Un homme arrêté pour avoir tenté d’avoir une relation sexuelle avec une camionnette dans l’#Ohio via @WDTN pic.twitter.com/RDmTd5MwLu
— LesNews (@LesNews) 18 août 2016
Un homme arrêté pour avoir tenté d’avoir une relation sexuelle avec une camionnette dans l’#Ohio via @WDTN pic.twitter.com/RDmTd5MwLu
— LesNews (@LesNews) 18 août 2016
Il y a 12 ans, le 15 mars 2004 était votée la loi sur les signes ostentatoires à l’école, qui bannit le foulard des établissements scolaires secondaires et, par la même occasion, les jeunes filles qui le portent. Un dévoilement à la française promulgué par la loi faisant écho aux rituels coloniaux imposés aux « femmes indigènes ». Zhor Firar, militante associative et femme engagée, analyse ce « dévoilement à la française » du temps des colonies.

Pour maîtriser cet Orient, un des moyens utilisés fut le contrôle des corps des femmes indigènes. En témoignent des écrits de l’époque comme l’ouvrage de E.F Gaultier, professeur à l’université d’Alger (1931), intitulé Mœurs et coutumes des musulmans. Il écrivait : « Nous sommes pleins de pitié pour les femmes musulmanes cloîtrées et tyrannisées, leur émancipation nous paraît un devoir d’humanité, une loi du progrès. [5] »

« Portraits de femmes algériennes dévoilées sous la contrainte prises par le photographe Marc Garanger en 1960.
Avec ces photographies, Marc Garanger apporte un témoignage saisissant concernant ces dévoilements forcés. Comme le relate Frantz Fanon, « Chaque nouvelle femme algérienne dévoilée annonce à l’occupant une société algérienne aux systèmes de défense en voie de dislocation, ouverte et défoncée. [14] » La domination se justifie par ses exactions coloniales, et entend maîtriser cet Orient sauvage par tous les moyens. Malek Halloula dans son livre, Le Harem colonial [15] apporte lui aussi des témoignages frappants par le biais de centaines de cartes postales datant, pour les premières, des années 1900. On y voit les femmes indigènes progressivement dénudées et mises à disposition du colon.

Malek Halloula dénonce l’imagerie coloniale et cette érotisation du corps de l’indigène destiné aux militaires et aux touristes. La femme indigène s’est retrouvée progressivement « folklorisée », « érotisée », « docilisée » et déshumanisée par le biais de tout un « patrimoine » iconographique.
Par ces dévoilements, le colonialisme a pratiqué une politique d’humiliation afin de montrer sa suprématie face à l’Orient désigné comme barbare. La violence subie par les femmes indigènes est un marqueur révélateur de la structure même du système colonial et de ses mécanismes idéologiques et politiques.
L’oppression coloniale était tolérée, sous couvert de projet civilisationnel et moderniste, armée d’une agressivité militaire, culturelle et raciste dont les corps des colonisés portent encore les blessures.
Mercredi soir, lors de la rencontre entre les Écossais du Celtic Glasgow et les Israéliens de l’ Hapoel Beer-Sheva, (5-2 score final en Ligue des champions), les membres de la Green brigade, un groupe ultra, ont brandi des dizaines de drapeaux palestiniens dans les tribunes.
L’initiative, lancée par le groupe des Celtic fans for Palestine, invitait les supporters des hommes de Brendan Rogers à militer pour « les droits démocratiques et pour afficher leur opposition à l’apartheid israélien, au colonialisme et aux innombrables massacres subis par le peuple palestinien. »
Une initiative qui devrait avoir deux conséquences. Premièrement, une sanction de la part de l’UEFA qui précise, dans l’article 14 de son règlement que « La propagande idéologique, politique et religieuse sous toutes ses formes est interdite ». Deuxièmement, les Écossais s’assurent une très grosse ambiance, la semaine prochaine, pour le match retour en Israël.
Les supporters du Celtic rendant hommage à la Palestine, durant la rencontre face à l’Hapoël Beer-Sheva (Israël) pic.twitter.com/zGVkup9HCu
— Actu Foot (@ActuFoot_) 18 août 2016
Burkini : 30 % de la clientèle «sont des femmes juives, mormones, chrétiennes et hindoue » https://t.co/dqPEkTXWkN pic.twitter.com/hI6N8aRAyh
— Fdebranche (@F_Debranche) 19 août 2016
Interrogée par Europe 1, la créatrice du burkini annonce que, ces dernières semaines, le vêtement contesté s’écoule très bien en France.

