Les fréquentations néo-nazies d’un candidat « identitaire »

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Le poids des mots et le choc d’une photo. Jean-Claude Martinez déclare à l’AFP que sa liste pour les Régionales, « Force France Sud » n’est « pas d’extrême-droite ». A moins de considérer que les nostalgiques du IIIème Reich sont de gauche, Jean-Claude Martinez a un problème de cohérence entre ses paroles et la composition de sa liste.

CaptureEn effet, un de ses colistiers en Haute-Garonne, Frank Pech fréquente le milieu néo-nazi. Pour preuve, une photo prise (le 5 mai 2012) dans un « haut lieu » de l’extrême-droite toulousaine : une auberge toulousaine dont le nom fleure bon la culture germanique et où celui qui figure en 20ème place sur la liste haut-garonnaise est bien entouré.

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Autour de la table, on trouve deux figures nationales de l’extrême droite française : Yvan Benedetti et Alexandre Gabriac.

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Ce dernier, originaire de Rhône-Alpes, est un ancien membre du Front National. Il a été exclu suite à la diffusion d’une photo le montrant en train de faire le salut nazi. L’affaire a fait la Une des médias.

Sa présence à Toulouse en mai 2012 est « normale ». La photo que s’est procurée France 3 immortalise une réunion entre le mouvement que présidait à l’époque, Alexandre Gabriac (Jeunesses Nationalistes) et une autre mouvance (Œuvre Française) dont le leader est également autour de la table, Yvan Benedetti.

Depuis la prise du cliché (sur lequel on retrouve les « bons » vieux symboles de l’extrême droite : croix celtique et polos Fred Perry), le mouvement d’Alexandre Gabriac a été dissous par le ministère de l’Intérieur. Le 5 juin 2013, un militant d’extrême-gauche, Clément Méric, est tué lors d’une rixe avec un groupuscule de nationalistes.

Suite à cet épisode sanglant (qui a secoué toute la France), Manuel Valls décide de dissoudre « Jeunesses Nationalistes ». A la sortie du conseil des ministres, il justifie sa décision : « Jeunesses Nationalistes propage la haine et la violence et rend hommage à des Waffen SS et à des miliciens ».

Le co-listier de Jean-Claude Martinez ne fréquente pas vraiment des « boys scouts ».

Alexandre Gabriac et Yvan Benedetti sont les plus connus. Alexandre Gabriac est même une vraie « vedette » médiatique. Plusieurs chaines de télévisions lui ont consacrés différents reportages. En mars 2015, une condamnation à de la prison ferme a, d’ailleurs, de nouveau braqué les projecteurs sur Alexandre Gabriac. Mais, lors de la réunion de mai 2012, on trouve également des « célébrités » locales.

Pierre-Marie Bonneau est un avocat toulousain bien connu. Surnommé « Pilou », d’après un de ses amis, il lui arrive d’agrémenter ses dîners avec des discours d’Hitler. Dans sa jeunesse, des bruits insistants (alimentés par l’intéressé lui-même) circulaient, à la Faculté de droit, sur ses accointances pour l’extrême-droite. Depuis son inscription au barreau, il lui arrive « seulement » de défiler à Paris derrière la banderole des « Jeunesses Nationalistes ».

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Un autre convive a du faire de la route avant de rejoindre le colistier de Jean-Claude Martinez et ses camarades.

aurélien-rouanetMazamétain d’origine, membre du Bloc Identitaire, Aurélien Rouanet est une jeune « ordinaire ». Il a un compte Facebook. Un compte sur lequel il affiche son goût pour la Croix de Fer (une médaille militaire allemande) et défend la race aryenne.

Jean-Claude Martinez n’est pas responsable des fréquentations de son colistier. Mais il peut difficilement plaider l’ignorance. Franck Pech ne vient pas de nulle part. Comme Jean-Claude Martinez, il a adhéré, après avoir quitter le FN, au parti de Carl Lang : le Parti de France.

De plus, le fait d’intégrer sur des listes électorales une personne n’est pas neutre. C’est un véritable choix politique. Un co-listier n’est pas une personne croisée dans le bus. La tête de liste est censée connaître ses recrues.

