Autriche : un candidat à l’élection présidentielle menacé de mort par l’extrême droite

The green candidate for Austrian Presidency Alexander Van der Bellen addresses a Press conference after wining the election in Vienna, Austria on May 23, 2016. The Austrian government confirmed that green-backed candidate Alexander van der Bellen narrowly beat his far-right rival Norbert Hofer to the presidency after postal votes broke a tie in the closely watched race. / AFP PHOTO / APA / ROLAND SCHLAGER / Austria OUT

L’ancien dirigeant écologiste autrichien Alexander Van der Bellen, qui se présente à l’élection présidentielle sous l’étiquette d’indépendant, a obtenu auprès des autorités une protection personnelle renforcée après avoir fait état de menaces de mort sur internet, a dit mercredi son porte-parole.

Alexander Van der Bellen est opposé au chef du parti d’extrême droite FPÖ (Parti de la liberté) Norbert Hofer le 4 décembre pour un nouveau second tour de scrutin. Le précédent, remporté de justesse par Van der Bellen, a été annulé pour irrégularités.

Un responsable des Verts a montré à Reuters une capture d’écran d’un tweet diffusé lundi dans lequel il est écrit: « Je tirerai sur Van der Bellen pour qu’il ait des trous comme sur un terrain de golf et qu’il meure« . Le compte associé montre un homme au crâne rasé avec une croix gammée tatouée sur le torse.

« Les autorités prennent cela très au sérieux. Le service de renseignement intérieur pense que la menace s’est accrue« , a déclaré un porte-parole du candidat indépendant, précisant que des membres de l’unité d’élite de la police Cobra avaient été affectés à la sécurité de Van der Bellen.

L’Orient du Jour

« On va te crever, sale Arabe! » : Elle vit un calvaire pour le seul tort de s’appeler Kouachi

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Ma vie a basculé un 7 janvier 2015, devant les écrans télé envahis par mon nom chéri, Kouachi, Kouachi, Kouachi. Jusque-là, j’étais tranquille, cadre dans une grosse boîte, jeune femme bien sous tous rapports, simplement affublée d’un nom difficile à mémoriser, que voilà étalé, répété, martelé, lapidé! Les médias crachent du Kouachi, Kouachi, Kouachi, qui claque comme du Kalach, Kalach, Kalach!

Je suis entrée en clandestinité téléphonique pour mettre fin aux rafales de coups de fil de menaces et d’insultes, « On va te crever, sale Arabe! ». Sale Arabe? On ne m’avait jamais traitée de sale arabe. Il faut vous dire que je suis une blonde de Versailles. J’ai vécu dans l’idée qu’il fallait s’attendre à des représailles contre les « musulmans », et que s’appeler Kouachi n’allait pas aider dans le contexte. (…)

Moi, la blonde de Versailles qui s’appelle Kouachi, amatrice de vin et de charcuterie, amoureuse des églises, qui connait mieux la Bible que le Coran, déjà victime d’homonymie avec une paire de fanatiques qui voulaient « venger le Prophète », je refuse d’être doublement prise en otage, entre l’enclume de Daech et les marteaux de tous les racistes de France, profitant de concert de la faiblesse de la classe politique.

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Ludovic, ancien légionnaire, menace de « tout faire péter » grenade dégoupillée à la main

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Dans la nuit de samedi à dimanche, retranché dans son appartement du 1er étage d’un immeuble de la rue du Beaujolais, à Vandœuvre, Ludovic Goyaux, 51 ans, a semé la panique. C’est sa femme qui a donné l’alerte, en début de soirée, en expliquant qu’il voulait se suicider.

Alors que l’immeuble avait été évacué, qu’un périmètre de sécurité avait été installé, l’homme n’a ouvert à personne, a insulté tout le monde, a même menacé à plusieurs reprises de « tout faire péter » en dégoupillant une grenade, en répétant à l’envi que son appartement était piégé. Le Raid l’a interpellé alors qu’il dormait sur sa chaise, abruti par l’alcool et les médicaments. Dans l’appartement, un impressionnant stock d’armes.

« Les armes, c’est ma passion » , explique celui qui se présente comme un ancien militaire. Le ton est calme.

« Pourquoi avez-vous tiré trois fois dans un de vos murs ? » , demande la présidente.

« Pour provoquer. Je voulais que le Raid me tire dessus. Je suis un ancien légionnaire, je n’ai pas le droit de me donner la mort. »

Jugement : deux ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, obligation de soins psychologiques, de travail ou de formation. Et interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans. Le tribunal prononce également le maintien en détention.

Vosges Matin

« Je vais te zigouiller. Sale bougnoule » Daniel menace son voisin pour une place de parking

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Le 10 juin dernier, Daniel, un retraité s’emporte une nouvelle fois contre son voisin, Karim. Il va sonner à sa porte et tient des propos, peu cordiaux, sinon discriminatoires. La discussion s’éternise, il s’énerve : « Je vais te zigouiller. Sale bougnoule (bis) ».

Daniel reconnait les insultes à l’égard de Karim, avec des nuances – « j’ai pas dit sale bougnoule, j’ai dit sale arabe » – mais pas les menaces de mort (qui sont plus lourdement sanctionnées par le code pénal, NDLR). Ce que Karim, présent à l’audience, conteste à la barre. « J’étais en colère, il m’a tutoyé pendant toute la conversation, j’ai trouvé qu’il ne me respectait pas,  je n’ai pas supporté » reconnaît Daniel.