Certaines municipalités ont décidé d’interdire ce vêtement sur leurs plages, suscitant un débat vif au sein de la classe politique. Mais loin d’affaiblir le burkini, ces polémiques lui profitent. Interrogée par Europe 1, la créatrice annonce que les ventes explosent !
« On a eu une augmentation des ventes en France depuis plusieurs semaines, entre 35 à 40 %, se réjouit Aheda Zanetti, une Australienne d’origine libanaise. Ces femmes vont continuer à acheter le burkini et peu importe qu’elles aillent nager en France, en Espagne, en Suisse ou ailleurs… Personne ne pourra les arrêter de faire ce qu’elles veulent.
» Zanetti défend bec et ongles sa création, qui fête son douzième anniversaire. « Ces femmes, quelle que soit d’ailleurs leur religion, peuvent continuer à être actives et aller sur la plage. Je ne comprends pas, c’est juste un maillot de bain ! Cela ne fait de mal personne ! Le burkini ne discrimine personne« , affirme-t-elle.
Elle ne comprend d’ailleurs pas qu’on puisse arrêter ou verbaliser des femmes pour ce motif. Pour elle, cette politique aurait un effet contraire : « Ces femmes vont aller passer leurs vacances ailleurs qu’en France, en Espagne… ou alors en Australie, nous, nous accueillons tout le monde ici ! »
Aheda Zanetti raconte à nos confrères d’Europe 1 que si ce produit a été à l’origine créé pour les femmes musulmanes, 30 % de sa clientèle ne serait pas issue de cette communauté. « Cela peut-être des femmes juives, des mormones, des chrétiennes, des hindoues… ou même des femmes qui veulent protéger leur corps du soleil« , commente-t-elle, vantant un vêtement qui permet aux femmes de ne pas être privées d’activité physique.
Petit courrier courageux d’un assassin de la langue de Molière! Les lâches agissent masqués #BurkiniGate pic.twitter.com/GqgoDyhDfy
— Feiza Ben Mohamed (@FeizaK) 18 août 2016
Une étude sur « l’islamophobie sur Twitter » montre l’ampleur du fléau dans le monde. En moyenne 7.000 Tweets islamophobes écrits par jour, selon une étude de Demos.

Une étude réalisée en Angleterre a montré qu’il y a eu en moyenne 7.000 partages islamophobes par jour au mois de juillet en langue anglaise dans le monde sur le réseau social Twitter.
Le centre d’analyse des réseaux sociaux de Demos, un think-thank siégeant à Londres, a ainsi mené une étude sur l’islamophobie en se focalisant depuis mars sur 50 mots-clefs et hashtag en anglais qui peuvent être définis comme islamophobes.
Les résultats de l’étude ont montré que le plus de partages islamophobes sur Twitter a été effectué au mois de juillet à l’échelle mondiale, particulièrement après l’attentat terroriste de Nice.
Ainsi, le mois dernier 215.247 messages islamophobes ont été publiés sur Twitter. Parmi ceux-ci, 21.190 ont été partagés le lendemain de l’attentat de Nice tandis que 10.610 ont été diffusés après la tentative de coup d’Etat en Turquie, le 17 juillet.
Selon l’étude, les partages islamophobes en anglais sont faits depuis les pays européens, mais majoritairement depuis le Royaume-Uni.
Demos a mis l’accent sur la hausse des messages islamophobes aux Pays-Bas, en France et en Allemagne.
Rixe en Corse: SOS Racisme dénonce les «lourdes défaillances» des pouvoirs publics. L’association dénonce une vision «très ethnicisée» de cette affaire…

