Véronique condamnée pour trafic de cocaïne entre la France et l’Espagne

trafic cocaine

Quand les enquêteurs mettent la main sur Véronique R…, 44 ans, au terme d’une surveillance discrète et de nombreuses écoutes téléphoniques, ils s’attendent sans doute à «loger» une trafiquante de haute volée. La jeune femme effectue de fréquents voyages en Espagne. Ils tendent une souricière alors qu’elle revient en France, avec un ami.

Nous sommes le 7 décembre 2013. La prise n’est pas très importante, 150 grammes de cocaïne. Lors de la perquisition menée au domicile de la trafiquante, une nouvelle prise sera effectuée : quelques grammes de cocaïne encore et 14 grammes d’herbe.

Épluchant leurs relations amicales, les enquêteurs identifieront ensuite quelques connaissances, acheteurs et revendeurs. Parmi eux, un jeune homme, qui cultive du cannabis et détient, lui aussi, quelque 280 de cocaïne.

C’est du sérieux, quand même. Véronique R… reconnaîtra faire trois voyages par mois en Espagne. Mais une grande part de la «poudre» importée vient satisfaire sa propre dépendance, et celle de son compagnon de l’époque. Quatre grammes par jour. Cent vingt grammes par mois.

«Ce n’est pas le réseau du siècle, mais il y a de l’importation, de la revente, un vrai marché, des quantités respectables», nuance François Hébert, procureur de la République

Contre les membres de ce réseau, le magistrat réclamera des peines de prison ferme, de six mois à un an de détention. Le tribunal condamne les membres de ce trafic à des peines de prison avec sursis. Seule Véronique R… a écopé de 12 mois de prison, dont 9 avec sursis. Une peine qui couvre simplement la détention préventive.

La Dépêche

Raoul, Julien et Cécilia poursuivies pour trafic de cocaïne entre la Corse et Marseille

Drogue

Depuis mardi dernier, ils étaient dans l’attente à Marseille. L’attente d’une décision de justice.

Hier et dimanche, Lai Raoul, Arlot Julien et Cécilia Lai ont été mis en examen pour trafic de cocaïne entre la cité phocéenne et Ajaccio.
Seule la femme a été écrouée. Les deux autres, parmi lesquels se trouve son père, ont été placés sous contrôle judiciaire.

Après six mises en examen vendredi, ce sont les trois dernières personnes qui ont été présentées devant la magistrate ajaccienne qui instruit l’affaire depuis le mois de mars 2015.

corse matin

Étienne, Jean-Jacques, Thierry, Mathieu et Josiane arrêtés pour trafic de cocaïne entre la Corse et Marseille

Conférence de presse au tribunal. Les prises de la section de recherche

Hier, six personnes ont été poursuivies dans le cadre d’un trafic de cocaïne (440 g saisis) entre la Corse et le Continent et cinq d’entre elles écrouées. Trois mandats d’amener ont été délivrés pour les gardés à vue marseillais.

Ils fournissaient la cocaïne et pour certains la revendaient, mais la plupart n’y touchaient pas selon les éléments d’enquête recueillis par les gendarmes.

Hier, six personnes ont été présentées devant la juge d’instruction Lise Prenel et mises en examen pour trafic, implantation de stupéfiants, blanchiment, non-justification de ressources et association de malfaiteurs. Le juge des libertés et de la détention a été saisi pour cinq d’entre eux, et les a tous placés en détention provisoire.

Étienne Leca, 54 ans, interpellé mardi matin à Marseille et transféré quelques heures plus tard à Ajaccio en hélicoptère, est considéré par les enquêteurs comme étant l’un des organisateurs de ce trafic corso-marseillais. Il a été écroué en milieu d’après-midi.

Jean-Jacques Ettori, Thierry Battesti, Mathieu Le Menn et Josiane Rocchi ont eux aussi été incarcérés. Seul Mark Negrier a été placé sous contrôle judiciaire. Mardi, douze personnes avaient été interpellées à Porto-Vecchio, Ajaccio et Marseille.

