Archives de Tag: identitaire
République tchèque: la multiplication des milices paramilitaires d’extrême droite inquiète

Il y a déjà eu dans le passé en République tchèque des tentatives, par des formations d’extrême-droite, de mettre en place quelques groupes paramilitaires, destinés à semer la terreur dans les quartiers à majorité tzigane, surtout.
Mais contrairement à la Slovaquie voisine, ou à la Hongrie par exemple, où les défilés de gardes néo-nazis en uniforme sont fréquents, l’extrême-droite xénophobe est restée politiquement très marginale en République tchèque.
Le phénomène a pris de l’ampleur depuis la crise migratoire, et les médias locaux parlent aujourd’hui de 2 500 personnes déjà rassemblées en quelques mois dans des dizaines d’organisations paramilitaires locales, dont plusieurs dans la capitale, Prague.
Seulement 415 demandes d’asile seulement cette année en République tchèque. C’est un peu paradoxal, mais cela n’empêche pas les leaders de ces milices paramilitaires de jouer sur la peur et de motiver leurs troupes pour « stopper l’arrivée de centaines de milliers de terroristes musulmans ».
Le discours est très islamophobe. Certains de ces groupes d’extrême-droite ont trouvé l’inspiration plus au Nord, en se baptisant les « Soldats d’Odin », dans la lignée de la formation du même nom fondée en Finlande l’année dernière par un néo-nazi.
Les meneurs de ces nouvelles milices sont contre leur gouvernement, mais aussi contre l’Union européenne et contre l’Otan. En fait, ils affichent surtout leurs liens avec la Russie et avec les milices pro-russes d’Ukraine. Cela fait dire à certains commentateurs à Prague que ces mouvements paramilitaires sont en train de devenir la « cinquième colonne » de Poutine au sein de l’Union européenne.
« Sale Arabe », « 732, FN, mort à vous »… Dominique, jugé pour des tracts racistes dans son entreprise

Un chauffeur de Vitalis soupçonné d’avoir mis un tract raciste dans deux casiers de collègues après les attentats de Paris sera fixé sur son sort à la rentrée. Le tribunal correctionnel de Poitiers s’est laissé le temps de la réflexion, jusqu’au 1er septembre, pour décider si Dominique, un chauffeur de bus de Vitalis de 51 ans, s’est rendu coupable de menaces racistes en déposant un tract dans le casier de deux collègues, le 16 novembre dernier, trois jours après les attentats de Paris.
Ce lundi-là, Lhou et Zahra, un frère et une sœur qui travaillent chez Vitalis, découvrent un papier dans leur casier personnel. Ce lundi-là, ce n’est pas un changement d’horaires que Lhou et Zahra découvrent. Le premier est gratifié d’un « Rentre dans ton pays sale Arabe, vive la France ! ». Quand sa sœur écope d’un billet écrit lui aussi en lettres bâton avec indiqué : « 732, FN, mort à vous. »
Deux plaintes sont déposées. Rapidement, les investigations se concentrent sur Dominique, chauffeur de longue date chez Vitalis. Il est placé en garde à vue le 23 novembre alors que les bandes vidéo filmant les casiers le montrent en train de déposer un papier dans celui de Lhou. « Quand j’ai vu ce qu’il y avait dans mon casier, j’ai regardé celui de ma sœur et j’ai trouvé ce qui était écrit », expliquait Lhou lors de l’audience correctionnelle mardi dernier.
Le tribunal regarde les différentes bandes où le chauffeur apparaît. Le feu roulant des questions de la présidente débute. Elle reprend les déclarations, fluctuantes, du chauffeur, les confronte aux images et à un petit carnet retrouvé lors de la perquisition de son domicile.
Le chauffeur y consigne ses rendez-vous personnels mais aussi ses réflexions, à la manière d’un journal. « Là vous écrivez : « Embrouille avec les bamboulas d’à côté « . Un peu plus loin on lit : « Putain de nègres » et puis encore : « Altercation avec un singe ! » C’est quoi tout ça Monsieur ? »
Dominique conteste les opinions racistes qui lui sont prêtées.« Je ne me rappelle pas ce papier. » « J’ai déposé un papier dans un autre casier pour échanger un service. » « J’ai trouvé le papier sur une table et je l’ai déposé dans son casier. » : trois déclarations, trois versions. Laquelle est la bonne ?
Les aveux au second jour de garde à vue, c’était, dit-il, sous la pression d’un « commissaire à l’air sévère. Il m’a dit « ça suffit maintenant, si tu reconnais tu n’auras pas la presse ni les associations antiracistes sur le dos ! » ». L’avocat du conducteur, le bâtonnier d’Angoulême William Devaine, soutient la relaxe face au procureur qui réclame six mois de prison avec sursis et 500 € d’amende.
Aujourd’hui, Lhou n’a toujours pas repris son service. Sa sœur a repris le dessus. Pas lui. « Dix jours après, il a reçu de nouvelles menaces dans son jardin », relève Me Marie-Laure Caliot, qui enfonce le clou en lisant d’autres pages du journal du chauffeur. « Aujourd’hui, on aurait aimé qu’il reconnaisse les faits, qu’il fasse preuve d’un peu de responsabilité. »
Suspecté d’avoir abattu 3 personnes, un suprématiste blanc en fuite arrêté aux USA

