait-ete-recteur-de-la-mosquee-averroes_1708275_667x333

Soupçonné de tenir un discours radical, l’imam Mohamed Khattabi avait été assigné à résidence le 22 novembre dernier. Son assignation a été abrogée a annoncé samedi son avocat.

L’assignation à résidence d’un imam de Montpellier, soupçonné de tenir un discours radical, a été abrogée par le ministère de l’Intérieur, a annoncé samedi son avocat. L’imam Mohamed Khattabi avait été assigné à résidence le 22 novembre, après une perquisition menée à son domicile ainsi qu’à la mosquée Aïcha.

L’imam avait lui-même annoncé la perquisition sur les réseaux sociaux, appelant sa communauté à garder « son calme ». Dans l’arrêté d’abrogation daté du vendredi 11 décembre, l’Intérieur considère qu' »aucun élément corroborant » une menace pour l’ordre et la sécurité publics « n’a été établi » lors de la perquisition menée dans le nuit du 22 au 23 novembre, selon une copie consultée par l’AFP.

Après le temps de l’hystérie sécuritaire

Cette abrogation fait suite à une requête transmise par l’avocat de M. Katthabi à la sous-direction du conseil juridique et du contentieux du ministère de l’Intérieur. L’imam, débouté par le tribunal administratif de Montpellier, avait également saisi le Conseil d’Etat, qui devait étudier sa requête lundi. « C’est une grande victoire pour l’État de droit. Après le temps de l’hystérie sécuritaire, nous pouvons entrer dans celui de la réflexion », a affirmé l’avocat de Mohamed Khattabi, Me Arié Alimi.

Un « double discours »

Le 4 décembre, le tribunal administratif de Montpellier avait rejeté la requête de l’imam qui contestait son assignation à résidence dans le cadre d’un référé-liberté, une procédure d’urgence. Le juge des référés avait estimé que la condition d’urgence particulière n’était pas satisfaite et que les attestations médicales produites ne confirmaient pas que l’obligation de pointage trois fois par jour à « 3,5 km de son domicile » constituait une mesure contraignante pour le requérant.

Midi Libre

Le local de l’ « Action Française » attaqué par des identitaires

2048x1536-fit_des-manifestants-identitaires-lors-de-la-marche-pour-la-libert-du-bloc-identitaire-lyonnais-le-14

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville « a mort les arabes » « bleu marine »

Tags racistes et pro FN sur une école de Marville a mort les arabes bleu marine

Ce sont les professeurs qui ont appelé la gendarmerie, ce vendredi matin. Les enfants de l’école primaire et élémentaire de Marville ont découvert plusieurs inscriptions sur les murs de leur établissement au moment d’entrer en classe. Croix gammées, inscriptions racistes ou encore une insulte au maire de la commune en place Jean-Michel Jodin. Tout cela en peinture orange, dans un périmètre historique protégé.

Comment expliquer la situation aux enfants de cette école qui compte 90 élèves ? La direction de l’établissement a, elle éludé le problème en empêchant carrément les têtes blondes de se rendre dans la cour de récréation, à 10 h. « On nous a demandé un nettoyage express ! C’est impossible », tranche le premier adjoint au maire, Francis Bonne, complètement dépité face à cette situation.

L’élu est allé acheter des produits nettoyants dans un magasin mais les murs tagués sont en pierre ancienne et ce sera difficile de faire disparaître rapidement les inscriptions.

Il n’y a pas que l’école qui a été touchée. L’hôtel Renaissance, qui appartient à l’ancien maire a aussi été tagué d’une croix gammée, tout comme la maison du garde-pêche. Une des inscriptions appelle à voter Front national et une autre porte la mention : « La France au Français. » Les gendarmes de Montmédy ont ouvert une enquête.

Est Républicain

Raphaël, Frédéric et James condamnés pour une expédition punitive chez Mohamed et Cindy

Tabassent voisin racsite racaille banlieue gratuit rue

«C’est une expédition punitive.» L’analyse de Béatrice Curvale, présidente du tribunal correctionnel de Foix, est partagée par François Hébert, vice-procureur de la République.

Raphaël, Frédéric et James, entre les 28 et 29 novembre, puis dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre, ont poursuivi Mohamed jusqu’au domicile de sa belle-famille, Malik et Cindy — son beau-père et sa copine, dans les rues de Laroque-d’Olmes.