Mardi, quelques heures après les arrestations, ils avaient déjà saisi près « de 110 000 euros en liquide, des voitures de luxe, un bateau, quatre armes de poing et deux d’épaule », détaille un enquêteur lors de la conférence de presse.

corse matin

Stéphane grande figure du banditisme jugé pour trafic de cocaïne, se défend en évoquant la Shoah

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Stéphane Fingerhut, 72 ans, l’homme clé du procès qui voit une dizaine de prévenus à la barre. Entre eux, un point commun : la cocaïne et le monde de la nuit, du Cap d’Agde à La Grande-Motte.

« Il gérait les relations avec les voyous du coin » affirme le patron du Matchico

Dans le coup de filet lancé en juin 2009, on trouve des joueurs de poker professionnels qui flambent au casino de Palavas ou sur des tables clandestines de Montpellier. Des revendeurs de cocaïne, armés de pistolets automatiques.

Stéphane Fingerhut, inscrit au fichier du grand banditisme, en connaît beaucoup : son casier judiciaire débute en 196. Il a été relaxé en 2011 dans une affaire où son ami de 40 ans, le Perpignanais Dominique Lortal, a pris 14 ans ferme pour 176 kg de cocaïne. Un autre de ses potes, Marc Cornille, qui devait comparaître jeudi, n’a pas pu être extrait à cause d’une grève de la prison où il a été placé cet été, dans une enquête où 85 kg de poudre blanche ont été saisis aux Antilles.

Stéphane Fingerhut vit à Agde dans une villa de 140 m2 au nom de son ex-femme, tout comme le sont les voitures qu’il utilise, les crédits, ou les parts dans la société propriétaire du Matchico.

« Il n’a pas les revenus correspondant à son train de vie somptuaire, avec Audi A3, voyages aux États-Unis et en Thaïlande », s’indigne le procureur, qui réclame deux ans dont un ferme et 15 000 € d’amende. Une vie de grand truand, avec ses secrets, ses amitiés occultes

Un passeport d’apatride

Il y a aussi une autre part de vérité. L’histoire est incroyable, et Stéphane Fingerhut, en vrai stratège judiciaire, en a écrit une nouvelle page ce jeudi à Montpellier. C’est sa nouvelle avocate parisienne qui l’a racontée à la barre. Il l’a choisie pour son nom : elle s’appelle… Stéphanie Fingerhut. Ils n’ont aucun lien familial, mais un passé commun. « Les Fingerhut viennent de Pologne et sont de confession juive. La plupart ont disparu dans les camps de concentration. Ceux qui ont survécu ont dû ruser, modifier des états civils. »

midi libre

Philippe et 11 complices condamnés pour trafic d’armes et de cocaine

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Douze prévenus ont été condamnés, tous comparaissaient libres, huit ont été immédiatement placés sous mandat de dépôt, emprisonnés.

Les enquêteurs avaient mené plusieurs mois d’investigation, jusqu’à une perquisition le 20 mai 2014  dans le quartier de Baigne-Pied à Avignon

Les enquêteurs avaient retrouvé sur place, mais aussi au Puy-Sainte-Réparade dans les Bouches-du-Rhône de l‘argent, des armes, du cannabis et de la cocaïne.Roland Marmillot, l’avocat de Philippe Cortez, condamné à trois ans de prison et mandat de dépôt, s’interroge sur ces peines.

France Bleu

Marine Le Pen embarrassée par l’implication de Chauprade dans l’affaire Air Cocaïne

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Marine Le Pen, invitée de l’émission Questions d’info LCP/France Info/Le Monde/AFP le 4 novembre, a pris ses distances avec l’eurodéputé. Elle dit ceci :

« Je désapprouve qu’il prenne une initiative personnelle qui engage, au moins dans l’image que ça donne, le FN. »

Elle ajoute :

« Le bureau exécutif se réunira et probablement évoquera ce sujet. Les membres du bureau exécutif demanderont que ce sujet soit abordé. »

Le même jour, sur France Info, Florian Philippot évacuait encore :

« Le FN n’est rien allé faire dans cette galère du tout. Ce sont des personnes, des individus, qui ne l’ont pas fait en tant qu’eurodéputés. Monsieur Chauprade l’a fait dans sa vie privée, donc il est responsable de ses actes, avec un ami à lui, manifestement.

