Danone condamné pour discrimination ethnique d’un salarié

Abdelghani a réussi à faire condamner le groupe Danone qui a refusé de l’embaucher en raison de ses origines ethniques a tranché la justice en appel, rapporte

L’homme de 39 ans après avoir signé près de 70 contrats en intérim pour travailler sur la plateforme logistique du groupe implanté à Marly, dans la banlieue de Metz, imaginait pouvoir décrocher un contrat à durée indéterminée (CDI) au sein du géant de l’agroalimentaire.

Le trentenaire avait bien passé des entretiens d’embauche mais ne s’est pas vu proposer le poste en CDI, écrit le quotidien, assurant que le Défenseur des Droits qui a été saisi a conclut dans une enquête que les motivations raciales sont claires pour refuser le poste à cet homme originaire de Metz.

LorActu

Procès en appel d’une agression d’extrême droite à Villeurbanne

6708137Le 15 janvier 2011, un couple identifié comme « gauchiste » avait été agressé à coups de batte de baseball et de barre de fer. Anne-Cécile et Léo avaient été laissés pour morts. Les neuf agresseurs gravitaient tous autour, voire militent encore, au sein de groupuscules de l’extrême droite radicale. Près de quatre ans après les faits, le tribunal correctionnel de Lyon a rendu son verdict, le 5 novembre 2014. Et pour la première fois s’agissant d’agressions d’extrême droite, de lourdes peines sont tombées.

Ce mardi, la cour d’appel de Lyon rejugera les deux principaux inculpés qui ont fait appel de leur condamnation.

Nous republions notre article du 5 novembre dernier.

Par Laurent Burlet et Laura Steen

« Nous estimons que ce déchaînement de violence aveugle doit être sévèrement puni (…) C’est parce que les victimes n’ont pas de séquelles irréversibles que vous avez échappé à la cour d’assises ».

Après avoir ainsi planté le décor, la présidente de la sixième chambre correctionnelle a commencé à égrainer les condamnations pour chacun des huit agresseurs (le neuvième, mineur au moment des faits, a déjà été condamné).
Les deux meneurs, Trakan et Malko, de leurs surnoms, ont écopé de cinq ans de prison ferme avec mandat de dépôt. Deux autres « actifs », David et Loris, ont également pris cinq ans de prison mais sans mandat de dépôt.

Dans le groupe des « passifs », ceux qui ont participé à l’expédition punitive mais n’ont pas porté de coups, trois ont été condamnés à dix huit mois de prison dont six avec sursis. Le huitième a été condamné à douze mois de prison avec sursis.

Après l’énoncé du verdict, Malko et Trakan ont voulu embrasser leur compagne avant de se rendre en prison. Empêchés par les policiers, ils se sont rebellés. La salle a dû être évacuée. Tandis que leurs soutiens sortaient de la salle, Malko et Trakan ont été conduits menottés au dépôt. En passant devant David, qui a reconnu une partie des faits, ils l’ont menacé. Le greffier a pu noter le langage fleuri.

David et ses parents ont dû attendre des policiers en renfort pour sortir du tribunal.

Identitaires ou nationalistes mais surtout hooligans

Lors du procès qui s’est tenu les 23 et 24 septembre, certains ont revendiqué leur appartenance à une organisation issue de l’extrême droite radicale. D’autres, qualifiés de « hooligans » sont interdits de stade, suite à des violences.

C’est d’ailleurs le stade qui les lie. Ces supporters « ultras » de l’OL, qui avaient 20 ans ou 21 ans au moment des faits, ne sont pas apparus comme des idéologues. Mais leurs tatouages parlent pour eux. « White pride » (fierté blanche), ou encore « SS » en mentions tatouées sur la cheville.

Quatre d’entre eux ont fait plusieurs mois de détention provisoire dans cette affaire.
Dans le cas de David, il a expliqué à la barre que son incarcération l’a changé, qu’il a coupé les ponts avec les autres prévenus, qu’il en a « fini avec la violence ». Mais il ne renie pas son idéologie nationaliste.

Loris, proche des identitaires lyonnais, a exprimé des remords. Il dit tenter aujourd’hui de passer à autre chose.

Pour les deux autres, Malko et Trakan, il n’en n’est rien. Ils restent actifs dans le milieu ultra-nationaliste. Malko participe régulièrement aux actions du GUD.

Quant à Trakan, il revendique une proximité avec le groupuscule d’Alexandre Gabriac et d’Yvan Benedetti qui subsiste après la dissolution de l’Oeuvre française et des Jeunesses nationalistes. D’où la présence d’Yvan Benedetti, lors du procès et, ce mardi, à l’annonce du délibéré.