Une fois arrivé chez Malik, après avoir proféré à plusieurs reprises des menaces de mort («On va te tuer»), le trio a causé des dégâts importants sur la porte d’entrée et sur un volet roulant, notamment avec une batte de baseball, puis a «gazé» avec une bombe lacrymogène les trois victimes.

Dans son box, James reconnaît avoir cassé un carreau avec une batte de baseball, mais de façon involontaire, assure-t-il : «J’ai toqué à la porte, mais un peu trop fort sur le carreau». Frédéric, lui, ne reconnaît qu’un «coup de gazeuse» sur Mohamed, et uniquement pour les faits du début de semaine : «Je n’étais pas là avant». Raphaël, enfin, avoue seulement avoir poursuivi Mohamed.

Pour le magistrat du ministère public, les trois prévenus font preuve de «mauvaise foi» en minimisant ce qui, à ses yeux, constitue des violences «insupportables».

Pour mettre un coup d’arrêt à leurs agissements délinquants — Raphaël est récidiviste et tous ont déjà eu affaire à la justice — François Hébert requiert un mandat de dépôt et des peines de prison ferme : neuf mois contre James (condamné, mardi, à trois mois de prison ferme dans une autre affaire), et douze mois contre Frédéric et Raphaël.

La juridiction ordonne un mandat de dépôt et condamne James à six mois ferme ; Raphaël et Frédéric écopent de neuf mois de détention.

La Dépêche

Etat d’urgence : le bâtonnier de Paris dénonce le « recul de nos libertés publiques »

le-batonnier-de-paris-va-saisir-hollande

Le bâtonnier de Paris, Me Pierre-Olivier Sur, a appelé vendredi 11 décembre à la mobilisation pour la défense de libertés publiques qui sont selon lui « en recul » depuis l’instauration de l’état d’urgence.

Lors de la rentrée solennelle du premier barreau de France, Me Sur, qui effectuait là sa dernière grande prise de parole publique comme bâtonnier – il cédera sa place en janvier à Frédéric Sicard, après deux ans à ce poste – a lancé :

« Il y a en ce moment quelque chose qui recule dans nos libertés publiques. Nous avons commencé notre action contre la loi sur la surveillance et nous la terminons en plein état d’urgence. Si les mesures de sûreté administratives sont évidemment nécessaires, rien ne justifie qu’on déroge au droit. Plus que jamais, nous avons un rôle à jouer. »

Le bâtonnier a estimé que le recours à ce régime d’exception était « un subterfuge permettant à l’Etat de contourner le manque d’enquêteurs, de magistrats instructeurs et d’avocats ».

Le Monde

Islamophobie, sexisme: les flics se lâchent pendant la perquis’ d’un foyer pour femmes

baytouna perquisition jihadisme

Mardi soir, les policiers débarquent dans un foyer pour femmes d’Argenteuil. Pendant la perquisition, la police se serait lâchée : « C’est du gâchis [de porter le voile]. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée ». A StreetPress, Célia raconte sa soirée.

Argenteuil, mardi 8 décembre, 20 heures. – « Police ! Police ! » Célia, 20 piges est tranquillement posée dans sa chambre, en train d’envoyer des SMS quand elle entend des cris et des coups portés dans la porte du foyer. Les forces de l’ordre déboulent en trombe dans ce foyer pour femmes en grande précarité, géré par l’asso muslim Baytouna.

Quelques secondes plus tard, une quinzaine de policiers cagoulés, casqués pour certains, grimpent 4 à 4 les marches qui mènent à la chambre de Célia, seule ce soir-là dans le foyer. Arrivé à l’étage, un homme en bleu braque son arme dans sa direction. Les agents lui auraient intimé l’ordre de se mettre face au mur et lui arrachent son téléphone. Célia s’exécute :

« Je n’ai pas eu le temps d’enfiler mon Jilbab [un grand-voile islamique qui couvre la tête et le corps, ndlr], heureusement que j’étais habillée d’une robe dotée d’un voile intégré. J’ai pu me couvrir rapidement. »