Pour expliquer le décalage (flagrant) entre le discours et les actes de Jean-Claude Martinez, il reste une piste. Visiblement, pour le candidat aux Régionales, l’extrême-droite débute à la droite des «néo-nazis».

France 3

Avec la démission de Chauprade l’implosion du FN a commencé

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Des contradictions profondes tiraillent le parti lepéniste, notamment entre sa ligne Nord-Est, celle de Marine Le Pen et Florian Philippot d’une part, et la ligne Sud, où Marion Maréchal Le Pen et Jean-Marie Le Pen se retrouvent en connivence.

D’un côté elle accentue, sous l’influence de l’ex-chevènementiste Philippot, des positions « social-étatiques », l’interventionisme étatique étant mis au service d’une sorte de national socialisme qui surfe sur la désespérance des couches populaires ; c’est manifeste dans ses campagnes récentes à Hénin-Beaumont et dans la région Nord-Pas-de-Calais, où elle cherche à siphonner une partie de l’électorat socialiste et communiste de cette région.

C’est le discours sur la retraite à 60 ans, sur l’augmentation sensible du Smic, etc… Georges Marchais n’aurait pas fait mieux ! D’un autre côté, dans le Sud, le FN est, avec sa nièce, sur des postures qui appliquent les vieilles recettes du grand-père, formé à l’école poujadiste, le FN cherchant à racoler les voix des artisans et petits commerçants, qui n’en peuvent plus de l’interventionisme étatique, des impôts, des normes, et rejettent tout discours qui pourrait ressembler à celui de la gauche.

Entre le Nord et le Sud frontiste, il y a bien une incohérence idéologique forte qui va provoquer des fissures et, à l’approche de la présidentielle, provoquer de réelles divisions. Autrement dit, pendant les régionales, chacun au FN chasse sur ses terres avec des armes différentes, en espérant que cela ne se voit pas trop politiquement et médiatiquement.

Mais ensuite, quand il s’agira de la présidentielle, l’incohérence va devoir être traitée, elle créera d’inévitables tensions et peut-être une crise majeure. En cela, Marine Le Pen mange son pain blanc. Car le boulet Jean-Marie Le Pen, si la force physique lui est donnée, ne va pas se taire, bien au contraire. Pas plus que Marion Maréchal-Le Pen ne va, entourée comme elle l’est des « identitaires » théoriciens de l’inégalité des races, « affadir » son propos.

Les positions de la tante et de la nièce sur la Laïcité, les mœurs, l’homosexualité par exemple, sont diamétralement opposées et ne pourront que créer des divisions. Car Marion Maréchal-Le Pen s’appuie sur les catholiques traditionalistes de son parti, comme Bruno Gollnish, qui a toujours été prêt à « pardonner » (et même approuver) les dérapages du vieux compagnon Jean-Marie Le Pen, que ce soit sur les noirs et les arabes, ou les juifs et la seconde guerre mondiale. Ces tensions là, avec la jeune nièce, restera un cauchemar durable pour Marine Le Pen.

Atlantico

Kits de campagne : des élus FN accusent leur parti de « magouille »

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Ils viennent alourdir un fardeau judiciaire qui commence à sérieusement peser sur le Front national. Plusieurs conseillers municipaux frontistes du Nord dénoncent les méthodes employées par leur parti pour financer ses campagnes, comme le signale . Des témoignages qui viennent éclairer concrètement le fameux système des kits de campagne, pour lequel le FN en septembre pour « recel d’abus de biens sociaux et complicité d’escroquerie ».

Francis Boudrenghien, artisan de 61 ans, élu FN au conseil municipal d’Anzin, était candidat aux élections départementales de mars. « Tout candidat devait partir avec un kit de campagne obligatoire. Ils m’ont aussi obligé à prendre 300 affiches supplémentaires, alors que je n’en avais pas besoin », explique-t-il à Marianne. « Pourtant, j’avais un imprimeur ici qui avait besoin de travail, et il était beaucoup moins cher ». Francis Boudrenghien a aussi dû contracter un prêt à son nom, de manière toujours « obligatoire » selon lui.

