Albano, non musulman, crie « Allahu Akbar » et tire dans un café fréquenté par des maghrébins

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Albano B. n’a rien d’un musulman. D’origine italienne, il est plutôt connu pour des faits de toxicomanie dans le quartier. Pourtant, c’est bien « Allahu Akbar » qu’il a crié en entrant au café « Gin », sur la place de la gare à Manage, avant d’ouvrir le feu sur les clients, au nombre d’une dizaine à cette heure-là.

L’établissement est d’ailleurs largement fréquenté par une clientèle d’origine maghrébine et turque ! Hier, Albano a non seulement tiré des coups de feu mais il a aussi fait usage d’un couteau, blessant deux personnes :

«  Il a d’abord tiré sur la vitre, avant de rentrer. Après, il est entré dans le café en criant « Allahu Akbar », alors qu’il n’est même pas musulman ! Il a commencé à tirer partout ! Je me suis caché sous une table  ! »

L’homme commence à poursuivre les clients : «  Il tournait autour du billard pour essayer de viser mes amis qui tournaient aussi. Finalement, il s’est arrêté au-dessus d’un de mes potes et lui a demandé : « T’es Turc, toi ? » Puis il lui a planté un couteau dans le thorax  ! »

D’après nos informations, un client a été blessé par balle. Il a été touché à la jambe. Un second client, le jeune ami de notre témoin, a été hospitalisé avec une blessure au thorax. Il était néanmoins conscient avant d’être emmené par les secours.

La Nouvelle Gazette

Marco Rubio, candidat républicain qualifie les attentats de Paris de « développement positif »

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Candidat a l’investiture républicaine pour la présidentielle Marco Rubio a qualifié les attentats terroristes à Paris de «développement positif»

Parlant avec Chris Wallace sur « Fox Nouvelles dimanche », Rubio a cité les attaques lorsqu’on l’interroge sur ses lettres de créance de la politique étrangère.

«Je suis évidemment pas heureux de ces événements qui ont eu lieu la semaine dernière à Paris, mais je pense que c’est un développement positif qui va soudainement forcé les Américains à affronter plus attentivement la question de la sécurité nationale, parce qu’elle est la chose la plus importante qu’un président fera , c’est la prérogative la plus importante du gouvernement fédéral », a t-il déclaré lors de l’entretien télévisé.

Daily News

Attentats: Le prêtre Hervé Benoît renvoie dos-à-dos les victimes et les terroristes

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Le père Hervé Benoît exerce des fonctions de prêtre à la basilique de Fourvière. Au sein du plus important symbole de Lyon lorsque la ville est qualifiée de « très catholique ». Le religieux s’est fendu d’une longue et hallucinante tribune sur le site catho très conservateur « Riposte catholique ».

Intitulé « Les Aigles (déplumés) de la mort aiment le diable ! », avec un point d’exclamation, l’édito du prêtre revient notamment sur les paroles d’une des chansons des Eagles of Death Metal, le groupe qui jouait ce soir-là au Bataclan :

« Ne me dites pas que ce ne sont que des mots. Que c’est pour rire. À force de ne rien prendre au sérieux, tout fini par devenir tragique. »

Une entrée en matière lui permettant d’écrire ensuite :

« Je vais allez plus loin. Tant pis pour les lecteurs sensibles. Regardez les photos des spectateurs quelques instants avant le drame. Ces pauvres enfants de la génération bobo, en transe extatique, « jeunes, festifs, ouverts, cosmopolites… » comme dit le “quotidien de révérence” (sic).

Mais ce sont des morts-vivants. Leurs assassins, ces zombis-haschishin, sont leurs frères siamois. Mais comment ne pas le voir ? C’est tellement évident ! Même déracinement, même amnésie, même infantilisme, même inculture… »

Hervé Benoit n’a pas fini de régler ses comptes, il égratigne une presse jugée charognarde, un monde postmoderne empli de smartphones que les victimes du Bataclan ne manquaient pas, selon lui, de tenir dans leurs mains juste avant le carnage.

Sans s’en rendre compte, ce prêtre lyonnais déroule l’exact même discours que celui des djihadistes terroristes qui se voient comme les bras armés d’une prétendue exigence divine. Pour Hervé Benoit, c’est bel et bien la punition divine qui s’est abattue sur une jeunesse a minima perdue, au pire dépravée  le drame de l’humanisme athée, qui aime le diable, la mort, la violence, et qui le dit… et qui en meurt ! »).