Déjà de lourds casiers judiciaires

A 24 ans, Anthony (dit Trakan) a déjà été condamné à six reprises pour des faits de violence avec arme ou détention de stupéfiants. Dernière condamnation en date : quatre mois de prison ferme pour avoir tenté de mettre en place un projet d’évasion avec sa mère (condamnée à quatre mois avec sursis), lors de son année de détention provisoire.

Au procès, il a revendiqué son idéologie extrémiste, inscrite sur sa peau par le tatouage « White pride » :

« Ouais, je suis fier d’être blanc. Et alors ? »

Sur l’affaire, il a nié en bloc.

Même son de cloche du côté de Malko, 25 ans, qui a rejeté toute participation. Lui, il a commencé son année de détention provisoire à la maison d’arrêt de Villefranche sur Saône par 15 jours d’isolement. Motif : lors de l’entretien d’entrée avec le chef d’établissement, il aurait revendiqué son appartenance à un groupe néo-nazi et aurait déclaré qu’il n’aimait pas les Arabes.

Deux ans avant la mort de Clément Méric

A Lyon, il ne s’agit pas du premier procès relatif à des violences d’extrême droite. Un identitaire s’est déjà fait condamné pour une agression commise près du local du Vieux Lyon et des membres du GUD pour une ratonnade à la Guillotière.

Mais, à Lyon, il s’agissait certainement du procès le plus attendu, vis-à-vis des deux victimes qui ne se sont pas encore remises de leur agression, comme nous l’expliquait leur avocat, Bertrand Sayn :

« Elle a quitté le pays et pense à cette agression tous les jours. Elle a beaucoup hésité à venir au procès car elle a peur de mettre un visage sur ces personnes et de leur faire face. Quant à lui, il a quitté Lyon. Depuis le 15 janvier 2011, il suit un traitement médical lourd à cause de crises d’épilepsie. Il a également du mal à supporter le fait de se trouver dans une pièce, entouré de plus de dix personnes ».

Deux ans avant la mort l’antifa Clément Méric, à Paris, le 5 juin 2013, cette agression de Villeurbanne du mois de janvier avait marqué le début d’une série de violences portant la marque de l’extrême droite radicale à Lyon.

Rue 89

Un militant identitaire en garde a vue pour « apologie de la Shoah »

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Un militant du GUD (organisation étudiante d’extrême-droite) a été placé en garde à vue jeudi à Lyon après avoir posté sur Twitter et Facebook des images faisant l’apologie de la Shoah. «Un groupuscule d’extrême-droite a publié sur son site internet et son compte « Twitter » un document de haine, d’apologie de la Shoah et de crimes contre l’humanité. A ma demande, le préfet de la région Rhône-Alpes a saisi le procureur de la République à Lyon», a annoncé le ministre de l’Intérieur dans un communiqué.

Cet homme, connu comme étant un membre du Gud à Lyon, «a été interpellé et placé en garde à vue le temps de l’enquête», ouverte par le parquet pour «apologie de crime contre l’humanité».

Bernard Cazeneuve a «demandé à tous les préfets de systématiquement porter plainte au titre de l’article 40 du code de procédure pénale pour tout propos ou tout acte raciste ou antisémite».

Le compte Twitter du Gud Lyon avait posté mardi une affiche parodiant une publicité du soda Oasis, sur laquelle on pouvait lire: «Shoasis ananas», avec les mentions «Arbeit macht frei», «Teneur garantie: six millions», «Au Zyklon B» et «Sans goyim». Avec le message: «Joyeux anniversaire! #70 ans de Business, ça commence à faire #Auschwitz».

Le ministre de l’Intérieur participe jeudi soir à un dîner du Crif Rhône-Alpes dans le Rhône, à La Tour Salvagny.

Le Progrès

MàJ : Lutz Bachmann, leader de PEDIGA dans la peau d’Hitler (nouvelle démission)

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5 nouvelles démissions

Cinq dirigeants du mouvement anti-islam allemand Pegida ont démissionné mardi 27 janvier. Parmi eux, Kathrin Örtel, qui avait succédé à la tête de l’organisation à Lutz Bachmann, acculé au départ après la publication d’une photo le montrant grimé en Adolf Hitler. Le mouvement a par ailleurs annoncé l’annulation de sa prochaine manifestation prévue lundi, invoquant, sur sa page Facebook, des « raisons organisationnelles et juridiques »

Selon cette même page Facebook de Pegida, Kathrin Örtel a quitté ses fonctions en raison de « menaces » dont elle aurait été victime et parce qu’elle se sentait harcelée par les « photographes » rôdant autour de chez elle. Figurent également parmi les démissionnaires Rene Jahn, Achim Exner, Bernd-Volker Lincke et Thomas Tallacker.