L’affaire pour laquelle le FN est dans le collimateur de la justice concerne , employées lors des législatives de 2012. Le système, très rôdé, est le suivant. Acte 1 : Jeanne, le micro-parti du FN, prête au candidat une somme destinée à financer sa campagne, avec un taux d’intérêt à 6,5%. Acte 2 : avec cette somme, le candidat un kit de campagne (affiches, tracts…) confectionné par la société Riwal, dirigée par un proche de Marine Le Pen. L’argent revient donc dans les caisses du micro-parti frontiste. Acte 3 : après la campagne, le candidat se fait rembourser par l’Etat ses dépenses, c’est à dire le prêt majoré des intérêts, qu’il peut ainsi rembourser à son tour à Jeanne. Au final, le micro-parti du FN enregistre un bénéfice. Pour le parti, qui dénonce un « acharnement » judiciaire, ce système est parfaitement légal. Ce n’est pas l’avis des juges, qui le soupçonnent d’avoir détourné 10 millions d’euros d’argent public.

« Au début, je n’ai pas cherché à comprendre, mais c’est après qu’on réalise qu’il se passe quelque chose », poursuit Francis Boudrenghien. Pour lui, « c’est de la magouille ! »

Jean-Luc François Laurent, conseiller municipal FN à Valenciennes, mais écarté des listes pour les régionales, s’est lui aussi plaint de ce système. Tout comme Bruno Wolinski, conseiller municipal de Sin-Le-Noble. Ils mettent en cause le patron du FN local, Guy Cannie, secrétaire départemental du parti.

Marianne

Frédéric, ex militant FN condamné pour une agression antisémite

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Ce mardi 10 novembre 2015 Frédéric Pauze comparaissait pour « violences en raison de la religion, en état d’ivresse et avec arme par destination ».

A la barre, costard-cravate noir et pull gris, Pauze écoute en silence le récit détaillé de l’agression qu’il a commise. Les premières insultes : « Sale bobo, le peuple aura ta peau ! » La violence des propos monte crescendo jusqu’à l’injure antisémite balancée par l’ingénieur de 37 ans :

« Sale juif, les goys relèvent la tête ! »

Quand la présidente du tribunal lui demande s’il reconnait avoir tenu de tels propos, il concède du bout des lèvres : « Ca m’arrive d’employer ce genre d’expressions quand je suis saoul… »

Son CV souligne bien le pédigrée de l’accusé. Côté injures, il n’en est pas à son coup d’essais : août 2014, il est interpellé pour des invectives antisémites. Une affaire classée à la condition qu’il participe à un stage au mémorial de la Shoah.

Pauze s’exécute, sans pour autant tourner le dos à cette idéologie. Et sur « sur le bureau de la chambre », trône toujours une tasse à l’effigie d’Adolf Hitler et quelques ouvrages consacrés au troisième Reich. Sa compagne, interrogée par la police, reconnaît également qu’il a, un temps, possédé un drapeau nazi.

Sa présence dans le quartier de résidence de notre éditeur ? Un rendez-vous manqué avec un ami, comme lui, ancien militant Front National.

Marine Le Pen embarrassée par l’implication de Chauprade dans l’affaire Air Cocaïne

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Marine Le Pen, invitée de l’émission Questions d’info LCP/France Info/Le Monde/AFP le 4 novembre, a pris ses distances avec l’eurodéputé. Elle dit ceci :

« Je désapprouve qu’il prenne une initiative personnelle qui engage, au moins dans l’image que ça donne, le FN. »

Elle ajoute :

« Le bureau exécutif se réunira et probablement évoquera ce sujet. Les membres du bureau exécutif demanderont que ce sujet soit abordé. »

Le même jour, sur France Info, Florian Philippot évacuait encore :

« Le FN n’est rien allé faire dans cette galère du tout. Ce sont des personnes, des individus, qui ne l’ont pas fait en tant qu’eurodéputés. Monsieur Chauprade l’a fait dans sa vie privée, donc il est responsable de ses actes, avec un ami à lui, manifestement.