Le chapelain lyonnais montre volontiers à quel extrême il appartient, en poussant loin sa démonstration grotesque :

« 130 morts, c’est affreux ! Et 600 morts, c’est quoi ? C’est le chiffre des avortements en France le même jour. »

Rue 89

 

Tags anti français sur la mairie de Bastia suite a la demande du maire de chanter la marseillaise

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Les murs de la mairie de Bastia (Haute-Corse) ont été tagués dans la nuit de vendredi à samedi suite à la prise de position du maire nationaliste de la ville Gilles Simeoni pour que la Marseillaise soit diffusée  lors du match de Ligue 1 SC Bastia- GFC Ajaccio, samedi soir à Furiani.

« Tristi ie francesi mai » (triste oui, français jamais), « dolu francese, dolu naziunalistu » (deuil français, deuil nationaliste), tagué en lettres rouge pouvait-on lire samedi matin sur les murs fraîchement refaits de la mairie de Bastia.

Le président de la LFP, Frédéric Thiriez avait ainsi annoncé que l’hymne national serait joué avant chacune des dix rencontres du week-end en Ligue 1.

Un protocole que le club du SC Bastia a décidé de ne pas suivre, en présentant vendredi soir sur son site, l’organisation d’une cérémonie en hommage aux 130 morts des attentats, mais sans y faire figurer la Marseillaise.

France 3

Il y a un risque de dérive terroriste au sein de l’extrême droite

Anders Behring Breivik attentat massacre utoya

Dans un ouvrage très documenté, Jacques Leclercq (déjà auteur de plusieurs ouvrages sur l’extrême droite) réalise une radiographie de cette mouvance.

Pourquoi vous semblait-il important de consacrer un ouvrage aux néo-nazis et à l’ultra droite française en 2015 ?

Jacques Leclercq – Cette sortie m’apparaissait justifiée pour plusieurs raisons. Premièrement, parce qu’il y a de nombreux meurtres et attentats imputables à cette mouvance, dans d’autres pays et sur d’autres continents, et il aurait été dommageable d’oublier que nous avions également “nos” néo-nazis, ou suprémacistes vantant le “White power”.

Quels sont les points communs à cette mouvance ultra-radicale ?

Ce qui réunit cette mouvance réside dans le rejet de l’immigration (sous notamment la forme de “l’ethno-différentialisme”), certains courants évoquant la remigration indispensable à leurs yeux pour faire face au “Grand remplacement”, le tout sous la forme d’un racisme plus ou moins affiché et affirmé pour les plus radicaux, qui veulent que les blancs restent majoritaires en Europe, “maîtres chez nous”.

Cette extrême droite radicale vous paraît-elle présenter un risque terroriste ?

Il y a bien un risque potentiel de dérive terroriste. Pas tant au niveau des groupes disposant d’une vie légale, et pouvant en conséquence être suivis par les services concernés, mais plutôt par des mini-groupuscules agissant semi-clandestinement ou dans la clandestinité tout court. Comme toute addiction, le fait de s’abreuver au quotidien de discours de plus en plus haineux, de s’adonner à la visite de sites où l’on ne parle que de violences, avec des illustrations très fortes, parfois allant jusqu’à représenter des hommes et femmes en armes, avec des (simulacres ?) d’exécutions, d’innombrables scènes de combats, il y aura bien des restes de cette banalisation.

Et des “loups solitaires” sont toujours possibles… ou téléguidés par des groupes qui lâcheront leur ancien “camarade” quand il se fera arrêter. D’ailleurs, l’ex-Œuvre française ne s’y est pas trompée, mettant dans la balance avec leur dissolution le véritable risque qu’ils ne puissent suivre certains de leurs anciens membres éparpillés et ne pouvant ainsi respecter les consignes de leur direction, qui stipulera qu’ils dégagent depuis toute responsabilité en cas de dérapage. Certains esprits malins ne déclarent volontairement pas leur groupe, cela en faisant des “associations de fait” que l’on ne peut attaquer en justice, ni dissoudre.

