Ludovic, ancien légionnaire, menace de « tout faire péter » grenade dégoupillée à la main

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Dans la nuit de samedi à dimanche, retranché dans son appartement du 1er étage d’un immeuble de la rue du Beaujolais, à Vandœuvre, Ludovic Goyaux, 51 ans, a semé la panique. C’est sa femme qui a donné l’alerte, en début de soirée, en expliquant qu’il voulait se suicider.

Alors que l’immeuble avait été évacué, qu’un périmètre de sécurité avait été installé, l’homme n’a ouvert à personne, a insulté tout le monde, a même menacé à plusieurs reprises de « tout faire péter » en dégoupillant une grenade, en répétant à l’envi que son appartement était piégé. Le Raid l’a interpellé alors qu’il dormait sur sa chaise, abruti par l’alcool et les médicaments. Dans l’appartement, un impressionnant stock d’armes.

« Les armes, c’est ma passion » , explique celui qui se présente comme un ancien militaire. Le ton est calme.

« Pourquoi avez-vous tiré trois fois dans un de vos murs ? » , demande la présidente.

« Pour provoquer. Je voulais que le Raid me tire dessus. Je suis un ancien légionnaire, je n’ai pas le droit de me donner la mort. »

Jugement : deux ans de prison dont un an avec sursis et mise à l’épreuve pendant deux ans, obligation de soins psychologiques, de travail ou de formation. Et interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans. Le tribunal prononce également le maintien en détention.

Vosges Matin

Stéphane voulait dépecer et enterrer sa mère dans le jardin, retranché il tire sur la police

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« J’ai une colère personnelle, totale et absolue contre mon frère, qui fait vivre l’enfer à ma mère… » Stéphane, l’homme de 33 ans qui a tiré sur des policiers appelés par sa mère en détresse, mercredi à 1 h 30, à Champs-sur-Marne, ne ressemble pas à l’homme ivre qui menaçait de la tuer.

Plutôt bel homme, il s’exprime bien et ne manque pas de répartie. Mais cela n’a pas suffi pour infléchir le tribunal correctionnel de Meaux.

Il était jugé en comparution immédiate pour six délits, dont violence avec usage ou menace d’une arme et menace de crime ou délit à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique.

Avant les faits, mercredi, Stéphane avait bu 4 l d’alcool, fumé entre quinze et vingt joints, et absorbé des anxiolytiques. « Normalement, j’avais rendez-vous samedi (NDLR : demain) avec mes addictologues, assure le jeune homme. Je voulais me faire interner, car il faut que tout ça s’arrête. Je suis un maniaco-dépressif, mais quand je suis à jeûn, j’aime ma mère. »

Cette mère, qu’il disait vouloir, ce soir-là, « dépecer et enterrer dans le jardin. » Le procureur de la République ne voit en lui « qu’un dangereux psychopathe qui cherche à se faire hospitaliser pour éviter la prison ».

Elle requiert d’ailleurs 30 mois d’incarcération avec mandat de dépôt à son encontre. Pour l’avocate de Stéphane, « c’est juste reculer le problème de trente mois ». Ce que son père, qui ne s’est pas encore exprimé, traduit par : « Et dans trente mois, qu’est-ce qui va se passer ? » A l’annonce de la sanction, Stéphane envoie un baiser à sa mère, avant de repartir entre deux policiers.

Le Parisien

Jean-Fred qui avait tué deux personnes et blessé six autres à la machette ne sera pas jugé

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L’affaire avait fait le tour des médias français. Le mardi 31 juillet 2012, « Jean-Fred Saint-Louis », un homme de 58 ans résidant à Melesse, au nord de Rennes, est pris d’un coup de folie.

En quelques heures, l’homme a tué deux personnes et en a blessé six autres. D’abord en mettant le feu à son logement, où sera retrouvé le corps sans vie d’une femme de 59 ans. Cette assistante sociale, qui l’aidait dans son divorce, avait été tuée à la machette. Ensuite en provoquant deux accidents de la route, dont un coûtera la vie à un père de famille qui rentrait du travail.

L’homme avait également blessé deux passants qui venaient en aide à la victime en leur assénant plusieurs coups de machette. Hospitalisé d’office à l’issue de son raid meurtrier, l’homme ne pourra pas être jugé. Trois ans après les faits, la chambre de l’instruction a déclaré jeudi que l’homme était irresponsable pénalement.

Impliqué dans la vie de la commune, l’homme avait été décrit par certains voisins comme impulsif et sanguin. « Il n’a exprimé aucun remords. Il assure ne se souvenir de rien », explique son avocat Me Guillotin. Les experts ont conclu à un délire paranoïaque. Les faits avaient provoqué l’émoi dans toute la commune.

20 Minutes

Suzanne appelle la police, son mari Jean-Luc la tue et tire sur les forces de l’ordre

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C’est une voix paniquée, celle de Suzanne Mavre, 51 ans, qui a alerté les agents de Police secours ce mercredi vers 20 h 30. Au bout du fil, elle explique que son mari Jean-Luc la menace, qu’il est très énervé et… elle raccroche sans laisser d’adresse. Quelques instants plus tard, elle rappelle et précise sa localisation sans en dire davantage.

C’est donc pour un différend conjugal, et sans savoir que le mari est armé d’un fusil de chasse, que les policiers de la patrouille d’Amiens Nord se rendent au domicile du couple. «  Et c’est quand il voit les policiers arriver, que le mari tire le premier coup de feu »

Le coup est tiré à bout portant dans l’une des chambres située au premier étage de cette maison de l’OPAC. Touchée au flanc, Suzanne est à terre. Son mari, qui avait chargé trois cartouches, avance alors vers la fenêtre et s’en prend ensuite aux forces de l’ordre.

L’homme est chasseur, il vise juste et blesse deux des quatre policiers de la patrouille : l’un au visage et au bras (78 plombs ont été comptabilisés dans son membre) et l’autre à la rate.

Une fois ces deux fonctionnaires à terre, l’homme se cache et en profite pour recharger son arme. Mais voyant les renforts arriver, il décide finalement de se rendre. Il jette son arme devant la maison et lève les bras.

Les policiers l’interpellent au premier étage, le font descendre devant la maison et l’embarquent. Les secours se précipitent au chevet de Suzanne. Elle est en arrêt cardiorespiratoire. Au même moment, les policiers blessés sont eux aussi pris en charge sous les yeux médusés des voisins.

Courrier Picard

Thomas une machette dans une main, un couteau dans l’autre abattu par les gendarmes

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Thomas Cabrol  35 ans a trouvé la mort vendredi soir, vers 20 heures, devant sa maison à Saint-Gein dans les Landes. Après avoir menacé de mort des membres de sa famille le midi à Villeneuve, commune située à quelques kilomètres, cet homme, connu pour son état psychologique fragile, s’est retranché chez lui, à Saint-Gein.

Les gendarmes du Psig (peloton de surveillance et d’intervention de la Gendarmerie) de Mont-de-Marsan se sont rendus sur les lieux, rejoints plus tard par ceux de Dax, sans pouvoir établir le moindre contact avec lui.

Vers 19h30, l’homme est sorti, une machette dans une main, un couteau dans l’autre. En passant par l’arrière de la maison, il surprend les gendarmes et malgré les sommations, il porte un coup de couteau au bras d’un militaire. Après deux tirs de riposte, il s’effondre et décède rapidement. Le gendarme blessé a été opéré et sa vie n’est pas en danger.

Sud Ouest