Macron évoque «des éléments de civilisation» et des effets positifs dans la colonisation de l’Algérie

C’est une petite phrase qui ne passe pas. Interrogé par « Le Point » sur « les pages moins glorieuses de notre histoire », Emmanuel Macron évoque dans sa réponse « des éléments de civilisation » dans la colonisation de l’Algérie.

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« Oui, en Algérie, il y a eu la torture, mais aussi l’émergence d’un Etat, de richesses, de classes moyennes, c’est la réalité de la colonisation. Il y a eu des éléments de civilisation et des éléments de barbarie. »

Bien que nuancés par la phrase précédente (« Je place pour ma part aux côtés des soldats de l’An II, les tirailleurs sénégalais, les résistants étrangers, tous ceux qui ont fait la France sans être nés français, voire sans être français du tout »), les propos de l’ancien ministre ont choqué beaucoup d’internautes, qui ont rapidement établi un lien avec les propos de François Fillon pour qui la colonisation visait à « partager sa culture ». Certains notent tout de même une vraie différence : « Comparer Fillon à Macron c’est dire que Macron cautionne l’idée du ‘partage de culture à travers la colonisation’ de Fillon. Faux », souligne ainsi une internaute.

L’Obs

Afrique du sud : des «racistes blancs» tentent d’enfermer un Noir dans un cercueil en menaçant de le brûler vivant

Afrique du Sud. Deux fermiers racistes ont maltraité un jeune homme et diffusé la vidéo sur les réseaux sociaux. Ils vont être jugés.

Deux Blancs sont poursuivis en Afrique du Sud pour avoir tenté d’enfermer dans un cercueil un jeune Noir et menacé de le brûler vivant, un incident enregistré sur une vidéo qui suscite une vive indignation dans un pays meurtri par des années de ségrégation raciale.

Willem O. et Theo J. doivent comparaître mercredi à Middelburg, dans la province du Mpumalanga (nord-est), pour agression et tentative de coups et blessures, a-t-on appris de source judiciaire. Sur une vidéo de 20 secondes, on voit un jeune homme Noir vivant allongé dans un cercueil, qui est posé à même un sol poussiéreux et rocailleux. Un homme Blanc tente alors de refermer le cercueil, tandis que la victime gémit et essaie coûte que coûte de l’en empêcher.

«Tu veux parler ? Allez, allez. On va jeter de l’essence», menace l’un des hommes Blancs en afrikaans, la langue natale de nombreux fermiers sud-africains Blancs. La vidéo, qui n’est pas datée, a été diffusée sur les médias sociaux. Les deux hommes poursuivis sont également accusés d’avoir voulu introduire un serpent dans le cercueil.

«Une humiliation pour tout le peuple noir»

Le parti de gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) s’est emparé de l’affaire. Il organise un rassemblement mercredi devant le tribunal de Middelburg pour protester contre le racisme en Afrique du Sud. «Les deux hommes Blancs (…) ont frappé un type Noir, Victor Rethabile Mlotshwa, et l’ont mis dans un cercueil», selon un communiqué de l’EFF.

«Ces racistes Blancs ont ensuite filmé une vidéo et l’ont mise sur les médias sociaux pour s’amuser (…). Cette humiliation n’est basée sur rien d’autre que sur la couleur de peau. C’est une humiliation pour tout le peuple noir», a estimé l’EFF.

Vingt-deux ans après la fin officielle du régime raciste de l’apartheid et l’élection de son premier président noir, Nelson Mandela, l’Afrique du Sud se débat toujours avec les démons du passé. Les relations entre la majorité noire et les Blancs restent extrêmement compliquées et les controverses raciales – largement exploitées par la classe politique – fréquentes.

TDG

Amandine écope de 12 ans de réclusion pour avoir brûlé et torturé son bébé de 3 mois

Les juges et jurés de la Cour d’Assises d’Angoulême ont tranché. Amandine Artige est coupable. Ils la condamnent à 12 ans de réclusion et lui retirent l’autorité parentale.