Les Inrocks

Claude Hermant, l’identitaire qui aurait fourni les armes au jihadiste Amedy Coulibaly

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En prison depuis le 23 janvier, Claude Hermant, 52 ans, figure de l’ultradroite identitaire lilloise, est soupçonné d’être impliqué dans le réseau qui a fourni des armes à Amedy Coulibaly, auteur de l’attaque contre l’Hyper Cacher en janvier. Mais aussi d’être un informateur de la gendarmerie et des douanes. 

Ex-membre du service d’ordre du FN, ancien para et mercenaire. Via un mail du 21 novembre cité par la Voix du Nord, il informe les gendarmes sur un trafic d’armes franco-belge à Charleroi : «Salut Claude, nous avons vu avec notre hiérarchie, nous sommes partants pour les deux dossiers que tu nous as présentés (armes-Charleroi…).»

Claude Hermant a quitté les parachutistes en 1982 au grade de sergent, a été volontaire auprès des légions croates pendant la guerre de l’ex-Yougoslavie, puis barbouze au Congo à la fin des années 90. Vrai trafiquant, ou juste infiltré abandonné par sa hiérarchie ?

C’est la thèse que l’ex-mercenaire tente de vendre aux enquêteurs. «Je ne serai pas le prochain Marc Fievet», a-t-il lâché aux journalistes de la Voix du Nord entre deux portes du palais de justice. Fievet est cet ancien douanier français infiltré chez les narcotrafiquants, lâché après avoir été arrêté au Canada, incarcéré onze ans.

Indic des gendarmes ? Son avocat ne veut «ni confirmer ni infirmer», mais ajoute : «Si les informations des journaux sont vraies, qu’a fait la gendarmerie ?» Sous-entendu : pourquoi n’a-t-elle pas pu empêcher Coulibaly de nuire ?

Il a été responsable de la sécurité de la controversée Maison du peuple flamand de Lambersart, près de Lille, ouverte entre 2008 et 2012, repaire d’identitaires. Il organisait des «camps Arès», du nom du dieu grec de la guerre, avec réveils la nuit, marches forcées, techniques de survie et «messes, pour ceux qui le souhaitaient», dit son avocat, «des camps scouts un peu virils».

En octobre 2011, il était l’un des organisateurs d’une manif identitaire à Lille, avec Serge Ayoub, le chef de «Troisième Voie», mouvement dissous après l’assassinat du militant antifa Clément Méric.

En 2001, il raconte ses missions de «fantôme» (Libération du 6 juin 2001), démenties par le FN. Il dit avoir été «formé» à «l’infiltration et à la manipulation de foule», au siège du FN en 1997, par d’anciens fonctionnaires du renseignement pour «organiser la déstabilisation de certains quartiers ou des villes qui ne sont pas acquises aux idées du Front. […] Infiltrer. Prendre contact avec des bandes. Inciter à la violence ou à la rébellion. […] Dans un quartier, si vous mettez le feu à une voiture, dans l’heure qui suit, neuf fois sur dix, vous en avez quinze autres qui brûlent. […] En faisant avancer l’insécurité, vous faites progresser l’électorat du Front».


Libération

Attentats: Un pasteur américain qualifie la France de « nation pécheresse » et s’en prend aux victimes

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Le pasteur chrétien, Steven Anderson, a vivement critiqué les gens qui étaient présents au Bataclan pour voir un concert qu’il qualifie de «death metal».

Le pasteur, connu pour ses nombreuses frasques, notamment pour avoir suggéré d’exécuter les homosexuels pour mettre fin au sida, a dit, lors de son sermon dimanche, qu’il ne condamne pas les actions des assaillants qui ont attaqué Paris.

Il s’en prend plutôt aux gens qui assistaient au concert.

[À 5:45] «Si vous allez à un concert de death métal, quelqu’un peut être tué, vous savez. Vous vouez un culte à la mort, et ensuite, soudainement, les gens se mettent à mourir.

Vous aimez tellement la mort que vous avez acheté un billet de concert. Vous vénérez Satan! Sa religion est entrée pour vous tuer. Je veux dire, c’est ce que ces personnes devraient penser avant d’aller dans des concerts maudits», a-t-il dit

Le pasteur a poursuivi en qualifiant le chanteur du groupe de «Dealer de drogue campagnard pédé».

Il a aussi mentionné que «Les violences connues en France découlent des pêchés sociaux de la nation».

8:45] «Maintenant, laissez-moi vous parler de cette nation pécheresse qu’est la France. Saviez-vous que la France est le seul pays au monde où plus de 50% de la population pense que l’adultère est bien?»