Mais le FN n’a rien à voir là-dedans. Ce sont des personnes qui font des choses dans leur temps libre et qui prennent leurs responsabilités. »

Ce n’est pas la première fois que l’eurodéputé met dans l’embarras la présidente de son parti, dont il a été le conseiller.

Europe 1

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Les deux pilotes placés en détention provisoire

Neuf jours après leur rocambolesque évasion de Saint-Domingue, où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue, les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été écroués, lundi 2 novembre, après avoir été entendus par un juge des libertés et de la détention (JLD) à Lyon et à Grenoble dans le cadre d’un mandat d’amener délivré par une juge d’instruction marseillaise

Le Monde

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Nicolas Sarkozy soupçonné d’être impliqué dans le trafic de drogue

Selon nos informations, la juge d’instruction de Marseille Christine Saunier-Ruellan, en charge de l’affaire Air Cocaïne, a soupçonné Nicolas Sarkozy d’avoir été en prise avec le trafic de drogue de République dominicaine. Pour preuve, une copie de la procédure, que le JDD a pu consulter.

Dans le plus grand secret jusqu’à ce jour, la juge a demandé aux policiers de la brigade financière d’obtenir la géolocalisation de deux téléphones portables de l’ancien président, pour les mois de mars et avril 2013. Elle a aussi souhaité consulter un an de fadettes, de mars 2013 à mars 2014. Un travail d’enquête de la brigade financière qui a fait chou blanc.

Le 19 mars 2013, la police dominicaine interceptait sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec près de 700 kilos de cocaïne à son bord. Deux jours plus tard, l’avion avait été réservé pour un vol Paris-Bordeaux et devait ce jour-là acheminer Nicolas Sarkozy.

JDD

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Le curieux SMS qui contredit la version des pilotes

Selon les journalistes Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon qui ont eu accès aux documents de l’enquête, le pilote Pascal Fauret aurait envoyé un SMS à son patron (le dirigeant de la compagnie SN-THS, Pierre-Marc Dreyfus) le 21 janvier 2013:

« Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.

Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. ».

Dans le livre : L’affaire Air Cocaïne. Mafia et jets privés

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Aymeric Chauprade assume être un des organisateurs de l’évasion des 2 narcotrafiquants

On le disait au plus proche de l’évasion de Bruno Odos et Pascal Fauret, les pilotes d’Air Cocaïne. L’eurodéputé Front national, Aymeric Chauprade reconnaît dans une interview accordée à Paris-Match, avoir été l’une des personnes à l’origine de l’évasion des deux pilotes condamnés pour trafic de drogue en République dominicaine.

Il explique également avoir dirigé l’équipe chargée de « l’exfiltration terre-mer ». Selon l’eurodéputé, « deux équipes distinctes » ont été créées. L’une en République dominicaine chargée de l’exfiltration terre-mer et l’autre, affectée au retour des pilotes en France. « J’étais le chef de l’équipe 1 – dans l’ordre chronologique de réalisation – et Christophe celui de l’équipe 2« , précise Aymeric Chauprade.

RTL

Pour Gérald Darmanin, les médias «semblent vouloir» la victoire du FN

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Pour Gérald Darmanin, directeur de campagne de Xavier Bertrand et maire LR de Tourcoing, si le FN progresse, ce n’est pas parce que les positions se durcissent ou parce que le centre de gravité du débat politique se déporte toujours plus vers la droite, c’est parce que les journalistes en parlent trop.«C’est ce que vous semblez vouloir, les médias», s’agace Gérald Darmanin

«Si matin, midi et soir on leur demande comment vous vous positionnez par rapport au FN, vous n’aurez que des commentaires sur le parti de Marine Le Pen», balaye le maire de Tourcoing.

Et le député LR du Nord de fustiger «les médias» qui «ne posent que des questions sur le FN» au lieu de se pencher sur «le programme». «Vous m’avez posé 6 fois la question sur le FN», accuse Darmanin qui regrette de n’avoir pas pu parler du canal Seine-Nord. «Je ne sais pas qui court derrière le FN», s’interroge-t-il encore

Le Figaro

Aimé Deléglise, élu FN déchire sa carte et dénonce un parti devenu « le front des opportunistes »

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Aimé Deléglise, conseiller municipal et communautaire de Pamiers, candidat lors des récentes élections départementales, annonce ainsi avoir retourné sa carte de membre aux instances nationales.