Une chasse à l’homme d’une journée a pris fin hier dans l’après–midi , après l’arrestation de l’homme soupçonné d’avoir abattu trois personnes et blessé un autre dans la nuit de vendredi près de Woodland.
Brent W. Luyster, 35 ans, a été arrêté à 16h15 samedi sur la route de l’ ouest de Longview Ocean Beach par le bureau du shérif du comté de Cowlitz et le Washington State Patrol, selon Sgt. Fred Neiman, port –parole du bureau du shérif du comté de Clark.
«Nous sommes très heureux que M. Luyster a été arrêté sans incident», a déclaré Neiman. «Nous avions peur, sachant le pédigrée de l’individu qu’il y est d’autres drames »
Luyster, un ancien résident de Vancouver, accusé d’avoir tiré mortellement sur deux hommes et une femme et blessant une autre femme vendredi soir dans une maison au 4006 NW 417e St., juste en dehors des limites de la ville Woodland.
Luyster a les cheveux ras et de nombreux tatouages, y compris des croix gammées et un «skinhead» sur l’abdomen. L’Anti-Defamation League le décrit comme un suprématiste blanc.
Une association s’inquiète des appels à la haine de « mouvements racistes », Robert Ménard s’indigne

Robert Ménard, le maire réac de Béziers proche du FN, a encore raté une occasion de se taire. Dans un tweet, il s’excite sur un communiqué du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) qui, à le croire, «condamne les patriotes».
Vraiment ? Quand on lit le texte en question, on constate uniquement que le CCIF appelle (entre autres) les autorités à «accentuer la surveillance de mouvements racistes et identitaires qui multiplient les appels à la haine et incitent explicitement à des représailles à l’encontre de nos concitoyens musulmans». Rien de plus. Mais visiblement, le terme correspondait à la notion de patriote pour Ménard.
Le @ccif condamne. ..les patriotes. Au fou ! https://t.co/9qolAqhxZa
— Robert Ménard (@RobertMenardFR) 15 juillet 2016
Violences #EURO2016 : 3 sympathisants d’extrême droite condamnés a Nice
Le 11 juin, veille du match Irlande du Nord-Pologne, une bagarre avait éclaté devant un pub du Vieux-Nice. 3 supporters niçois ont été condamnés à des peines de prison, de 4 et 8 mois, pour s’être battus avec des irlandais. Ils ont été remis en liberté avec bracelet électronique. La bagarre de 2mn30 était survenue le samedi 11 juin vers 22h00 devant un pub irlandais du Vieux-Nice, à la veille d’un match opposant à Nice l’Irlande-du-Nord à la Pologne.
Elle s’était déroulée quelques heures après de très violentes échauffourées à Marseille entre supporters anglais et russes.A l’issue d’une audience de cinq heures, un supporter a été relaxé. Trois autres -placés en détention provisoire après la bagarre- ont été reconnus coupables de « violences volontaires en réunion« . Deux hommes de 23 ans –fichés à l’adolescence pour leur participation à des mouvements d’extrême droite radicaux- ont été condamnés à 4 mois de prison.
Un troisième supporter âgé de 26 ans -membre officiel des « ultras de la Populaire Sud » (principal groupe de supporteurs niçois)- a écopé de 8 mois de prison avec une charge supplémentaire, sa participation à un « groupement en vue de la préparation de violences et de destructions ».
Stéphane Robert : il y a une « tradition d’entraînement paramilitaire » chez l’extrême droite