Il en ajoute en disait : «Nous ici, à Tempe en Arizona, on est censés être en deuil à cause de ces 120 personnes qui sont mortes, mais nous ne sommes pas censés nous préoccuper des 500 bébés avortés aujourd’hui? Ça, ça ne compte pas», a-t-il aussi déclaré.

Journal de Québec

Un Turc blessé par balle pour sa couleur de peau depuis une voiture arborant un drapeau bleu-blanc-rouge

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Un homme d’origine turque a été blessé par balle à Cambrai (Nord) dans la nuit de samedi à dimanche en raison « de sa couleur de peau » et le tireur présumé s’est ensuite donné la mort, indique le parquet de Cambrai. La victime a été touchée dans le dos et ses jours ne sont pas en danger.

Cet homme d’une trentaine d’année et résident en France a été blessé par balle de petit calibre alors qu’il se trouvait sur un trottoir à proximité d’un établissement « de type kebab », précise Rémi Schwartz, le procureur de Cambrai.

Le coup de feu a été tiré à partir d’une voiture arborant un drapeau tricolore bleu-blanc-rouge sur le capot avec trois personnes à bord, dont le tireur qui s’est donné la mort la même nuit.

Selon les premières auditions des deux autres occupants de la voiture actuellement en garde à vue, une femme née en 1989 et un homme né en 1996, la cible a été choisie « en raison de son apparence civile », a précisé le parquet.

« La victime semble avoir été choisie au hasard, parce qu’elle avait une couleur de peau qui ne convenait pas au tireur », a indiqué Rémi Schwartz. « Apparemment, ils étaient susceptibles de chercher d’autres victimes », a-t-il ajouté.

L’OBS

Des bénévoles d’une association musulmane tués lors des attentats alors qu’ils distribuaient des repas aux SDF

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L’Association Humanitaire de Montpellier (AHM), œuvrant depuis 2013 pour apporter un soutien aux personnes en situation de précarité, a annoncé sur sa page facebook le décès  de leurs « confrères de l’Association Humanitaire Musulmane à Paris ».

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D’après l’AHM, tous les bénévoles sont morts alors qu’ils distribuaient des repas aux personnes sans domicile fixe devant le café où il y a eu les attaques terroristes.

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Le Journal du Musulman

Attentats de Paris: Les terroristes ont aussi tué des « musulmans »

Mohamed Amine Benmbarek, 28 ans, architecte et encadrant de projet à l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Malaquais. (Maroc)

Mohamed Amine Benmbarek, était architecte et encadrant de projet à l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Malaquais.

Djamila Houd, 41 ans, mère d’une fillette de 8 ans (France)

Djamila Houd, 41

Asta Diakité, cousine du footbaleur Lassana Diarra et proche de l’association humanitaire Barakacity (France)

Kheireddine Sahbi, 29 ans violoniste (Algérie) ainsi qu’une une Algérienne de 40 ans

Kheireddine Sahbi

Houda Ben Khalifa Saadi née en 1980 et de sa soeur Halima Ben Khalifa Saadi née en 1981.

Waleed Abdel-Razzak est dans un état critique entre la vie et la mort (Égypte)

Waleed Abdel-Razzak

Sebaa Djalal-Eddin Une 3eme victime algérienne est décédé lors des attentats

Sebaa Djalal-Eddin

Salah Emad el Gebaly, il venait de se marier (Égypte)

Salah Emad el Gebaly musulman attentat

Attentats : « Cris de joie dans le 93 » : encore une intox de l’extrême droite

Cris de joie dans le 93 attentat liesse

« Cris de joie dans le 94 et le 93 », « des drapeaux algériens aux fenêtres », « les cités sont en liesse »...

Plusieurs dizaines de tweets de ce type ont été postés quelques instants seulement après les attaques du 13 novembre. Problème : ils ne citent jamais de lieu précis et aucune photo ne vient accréditer leurs affirmations.

Nous avons contacté certains de leurs auteurs. Tous renvoient vers d’autres prétendues « sources » d’information. « C’est sur le site de Riposte laïque », explique ainsi @Liliane7777777. Ce site violemment anti-musulman a en effet été parmi les premiers à relayer ces rumeurs.