Dans un écrit, la copine de Karim témoigne de sa crainte de voir la conversation entre les deux voisins passer de la confrontation verbale à la confrontation physique. Depuis cette dispute de juin, et la plainte de Karim, le couple n’est pas très rassuré à l’idée de croiser Daniel. D’autant plus que des mains courantes et quelques témoignages attestent que Daniel est assez enclin à stigmatiser une certaine partie de la population française dans ses propos…

Me Pépin, l’avocate de Karim, raconte la gêne récurrente de place de parking de son client, que ce dernier a tenté de régler avec la mairie du Creusot. Elle ne croit pas à la bonne volonté du prévenu. « Il nous dit, « je ne recommencerai plus », mais s’il arrive à ce type de comportement pour une place de parking, c’est inquiétant. Mon client a été très choqué par les faits qui se sont soldés par des menaces de mort ». L’avocate demande 3000 € pour le préjudice moral (1500 € pour les injures racistes, 1500 € pour les menaces de mort), le remboursement des frais de justice.

Le tribunal a finalement condamné Daniel à 300€ d’amende,  pour injure non publique à caractère raciste. Il a été relaxé pour le chef d’accusation des « menaces de mort réitérées », la répétition de celles-ci n’ayant pu être prouvée. Il devra verser 400 € de dommages et intérêts pour préjudice moral à Karim et aussi 800 € pour ses frais de justice.

Info Chalon

En Allemagne, la communauté juive s’émeut de la montée des populistes de l’AFD

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Le parti populiste allemand AfD connait dans le pays une progression qui effraie Josef Schuster, le président du Conseil central des Juifs d’Allemagne. Ce mouvement, dont les initiales correspondent à « Alternative pour l’Allemagne », pourrait obtenir des scores record lors des prochains scrutins régionaux. Ce vendredi, Josef Schuster a fait part de son inquiétude concernant l’essor de ce parti, nourri depuis un an par la décision de la chancelière Angela Merkeld’accueillir en masse les réfugiés.

« Les électeurs ne réalisent pas qu’ils vont voter pour un parti qui ne veut pas se différencier de l’extrême-droite. (…) Je trouve ça effrayant« , a-t-il affirmé. L’AfD « ne présente que des slogans et aucune solution », déplore-t-il aussi. Le parti a déjà rencontré une série de succès électoraux depuis le début de l’année.

Josef Schuster s’exprime d’ailleurs à deux jours des élections régionales en Mecklembourg-Poméranie occidentale (nord-est). Dimanche, craint-t-il, l’AfD pourrait s’imposer comme la deuxième force politique, devant la CDU (l’Union chrétienne d’Allemagne) de la chancelière Angela Merkel, en obtenant de 20 à 25% des voix.

De la contestation de l’Euro à celle de l’islam et des migrants

A sa fondation, l’AfD se posait en mouvement anti-euro. Dorénavant, le parti a adopté un discours anti-islam et anti-migrants avec l’arrivée en Allemagne d’un million de demandeurs d’asile en 2015.

L’Express

Insultes, pressions, menaces… les mairies FN en guerre avec les quotidiens locaux

Cherbourg le 07 avril 2014. Collage contre la venue de Marine Le Pen.

Entre le Front national et la presse, les relations n’ont jamais été au beau fixe. Mécontent de son traitement médiatique, le parti d’extrême droite crie régulièrement à la persécution et ne manque pas une occasion de s’en prendre aux «journalistes militants». Et ces mauvais rapports ne concernent pas que la direction du parti : ils se prolongent dans certaines communes conquises par le FN en mars 2014, et dont les maires sont à couteaux tirés avec la presse locale.

Ces derniers temps, c’est en vain que les lecteurs du quotidien Var-Matin y cherchent les annonces d’état civil concernant la ville de Fréjus : «Par décision de la municipalité FN, ces informations ne nous sont désormais plus communiquées» , a annoncé le journal. Cette hostilité et cette stratégie de la tension sont assumées par le maire, David Rachline, mais aussi par d’autres édiles frontistes. Et les bulletins municipaux se transforment en instruments de combat contre les «médias du système».

Fréjus : «parole confisquée»

Entre David Rachline et Var-Matin, les choses n’avaient pourtant pas si mal commencé. «On n’avait pas encore vu le FN à l’œuvre, alors j’avais demandé à mon journal de ne pas tomber dans la caricature et de traiter ce parti comme les autres , raconte le journaliste Eric Farel, qui couvre l’actualité fréjussienne depuis 2013. Même après son élection, nous avons conservé des relations courtoises.» Mais, vexée du traitement de plusieurs actualités locales, la municipalité a coupé les ponts et Rachline tape avec volupté sur le quotidien. Plusieurs communiqués de la mairie accusent celui-ci de pratiquer un «journalisme aux relents de totalitarisme»,ou encore de relayer la «propagande immigrationniste».

«Il y a toujours eu des problèmes avec certains maires, mais en quarante ans de métier, je n’ai jamais vu cela, poursuit Eric Farel. Sur les réseaux sociaux, nous sommes régulièrement pris à partie par les sympathisants de Rachline, parfois relayés par des élus. Au conseil municipal, nous n’avons plus accès à la table de presse et devons suivre les débats depuis le public. Les élus et les chefs de service ont reçu la consigne de ne plus communiquer avec nous, même si certains le font quand même.» Sur les réseaux sociaux, le maire s’est récemment vanté d’avoir «retourné à l’envoyeur»une palette d’exemplaires du Guide de l’été produit par Var-Matin, adressé à l’office de tourisme de Fréjus et coupable de ne pas assez mentionner la programmation estivale de la ville.

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