Le politologue Stéphane Robert décrit les contours et les moyens d’action de cette mouvance que le patron de la DGSI voit entrer en guerre avec « le monde musulman »…
Les entraînements paramilitaires de l’ultra-droite sont-ils une réalité ?
Il y a effectivement une tradition d’entraînement paramilitaire dans ces milieux-là. Il y a eu des passages de témoins d’anciens de l’OAS, de l’extrême droite violente des années 1960-1970. Certaines structures néo-nazies et fascistes s’entraînaient jusque dans les années 1990.
Le font-ils encore ? Difficile à dire, il n’y a plus d’infiltration du renseignement dans ces groupes depuis très longtemps. Je suppose que oui, un groupe de skinheads picard, le White Wolf Klan, avait été arrêté en 2015 par les gendarmes, et eux s’entraînaient. Les entraînements au combat, vous en avez au Bloc identitaire. Officiellement, pour s’entraîner au combat de rue, officieusement pour canaliser la violence de ses membres.
Salérans: Le camp d’été de l’organisation identitaire « Jeune nation » interdit par le prefet

Prévu du 11 au 17 juillet dans un village des Hautes-Alpes, le rassemblement du groupe « Jeune nation », une émanation de L’oeuvre française et des Jeunesses nationalistes, a été interdit.
La VIIIe édition du camp nationaliste « Jeune nation » n’aura pas lieu dans les Hautes-Alpes. Le préfet de la région a pris un arrêté interdisant la réunion du groupuscule d’extrême droite radicale qui devait se tenir à Salérans du 11 au 17 juillet prochain. En 2014 et 2015, le rassemblement avait déjà eu lieu dans ce village d’une centaine d’habitants, 200 jeunes y avaient participé selon Le Dauphiné Libéré.
« Nuisances idéologiques »
« Cette décision est prise au regard du passé et de l’historique du groupe », commente Florent Armand, conseiller départemental DVG dans les Hautes-Alpes. Contacté, il explique qu’il « y a eu une pétition de l’association locale de la mémoire et de la résistance, soutenue par des élus de tous bords ». L’élu évoque des « nuisances idéologiques » dans « un secteur chargé d’histoire, très rural ».
« Jeune nation » a en effet été relancé en 2013 par Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac après la dissolution de leurs deux groupuscules L’œuvre française et des Jeunesses nationalistes. Alexandre Gabriac a été condamné en juin dernier, à deux mois de prison ferme pour avoir organisé une manifestation interdite à Paris.
« White Power », croix gammées…, la chapelle de Liesse-Notre-Dame taguée d’emblèmes nazis

Trois semaines. Trois semaines qu’ils souillent le mur de la chapelle de Liesse-Notre-Dame. Plusieurs tags nazis ont été découverts vers le 22 juin dernier à l’arrière de l’édifice religieux dans cette commune située à une dizaine de kilomètres au nord-est de Laon. Une croix gammée, un drapeau nazi flanqué de symboles SS ainsi qu’une inscription « Skinheads » ornent ce mur de briques rouges, rue de la Fontaine.
Ayant porté plainte, la mairie n’a pourtant pas fait nettoyer ces dégradations, au grand dam de certains habitants rencontrés. « Tant que l’affaire est en instruction, vous comprenez bien qu’il serait malvenu de l’effacer », justifie Pascal Becquet, premier adjoint au sein de la municipalité. La gendarmerie serait déjà venue réaliser des relevés, mais les élus veulent avoir le feu vert de la maréchaussée.
Dans un cul-de-sac, l’endroit est réputé plutôt calme : « Parfois quelques jeunes s’installent sur les bancs, mais c’est tout », témoigne ce riverain.
La DGSI alerte sur le danger de l’extrême droite « qui n’attend que la confrontation »

La Direction générale de la sécurité intérieure s’inquiète de la montée de l’extrêmisme en France et pas seulement celui des jihadistes de Daesh. Patrick Calvar, le patron de la DGSI redoute en effet « une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman ». C’est ce qu’il aurait précisé devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de 2015, d’après une retranscription qui sera rendue publique ce mardi 12 juillet.
« C’est ce qui m’inquiète quand je discute avec tous les confrères européens : nous devrons, à un moment ou un autre, dégager des ressources pour nous occuper d’autres groupes extrémistes parce que la confrontation est inéluctable ». D’après Patrick Calvar, nous assisterons à « une confrontation entre l’ultra droite et le monde musulman – pas les islamistes mais bien le monde musulman« , insiste-t-il.
Le patron de la DGSI avait tenu des propos similaires le 10 mai devant la commission de la Défense nationale de l’Assemblée nationale. « L’Europe est en grand danger : les extrémismes montent partout et nous sommes, nous, services intérieurs, en train de déplacer des ressources pour nous intéresser à l’ultra droite qui n’attend que la confrontation« , avait-il alors affirmé.
« Il nous appartient donc d’anticiper et de bloquer tous ces groupes qui voudraient, à un moment ou à un autre, déclencher des affrontements intercommunautaires ».
Courrier raciste : « Nègres, ratons… » le maire de Montigny-lès-Cormeilles dépose plainte