Lors de sa dernière manifestation, dimanche, Pegida n’avait rassemblé que 17 000 personnes, bien moins que les 25 000 du 12 janvier.

Le Monde

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Le mouvement anti-islam allemand Pegida a perdu un deuxième dirigeant en une semaine, avec la démission aujourd’hui de Kathrin Örtel, qui avait succédé à Lutz Bachmann, acculé au départ après avoir posté une photo où on le voit imitant Hitler. Le mouvement a annoncé sur sa page Facebook que Kathrin Örtel, 37 ans, ainsi qu’un autre membre du conseil dirigeant, avaient renoncé à leurs fonctions.4565305_7_aae1_kathrin-ortel-va-se-mettre-en-retrait-du_530d9ba1f094dfe8f101037b5372addd

Kathrin Örtel, qui avait succédé à Lutz Bachmann la semaine dernière seulement, a démissionné « à cause d’une hostilité massive, de menaces(…) ».

Le Figaro

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Le leader du mouvement anti-islam allemand Pegida, Lutz Bachmann, a annoncé mercredi soir sa démission après la parution dans la presse d’une photo le montrant affublé d’une petite moustache et d’une coiffure à la Adolf Hitler.

«Oui, je quitte la direction» du mouvement, a déclaré Bachmann au quotidien populaire Bild, une information confirmée à l’AFP par la porte-parole de Pegida, Kathrin Oertel.

20 Minutes

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Une photo montrant le leader du mouvement anti-islam Pegida, Lutz Bachmann, affublé d’une petite moustache et d’une mèche à la Adolf Hitler, figurait aujourd’hui dans plusieurs journaux allemands. Interrogée par le quotidien à gros tirage Bild, Kathryn Oertel, porte-parole de Pegida, a confirmé l’authenticité de la photo, la qualifiant de « blague ».

La photo, publiée notamment par le Dresdner Morgenpost, un journal de Dresde, fief de Pegida, et par Bild, montre Lutz Bachmann de profil, les cheveux humides plaqués sur le côté et arborant une petite moustache « en brosse à dents », à l’image du dictateur nazi. Selon le Dresdner Morgenpost, la photo aurait été prise « il y a quelque temps » et postée sur la page Facebook de Lutz Bachmann.

Le Figaro

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Déjà condamné pour divers délits à trois ans et huit mois de prison, il s’était dans un premier temps réfugié en Afrique du Sud pour échapper à la justice. Après son extradition en Allemagne et un séjour de deux ans derrière les barreaux, ce partisan de la « tolérance zéro » pour les immigrés qui commettent des délits s’est fait à nouveau condamner pour détention de 40 grammes de cocaïne. Il est actuellement en liberté conditionnelle.

Le Monde

Islamophobie : Thomas tue Mohamed de 17 coups de couteau

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Mohamed El Makouli, père de famille de 47 ans, a été agressé par un forcené de 28 ans à son domicile du Beaucet, dans le Vaucluse, dans la nuit de mercredi.

Thomas Gambert, âgé de 28 ans, a fait irruption au domicile de ses voisins dans une copropriété au Beaucet. Armé d’un couteau il avait enfoncé la porte, peu après minuit mercredi. L’agresseur a frappé à plusieurs reprises Mohamed El Makouli, âgé de 47 ans, avant d’être désarmé. Il est reparti chez lui chercher un second couteau, est revenu et a asséné d’autres coups au père de famille.

L’autopsie a révélé que la victime avait été atteinte de 17 coups de couteau. Sa compagne, blessée aux mains en voulant s’interposer, a pris la fuite avec leur bébé de quelques mois avant d’alerter les gendarmes.

Dans un communiqué, l’Observatoire national contre l’islamophobie dénonce un « acte horrible aux mobiles islamophobes« . Selon Abdallah Zekri, le président de l’observatoire, l’épouse de la victime a témoigné avoir entendu l’agresseur présumé crier « Je suis ton Dieu, je suis ton islam« . « Elle est formelle, c’est ce qu’il a dit », a assuré à l’AFP Abdallah Zekri.

