18% des Français déclarent qu’ils seraient prêt à exercer eux-mêmes des actes de torture

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Dans le cadre de la publication de son rapport annuel, l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat) a réalisé un sondage sur la manière dont les Français perçoivent la torture. Les résultats sont à la fois surprenants et inquiétants.

36% des Français se disent prêts à accepter le recours à des actes de torture « dans des cas exceptionnels ». C’est aussi l’avis de 32% des catholiques pratiquants. « Un résultat inquiétant, mais pas forcément étonnant », affirme Jean-Etienne de Linares, délégué général de l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture (Acat), qui a commandé à l’Ifop une enquête intitulée « Le regard des Français sur la torture, connaissance et acceptabilité », sondage réalisé selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon représentatif de 1500 personnes.

« Fragilisés par un climat social et politique anxiogène, insécurisés par les agressions intérieures et extérieures, les Français – les jeunes en particulier – sont plus perméables qu’avant à l’idée que la torture puisse être une manière de gérer la violence et de s’en protéger. » Ils n’étaient que 25% à le penser dans une précédente enquête CSA publiée en septembre 2000 par Amnesty International.

Le recours aux mauvais traitements apparaît tout de même illégitime à une forte majorité de Français. 64% d’entre eux s’accordent sur le fait que tout acte de torture contre quiconque et quelles qu’en soient les circonstances est « toujours inacceptable » (contre 73% en 2000). Par ailleurs, confrontés à différents comportements assimilables à de la torture, les Français restent sévères. Trois quarts des personnes interrogées estiment que le fait qu’un policier gifle un individu lors d’un interrogatoire (75%) ou le fait qu’un militaire prive de nourriture un soldat ennemi pour obtenir des informations (69%) ne se justifient pas.

A contrario, 18% des Français se considèrent capables eux-mêmes d’user d’actes de torture dans des circonstances exceptionnelles, contre 82% excluant cette possibilité. « Certainement marqués par la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences, mais aussi par la guerre d’Algérie, les séniors âgés de 65 ans et plus se sentent les moins capables d’y recourir (11%), contrairement aux sympathisants du Front national qui avec un score de 41% représentent le segment de la population le moins hostile au recours personnel à la torture. »

La Vie

 

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