Mais le FN n’a rien à voir là-dedans. Ce sont des personnes qui font des choses dans leur temps libre et qui prennent leurs responsabilités. »

Ce n’est pas la première fois que l’eurodéputé met dans l’embarras la présidente de son parti, dont il a été le conseiller.

Europe 1

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Les deux pilotes placés en détention provisoire

Neuf jours après leur rocambolesque évasion de Saint-Domingue, où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue, les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été écroués, lundi 2 novembre, après avoir été entendus par un juge des libertés et de la détention (JLD) à Lyon et à Grenoble dans le cadre d’un mandat d’amener délivré par une juge d’instruction marseillaise

Le Monde

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Nicolas Sarkozy soupçonné d’être impliqué dans le trafic de drogue

Selon nos informations, la juge d’instruction de Marseille Christine Saunier-Ruellan, en charge de l’affaire Air Cocaïne, a soupçonné Nicolas Sarkozy d’avoir été en prise avec le trafic de drogue de République dominicaine. Pour preuve, une copie de la procédure, que le JDD a pu consulter.

Dans le plus grand secret jusqu’à ce jour, la juge a demandé aux policiers de la brigade financière d’obtenir la géolocalisation de deux téléphones portables de l’ancien président, pour les mois de mars et avril 2013. Elle a aussi souhaité consulter un an de fadettes, de mars 2013 à mars 2014. Un travail d’enquête de la brigade financière qui a fait chou blanc.

Le 19 mars 2013, la police dominicaine interceptait sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec près de 700 kilos de cocaïne à son bord. Deux jours plus tard, l’avion avait été réservé pour un vol Paris-Bordeaux et devait ce jour-là acheminer Nicolas Sarkozy.

JDD

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Le curieux SMS qui contredit la version des pilotes

Selon les journalistes Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon qui ont eu accès aux documents de l’enquête, le pilote Pascal Fauret aurait envoyé un SMS à son patron (le dirigeant de la compagnie SN-THS, Pierre-Marc Dreyfus) le 21 janvier 2013:

« Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.

Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. ».

Dans le livre : L’affaire Air Cocaïne. Mafia et jets privés

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Aymeric Chauprade assume être un des organisateurs de l’évasion des 2 narcotrafiquants

On le disait au plus proche de l’évasion de Bruno Odos et Pascal Fauret, les pilotes d’Air Cocaïne. L’eurodéputé Front national, Aymeric Chauprade reconnaît dans une interview accordée à Paris-Match, avoir été l’une des personnes à l’origine de l’évasion des deux pilotes condamnés pour trafic de drogue en République dominicaine.

Il explique également avoir dirigé l’équipe chargée de « l’exfiltration terre-mer ». Selon l’eurodéputé, « deux équipes distinctes » ont été créées. L’une en République dominicaine chargée de l’exfiltration terre-mer et l’autre, affectée au retour des pilotes en France. « J’étais le chef de l’équipe 1 – dans l’ordre chronologique de réalisation – et Christophe celui de l’équipe 2« , précise Aymeric Chauprade.

RTL

Clémence pour “Air Cocaïne” mais pas de pitié pour les ados Marseillais

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« Les quartiers Nord de Marseille, une nouvelle fois le théâtre de la guerre des stupéfiants », annonce BFMTV dimanche dernier. « Un énième règlement de comptes sur fond de trafic de drogue », renchérit Anne-Claire Coudray sur TF1. Après la fusillade qui a causé la mort de trois personnes, dont deux mineurs de 15 ans, les télés unanimes attribuent le massacre aux trafiquants de drogue, encouragées par la déclaration de Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur : « A ce stade, l’hypothèse de meurtres liés au trafic de stupéfiants est privilégiée. »