Dans le communiqué de presse qu’il nous a adressé, Aimé Deléglise laisse entendre que «l’investiture par la direction du Front National de Bernard Gondran, un choix non justifiable», serait la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase.

Selon lui, l’ancien maire UMP de Saint-Girons «n’a qu’une ambition, celle de profiter de la vague bleu Marine pour être élu. Il n’a aucune légitimité pour porter les couleurs du Front National dans notre département comme tête de liste pour les prochaines élections régionales 2015 puisqu’il n’est pas membre de ce parti».

Et d’en tirer la conclusion qui s’impose: si le FN investit une personnalité qui ne se revendique pas de ses valeurs, «je ne me reconnais plus dans ce parti devenu le Front des Opportunistes.

Cette investiture démontre le total mépris du Front National à l’égard de ses hommes de terrain, de qualité et de valeurs qui travaillent depuis des années sans relâche bénévolement et avec tous les risques que cela engage, que ce soit sur le plan physique, social ou professionnel».

Élu à Pamiers depuis le scrutin municipal de 2014, Aimé Deléglise en appelle désormais à ses concitoyens-électeurs: «J’espère qu’ils ne tomberont pas dans le piège de cette supercherie et vont bien réfléchir avant de mettre un bulletin dans l’urne.», écrit-il sans ambages.

Une chose est certaine: la liste régionale conduite par Louis Aliot perd avec Aimé Deléglise un de ses porte-parole en Ariège. Et ils n’étaient déjà pas nombreux.

Ariège News

“Rassurez-vous, ce n’est qu’un militant d’extrême droite !”

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Le 17 octobre, Henriette Reker, la candidate chrétienne-démocrate à la mairie de Cologne, a été grièvement blessée au couteau par Franck.S qui la jugeait coupable de trop de compassion à l’égard des réfugiés.

Le 22 octobre, à Trollhättan, au sud de la Suède, Anton Pettersson, un jeune « de souche » déguisé en un personnage maléfique de Star Wars a attaqué des élèves et des professeurs à coups de sabre, choisissant ses cibles selon leur origine ethnique.

Ces actes criminels auraient pu déclencher une réflexion intense: sur les « loups solitaires » d’extrême droite; sur la théâtralisation, à la manière de l’Etat islamique, de la violence raciste; sur l’ensauvagement croissant d’un monde au bord de la crise de nerfs.

Mais il n’en a rien été. En dehors de la Suède et de l’Allemagne, ces actes de terrorisme sont sortis très rapidement de l’actualité, comme s’il s’agissait de faits divers aussi tragiquement banals qu’une tuerie sur un campus américain.

Ces attaques à l’arme blanche auraient-elles eu le même traitement médiatique si elles avaient été commises par des combattants de l’Etat islamique, des barbus tout de noir vêtus et armés d’un cimeterre ?

Probablement pas. La grande presse n’aurait pu se permettre cette attention furtive. Et des dizaines de milliers de commentateurs, intellectuels néo-réactionnaires ou Internautes de combat, auraient empêché que le sujet ne se retrouve aussi vite dans la poubelle des nouvelles chiffonnées.

Deux poids deux mesures devant des actes barbares ? Sans doute. L’Europe sous-estime à ses risques et périls l’agitation qui règne dans les bas-fonds de son extrême droite.

A force de ne s’intéresser qu’aux partis nationaux-populistes « dédiabolisés » qui les défient sur les plateaux télévisés et chipent leurs électeurs, les grands partis démocratiques européens semblent détourner le regard de ces groupuscules et de ces individus radicalisés, qui se greffent sur la montée en puissance de l’extrême droite parlementaire.

La porosité des extrêmes

Les résultats électoraux du FPÖ en Autriche, de l’Union démocratique du centre en Suisse, du PiS en Pologne, tout comme l’agitprop des groupes anti-musulmans à la mode de Pegida en Allemagne, donnent une idée du cataclysme qui menace une certaine idée « libérale » et progressiste de l’Europe.

