Cette campagne pour la présidentielle 2017 réserve décidément son lot de surprises. Ce vendredi 13 janvier, l’équipe de François Fillon a distribué à la presse la composition des équipes thématiques impliquées autour du candidat de la droite.

Dans l’organigramme, en bas de la case « fiscalité » du « pôle projet », figure un nouveau venu : Dominique Calmels, un homme aux multiples casquettes, à la fois directeur financier et… prêtre mormon.
Contacté ce vendredi soir, Dominique Calmels confirme à LCI avoir rejoint les rangs de l’équipe de campagne de François Fillon. « J’ai aidé Bruno Le Maire pendant deux ans. Lorsque sa campagne s’est arrêtée, on m’a proposé de venir dans l’équipe de François Fillon. En fait, c’est ce que la plupart des anciens soutiens de Bruno Le Maire ont fait », souligne-t-il.
Prêtre bénévole et chargé de la communication au sein de l’Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours, qu’il fréquente depuis une quinzaine d’années, Dominique Calmels semble pourtant bien partager avec François Fillon des visions similaires de la société. « Nous avons des points communs, c’est évident. Les mormons sont des chrétiens, les catholiques sont des chrétiens. Et même si nos approches diffèrent parfois, nous avons sur le fond des choses le même avis.
« Sur l’avortement, par exemple. « Personnellement opposé » à la pratique de l’interruption volontaire de grossesse, François Fillon, qui ne veut cependant pas revenir sur la loi l’autorisant, s’était ainsi retrouvé sur la défensive sur le sujet lors de l’entre-deux tours de la primaire de la droite et du centre. Sa nouvelle recrue estime pour sa part que « l’avortement doit être accepté en cas de danger pour la mère, de viol et d’inceste. »
Dominique Calmels poursuit : « La position de l’église mormonne – et la mienne – est d’encourager les jeunes femmes à garder le bébé jusqu’au bout, quitte à le confier à quelqu’un par la suite si elle ne le désire pas. Je suis prêtre, j’ai dirigé de grandes paroisses à Paris et en Ile-de-France, et je peux vous dire que c’est difficile pour une femme d’avorter. »
LCI