« J’ai vu cela sur un tweet dans mon fil d’informations, j’ai juste relayé l’info », se défend pour sa part @rubtu9, qui justifie ainsi sa démarche : « On en a assez des campagnes anti-amalgames qui prient de ne pas placer de jugements trop hâtifs ». Les « informations » hâtives, en revanche…

« Je n’ai pas de source personnelle, c’est un tweet d’un journaliste de Montpellier », explique de son côté @luciole4064, auteur de messages similaires. Ce journaliste, Alexandre Mendel, qui a notamment collaboré à Valeurs actuelles, a en effet tweeté ce message à 23h46 : « cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». A-t-il entendus lui-même ces fameux « cris de joie » ? Peu probable, puisqu’il habite à Montpellier, comme indiqué sur son profil Twitter. Contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations.

En réalité, la « source » de ce « journaliste » est certainement ce tweet formulé de manière identique : « Des amis me téléphonent : cris de joie dans les banlieues du 94 (Vitry, Ivry…) et du 93 ». Il a été posté dès 23h14 par un certain @Sel__fa, qui se définit dans sa description Twitter comme « sioniste pro libéral ». C’est l’un des premiers messages du genre posté ce soir-là. Son auteur n’a, lui non plus, pas répondu à nos demandes de précision.

@_Teobaldo_, lui, a posté ce tweet peu après minuit : « Je peux vous jurer que là où j’habite dans le 93, dans la cité et alentours, y a aucune scène de liesse, aucun cri de joie ». Derrière ce compte, il y a Thibaud, 29 ans, qui habite Le Pré Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis. Dans son quartier bigarré, « les immeubles sont moches, les ascenseurs ne marchent pas et ça vend du shit en bas des tours », explique-t-il à Marianne. « Mais au moment des attaques, il n’y avait pas un chat dehors, c’était un vendredi soir comme les autres. »

C’est un exemple parmi d’autres durant un week-end d’intox. D’autres internautes ont ainsi relayé une photo montrant des habitants de Gaza se réjouir, avec ce commentaire : « Liesse de joie à Gaza au cris de Allah akbar mort à la France ». Il s’agit en réalité d’un cliché pris par l’agence Reuters en 2012, comme l’a relevé Le Monde. Des Gazaouis y célèbrent la signature d’un cessez-le-feu entre le Hamas et Israël.

Marianne

Attentats: Des identitaires venus perturber des rassemblements de recueillement expulsés

Plusieurs rassemblements en hommage aux victimes des attentats à Paris ont été perturbés ce samedi par des manifestants d’extrême droite. A Lille, une quinzaine de militants a perturbé le défilé de 500 personnes, aux alentours de 15 heures, dans le centre de la ville.

Les identitaires, portant des drapeaux tricolores et identifiés par la LDH comme appartenant au FN, ont scandé : « Expulsons les islamistes », allumant des fumigènes et faisant éclater des pétards.

Plusieurs dizaines de manifestants les ont alors repoussés, aux cris de « Dehors les fachos », obligeant les CRS à s’interposer en formant un cordon de sécurité entre les deux groupes.

De la même manière, à Metz, une dizaine de militants identitaires ont perturbé le recueillement d’un demi-millier de personnes devant le monument aux morts. « On a pas peur », lisait-on sur une pancarte et « Vous allez vous aimer les uns les autres bordel de merde », sur une feuille déposée sur les lieux, imprimée en blanc sur fond noir.

Selon une journaliste de l’AFP présente sur place, la police a embarqué les identitaires sous les applaudissements de la foule.

A Lyon, le préfet a interdit le rassemblement du Bloc identitaire. Une vingtaine d’individus, malgré tout présente, a été dispersée par la police.

20 Minutes

Attentat contre la caserne Battesti : Antoine Pes incarcéré à Paris

©PHOTOPQR/NICE MATIN/fournil ; AJACCIO LE 7/12/2013 -  visite du ministre de l interieure manuel valls a la caserne battesti visee par un tirs de roquette  le ministre de linterieure a rencontre les familles des gendarmes (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree387992.jpg) [Photo via MaxPPP]

AJACCIO LE 7/12/2013 – visite du ministre de l interieure manuel valls a la caserne battesti visee par un tirs de roquette 

Le militant nationaliste de 50 ans, arrêté il y a une semaine à Bastelicaccia et recherché depuis plus d’un an et demi, a été mis en examen dans le cadre de l’enquête relative à l’attaque au lance-roquettes d’une caserne de gendarmerie ajaccienne en décembre 2013. Transféré mercredi matin à Paris, Antoine Pes a été présenté dans la foulée au juge antiterroriste en charge du dossier qui a décidé vendredi de sa mise en examen.