Pendant près de 2h30, les forces de l’ordre retournent la maison. Célia nous raconte sa sale soirée et, elle l’assure, émaillée de commentaires sexistes et islamophobes. Car comme l’explique lui-même un agent, ils disent « ce qui leur passe par la tête ». Et c’est gratiné : « coquine », « bien gaulée », « tu as l’air con »

Perquisition et fouille au corps

Dans sa chambre, Célia est fouillée minutieusement par une policière. « Ils m’ont palpée à plusieurs reprises et m’ont arraché mon voile. » La situation est tendue :

« Ils se demandaient entre eux en criant “ y’a d’autres personnes? “ Je me suis retournée pour leur répondre que non, mais un policier m’a crié : “ face au mur “, en me poussant afin que je plaque bien ma tête contre la paroi. Sa collègue appuyait fortement sur mon dos afin que je reste immobile. »

Dans le pavillon, c’est le grand ménage de printemps : les affaires des 7 occupantes sont jetées au sol et 4 portes, fermées à clef, enfoncées à coup de bélier. Le contenu des ordinateurs et des téléphones portables est copié.

perquisMuslim 

Ambiance café du commerce

Pendant que les policiers jouent les fées du logis, Célia est conduite au rez-de-chaussée. 3e fouille au corps. D’un ton plus léger, la policière tient à préciser : « Je fais ça car c’est mon métier, je préfère vous le dire pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. » Célia esquisse un sourire. Quelques flics entament la conversation. Sur un ton badin, ils auraient enchainé les punchlines :

« C’est du gâchis. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée, vous pouvez vous en sortir ! »

Une autre policière, plus virulente, se serait lancée dans des commentaires sur la femme musulmane, forcément « soumise » : « Combien de femmes se sont battues pour leurs droits! Pourquoi vous portez le voile? » Célia commence à perdre patience et lance « qu’est-ce que ça peut vous faire ? » en guise de réponse :

Dans la pièce, c’est ambiance café du commerce. Le commissaire fait son entrée et aurait lancé en guise de vanne, à sa collègue : « Tu n’es pas encore convertie? » Et d’enchaîner : « Le commissaire m’a dit de toute façon, tu ne peux pas être à la fois policier et musulman, ce n’est pas possible. » Puis une autre :

« – Je suis sûr que t’es une petite coquine. – Pourquoi vous dites ça ? – Je dis ce qui me passe par la tête… »

22h30, la police plie bagage. « Au revoir, bonne soirée ! », lance sans rire un agent. Pour Virginie, co-fondatrice de l’asso, cette perquis’ va laisser des traces :

« C’est vraiment dur pour les filles, ce sont des femmes qui n’ont presque rien et le peu qu’elles ont, elles l’ont chez Baytouna. Et là ils ont tout saccagé ! Mais on reste combatifs, d’autant qu’on a reçu de nombreux soutiens de gens de toutes les confessions. Nous, on ne veut pas opposer les religions. »

La chambre de Célia après le passage de la police :

Street Press

La justice belge autorise les employées a garder leurs foulards sur le lieu de travail

1502757

Actiris (l’Office régional bruxellois de l’emploi) ne fera pas appel contre la décision du président du Tribunal de travail de Bruxelles concernant l’article 10 de son règlement de travail. Ledit article stipule que durant leurs prestations, les membres du personnel d’Actiris ne peuvent afficher « leurs préférences religieuses, politiques ou philosophiques ni dans leur tenue vestimentaire, ni dans leur comportement ».

En novembre dernier, le Tribunal de travail avait ordonné la cessation de cette partie du règlement du travail dans le dossier judiciaire opposant l’organisme à trois de ses employées .

En résumé : les travailleuses pourront garder leur voile en travaillant chez Actiris. En outre, un groupe de travail se consacrera exclusivement au règlement de travail «  afin de réfléchir aux conséquences de la décision du Tribunal du travail et donc aux pistes de développements possibles du règlement  ».

Le Soir

Diana condamnée pour des violences ayant entraîné la mort de son fils de 4 ans

1179690222_ID7863145_fight_201144_H3Y1G8_0

Pour avoir martyrisé son enfant de quatre ans, mort des suites de violences répétées, une mère a été condamnée jeudi soir à Pau à 20 ans de réclusion criminelle et son ex-compagnon à 30 ans de la même peine par la Cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques.