Manuel Valls confirme par un tweet : « Rien n’arrêtera la détermination de l’Etat à lutter contre le crime organisé. » « La cité des Lauriers a la réputation d’être une plaque tournante dans le trafic de drogue », commencent invariablement les reportages des télés, rappelant que « les trois victimes étaient connues des services de police ». « On peut parler de guerre de territoires, on a affaire à ce que j’appelle le narco-banditisme, une alliance des gangs des cités avec des organisations mafieuses », estime Jean-Michel Verne, « spécialiste du grand banditisme », interrogé sur BFMTV. « Qu’est-ce qui a changé ?, s’enquiert la présentatrice. La multiplication des armes lourdes, le jeune âge des personnes impliquées, la guerre des territoires, les cités : tout ça est une sorte de cocktail… »

Un cocktail frelaté. Le lendemain, lundi, le procureur de la République de Marseille indique que l’enquête sur le triple homicide « ne permet pas à ce jour d’affirmer qu’il y a un lien avec le trafic de stupéfiants. Aucune des trois victimes n’a été condamnée dans des affaires de stupéfiants », précise-t-il. Où l’on apprend que le majeur avait été condamné treize fois, dont une fois à quatre ans de prison ferme pour des violences aggravées ; qu’un des mineurs avait été condamné une fois pour violences aggravées, que le deuxième n’avait aucune mention à son casier. Et qu’une des victimes mineures était en outre revenue à Marseille très récemment, alors qu’elle habitait habituellement à Rennes.

Ces précisions arrivent trop tard. Les victimes, et notamment les deux mineurs, sont présentées comme des trafiquants de drogue en ouverture de tous les JT du dimanche. Et, le lundi, l’affaire est déjà reléguée en brève.

Même morts, les habitants des cités sont donc présumés coupables, comme le regrette Rouguyata Sall, du Bondy Blog, dans un article de Libé paru lundi (« Tuerie à Marseille : les mots devancent l’enquête »). Cette sévérité contraste avec la complaisance dont ont fait preuve toutes les chaînes pour relayer le plaidoyer d’autres personnes soupçonnées de trafic de drogue — d’une toute autre ampleur —, les deux pilotes de l’affaire « Air cocaïne » échappés de République dominicaine.

Conférence de presse en direct et en intégralité sur les chaînes info, avis d’experts (en barbouzerie, pas en trafic de stupéfiants), témoignage de la mère d’un des fuyards (pardon, « exfiltrés »), antennes ouvertes aux soutiens des deux pilotes…

L’un d’eux, l’eurodéputé du Front national Aymeric Chauprade, se multiplie pour passer en direct sur le plateau de BFMTV à 18h et sur celui de C à vous (France 5) à 19h, tout en donnant une interview pour Le 19.45 de M6 et pour le 20 heures de France 2, qui accueille les pilotes Pascal Fauret en plateau et Bruno Odos en duplex.

Tout au long de la journée, les journalistes tendent les micros pour relayer les deux arguments des pilotes arrêtés avec 680 kilos de cocaïne dans leur Falcon : la justice dominicaine est inique, nul pilote au monde n’est responsable des marchandises qu’il transporte. Personne ne prend la peine de les mettre en doute même si le dossier de leurs auteurs (mis en examen par une juge de Marseille) est beaucoup plus fourni que celui des deux mineurs assassinés à Marseille.

Dès décembre 2012, les gendarmes de Saint-Tropez (!) ont été alertés par le déchargement de nombreuses valises sur l’aéroport de La Môle depuis un avion en provenance de Saint-Domingue. Au total, avec celui qui leur a été fatal, ce sont trois vols transatlantiques très douteux qu’a effectués le même équipage à bord d’avions privés.

D’un côté, on déplore l’acharnement judiciaire dont sont victimes deux pilotes transportant 680 kilos de drogue. De l’autre, on assure sans aucune preuve que deux adolescents de 15 ans victimes d’une fusillade sont des trafiquants de drogue. Et au milieu, on commémore les émeutes de 2005… Cherchez l’erreur.

Télérama

Jean-François et Nathalie jugés pour séquestration et trafic de cannabis

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Vingt-sept pieds de cannabis, 600 grammes de têtes de cannabis et… deux hommes cachés dans un plafond, telles ont été les prises des policiers narbonnais dans une habitation sur les Hauts de Narbonne, le 6 octobre dernier.

