L’élu FN Philippe Vardon condamné à 6 mois de prison pour des violences

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Philippe Vardon, conseiller régional Front national en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a été condamné à six mois de prison ferme pour une rixe par le tribunal correctionnel de Draguignan, rapporte ce lundi Nice Matin. Les trois autres protagonistes de cette bagarre ont aussi été condamnés.

Les faits remontent à la soirée du 30 mars 2014, soit le jour du deuxième tour des municipales. L’ancien leader identitaire niçois s’était battu avec trois jeunes à Fréjus, où le frontiste  David Rachline venait d’être élu.

Philippe Vardon a prévenu qu’il allait faire appel. Selon lui, il a été pris à partie alors qu’il se trouvait dans sa voiture avec sa femme. A l’inverse, les trois jeunes accusent l’élu d’insultes racistes. Malgré la vidéosurveillance et des témoignages, l’origine de ces violences n’a pas pu être établie.

Le Parisien

Il y’a 60 ans, l’Europe et l’Amérique accueillaient les migrants Hongrois fuyant la répression

En 1956, près de 200 000 Hongrois fuient la répression. Les pays occidentaux se coordonnent pour accueillir cet afflux soudain de migrants. La dureté de la Hongrie de Victor Orban à l’égard des migrants contraste avec cet épisode de l’histoire, et choque certains Hongrois de Suisse.

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Au fil des semaines, les nouvelles de son pays plongent Aniko dans l’inquiétude. Il y a eu les images de centaines de migrants, refoulés aux portes de la Hongrie. Les barbelés dressés le long de la frontière avec la Serbie et la Croatie, les policiers antiémeutes mobilisés en force. Et les invectives de Viktor Orban, premier ministre conservateur, contre des migrants dépeints en envahisseurs.

Mais ce sont surtout les réactions de sa propre famille qui heurtent cette Suissesse d’origine hongroise. Celle de ce cousin, qui affirme avoir sorti son arme, «au cas où», comme pour se préparer à une attaque. Ou son père, pour qui les migrants sont «le plus grand danger qui menace l’Europe aujourd’hui». «Ont-ils donc perdu la mémoire?», s’interroge Aniko, dans son salon d’un quartier de l’ouest lausannois.

Le rêve suisse

Elle pense aux 200 000 réfugiés hongrois qui, en 1956, quittaient le pays pour l’Europe, les États-Unis ou le Canada, fuyant le régime soviétique pour rejoindre le «monde libre». Ils étaient quelque 12 000 à se rendre en Suisse. Aniko n’a pas connu cet épisode de l’histoire. Elle est arrivée bien plus tard, dans les années 1990, avec sa mère qui rejoignait son mari à Bienne. Mais elle ne comprend pas que cette génération de Hongrois puisse se montrer si hostile aux migrants aujourd’hui.

«Les Hongrois de 1956 ont été extrêmement bien accueillis. Moi-même, qui n’étais pas réfugiée politique, 40 ans plus tard, j’ai pu aller à l’université, m’installer et fonder une famille ici. Il y a un American dream, il y a un Swiss dream aussi».

L’exode des Hongrois de 1956 ressemble bel et bien à une épopée à l’issue miraculeuse, à en croire les témoignages de ceux qui l’ont vécue. «Nous sommes partis dans l’urgence, avec rien d’autre que les vêtements que nous portions. Nous avons été accueillis à bras ouverts. Tout le monde était logé. On a pu continuer nos études ou trouver du travail», se souvient Henri, 82 ans, arrivé à Genève cet hiver où les troupes soviétiques écrasaient l’insurrection de Budapest dans le sang, provoquant la mort de 2500 personnes.

 

Le Temps

Charlène plante un couteau dans le crâne d’une amie, et écope d’un an de prison ferme

Une femme de 23 ans a été condamnée à trois ans de prison, dont un an ferme après une agression commise le 24 septembre à La Seyne lors d’une soirée entre filles qui a dégénéré.