La liste des chefs visés par la procédure est un « véritable inventaire à la Prévert« , souligne un proche de l’enquête. Parmi lesquels on retrouve principalement ceux « d’association de malfaiteurs en vue de commettre un acte terroriste », « destruction de bien par un moyen dangereux par les personnes », « détention illégale d’arme ».

A l’issue de son interrogatoire de première comparution et de sa mise en examen, Antoine Pes a été placé en détention provisoire à la maison d’arrêt d’Osny, dans le Val d’Oise.

Paulo Neves, un entrepreneur d’origine portugaise installé à Bastelicaccia a pour sa part été mis en examen pour « association de malfaiteurs » et placé sous contrôle judiciaire. Il lui est reproché de s’être occupé de la « logistique de la cavale » et d’avoir logé Antoine Pes, « suspect activement recherché dans le cadre de l’enquête », dixit une source proche de cette dernière. Nathalie Piro a elle aussi été mise en examen du même chef et également placée sous contrôle judiciaire. « Elle conduisait la voiture dans laquelle se trouvait Antoine Pes lorsqu’il a été arrêté », précise la même source.

Un autre homme, Alexandre Vincinati, placé en garde à vue à Ajaccio et transféré à Paris a vu sa garde à vue interrompue pour raisons de santé. Il aurait « fait le lien entre Antoine Pes et Paulo Neves », estime l’accusation et devrait être entendu ultérieurement.

Corse matin

Marshall attaque à la bombe Wal-Mart car il ne vendait plus de drapeau confédéré

drapeau-confédéréUn homme a été accusé d’avoir attaqué Wal-Mart avec une bombe, parce qu’il a cessé de vendre le drapeau confédéré. L’explosif a provoqué une forte détonation, mais n’a pas fait de dégâts.

Marshall E. Leonard de Tupelo, un habitant du Mississippi, une ville de 34 500a été emprisonné et sera jugé pour avoir déclencher une explosion.

Wal-Mart fait partie des détaillants qui ont cessé la vente de produits portant le drapeau confédéré, après le meurtre de neuf fidèles noirs dans une église de Charleston le 17 juin dernier.

Huffington Post

“Rassurez-vous, ce n’est qu’un militant d’extrême droite !”

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Le 17 octobre, Henriette Reker, la candidate chrétienne-démocrate à la mairie de Cologne, a été grièvement blessée au couteau par Franck.S qui la jugeait coupable de trop de compassion à l’égard des réfugiés.

Le 22 octobre, à Trollhättan, au sud de la Suède, Anton Pettersson, un jeune « de souche » déguisé en un personnage maléfique de Star Wars a attaqué des élèves et des professeurs à coups de sabre, choisissant ses cibles selon leur origine ethnique.

Ces actes criminels auraient pu déclencher une réflexion intense: sur les « loups solitaires » d’extrême droite; sur la théâtralisation, à la manière de l’Etat islamique, de la violence raciste; sur l’ensauvagement croissant d’un monde au bord de la crise de nerfs.

Mais il n’en a rien été. En dehors de la Suède et de l’Allemagne, ces actes de terrorisme sont sortis très rapidement de l’actualité, comme s’il s’agissait de faits divers aussi tragiquement banals qu’une tuerie sur un campus américain.

Ces attaques à l’arme blanche auraient-elles eu le même traitement médiatique si elles avaient été commises par des combattants de l’Etat islamique, des barbus tout de noir vêtus et armés d’un cimeterre ?

Probablement pas. La grande presse n’aurait pu se permettre cette attention furtive. Et des dizaines de milliers de commentateurs, intellectuels néo-réactionnaires ou Internautes de combat, auraient empêché que le sujet ne se retrouve aussi vite dans la poubelle des nouvelles chiffonnées.

Deux poids deux mesures devant des actes barbares ? Sans doute. L’Europe sous-estime à ses risques et périls l’agitation qui règne dans les bas-fonds de son extrême droite.