Dans cette affaire, un couple de Narbonnais d’une cinquantaine d’années, avait été interpellé puis placé sous contrôle judiciaire. Ils devaient répondre, lundi, devant le tribunal de « détention de stupéfiants« , pour l’épouse et de « détention, offre et cession » pour le mari.

La procédure démarre d’une manière rocambolesque, ce 6 octobre au petit matin, lorsque la police reçoit un appel d’une jeune femme signalant la « séquestration » de son amie. Finalement, les policiers vont intervenir pour une tout autre cause.

Arrivés à la maison indiquée, ils voient deux hommes s’enfuir. Les hommes de la BSU indiquent à l’occupante des lieux qu’ils sont à la recherche d’une femme qui serait retenue contre son gré. Mais là, dans l’habitation, ils dénichent de façon inattendue du cannabis, des carnets avec des colonnes et des chiffres. Parmi les deux hommes cachés, se trouvaient le prévenu, Jean-François et un collègue qui a été écarté de la procédure, indiquant qu’il ignorait tout de la culture du cannabis.

Lors de sa garde à vue, le prévenu a déclaré avoir cédé des stupéfiants pour 1 200 euros« Ça rapportait », a indiqué le procureur de la République. « C’est le hasard si tout a été interrompu ». S’adressant aux parents poursuivis : « Ça ne vous gênait pas de voir votre fils de 14 ans toujours dans sa chambre à cause de l’odeur du cannabis ? ».

Le tribunal a condamné Nathalie à six mois assortis du sursis simple. Tandis que Jean-François a écopé d’une peine de 6 mois ferme aménageable.

L’indépendant

Màj Air cocaïne : Aymeric Chauprade, l’eurodéputé FN « au plus près » de l’opération d’exfiltration ?

7780276952_aymeric-chauprade-eurodepute-front-nationalCet eurodéputé Front national aurait été « au plus près » de l’opération d’exfiltration des deux pilotes français condamnés à 20 ans de prison en République dominicaine.

Selon les informations de BFMTV, « un homme politique français était « au plus près » de cette opération d’exfiltration. Le nom d’un homme se détache dans cette affaire : Aymeric Chauprade. « Cet élu a travaillé durant quatre ans en République dominicaine en tant que conseiller spécial du président de la République, entre 2009 et 2012« , ajoute le site.

L’eurodéputé Front national les soutient « depuis le début », comme il le clame. Il est « convaincu de leur innocence ». Et si tous les regards se tournent vers Aymeric Chauprade, c’est parce que l’eurodéputé a posté une photo, le 21 octobre dernier, avec Pascal Fauret et Bruno OdosIl déclare aussi avoir dîné avec les deux hommes, le samedi 17 octobre, dans un hôtel de la République dominicaine. « Ils avaient retrouvé une forte combativité et j’ai compris alors qu’ils étaient déterminés à rejoindre la France pour pouvoir se défendre. Ils étaient très motivés par la perspective de partir », raconte-t-il à l’AFP. Mais l’un des pilotes a déclaré à son sujet : « Il est dans le comité de soutien à titre personnel. Je ne le connais pas plus que ça ».

RTL


« Air cocaïne » : Pascal Fauret et Bruno Odos condamnés à 20 ans de prison, se sont évadés

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Condamnés en août dernier à 20 ans de prison pour trafic de drogue, les deux pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos ont fui la République dominicaine pour rentrer en France. Laissés en liberté dans l’attente de l’examen de leur appel, ils avaient toutefois interdiction de quitter le pays.

Ils auraient été exfiltrés par une équipe composée de copains marins. Les deux pilotes auraient ainsi bénéficié du soutien de leurs amis militaires et marins qui leur auraient trouvé des passeports. Récupérés puis emmenés sur un bateau, ils auraient ensuite rejoint l’île de Saint-Martin avant de prendre un vol pour la France.