Diana Codassé et Matthieu May ont été condamnés par les jurés de la Cour d’assises pour avoir exercé en septembre 2013 à Pau des violences répétées ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur Killian, le fils de Diana Codassé, âgé de 4 ans et demi.

 Le petit garçon avait succombé en septembre 2013 à un oedème cérébral majeur à l’hôpital de Pau où il avait été admis dans un état extrêmement grave. L’enfant avait été soumis durant de longues heures à des violences répétées, des coups, des bousculades et coups de ceinture, un véritable calvaire pour le petit garçon. 

Un individu de « type européen » interpellé après le jet d’un cocktail Molotov dans la mairie de Mamers

cocktail-molotov-mamers-18-mois-de-prison-ferme

Les gendarmes sarthois ont interpellé un homme ce mardi 8 décembre dans le cadre de l’enquête sur la bouteille incendiaire lancée dans la mairie de Mamers.

Placé en garde à vue, cet homme domicilié à Mamers est déjà connu par les services de gendarmerie pour des faits de délinquance. Il a été interpellé dans le cadre de l’affaire de la bouteille incendiaire jetée, mercredi 2 décembre vers 19 h, dans le hall du bâtiment qui abrite les services de la mairie et de la sous-préfecture.

Rappelons qu’une réunion se tenait dans la salle du conseil municipal au moment de l’incident. Les forces de l’ordre avaient alors découvert les restes d’une grande bouteille de bière flanqués à l’intérieur d’un torchon imbibé de carburant.

Un témoin avait vu un individu s’enfuir juste après. Il s’agissait d’un homme de type européen et de taille moyenne. Les gendarmes n’avaient alors pas réussi à mettre la main dessus.

Ouest France

Escroquerie immobilière : peines de prison requises pour Pierre, Jacques et Hervé

1928215_203_9621669_800x400

Au procès de l’escroquerie immobilière présumée des Terrasses de Notre-Dame, à Septèmes, le procureur vient de requérir trois peines de prison ferme contre trois des protagonistes. Le ministère public a demandé 18 mois ferme contre Jacques Hamon, le directeur d’agence, et contre Hervé Loquet, le comptable.

Il a aussi demandé deux ans ferme contre Pierre Soutis, le directeur technique, et 2 ans avec sursis contre l’architecte du programme immobilier Jean-Yves Pons. Les avocats de la défense ont désormais la parole. Le jugement doit être mis en délibéré.

La Provence

Eugène a touché le RSA en prison pendant 2 ans

a-la-prison-de-vendil-le-vieil-sont-detenues-des-personnes_3159234_800x400

Déjà incarcéré pour d’autres faits, un homme, âgé de 41 ans, a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Digne à 6 mois de prison ferme pour déclaration mensongère en vue de bénéficier du Revenu de solidarité active (RSA) alors qu’il était déjà en prison, entre 2011 et 2013.

Âgée de 45 ans, sa soeur qui comparaissait libre, a été condamnée à 3 mois avec sursis. La justice lui reproche d’avoir rempli les déclarations pour le compte de son frère et transféré les cotisations sur un compte bancaire. Le préjudice total est estimé à 11 000 € selon la Caisse d’allocations familiales (Caf) des Alpes de Haute-Provence. Les deux prévenus ont refusé d’être représentés par un avocat.

« Une personne en prison ne peut plus recevoir le RSA »

« La Caf m’a dit qu’il y avait un litige mais pas une escroquerie. Moi, je me suis engagé à rembourser« , s’est défendu Eugène. Ce père de trois enfants, avait complété une demande de RSA en août 2009, indiquant alors qu’il vivait seul et sans enfants. Incarcéré entre-temps, le prévenu aurait omis d’indiquer à la Caf son emprisonnement.

S’adressant à Sandra, « vous avez utilisé cet argent« , a demandé la présidente du tribunal, Célestine Siracusa. « Non, c’était pour mon frère qui était incarcéré pour quatre ans« , a répondu la prévenue.

« Une personne qui est en prison ne peut plus recevoir le RSA. Ils étaient au courant et ils avaient l’intention de le percevoir « , a souligné Colette Tartanson, avocate de la Caf. « L’argent a profité aux deux« , a souligné le procureur de la République, Ludivine Clerc.