Prétendre que la « respectabilisation de l’extrême droite », comme s’en réclame le Front national, contribue à insérer celle-ci dans le jeu démocratique et à neutraliser les groupuscules les plus violents relève largement de la méthode Coué

De même, parler de loup solitaire est une illusion. En Europe, pratiquement tous les rapports des « services » font état d’un accroissement des groupes extrémistes. L’auteur de l’attaque contre l’école de Trollhätan a sans doute agi seul, mais il n’était pas seul.

Breivik, victimes

Comme Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien coupable d’un attentat meurtrier à Oslo et de l’assassinat de 69 jeunes militants sociaux-démocrates sur l’île d’Utoya le 22 juillet 2011, ces personnages « isolés » évoluent dans des réseaux, des toiles d’araignée, qui n’ont d’informel ou de virtuel que le nom.

Ils font partie d’une meute globale reliée sur Internet où se croisent, s’échangent et se renforcent les mêmes théories raciales, les mêmes visions apocalyptiques, les mêmes fascinations pour la violence extrême.

Cette « Toile brune », comme l’appelle le journaliste norvégien Oyvind Strommen, est aussi dangereuse et aussi (mal) fréquentée que le Deep Web du cyber-djihadisme où les islamistes radicaux partagent leurs informations et leurs hallucinations.

En juillet dernier, à Bruxelles, August Hanning, ancien patron des services secrets allemands et l’un des dirigeants du Counter Extremism Project, a rappelé que la lutte contre la radicalisation devait viser tous les terrorismes. Les radicalismes d’extrême droite et islamiste se nourrissent en effet l’un de l’autre. Ils sont des frères jumeaux.

Le Soir

L’élu FN Denis Truffaut condamné pour diffamation

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Denis Truffaut, conseiller municipal FN à Arcueil, vient d’être condamné en première instance par le tribunal de grande instance de Créteil pour diffamation envers Daniel Breuiller (EELV), maire d’Arcueil. Ce dernier se félicite de la décision.

Le 15 janvier, l’élu FN avait reproché au maire d’avoir «laissé circuler librement» le terroriste Amedy Coulibaly «sur le territoire d’Arcueil»-sa voiture avait été retrouvée près de la gare RER après l’assassinat de la policière de Montrouge- «ce qui a conduit à la tragédie de Vincennes, une tragédie qui aurait pu être évitée» selon Denis Truffaut si Daniel Breuiller avait «daigné assumer (ses) responsabilités d’officier de police judiciaire en appliquant le programme du FN»

Il est condamné à 500 € d’amende et 500 € de dommages intérêts.

Le Parisien

L’état ordonne au maire FN de Fréjus d’ouvrir la mosquée

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L’Etat a adressé le 22 octobre, une mise en demeure à la municipalité de Fréjus pour lui enjoindre d’ouvrir, sous quinzaine, la mosquée nouvellement construite. Dans ce courrier, les services de l’Etat donnent quinze jours, à compter du 23 octobre, au sénateur-maire Front national David Rachline pour ouvrir ce lieu de culte.

Le maire s’oppose depuis le début de sa mandature à l’ouverture de cette nouvelle mosquée, dont les travaux ont été achevés en septembre dernier. Son prédécesseur en avait pourtant accepté le permis de construire, validé par la préfecture du Var.

Le tribunal administratif avait déjà demandé une ouverture exceptionnelle pour la fête de l’Aïd en septembre, assortie d’une demande de réexamen de la décision du maire.

France 3

Pierre-Jean Robinot, élu FN « le parti trahi son électorat, le FN n’est pas démocratique »

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« Suite aux importants incidents qui ont abouti à l’explosion de la fédération FN des Vosges, ce site est en travaux pour une totale refonte.

Vous retrouverez toutes nos informations au lendemain de notre conférence de presse qui aura lieu dans les jours à venir. »

Cette phrase, postée mercredi matin sur le site du FN Epinal, a de quoi interpeller car il y est fait état de querelles internes au sein de la fédération vosgienne.