A force de ne s’intéresser qu’aux partis nationaux-populistes « dédiabolisés » qui les défient sur les plateaux télévisés et chipent leurs électeurs, les grands partis démocratiques européens semblent détourner le regard de ces groupuscules et de ces individus radicalisés, qui se greffent sur la montée en puissance de l’extrême droite parlementaire.

La porosité des extrêmes

Les résultats électoraux du FPÖ en Autriche, de l’Union démocratique du centre en Suisse, du PiS en Pologne, tout comme l’agitprop des groupes anti-musulmans à la mode de Pegida en Allemagne, donnent une idée du cataclysme qui menace une certaine idée « libérale » et progressiste de l’Europe.

Prétendre que la « respectabilisation de l’extrême droite », comme s’en réclame le Front national, contribue à insérer celle-ci dans le jeu démocratique et à neutraliser les groupuscules les plus violents relève largement de la méthode Coué

De même, parler de loup solitaire est une illusion. En Europe, pratiquement tous les rapports des « services » font état d’un accroissement des groupes extrémistes. L’auteur de l’attaque contre l’école de Trollhätan a sans doute agi seul, mais il n’était pas seul.

Breivik, victimes

Comme Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien coupable d’un attentat meurtrier à Oslo et de l’assassinat de 69 jeunes militants sociaux-démocrates sur l’île d’Utoya le 22 juillet 2011, ces personnages « isolés » évoluent dans des réseaux, des toiles d’araignée, qui n’ont d’informel ou de virtuel que le nom.

Ils font partie d’une meute globale reliée sur Internet où se croisent, s’échangent et se renforcent les mêmes théories raciales, les mêmes visions apocalyptiques, les mêmes fascinations pour la violence extrême.

Cette « Toile brune », comme l’appelle le journaliste norvégien Oyvind Strommen, est aussi dangereuse et aussi (mal) fréquentée que le Deep Web du cyber-djihadisme où les islamistes radicaux partagent leurs informations et leurs hallucinations.

En juillet dernier, à Bruxelles, August Hanning, ancien patron des services secrets allemands et l’un des dirigeants du Counter Extremism Project, a rappelé que la lutte contre la radicalisation devait viser tous les terrorismes. Les radicalismes d’extrême droite et islamiste se nourrissent en effet l’un de l’autre. Ils sont des frères jumeaux.

Le Soir

Attaque de la caserne de Flawinne, l’auteur se nomme Minh Le, voulait se venger de l’armée et visait peut être des réfugies

Flawinne Minh Le Van namur attaque terrorisme caserne belgique

Vive émotion, lundi matin, à Flawinne, la localité proche de Namur qui abrite la caserne d’un bataillon de para-commandos fort de 500 militaires. Pendant quelques heures, on a pu croire à une tentative d’attentat terroriste contre le bâtiment et ses occupants mais c’est la piste du geste isolé posé peut-être par un déséquilibré que privilégiait le parquet, lundi soir.

Minh Le, âgé de 32 ans, était connu pour un seul fait par la justice, datant de 2005. À l’époque, le jeune passait des examens, et avait échoué à l’un d’eux. Le prof l’avait alors découragé de passer le reste de sa session. Minh Le l’avait très mal vécu : il était revenu à l’école, armé d’un couteau papillon pour en découdre avec son enseignant, mais avait pu être stoppé à temps.

Il est 9h02 quand un homme âgé de 32 ans, habillé en militaire, le visage partiellement dissimulé par une cagoule, se présente devant les portes de la caserne, au volant d’une voiture de couleur sombre, immatriculée à son nom.

Selon le procureur du Roi de Namur, Vincent Macq, il fait un signe au gardien qui ne le laisse pas entrer. L’automobiliste force alors l’entrée des lieux avec sa voiture.

Douze coups de feu sont tirés dans sa direction par les militaires. Personne ne sera blessé. L’homme, dont on apprendra plus tard qu’il avait été candidat para-commando en 2010, tourne quelques secondes dans la cour de la caserne avant de prendre la fuite en endommageant la clôture.

« Sa voiture a terminé sa course dans un champ labouré » , a indiqué le procureur. Un champ situé au bord de la caserne et à proximité du terrain de football de Flawinne.

Selon certaines sources, il aurait pu se tromper de cible, pensant viser la caserne de Belgrade, où sont actuellement accueillis environ 400 demandeurs d’asile syriens et irakiens pour la plupart.

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