« A la brocante, il n’y avait que des nègres et des ratons ». « Occupe-toi donc de ta ville de ratons. » C’est en substance la teneur du courrier anonyme que vient de recevoir Jean-Noël Carpentier (MDP), le député-maire de Montigny-lès-Cormeilles. Scandalisé par les insultes racistes à l’encontre des habitants de sa commune, l’élu a décidé de porter plainte auprès du procureur de la République contre le(s) auteur(s) de cette lettre, « bien que conscient de la difficulté de [les] identifier ».
Pour Jean-Noël Carpentier, « la poussée populiste que nous connaissons actuellement libère la parole raciste ». « Cela mérite une condamnation de la plus grande fermeté », conclut-il.
Mort de Clément Méric: Le parquet de Paris demande un procès aux assises pour quatre skinheads

Vers un procès pour quatre skinheads. Trois ans après la mort du militant antifasciste Clément Méric, en juin 2013, le parquet de Paris a demandé le renvoi aux assises de quatre hommes mis en examen, a révélé l’AFP ce jeudi.
Deux des mis en examen, Esteban Morillo et Samuel Dufour, sont plus directement visés, car le parquet demande leur renvoi pour avoir frappé l’étudiant et pour avoir causé sa mort sans intention de la donner. Il appartient maintenant aux juges d’instruction de décider d’ordonner un procès.
Un symbole pour les « antifas »
L’enquête judiciaire s’était achevée en mars. Quatre skinheads avaient été mis en examen, dont pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, des faits passibles de la cour d’assises, et deux autres pour violences.
La mort de Clément Méric, 18 ans, devenu un symbole pour les « antifas », avait causé un vif émoi, faisant resurgir le spectre des violences de l’extrême droite, à l’époque où des groupuscules causaient déjà des incidents lors des manifestations contre le mariage homosexuel.
Armée d’un fusil, une « patriote » appelle les français a se révolter et a « bruler des voitures comme les bougnoules »
Dieppe : la manifestation de l’organisation d’extrême-droite Pegida prévue samedi, interdite

La préfecture de Normandie et préfecture de Seine-Maritime fait une piqûre de rappel. La manifestation xénophobe anti-migrants prévue à Dieppe, le 2 juillet par l’organisation d’extrême-droite Pegida, est interdite par un arrêté datant du 10 juin dernier. En effet, l’État craint des heurts et des troubles à l’ordre public.
Cette manifestation est organisée sur le thème Non aux migrants à Dieppe et l’association organisatrice souhaite rassembler « les patriotes européens contre l’islamisation de l’Occident ». Près d’un millier de personnes est attendu à Dieppe selon Pegida.
Contre-manifestation
« Les buts poursuivis par cette association et l’objet de sa manifestation sont en opposition directe avec les associations de soutien aux migrants que développent à Dieppe diverses associations, dont Itinérance Dieppe, PH 76, Médecins sans frontières et Médecins du monde », indique la préfecture.
De même, celle-ci interdit toute autre contre-manifestation. « Il existe dans ces conditions un risque sérieux de heurts et d’incidents violents entre les groupes de manifestants », précise l’arrêté. De surcroît en période estivale où de nombreux touristes sont présents dans les rues de la station balnéaire.
Troubles à l’ordre public
La préfecture explique qu’il ne sera pas possible de mobiliser les forces de l’ordre qui le sont déjà sur d’autres territoires afin notamment d’assurer la sécurité des matches de l’Euro 2016.
« Seule l’interdiction de cette manifestation est de nature à prévenir les troubles à l’ordre public hautement prévisibles. »
Salérans : Les riverains troublés par le camps d’entrainement d’une organisation identitaire