Joint par téléphone, Pierre-Jean Robinot, conseiller municipal d’opposition FN à la Ville d’Epinal, revient plus en détail sur le malaise latent qui existe, depuis plusieurs mois, au sein de la structure.

« Depuis un an, la fédération des Vosges va très mal. Tout ça provient du fait qu’on a un secrétaire départemental qui n’est d’ailleurs pas vosgien et qui coupe des têtes dès qu’on n’est pas d’accord avec lui. Aujourd’hui, la fédé a perdu 90 % de ses membres. C’est une catastrophe.

On a essayé de régler nos problèmes en interne mais ce n’est plus possible. On attend le dépôt des listes pour dire toute la vérité. Aujourd’hui, personne ne sait qui est sur la liste. C’est un grand secret. Il n’y a aucune discussion possible. »

L’élu spinalien va même plus loin dans ses accusations : « J’ai réussi à tenir le FN Vosges pendant tout ce temps. J’ai alerté à plusieurs reprises l’instance parisienne mais elle s’en fout complètement. Le problème, c’est que je ne suis pas d’accord avec le programme décidé pour les élections régionales. Les orientations données vont totalement dévaloriser les Vosges. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

La seule chose, c’est que le parti a trahi son électorat. C’est très grave. Un parti politique, c’est une structure où on échange, où on doit être écouté. Le FN n’est pas un parti démocratique. Moi, je ne veux pas trahir les gens qui ont voté pour moi. La supercherie a assez duré », explique l’élu, annonçant qu’une réunion des frondeurs est organisée ce soir à huis clos (lire hier soir, NDLR) pour décider du comportement à adopter dans les prochains jours.

La dizaine de conseillers municipaux du Front national pourraient, à en croire notre interlocuteur, adopter une stratégie commune.

Voges Matin

2 candidats FN, Thierry Maillard et Vincent Tilliole écroués pour trafic d’armes

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Trois hommes, dont deux candidats FN aux élections cantonales à Reims (Marne), ont été mis en examen pour trafic d’armes de guerre ou de défense et placés en détention provisoire, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Un premier suspect, gérant d’un bar à Reims, avait été présenté mardi soir devant un magistrat instructeur avant d’être mis en examen pour détention et cession d’armes de catégories A et B puis placé sous mandat de dépôt.

Les deux autres trafiquants d’armes présumés, Thierry Maillard et Vincent Tilliole, anciens candidats Front national aux élections cantonales à Reims en 2011, ont été déférés mercredi en fin de matinée et incarcérés.

Lundi matin, les policiers avaient interpellé et placé en garde à vue cinq personnes dont deux ont été finalement relâchées, a précisé le parquet de Reims.

«Des dizaines d’armes, notamment de guerre non démilitarisées, et des milliers de munitions ont été saisies par les policiers du SRPJ de Reims chez les trois protagonistes et principalement chez M. Maillard qui tient un commerce de livres et d’antiquités», a expliqué Laurent de Caigny, le procureur adjoint de Reims.

Selon lui, «l’enquête menée par les policiers a révélé de très nombreuses communications qui évoquent clairement l’achat et la revente d’armes de poing comme de fusils d’assaut en parfait état de marche utilisés notamment par le grand banditisme et non des objets de collection comme le plaident les suspects».

L’instruction devra préciser la provenance des armes et les gains enregistrés à l’occasion des cessions, a indiqué le procureur adjoint.

Le Parisien

Yannick Lecointre, candidat FN condamné pour trafic de drogue

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L’Echo Républicain révèle qu’un candidat du FN aux cantonales a été condamné pour trafic de drogue. Yannick Lecointre, candidat du FN dans le canton de Thiron-Gardais en Eure-et-Loir a été condamné en juillet 2010 par le tribunal de Chartres à 5 mois de prison ferme pour « transport, détention, acquisition, cession et emploi non autorisés de stupéfiants »

Agé à l’époque de 23 ans, il avait en effet participé à un trafic de cannabis, qu’il considère aujourd’hui dans une interview donnée à Radio Intensité comme une « erreur de jeunesse ». Au final, il n’a d’ailleurs pas mis les pieds en prison, bénéficiant d’une transformation des 5 mois fermes en amende.