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«Je me suis pris une droite et j’ai envoyé une gauche». Mais cette jeune femme a surtout planté, avec une violence inouïe, la lame d’un couteau dans le crâne de l’amie qui l’avait reçue dans la soirée du 24 septembre à son domicile à La Seyne. Charlène R., une frêle fille de 23 ans a été jugée en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel de Toulon pour des faits de violences aggravées.

Reconnue coupable, elle a été condamnée à trois ans de prison, dont deux ans assortis d’un sursis avec mise à l’épreuve. Comme le lui ont fait remarquer le président et le représentant du parquet, elle est passée très près de la cour d’assises.

Quant à la lame du couteau, elle est passée, elle, à quelques centimètres seulement, peut-on voir sur les photographies et les radiographies du dossier, de parties vitales. L’on voit clairement sur les images la lame plongée dans le crâne.

Malgré la vision effrayante et le choc, la victime s’en est sortie avec trois jours d’ITT et un traumatisme psychologique suite à l’agression qu’elle a subie.

Nice Matin

9 mois de prison requis contre un militant d’extrême droite pour ses propos haineux sur Facebook

Mercredi matin, un homme de 47 ans a comparu devant le tribunal de Luxembourg pour incitation à la haine.

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En mars et en mai dernier, il avait notamment écrit sur son profil Facebook qu’il « haïssait ces racailles d’étrangers et de demandeurs d’asile » (citation) et que tous les asiles pour réfugiés étaient un crime vis-à-vis de nos sans-abri.

En outre, l’accusé avait publié en février sur un autre profil Facebook, des photos qui illustraient sa sympathie pour le troisième Reich. L’une d’elle montrait une façade sur laquelle il était écrit “Es lebe der Führer ! Es lebe Deutschland !”. Il est reproché au prévenu d’avoir ainsi minimisé les crimes contre l’humanité du régime nazi.

L’expression « racailles d’étrangers et de demandeurs d’asile » montrait les opinions qu’il avait, en plus du fait qu’il faisait l’apologie du régime nazi. Ses profils Facebook étaient toujours accessibles.

Pour la représentante du Parquet, ce que l’homme avait écrit, était l’expression d’une haine profonde des réfugiés. Il savait précisément ce qu’il faisait, tout était public. Elle a finalement requis neuf mois de prison avec un sursis éventuel.

RTL

Hongrie : un ex néo-nazi décide de faire son Alya après avoir découvert qu’il était Juif

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Il fut un leader d’un parti d’extrême droite hongrois et, aujourd’hui, il envisage de déménager en Israël après avoir découvert son héritage juif. Csanad Szegedi, 34 ans, ancien chef du parti Jobbik qui a été précédemment accusé du néo-nazisme, se prépare à faire son Alya quatre ans après avoir quitté le parti nationaliste quand il a découvert ses racines juives quand il a appris que sa grand mère était une survivante de la Shoah.

Szegedi qui était connu pour ses positions extrémistes et ses déclarations antisémites, a aidé à fonder la Garde hongroise, qui portait des uniformes noirs qui rappellent le parti pro-nazi avec des Croix fléchées notoires qui ont régné brièvement en Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale où des centaines de milliers des Juifs ont été envoyés dans les chambres à gaz.

En 2012, il a décrit comment il fut ” choqué ” d’apprendre l’origine de sa grand-mère et son héritage juif, ajoutant : ” Tout d’abord parce que j’ai réalisé que la Shoah est vraiment arrivée “.

Rapidement, Szegedi a rejeté son passé d’extrême droite et a embrassé le judaïsme, y compris en prenant un nom hébreu Dovid, il a régulièrement assisté aux prières à la synagogue, mangé de la nourriture casher et a fait sa circoncision. Aujourd’hui, il est en train de planifier le déplacement de toute sa famille en Israel.

Alya Express

86% des Français et 56% des sympathisants FN espèrent la victoire d’Hillary Clinton

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Les Français sont 64% à s’intéresser à l’élection présidentielle américaine et 86% à souhaiter la victoire de la démocrate Hillary Clinton, selon un sondage Odoxa publié dans Le Parisien ce dimanche 2. 86% des Français espèrent que l’ex-première dame américaine emportera la présidentielle, ils ne sont que 11% à souhaiter la victoire du républicain Donald Trump, pour 3% de sans opinion.

