2 élus FN Robert Sennerich et Catherine Piotrowski condamnés pour « abus de faiblesse »

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« Dans une société civilisée, on se doit de protéger les plus faibles, les enfants, les personnes âgées. À aucun moment, cette dame ne pourra vous dire ce qu’elle pense. Quel respect peut avoir un parti politique pour ses électeurs en agissant de cette manière ? », critique Me Chassard, du barreau de Montbéliard, représentante de la partie civile.

Robert Sennerich, 66 ans, le mari de la candidate FN aux municipales (puis aux législatives partielles), délégué départemental du parti, conseiller régional et Catherine Piotrowski, 45 ans, sont soupçonnés d’avoir forcé la candidature sur la liste « Bleu marine » d’une Montbéliardaise de 90 ans. Ce sont des membres de la liste UMP qui, à l’époque, avaient révélé ces « abus ».

Pouvaient-ils ignorer l’état de faiblesse de la nonagénaire ?

« Des policiers, trois semaines plus tard, ont voulu auditionner la vieille dame. Ils disent que son état n’était pas compatible avec une audition.

Un officier note que la Montbéliardaise était allongée sur son lit, qu’elle ne se souvenait plus de la visite des colistiers et qu’elle ne voulait pas figurer sur la liste FN », reprend Alain Troilo.

Les médecins qui ont examiné la victime, pour l’un quelques jours après la « visite » de Robert Sennerich et Catherine Piotrowski, dressent un tableau alarmant : grosses difficultés à se déplacer, symptômes anciens d’Alzheimer, altération sévère du discernement, troubles cognitifs… :

« L’expert-gériatre souligne que cette dame ne connaissait plus le nom de son conjoint, de son maire, et du président de la République », relève le magistrat.

Est Républicain