Le magistrat a requis 6 mois de prison ferme à l’encontre d’Eugène et « une peine d’avertissement » de 6 mois avec sursis contre Sandra. Condamné à quinze reprises, entre 1995 et 2014, pour désertion, vols, violences et usages de stupéfiants, Eugène a été incarcéré à la suite de son procès.

La Provence

Daniel condamné à 10 ans de prison ferme pour viols sur son neveu

topelement
Un informaticien de 48 ans, habitant Martigues, est jugé depuis hier par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône à Aix-en-Provence, à huis clos, pour avoir violé à plusieurs reprises son neveu mineur à l’époque des faits et détention d’images et de vidéos à caractère pédopornographique.

Alors qu’ils surveillaient un réseau pédopornographique, ils identifiaient un internaute qui venait de télécharger pas moins de 44 fichiers… Six mois plus tard, en juin 2008, Daniel, un Martégal de 40 ans à la tête d’une société de vente de logiciels de gestion de comptabilité, était placé en garde à vue dans les locaux du commissariat de Martigues.

Néanmoins, à son domicile, outre 937 images et 48 vidéos, étaient également saisies 63 photos et 2 vidéos de son neveu dénudé.

De son côté, la victime, aujourd’hui âgée de 22 ans, expliquait aux enquêteurs avoir subi des attouchements depuis l’âge de 9-10 ans, consistant en des caresses appuyées mais évoluant rapidement vers des viols.

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône, à Aix, a infligé une peine de 10 ans de prison, assortie d’un suivi socio-judiciaire de 7 ans, à l’informaticien martégal de 48 ans reconnu coupable de viols sur son neveu mineur et de détention d’images et de vidéos pédopornographiques. 
La Provence

David invente sa propre « agression homophobe »

le-proces-de-mathieu-buelens-se-poursuit-au-tribunal_3379092_800x400

À la barre du tribunal correctionnel, David* dit ne plus se souvenir de sa soirée du 12 mars 2014 à Rouen. « J’étais éméché ce soir-là. Black-out total ». Pourtant, le trentenaire affirme avoir été agressé, vers 1 h 30, par trois personnes qui lui auraient dérobé sa carte bancaire et son téléphone portable.

Il a été jugé devant le tribunal pour « dénonciation mensongère à une autorité judiciaire ». Autrement dit, le prévenu aurait inventé aux policiers cette agression. Interrogé par ces derniers, David leur soutient qu’il a quitté le bar La Réserve à 1 h 30, et qu’ensuite il aurait subi des violences.

Celui qui déclare ne plus se souvenir de sa soirée, a pourtant donné des précisions aux policiers… « Vous auriez été, selon vos déclarations, victime de propos homophobes », souligne la présidente. Il aurait été insulté à la sortie du bar.

« C’est une dénonciation mensongère : selon le certificat médical délivré par le Casa, n’y a pas eu de violences, seules des traces d’abrasion ont été relevées, commente le substitut du procureur de la République.

Elle a requis deux mois de prison avec sursis. L’avocat de la défense a plaidé la relaxe de son client : « Il a pu être victime de violences à la sortie du club gay à Rouen, après 3 h 30 du matin. Nous n’avons pas de certitude là-dessus, car il ne se souvient plus à quel moment il a agressé ». Après le bar, le trentenaire confirme avoir été dans le club gay.

Le tribunal correctionnel l’a condamné à soixante jours-amendes.

Paris Normandie

Mickael le poignarde, mais il accuse des « maghrébins »

1837201129_B97240410Z.1_20130316082756_000_GFSJQV6N.1-0

Mickael, 24 ans, comparaissait pour violences volontaires avec usage d’une arme et sous l’emprise de l’alcool. L’invité est un proche de la belle famille de l’hôte. Pour une raison, là encore difficile à connaître, le jeune homme a mis un coup de poing à son aîné. Ce dernier a rétorqué en lui donnant un coup de tête puis il est sorti de la caravane. Il a, alors, reçu deux coups de couteau dans le dos, avant de s’écrouler face contre terre, tandis que son agresseur continuait de le frapper avec sa lame. On compte sept coups de couteau provoquant une plaie profonde au niveau du thorax et une autre qui a frôlé l’artère pulmonaire. « À un centimètre près, la victime y restait», a rappelé la présidente du tribunal.