Hillary Clinton est en tête quel que soit l’appartenance politique des sondés. Dans les partis parlementaires, ils ne sont que 4% à gauche et 11% à droite à soutenir le candidat républicain.

Marine Le Pen a annoncé qu’elle votera Trump si elle était américaine, son électorat ne la suit pas puisque 56% des sympathisants du FN sont favorables à Clinton et 39% à Trump.

Les Français jugent Hillary Clinton expérimentée et proche des élites (81%), compétente 80% et lui trouvent la stature d’une présidente à 75%. Ils estiment que Donald Trump est agressif (82%), raciste (80%) et dangereux (78%).

94% des Français pensent enfin que Barack Obama est un bon président, contre 8% qui croient qu’il est mauvais. Un résultat inchangé depuis un sondage sur le même sujet il y a trois ans.

France Soir

Un manuel anti-avortement distribué dans des lycées privés catholiques

Le « Manuel bioéthique » édité par la Fondation Lejeune est distribué en toute discrétion depuis 2006 dans des lycées privés catholiques sous contrat.

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« Un enfant » issu d’un viol « ne mérite pas la peine de mort », « certains avortements démembreraient les bébés », « le stérilet est une méthode d’avortement ». Ces allégations mensongères, provocantes ou encore excessives sont tirées d’un « Manuel bioéthique », distribué en toute impunité depuis 2006 dans des lycées privés catholiques sous contrat par la Fondation Lejeune. Cette fondation, dont la communication était assurée par Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous, a été reconnue d’utilité publique en 1996. Elle milite activement contre l’avortement.

Le « manuel » controversé ne faisait pas de vagues jusqu’à ce que deux lycéennes de l’académie de Montpellier tombent dessus par hasard dans le bureau de la vie scolaire de leur école et en fassent part à un dessinateur en vogue sur les réseaux sociaux, Nawak. En partageant l’information, ce dernier a provoqué une cascade de partages et de commentaires indignés. Selon lui, « on est clairement dans un cas d’information mensongère. C’est intolérable qu’un lycée mette à disposition ces brochures. »

« Une de ses camarades s’est même évanouie »

Une mère d’élèves inscrites « dans un grand lycée privé parisien catholique et sous contrat » a été confrontée à ses brochures. Contactée par Le Point.fr, elle témoigne : « C’est surtout ma deuxième fille qui m’a alertée en 2013. Pendant la lecture du manuel où l’on découvre des témoignages terribles sur l’avortement, une de ses camarades s’est évanouie. »

Selon cette mère, le manuel était distribué aux élèves puis repris à la fin du cours pendant les séances de « formation humaine et religieuse qui propose différentes thématiques sociétales aux enfants ». Obligatoires au lycée privé, elles remplacent le catéchisme enseigné au collège, toujours selon ses propos. Selon l’Éducation nationale, « le directeur est pleinement responsable dans le cadre des activités qui n’entrent pas dans le cadre du contrat : la catéchèse… »

 

Le Point

États-Unis : Donald Trump n’aurait pas payé d’impôts pendant 18 ans

D’après le « New York Times », le candidat républicain aurait déclaré 916 millions de dollars de pertes en 1995 qu’il aurait ensuite déduit de ses revenus.

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Le mystère de la déclaration fiscale de Donald Trump a été partiellement éclairci samedi par de nouvelles révélations sur sa façon d’échapper à l’impôt, des révélations qui concluent une semaine désastreuse pour le candidat républicain à la Maison-Blanche.

Le New York Times a publié trois pages reçues anonymement, montrant partiellement la déclaration de revenus du promoteur immobilier en 1995 à New York, dans le New Jersey et dans le Connecticut. On n’y découvre pas le montant des impôts fédéraux payés cette année-là par Donald Trump, mais on y découvre qu’il déclara 916 millions de dollars de pertes, un montant qu’il pourrait avoir légalement déduit de ses revenus imposables pendant 18 ans.