Arrivés samedi 24 en fin d’après-midi à Paris, ils auraient regagné la région de Lyon. Le pilote et son co-pilote auraient été aperçus à l’hôtel Embajador, à Saint-Domingue, avec un proche de Marine Le Pen, Aymeric Chauprade. L’eurodéputé aurait d’ailleurs confirmé qu’ils étaient ensemble avant leur fuite.

Pour rappel, ils avaient été arrêtés dans la nuit du 19 au 20 mars 2013, avec deux autres personnes, alors qu’ils s’apprêtaient à décoller de Punta Cana (République dominicaine) à bord d’un Falcon 50 contenant 680 kilos de cocaïne.

France Soir

Démantèlement d’un trafic international de cocaïne la «Papy connection»

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Jacky Slovinsky, 60 ans, la « mule » interpellée le 26 novembre 2012 à l’aéroport de Roissy, avec la valise contenant les 24 kg de cocaïne

C’est un casting incroyable, Laurent Fiocconi et Jo Signoli, deux anciens de la French Connection, la vraie, au temps où Marseille était épicentre du trafic de drogue, mais aussi Raymond Mihière et Ange Buresi, deux voyous chevronnés, sont jugés à partir de demain à Marseille pour l’organisation d’un réseau international de cocaïne entre l’Amérique Latine et la France.

L’un a reconnu les faits au moins partiellement, les trois autres nient avec force. Ils admettent bien avoir employé quelques codes téléphoniques, parce que, disent-ils, ils ne sont pas tout à fait « des enfants de choeur ».


Laurent Fiocconi, 74 ans : « le Magicien » accusé d’avoir replongé

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Laurent Fiocconi est une légende vivante. Trafiquant de drogue impliqué dans la French Connection, il était de l’expédition du navire « Caprice des Temps » dans les années 1970.


Raymond Mihière, 64 ans : le « Chinois » nie être le cerveau

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C’est lui qui serait, selon l’accusation, le grand manitou, « le chef de réseau » de cette opération d’importation illicite, le 26 novembre 2012, de 24 kilos de cocaïne dans une valise sur un vol Lima (Pérou)- Paris.


Jo Signioli, 78 ans : un innocent avec des « pieds nickelés »

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Il porte une antédiluvienne condamnation au casier : 16 ans de prison en 1974 pour exportation de stups. Il a aussi été condamné en 1994 pour tenue en un lieu public de jeux de hasard. Le 4 juillet 2008, il écope à Marseille, dans l’affaire de la brasserie de l’hippodrome de Borély, de 2 ans de prison.


Ange Buresi, 49 ans : le « petit jeune » de l’équipe

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Il est frappé d’une condamnation à 15 ans pour meurtre en 1998 et de 9 ans en 2002 pour une spectaculaire évasion par hélicoptère de la prison des Baumettes en juin 1999, au cours de laquelle un de ses comparses est tué. Une évasion qui restera dans les mémoires de la pénitentiaire. Il ne sera repris que quelques mois plus tard. Depuis, on a installé des filins au-dessus des prisons.

La Provence

Trafic international de cocaïne: Raymond, une figure du banditisme marseillais écrouée

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Laurent Fiocconi et Ange buresi. Deux figures du banditisme marseillais

Raymond Mihière, dit «Le Chinois» présenté comme une figure du grand banditisme marseillais et qui se disait reconverti dans le commerce de savons en Espagne, a été mis en examen et écroué dans la nuit de vendredi à samedi dans le cadre de l’enquête sur un trafic international de cocaïne entre la France et l’Amérique du Sud, a-t-on appris dimanche de source proche de l’enquête.

Âgé de 61 ans, «le Chinois» avait été interpellé le 26 novembre en Sologne au domicile d’une autre figure du milieu marseillais. Il avait déjà été condamné en 2004 à 9 ans de prison pour trafic de stupéfiants par la cour d’appel d’Aix-en-Provence.Six complices présumés, dont une majorité de vieux Marseillais, tous déjà condamnés par la justice à des peines allant de six à 16 ans de prison, ont comme lui été mis en examen pour «importation de drogue en bande organisée et association de malfaiteurs» et écroués. Joseph Signoli, 75 ans, un «ancien» de la French Connection, a également été incarcéré.