L’Express

MàJ: Les frères Dental ont signés le meurtre d’Edwige par un «joyeuses Pâques»

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Mis en examen pour assassinat et complicité d’assassinat, Mickaël Dental et son frère Ludovic Dental ont été respectivement condamnés ce vendredi, à 25 ans de réclusion criminelle et 7 ans d’emprisonnement par la cour d’assises de Bourg-en-Bresse.

La veille, le parquet général avait requis trente ans et dix ans.

Le Progrès

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Le procès de l’assassin présumé d’Edwige Perdrix, mère de famille d’à peine 30 ans étranglée la nuit du 31 mars au 1er avril 2013 à Saint-André-de-Bagé (Ain), s’ouvre ce lundi devant la cour d’assises de l’Ain. Dans le box : Mickaël Dental, ancien agent de sécurité de 30 ans et ex-concubin de la victime, mais aussi son frère et complice présumé, Ludovic Dental, 32 ans.

Le premier est jugé pour «assassinat», le second pour «complicité d’assassinat». Les deux comparaissent détenus.

Selon l’acte d’accusation, ce 31 mars 2013, Mickaël Dental informe son frère Ludovic de son projet homicide. Il va «s’occuper d’Edwige» et Ludovic comprend le message. Ce dernier accède aussi à la demande de Mickaël de lui fournir un faux alibi pour la soirée et la nuit à venir, entraînant dans son mensonge trois amis. Enfin, Mickaël imagine un code –«joyeuses Pâques»– pour prévenir son frère quand il aura tué Edwige. Et de fait, le 1er avril, un peu après 7 h du matin, Ludovic recevra un sms «joyeuses Pâques» de Mickaël, ce dernier ajoutant un «lol» non prévu au cynisme stupéfiant…

Au prix d’une parfaite mise en scène, c’est même lui qui va «découvrir» le corps de sa compagne, à moitié dénudée dans leur chambre sens dessus dessous, comme «si l’auteur avait voulu maquiller son geste en cambriolage qui tourne mal», notera un enquêteur.

Entendue, la meilleure amie de la victime confie aux enquêteurs qu’Edwige ne supportait plus la double personnalité de Mickaël. Surtout, elle leur montre des sms qu’elle a reçus de son amie en mars 2013. «Je me sens pas en sécurité. Tu vois je pense vraiment maintenant que je suis en danger… garde bien ce message ma poule si jamais il m’arrive un truc. Je rigole pas», écrit ainsi Edwige. Un texto -parmi d’autres- hélas visionnaires…

Mickaël, dont le portable n’a jamais été géolocalisé à Chalons, fait des aveux complets. Il expliquera avoir eu peur que sa compagne, qui avait une aventure avec un Maghrébin, ne parte avec lui et leur fille «au bled»…

L’expert-psychiatre, estime que le sms «joyeuses Pâques» peut faire suspecter des faits commis par un «jaloux paranoïaque ou un pervers froid ou cynique».

Le Parisien

Marion Maréchal-Le Pen (FN) menace le journaliste Gilles Leclerc : « On va vous avoir »

La scène a été relevée par les caméras du Petit Journal de Canal +. Un vif échange a opposé le journaliste Gilles Leclerc, patron de Public Sénat, à Marion Maréchal Le Pen lors de la cérémonie du « Trombinoscope » et la remise de prix « d’élu local de l’année » organisée mardi.

Grosse colère des élus FN après la cérémonie. « Il fallait mettre un préservatif pour venir« , tance Gilbert Collard. « Quand on relira votre discours dans dix ans… Je vous plains« , menace le député FN. « Vous avez été en dessous de tout […] Vous avez rampé« , poursuit le sénateur Stéphane Ravier.

Mais c’est Marion Maréchal-Le Pen, hors d’elle, qui va enfoncer le clou : « Franchement, c’est minable. Je suis regonflée à bloc », lance-t-elle au journaliste. « Mais on va vous avoir… Mais quand ça va arriver, ça va vraiment vous faire mal ! Vraiment, merci. Parce qu’on a des petits coups de mou et quand on a ça, on est motivés!« , a-t-elle précisé.

Une rumeur Internet sur deux est islamophobe

Rumeur93-HoaxbusterLe nombre de «  hoax  » évolue-t-il avec le temps ?