L’article a fait l’effet d’une bombe dans la campagne électorale, à près de cinq semaines du scrutin, alors que Donald Trump refuse avec obstination de publier ses déclarations de revenus, une tradition de transparence pourtant respectée par tous les récents candidats à la Maison-Blanche. Donald Trump n’a pas dénoncé l’authenticité des documents.

« La seule information est que ce document fiscal vieux de 20 ans a été obtenu illégalement, nouvelle preuve que le New York Times, tout comme les médias de l’establishment, est une extension de la campagne Clinton, du Parti démocrate et de leurs groupes d’intérêts mondiaux », a déclaré son équipe dans un communiqué. « Je connais nos lois fiscales mieux que n’importe quel autre candidat à la présidence, et je suis le seul capable de les améliorer », a écrit sur Twitter Donald Trump.

Le Point

Macron s’attaque à la «laïcité revancharde» comme «arme» contre «la religion musulmane»

Dans un entretien à Marianne, l’ancien ministre de l’Economie s’est notamment prononcé contre l’interdiction du voile à l’université. Il s’émeut, toutefois, des écoles confessionnelles qui enseignent « la haine de la République ».

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Gilles, l’auto-stoppeur s’attaquait aux poitrines des conductrices en les menaçant avec un couteau

Un homme de 46 ans ciblait les femmes dans les magasins avant de les agresser sexuellement. Obnubilé par leurs poitrines, il proposait de leur offrir un soutien-gorge pour les dédommager. Il a été condamné, jeudi, par le tribunal correctionnel de Rennes.

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Le 4 août 2015, sur le parking d’un magasin, à Saint-Grégoire, une jeune femme est abordée par un homme qui lui demande de le prendre en stop. Réticente, elle finit tout de même par accepter de l’emmener.

Sur le trajet, la conversation dérive vers la taille de la poitrine de la conductrice… Puis, sortant un couteau, l’homme lui demande s’il peut toucher cette poitrine. S’arrêtant d’urgence sur la rocade, la jeune femme fait preuve de sang-froid et fait sortir l’homme de son véhicule.

Un soutien-gorge en guise de dédommagement

Le gobelet que l’homme avait oublié dans la voiture a permis aux enquêteurs de l’identifier, mais trop tard pour qu’il ne recommence pas.

En effet, trois jours plus tard, à Rennes, il s’attaque, selon le même mode opératoire, à une autre jeune femme. Cette fois-ci, il parvient à ses fins en l’agressant sexuellement alors qu’elle conduisait.

Pour dédommager les victimes après ce qu’il leur faisait subir, « l’auto-stoppeur » proposait de leur offrir un soutien-gorge.

Pulsion et stratagème

Âgé de 46 ans, Gilles Renard a été jugé, jeudi, par le tribunal correctionnel de Rennes pour ces faits.

« J’étais obnubilé par la jeune femme jusqu’à vouloir la toucher. C’est une pulsion. J’ai trouvé un stratagème pour avoir un contact, reconnaît-il à l’audience, J’ai beaucoup de mal à m’exprimer avec les femmes, alors j’utilise la violence. »

« Prédateur sexuel »

Décrit comme un « prédateur sexuel » par l’expert psychiatre, l’homme serait d’une « incontestable dangerosité en l’absence de traitement pour soigner ses pulsions sexuelles ».

Depuis son adolescence, il enchaîne les agressions sexuelles, ce qui lui a déjà valu de comparaître devant le tribunal correctionnel mais aussi devant le tribunal pour enfant.

Prison ferme

Une peine de deux ans d’emprisonnement ferme et un suivi sociojudiciaire avec injonction de soins pendant dix ans sont requis à son encontre.

Une peine que le tribunal augmente à trois ans de prison ferme, avec ce même suivi sociojudiciaire, en raison de la gravité des faits.

Ouest France

Israel va construire encore 98 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée

En plus des logements prévus près de la colonie de Shilo, le projet d’une nouvelle zone industrielle israélienne dans l’ouest de Ramallah a été approuvé.