Le procureur de la République de Marseille Jacques Dallest avait expliqué vendredi qu’il s’agissait là d‘ «une équipe de haut niveau, voire de très haut niveau». «On soupçonne Raymond Mihière d’être à l’origine de livraisons déjà importantes», avait-il ajouté. Plusieurs voyages entre le Pérou, le Chili ou la Bolivie et la France auraient été mis au jour par les enquêteurs de la police judiciaire de Marseille.

L’un des passeurs avait été arrêté en possession de 26 kilos de cocaïne à l’aéroport de Roissy, alors qu’il revenait du Pérou. La valeur de la marchandise sur le marché parallèle est estimée à près d’un million d’euros, la cocaïne étant réputée d’excellente qualité.

Parmi les autres mis en examen figurent Robert Di Tosto, un proche de Raymond Mihière, ou encore Ange Buresi, un Corse déjà condamné pour s’être évadé en juin 1999 de la prison des Baumettes.

Les trafiquants présumés disposaient de bases de transit en Espagne, notamment à Barcelone. Les polices française et espagnole ont travaillé main dans la main pendant plusieurs mois avant d’interpeller les suspects.

20 Minutes

2 Militaires incarcérés pour trafic de cocaïne

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La femme militaire de 37 ans placée en garde à vue en région parisienne cette semaine, a été mise en examen hier en fin de journée au Palais de justice de Cayenne par la juge d’instruction Olivia Demoustier pour complicité de transport, de détention, de produits dangereux non autorisés (le terme consacré pour les stupéfiants) pour complicité d’exportation de produits dangereux non autorisés en contrebande”, une infraction douanière, et pour participation à une association de malfaiteurs

Suite à la découverte vendredi 12 juin par des douaniers de l’aéroport Félix Éboué à Matoury de 27 kilos de cocaïne dans la valise d’un sous-officier d’une quarantaine d’années, l’adjudant David Rousselin steward dans l’armée de l’air au sein de l’escadron de l’Esterel à Creil en région parisienne.

Au cours d’une garde à vue de près de 96 heures, le sous-officier avait reconnu le transport de drogue avant d’être mis en examen notamment pour ” trafic de stupéfiants” ainsi que pour “associations de malfaiteurs”. Il a été placé en détention provisoire mardi au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly.

Le steward a mis en cause cette femme militaire comme étant la personne qui l’a mis en contact avec les trafiquants” nous avait indiqué hier vendredi, le procureur de la République Ivan Auriel, en référence à la seconde personne mise en examen dans ce dossier.

Guyane Web

Huit salariés de la SNCM condamnés pour trafic d’armes et de drogue

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Huit marins de la compagnie maritime ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Marseille, dont l’ancien secrétaire général adjoint de la CFTC condamné à 7 ans ferme.

Parmi les 29 prévenus, huit marins de la compagnie marseillaise, dont Camille Abboche, l’ancien secrétaire général adjoint de la CFTC. Il a écopé vendredi de 7 ans ferme, il avait avoué pour la première fois à l’audience du 10 juin avoir fait transporter de la cocaïne à bords des ferries. Au cours de l’enquête, 80.000 euros en liquide, de la cocaïne et de nombreuses armes à feu, avaient été saisies, notamment au domicile et dans le bureau de Camille Abboche à la SNCM.

Une peine de 9 ans ferme a été prononcée contre « la figure tutélaire » du réseau, selon les termes du ministère public Christophe Anziani, considéré comme le complice de Camille Abboche. Les deux hommes sont notamment soupçonnés d’avoir eu un projet d’assassinat de deux frères corses qui dirigeaient un trafic concurrent.