«Ils sont tous en uniforme, portent tous un t-shirt bleu marine avec écrit dessus “Jeune nation, une doctrine, un combat”. » Ce résidant des environs de Salérans, qui préfère conserver l’anonymat, a observé le drôle de bal qui s’est déroulé l’été dernier à l’Œuvre Notre-Dame, à Salérans. En 2015, le camp d’été des jeunes nationalistes en était à sa septième édition, sous le nom de “promotion Robert-Brasillach”, et s’y était établi. Du nom du rédacteur en chef du journal collaborationniste et antisémite “Je suis partout” sous l’Occupation, fusillé à la Libération.
« Pour les hommes, c’était footing à 5 h 30 du matin, puis ils s’entraînaient sur des sacs de frappe », poursuit- il. L’année dernière, ils auraient été une cinquantaine à participer à ce camp. « Il y avait des enfants aussi », précise-t-il. Le camp était annoncé d’une durée d’une semaine. Notre témoin a observé ces scènes durant quelques jours.
Le troisième rassemblement dans les Hautes-Alpes ?
Au premier abord, l’homme n’est « pas forcément effrayé, mais c’est surréaliste ». « Après le footing, plutôt le matin, ils se mettent en rang devant le drapeau, celui de la France et celui avec un cercle et une croix. On dirait qu’ils font une espèce de débriefing », raconte-t-il. Le surréalisme, c’est clairement le soir qu’il le ressent. « Ils faisaient un rassemblement, en rond devant leur cube. » Un cube qu’il évalue à un mètre par un mètre et au travers duquel apparaît « un rond avec une croix au milieu ».
Ce signe, c’est la croix celtique, symbole repris par de nombreux mouvements nationalistes. D’ailleurs, le 17 juillet dernier, Yvan Benedetti, directeur de publication de Jeune nation, tweetait “De retour sur les réseaux sociaux après le camp d’été #JeuneNation promotion Robert Brasillach”, avec deux photos dont l’une où on peut voir ce cube au centre d’un rassemblement, de nuit.
Si le camp nationaliste a élu domicile à Salérans en 2015, le témoin haut- alpin croit « les avoir vus en 2014 ». Selon plusieurs sources concordantes, des militants nationalistes y étaient déjà entre le 12 et le 14 juillet 2014. Le camp de cette année serait donc le troisième rassemblement haut-alpin.

Hoax diffusé par la fachosphère : Une militante pro-migrants agressée sexuellement ?
Des images montrant une jeune femme se faire agresser après avoir dévoilé sa poitrine arborant un un message « Les réfugiés sont les bienvenus » circulent depuis mi-juin sur des pages Facebook anti-migrants. Il s’agit en fait d’un photomontage issu d’une vidéo prise lors d’un concert il y a près de dix ans.
Depuis quelques jours, des images montrant l’agression d’une femme présentée comme une militante des droits des migrants, refont surface sur plusieurs pages Facebook ouvertement anti-migrants comme « La Révolution des sans dents » ou « Vouloir Savoir – Osez dire ». On y voit une jeune femme soulever son t-shirt pour montrer sa poitrine, avec une banderole « Refugees Welcome » (« Les réfugiés sont les bienvenus »). Sur les images suivantes, la jeune femme se fait agresser par des hommes dans la foule. On la voit dans les dernières photos en train de pleurer.
Les légendes accompagnant ces photos sont sans équivoque : « Une militante pro #migrants agressée sexuellement en pleine foule… depuis le temps qu’on les prévient… »

Photo originale publiée sur plusieurs groupes anti-migrants. Plusieurs internautes commentent en doutant de l’origine de l’image.
En France, le site Dreuz.info, qui se revendique comme « pro-américain, pro-israélien et néoconservateur » a diffusé le montage en avril en titrant « ‘Réfugiés welcome’ dit cette jeune femme blonde, et soudain … ». La photo a aussi été reprise plus récemment sur des groupes allemands, affirmant que des mesures de sécurité supplémentaires seront prises pour l’Oktoberfest – la fameuse fête de la bière – afin d’éviter ce type de débordements.

La photo a bien évidemment été éditée. Le panneau « Refugees Welcome » a été rajoutée à partir d’une photo prise en Allemagne en septembre 2015 comme le note le site les Debunkers.

L’image originale du panneau « Refugees Welcome » a été récupéree sur cette image disponible ici, et photoshopée sur l’autre.
Ces images sont en fait extraites d’une vidéo qui a plusieurs fois refait surface sur internet en 2014, 2013 ou 2011. Sa plus ancienne occurrence remonte en fait à juillet 2007. Selon sa légende, elle aurait été prise durant un « Spring break », grande fête étudiante américaine, souvent lieu de tous les excès.