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Les autorités israéliennes ont donné leur feu vert à la construction de 98 logements dans une colonie de Cisjordanie occupée ainsi qu’à celle d’une zone industrielle israélienne près de Ramallah, a annoncé, samedi 1er octobre, l’ONG anti-colonisation La Paix Maintenant.

« Au moment où les dirigeants du monde se réunissaient pour commémorer la mémoire de Shimon Peres et la voie qu’il préconisait pour la paix, le gouvernement israélien crée un nouvel obstacle pour une solution à deux Etats », israélien et palestinien coexistant en paix, a souligné une porte-parole de l’ONG israélienne.

Les deux projets ont été approuvés mercredi par la haute commission de la planification de l’administration militaire israélienne après avoir obtenu au préalable le feu vert du ministre de la Défense, l’ultra-nationaliste Avigdor Lieberman, a précisé à l’AFP la porte-parole Hagit Ofran.

Les nouveaux logements doivent être construits près de la colonie de Shilo, au nord de Ramallah. « Il s’agit sans doute d’une compensation accordée par le gouvernement aux colons résidents dans la colonie sauvage d’Amona », a-t-elle ajouté.

La Cour suprême israélienne a récemment décidé qu’Amona, où vivent une quarantaine familles israéliennes sur une terre privée palestinienne, devait être détruite avant le 25 décembre. Les colonies sauvages sont des implantations illégales, non seulement aux yeux de la communauté internationale, mais aussi de la loi israélienne.

La colonisation, un obstacle au règlement du conflit

Par ailleurs, une nouvelle zone industrielle israélienne va être créée à l’ouest de Ramallah, près du territoire israélien. « Cette zone peut être considérée comme une nouvelle sorte de colonie car le gouvernement israélien va encourager les investisseurs à y construire des usines potentiellement attractives en raison de la proximité du site à la fois de Jérusalem et de Tel-Aviv », ajoute La Paix Maintenant.

Pour la communauté internationale, la présence de près de 600 000 colons israéliens dans les Territoires palestiniens occupés est l’un des principaux obstacles au règlement du conflit israélo-palestinien, vieux de près de 70 ans.

Vendredi encore, à l’occasion des obsèques de M. Peres, les dirigeants du monde, dont le président américain Barack Obama, ont lancé un nouvel appel à relancer le processus de paix moribond depuis des années.
Le Monde

Quand le Languedoc était terre sarrasine

Après s’être emparées du royaume espagnol des Wisigoths, les armées arabo-berbères conquièrent l’actuel Languedoc-Roussillon au VIIIe siècle. La région devient pendant des décennies la base arrière de nombreux raids vers Toulouse, Lyon voire, plus au nord, vers le plateau de Langres, ou encore vers Cannes. Sur l’île Saint-Honorat-de Lérins, on a retrouvé des traces d’une occupation dans un des premiers sites monacaux de la chrétienté.

Deuxième épisode d’une série de cinq vidéos consacrées aux traces laissées en France par les civilisations arabo-musulmanes, série proposée par Universcience.tv et extraite du webdoc « Nos ancêtres Sarrasins » visible en intégralité ici.

Le Monde

Corse : deux nationalistes auteurs d’attentats terroristes, remis en liberté

Deux nationalistes corses mis en examen pour des attentats commis en 2012 et en détention provisoire à Nanterre (Hauts-de-Seine) et Meaux (Seine-et-Marne) depuis près de 3 ans ont été remis en liberté ce vendredi soir, a-t-on appris auprès de leur entourage. 

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Membre de l’exécutif du parti indépendantiste Corsica Libera, Pierre Paoli, âgé d’une cinquantaine d’années, était détenu à Nanterre (Hauts-de-Seine). Il a été placé sous contrôle judiciaire et assigné à résidence à Nice, a indiqué le porte-parole de l’association de défense des prisonniers Sulidarità, Jean-Marie Poli.