Guillaume Brossard : « Avec l’explosion des réseaux sociaux, la diffusion des hoax est beaucoup plus massive. Avant cela se limitait aux emails, aux forums et aux blogs… avec Facebook et Twitter, la «  viralité » est encore plus extrême. De plus, on est sur le fondement même de la rumeur : elle ne meurt vraiment jamais, elle se recycle, se transforme. L’exemple de Facebook est assez parlant. Sur ce réseau, les gens n’ont pas toujours grand-chose à raconter. Alors certains réutilisent, inconsciemment ou non, d’anciens messages ou en transfèrent d’autres sans se poser de question. Au fond, ce n’est pas vraiment différent des conversations à la machine à café où on se raconte les dernières rumeurs. Sauf qu’avant on touchait une à cinq personnes maximum et qu’aujourd’hui on peut même atteindre un million de personnes, sans lien temporel ni géographique. »

Leur thématique évolue-t-elle ?

« Depuis quelques années, le nombre de hoax est en hausse importante et ils sont de plus en plus à coloration politique et sociétale. Alors qu’ils n’existaient presque pas il y a dix ans. Avant, c’était surtout des légendes urbaines, les faux virus d’Internet… qui au final étaient faciles à démonter. Ce qui n’est pas le cas des hoax politiques. »

Constatez-vous des dérives ?

« Ce qui m’inquiète, c’est l’usage d’Internet pour diffuser des idéologies et notamment rependre l’islamophobie. Cela fait deux ou trois ans que nous le disons. Les messages qui mettent en cause l’islam ou les musulmans sont en augmentation très importante. Et ce n’est pas seulement un ressenti, c’est factuel.
« Aujourd’hui, 50 % des demandes de vérification de hoax qui nous sont envoyées concernent des faits islamophobes ou anti-musulmans. Ça en est même pénible pour nous car nous ne pouvons pas faire que ça. Nous sommes une ressource de bénévoles et on ne peut traiter que les plus grosses rumeurs. On est aujourd’hui malheureusement submergés par ces rumeurs. »

Hoax. C’est une information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes. www.hoaxbuster.com : le principal site de ressources contre les « hoax ». www.hoaxkiller.fr et www.rue89.com/hoax travaillent également à démonter les rumeurs d’Internet.

La Nouvelle Repblique

Une candidate FN perd son investiture pour des propos racistes

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Investie par le FN pour les prochaines départementales dans les Pyrénés-Atlantiques, Marie-José Dussaucy n’est «plus candidate», a annoncé le secrétaire départemental du parti frontiste, après la publication sur son compte Facebook de propos «qui dépassent l’entendement».

L’ex-candidate avait suscité la polémique vendredi en publiant sur son compte Facebook :

«Vos grands-parents se sont battus afin que vous ne soyez pas allemand… battez vous pour ne pas devenir arabe»

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«Qu’on les mettent (sic) sur un bateau et qu’on le fassent (sic) couler au milieu de la mer ou de l’océan»

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La direction locale du Front national avait dans un premier temps défendu la candidate en indiquant que son compte Facebook avait été victime d’un piratage. Dimanche, Georges de Pachtère a estimé que le «délégué qui l’a investie a pu passer à côté de quelque-chose» et réclame des explications auprès de son ex-candidate: «Si elle n’apporte pas une preuve du piratage, nous demanderons son exclusion du parti pour ces propos qui dépassent l’entendement», a-t-il dit.

Le Parisien

 

Des prédateurs sexuels occidentaux écument les rues de Séoul

Un reportage  diffusé à la télévision sud-coréenne MBC a déclenché l’indignation de la communauté d’expatriés occidentaux. Les belles Sud-Coréennes sont prévenues. Des prédateurs sexuels occidentaux écument les rues de Séoul, assoiffés de chair fraîche, prêts à abuser de leur pureté et à leur transmettre le virus du sida.

C’est l’avertissement sans nuance lancé par MBC, l’une des principales chaînes de télévision de Corée du Sud, dans un reportage aux relents racistes qui déclenche la fureur de la communauté expatriée. Caméra au poing, témoins floutés, ce documentaire racoleur présente des mâles blancs abusant systématiquement de pauvres jeunes femmes locales, dépeintes en innocentes victimes.

Le point

Saluts nazis et agressions racistes dans les stades en Ukraine

Les craintes de gestes racistes en Europe de l’Est semblent hanter les Britanniques. L’émission « Panorama », de la BBC, a enquêté sur les violences racistes dans le football ukrainien et polonais avant l’Euro de football, qui débutera le 8 juin dans ces deux pays.

Voici un extrait du reportage tourné lors d’un des derniers matchs en Ukraine, montrant des jeunes pratiquant des saluts nazis dans les tribunes et d’autres jeunes asiatiques frappés et pourchassés pendant le même match.