Important client de ce trafic, grâce auquel il aurait alimenté la région de Bastia, Petru-Paulu Miqueli, en récidive légale, a été pour sa part condamné à 8 ans ferme, enfin, cinq marins se sont vu infliger des interdictions professionnelles d’exercer de 5 ans, le tribunal a par ailleurs demandé la confiscation d’une série de biens (véhicules, bateau, restaurants à Marseille, comptes bancaires…)

Les Échos

MàJ: Vol de cocaïne à la PJ, Christophe Rocancourt impliqué

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L’enquête sur le vol de 52 kg de cocaïne dans les locaux de la PJ parisienne en juillet dernier pourrait s’enrichir d’un nouveau personnage. Et non des moindres. Christophe Rocancourt, surnommé « l’escroc des stars », est convoqué ce matin dans le bureau des juges d’instruction en vue de sa mise en examen dans ce dossier, notamment pour blanchiment de trafic de stupéfiants et complicité de recel de détournement ou de soustraction de biens par personne dépositaire de l’autorité publique. Si la mise en examen de l’ancien gamin de l’Assistance publique était prononcée, il s’agirait de la dixième personne — dont sept policiers — mise en cause de cette affaire rocambolesque.

Le policier semble avoir sollicité l’aide de Christophe Rocancourt pour récupérer une importante somme d’argent. Lequel Christophe Rocancourt aurait alors fait appel à l’un de ses proches surnommé « Yoss », un de ses visiteurs réguliers de parloir. « Yoss » est soupçonné d’avoir rencontré à Paris un mystérieux « Marius », le 3 janvier dernier, conformément aux consignes de son ami. En réalité, ce « Marius » n’est autre que Donovan Guyot, le frère policier de Jonathan Guyot.

En ce samedi, les deux hommes, qui manifestement ne se connaissent pas, prennent la direction du lac de Créteil (Val-de-Marne). S’ensuit une scène surréaliste : Donovan Guyot se serait immergé dans le lac glacial à la recherche d’un sac qu’il ne trouvera pas. De retour sur la terre ferme et après s’être absenté quelques minutes, il réapparaît avec un sac de sport qu’il remet à « Yoss » et dans lequel se trouvent 50 000 € en liquide.

Manifestement embarrassé par cette manne, « Yoss » aurait alors dispersé cette somme : en remettant 12 000 € à la compagne de Rocancourt, en cachant 10 000 € dans ses bureaux, en effectuant des achats divers mais aussi en enfouissant deux bocaux contenant 20 000 € dans… le jardin de sa belle-mère. Placé en garde à vue fin janvier puis mis en examen, « Yoss » explique qu’il se serait fait abuser. Donovan a également été mis en examen et est incarcéré depuis le 17 janvier.

Alors que les enquêteurs s’efforcent de démêler les contours de cette affaire complexe, une question demeure sur l’origine de cet argent. Jonathan Guyot certifie qu’il n’y a aucun lien avec le vol de cocaïne et que cet argent ne lui appartient pas.

Le Parisien

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Une sixième personne a été récemment mise en examen dans l’enquête sur le vol de 52 kg de cocaïne en juillet à la police judiciaire (PJ) parisienne. Dans cette affaire un ex-brigadier des « stups » est soupçonné d’avoir dérobé des scellés, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

En tout, cinq personnes avaient été placées en garde à vue vendredi mais une seule d’entre elles a été déférée devant la justice. Cette personne a été mise en examen pour « recel de détournement de scellés par personne dépositaire de l’autorité publique » et « blanchiment de trafic de stupéfiants en bande organisée », a précisé la source judiciaire à l’AFP. Elle a été placée sous contrôle judiciaire.

Dans cette affaire qui avait ébranlé le célèbre 36, quai des Orfèvres, Jonathan Guyot, alors en poste à la brigade des stupéfiants, avait été arrêté peu après la constatation de la disparition de la drogue. Il avait été écroué le 6 août après avoir été mis en examen pour ce qui reste à ce jour un vol inédit dans les annales de la police.

L’enquête s’était déjà accélérée avec quatre nouvelles mises en examen le 16 janvier parmi les proches du suspect, dont son épouse, son frère – lui aussi policier – et un autre fonctionnaire de police.

Les investigations avaient notamment visé le train de vie du principal suspect. Une enquête financière avait révélé un « patrimoine immobilier » et des « mouvements de fonds » peu « en rapport avec un salaire de brigadier », selon des sources policières.

La cocaïne, d’une valeur estimée à deux millions d’euros à la revente, n’a pas été retrouvée.

RTL