« Ce n’est pas lui »

Premier rebondissement de cette audience : le prévenu a nié les faits… qu’il avait, pourtant, reconnus lors de sa garde à vue au commissariat et devant les juges lors de sa première convocation le 24 novembre (la comparution immédiate avait été renvoyée).

Le deuxième coup de théâtre est venu de la victime : « Je ne suis pas sûr que ce soit lui », a affirmé le quinquagénaire en désignant le prévenu. Et d’ajouter : « On s’est battu, oui mais les coups de couteau ce n’est pas lui, c’était quelqu’un de plus foncé», évoquant une seconde bagarre, qui sortait de nulle part, avec « des Maghrébins ». Des déclarations inédites qui ont créé la stupéfaction dans la salle… Enfin surtout chez les avocats et magistrats. 

« Monsieur a été victime de pressions venant de la famille du prévenu, c’est évident », a souligné la procureure.

Mickaël a été reconnu coupable et restera en détention. Il a été condamné à quatre ans d’emprisonnement dont deux avec sursis assortis d’une mise à l’épreuve de trois ans.

Paris Normandie

De père italien 3 chasseurs le tabassent car ils le prennent pour un arabe et écrasent avec un 4×4 son ami de 17 ans

1262259

A l’origine de l’altercation des insultes à caractère raciste. Telle est la version livrée par plusieurs témoins de la scène dimanche 6 décembre, à Aincourt.

Des chasseurs s’en sont violemment pris à un jeune de 21 ans qu’ils ont passé à tabac après l’avoir injurié sur son ses origines présumées. Ils ont ensuite roulé au volant de leur 4×4 sur son copain de 17 ans au terme d’une course-poursuite dans les rues du village. Trois des agresseurs, âgés de 19, 31 et 49 ans, ont été interpellés.

L’affaire commence dans un café-restaurant du village vexinois. Après la battue, six  chasseurs se retrouvent vers 17h30 au comptoir pour boire un verre.

Des témoins racontent :

Ils étaient déjà alcoolisés en entrant dans le bar. Plusieurs d’entre eux étaient sortis fumer lorsqu’un jeune client habitué des lieux est entré. Les chasseurs sont revenus à l’intérieur et ils  l’ont traité de sale Arabe. Il n’est même pas Maghrébin, il est français de père italien»

Le ton est alors monté entre les six chasseurs et le jeune de 21 ans rejoint par un ami, qui l’attendait jusque là à l’extérieur. Des clients se sont interposés et ont tenté de calmer les chasseurs qui auraient insulté à plusieurs reprises les jeunes. Ces derniers sortis, ils sont rattrapés par l’un des hommes violents désirant  en découdre.
Une cliente du bar précise :

Il leur a sauté dessus mais les jeunes se sont défendus. Les autres sont alors sortis et les ont roués de coups. Ils continuaient  à les frapper alors qu’ils se trouvaient au sol. J’ai tenté de m’interposer mais je n’ai rien pu faire. Puis j’ai alerté les pompiers. »

 Au volant de leur 4×4, ils percutent les deux jeunes à Mobylette

Les victimes réussissent à s’extirper et à prendre la fuite sur la Mobylette d’un de leur copain qui passait par là. Dans une chasse à courre urbaine, avec un 4×4 en lieu et place des montures, trois chasseurs se lancent à la poursuite de leurs proies.

Au cours de la folle chevauchée, l’un des fuyards descend du deux-roues pour filer se réfugier dans les bois. Les deux autres à Mobylette sont rattrapés par les chasseurs à hauteur de l’hôpital.«Ils ont accéléré et les ont percutés par l’arrière pour les faire tomber.»

Là, le conducteur du 4×4 a roulé sur une jambe du conducteur de la mobylette. Pris en charge par les secours, le jeune homme  ne souffre toutefois pas de fracture. Il s’est tout de même vu prescrire cinq jours d’Itt. Son camarade, insulté et tabassé présente, lui, un nez cassé.

Les gendarmes ayant été alertés, ils ont ramené le calme et interpellé les trois chasseurs qui étaient sous l’emprise de l’alcool dont le conducteur du 4×4 âgé de 19 ans. Par ailleurs, les enquêteurs ont récupéré les images filmées par les caméras de vidéosurveillance du café-restaurant afin d’identifier l’ensemble des auteurs de l’agression. D’autres individus présents au moment des faits pourraient ainsi être interpellés.