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Fidèle à l’attitude qu’elle a eue tout au long de son procès, Amandine Artige n’a eu aucune réaction quand le président de la Cour d’Assises d’Angoulême a prononcé le verdict ce vendredi vers 14 h 30. «12 ans de réclusion de réclusion criminelle» pour acte de tortures et de barbarie sur son nourrisson de 3 mois.

À l’heure de requérir hier soir devant la cour d’assises de la Charente à Angoulême, Catherine Corvaisier, l’avocate générale, a manqué de circonstances atténuantes face à Amandine Artige, 22 ans, accusée d’avoir frappé, secoué, mordu et brûlé sa fille de 3 mois dans la nuit du 20 au 21 mars 2014 à Ruffec.

Charente Libre

Allemagne: Le «policier cannibale» à nouveau jugé pour meurtre

Detlev Günzel, surnommé « le commissaire sans tabou » par la presse allemande, est rejugé depuis ce mardi par un tribunal de Dresde (est) pour avoir tué et dépecé, manifestement à sa demande, un homme rencontré sur un site dédié au cannibalisme.

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« Reconnu coupable d’avoir porté atteinte au repos des morts »

En avril 2015, cet ex-policier allemand de 58 ans, avait été condamné à huit ans et demi de prison pour avoir tué en novembre 2013, Wojciech Stempniewicz, un consultant de 59 ans d’origine polonaise. La Cour de Dresde l’avait « reconnu coupable de meurtre motivé par le désir sexuel et d’avoir porté atteinte au repos des morts », avant que le jugement ne soit cassé.

Les juges avaient conclu au meurtre mais retenu comme « circonstance atténuante » le fait que la victime avait fait part de son désir de mourir lors de leurs échanges sur Internet, mais le parquet et l’accusé avaient fait appel du verdict.

Il avait enterré les morceaux de sa victime dans son jardin

Policier durant trente ans, ce père de trois enfants déjà adultes, décrit comme sympathique, généreux et d’une grande politesse par ses voisins, avait ouvert un « bed and breakfast » à Hartmannsdorf-Reichenau, près de la frontière tchèque.

>> A lire aussi : Le «cannibale» des Pyrénées pourrait ne jamais être jugé

C’est là, dans sa cave transformée en studio pour ses pratiques sadomasos, qu’il avait découpé avec un couteau et une scie le corps de sa victime, avant d’enterrer les morceaux dans son jardin. L’accusé a toujours reconnu avoir dépecé le corps mais nié avoir tué le consultant, affirmant qu’il s’était pendu dans la cave.

20 Minutes

Lorraine : Émeline jugée en appel pour avoir permis le viol de sa fille de 5 ans par Franck, son amant

En première instance l’année passée, la mère avait écopé de 25 ans de prison, son amant de 30, dont 20 années de sûreté. Jugés en appel cette semaine à Nancy d’après Direct FM, les deux Lorrains sont accusés de faits particulièrement sordides.

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Franck Passarello, 38 ans, ouvrier sidérurgiste de Talange, et Émeline, Vosgienne de 33 ans, livreuse en boulangerie, ont eu une enfance paisible, tranquille, lisse comme une toile cirée. L’homme est poursuivi pour le viol de Lila, la fille d’Emeline, alors âgée de 5 ans. Un abus de dix minutes, d’une violence telle que la qualification d’actes de torture et de barbarie a été retenue à son encontre.

Une rencontre sur Internet, l’agression six mois plus tard

Pendant l’été 2012, l’homme avait violé la fille de la femme, avec l’aide de cette dernière, six mois après leur rencontre sur Internet. Alors âgée de 5 ans, l’enfant aurait été alcoolisée, bâillonnée et en partie tenue par sa mère, accusée également d’attouchements sexuels, ajoute L’Est Républicain.

Les faits auraient été particulièrement violents, puisque le parquet a aussi ajouté des « actes de torture et barbarie » aux chefs d’accusation à l’encontre de l’homme. Entendus mercredi à la barre de la cour d’appel du tribunal d’instance de Nancy, les deux individus risquent des peines allant jusqu’à la perpétuité.

20 Minutes