Pierre Paoli avait été mis en examen en février 2015 pour «direction ou participation» à une série de 24 attentats commis en décembre 2012 en Corse-du-Sud, notamment contre des résidences secondaires appartenant à des continentaux. Ces actions destinées à dénoncer la spéculation foncière et immobilière et le bétonnage du littoral avaient été revendiquées par le Front de libération nationale de la Corse (FLNC).

Le président indépendantiste de l’assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni a annoncé la libération de Pierre Paoli et celle d’un autre militant de Corsica Libera, Marc Ganu, devant les élus corses réunis en session à Ajaccio. L’assemblée, dont la majorité est nationaliste depuis 2015, a applaudi ces mesures. Elles sont intervenues une semaine après une grande manifestation à Ajaccio pour l’amnistie des prisonniers «politiques», un qualificatif rejeté par les autorités françaises.

Marc Ganu, 48 ans, en détention provisoire à Meaux (Seine-et-Marne) depuis près de trois ans également, a aussi été remis en liberté vendredi soir. Il sera assigné à résidence chez lui, à Propriano (Corse-du-Sud). Comme pour Pierre Paoli, c’est le parquet qui avait obtenu en appel son renvoi en prison, en août dernier, alors que le juge d’instruction avait accepté leurs remises en liberté.

Le Parisien

Un élu FN crache et profère des insultes racistes à l’égard d’un conseiller municipal d’origine maghrébine

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« Jamais vu ça ». « Il a fallu séparer tout le monde ». « Invectives féroces ». « Il lui a craché dessus ! ». C’était soir de conseil municipal jeudi à Villeneuve-Saint-Georges, et si la météo y affiche très souvent « houleux », cette fois-ci, c’était plutôt « avis de tempête ». La mairie et un élu de la majorité ont porté plainte pour « injure raciste et agression physique » à l’encontre de Jean-Paul Espinar, conseiller municipal Front national, accusé d’avoir craché sur un conseiller de la majorité.

« C’est incroyable. On a vu la tension monter au fur et à mesure… », confie un observateur, présent dans l’assemblée. Il est passé 21 heures, les esprits s’échauffent, et s’achoppent. La mairie (Front de gauche) propose la cession de terrains communaux à une association culturelle turque déjà bien implantée localement. A droite on accuse la municipalité de « favoriser une communauté plutôt qu’une autre ». « Et les Français ? ? ? », renchérit-on au FN. « On continuera à se battre pour que tout le monde ait sa place dans cette ville », rétorque la majorité.

Le ton, monté bien haut, ne redescendra pas. Encore moins alors qu’est présenté le voeu du groupe Front de gauche défendant « le peuple kurde » contre l’actuel gouvernement turc, en toute fin de conseil. « Le gars du FN a dépassé les bornes, il a commencé à tenir des propos sur les étrangers… », raconte un membre de l’assistance. La séance est levée.

Espinar se dirige vers la sortie, passe devant les responsables de l’association turque évoquée plus tôt. « Vous, vous êtes français ? », leur lance-t-il. A trois mètres de là, Omar Chériguène, conseiller municipal (FG) l’interpelle alors, lui opposant qu’il n’a « pas le droit de leur parler comme ça ». Les deux hommes se rapprochent. « Et toi, t’es Français ? », lance alors, bravache, le frontiste, avant, selon plusieurs témoins proches de la scène, de lui cracher dessus.

« J’ai dû les séparer », raconte Philippe Gaudin (DVD), qui n’a, s’il n’a pas vu le crachat, affirme par contre avoir aperçu un coup porté par l’élu de la majorité sur le frontiste. Ce que dément Chériguène.

« J’ai entendu tire toi de là, on t’as assez vu », raconte quant à lui Jean-Paul Espinar, qui se rapproche alors d’Omar Chériguène. Il assure de son côté n’avoir « pas craché » sur son homologue et au contraire « reçu un coup sur la tête ». « Moi je suis chrétien, je crache pas », se défend encore le conseiller FN. « On l’a tous vu. », maintient pourtant une adjointe.

Omar Chériguène, ainsi que la mairie, ont déposé leur plainte ce vendredi après-midi. Jean-Paul Espinar affirme qu’il fera de même dès lundi.

Le Parisien