Les pouvoirs publics ont montré de « lourdes défaillances » dans la gestion de la rixe samedi à Sisco (Haute- Corse) entre des villageois et une famille d’origine maghrébine, qui ont conduit à une vision « très ethnicisée » de cette affaire, a dénoncé mercredi soir SOS Racisme.
Dans un communiqué, le président de SOS Racisme Dominique Sopo « s’interroge sur le rôle des pouvoirs publics qui ont chacun à leur manière montré de lourdes défaillances ». Il met notamment en cause le maire PS de Sisco, qui à la suite des violences, a pris un arrêté interdisant les burkinis sur les plages de sa commune « alors que là n’est pas l’objet de la rixe sur lequel toutes les zones d’ombre devront être levées ».
SOS Racisme fait également part de sa « consternation » vis-à-vis « des partis nationalistes, majoritaires à l’Assemblée de Corse et donc responsables de l’exécutif local » qui ont selon lui appelé à un rassemblement de soutien aux deux villageois de Sisco placés en garde à vue avant d’être remis en liberté.
Les présidents nationalistes du Conseil exécutif territorial, Gilles Simeoni, et de l’Assemblée de Corse, Jean-Guy Talamoni, ont pris part à un rassemblement de plusieurs centaines de personnes mercredi soir à Borgo où étaient entendus les deux villageois, ont constaté des journalistes de l’AFP.
« Il est peu admissible que des partis aujourd’hui en charge de l’exécutif local et donc représentants des pouvoirs publics épousent une logique de défiance vis-à-vis de l’enquête en cours ou, même, laissent penser que certaines personnes n’auraient par nature aucun compte à rendre à la justice et aux forces de l’ordre », juge l’organisation antiraciste.
SOS Racisme dénonce également l’attitude « plus que tendre » des pouvoirs publics lors des « démonstrations de force antimaghrébines qui, dans une logique proche de l’auto-« justice », se sont déroulées dimanche dans le quartier de Lupino de Bastia aux cris notamment de « On est chez nous » ». Au lendemain de la rixe, des manifestants à Bastia avaient menacé de se rendre dans ce quartier populaire et métissé, criant « aux armes, on va monter parce qu’on est chez nous » mais en avaient été empêchés par les gendarmes.
Le meurtre d’un jeune Américain d’origine libanaise à Tulsa vendredi, et celui d’un imam et de son assistant quelques heures plus tard à New York ont un point commun : l’origine étrangère et musulmane ou supposée telle des victimes.

Les enquêtes dans l’un et l’autre cas ne sont pas encore bouclées. Mais ces faits tragiques surviennent coup sur coup, et dans une ambiance délétère, émaillée par des manifestations anti-racistes et des déclarations publiques de plus en plus islamophobes. Faut-il y voir l’expression d’une société en proie à une augmentation du racisme et de l’islamophobie ?
Pour l’historien Francois Durpaire, ces faits mettent en tous cas la lumière sur une réelle poussée de l’islamophobie aux États-Unis aujourd’hui : « Dans une récente enquête d’opinion, plus de 50% des Américains reconnaissaient avoir une image négative de l’islam« , souligne-t-il.
12 actes islamophobes par mois
Les États-Unis seraient-ils à nouveau confrontés à une augmentation de ce genre d’actes haineux ? François Durpaire en est persuadé : « Lors des dernières années l’islamophobie avait tendance à baisser. Or, on constate, au cours des derniers mois, une nouvelle poussée de l’islamophobie« . L’historien se base sur une étude menée par l’université de Californie, qui analyse des chiffres du FBI. Cette étude montre qu’un peu plus de 12 crimes qualifiés d’islamophobes ont lieu tous les mois aux États-Unis. « C’est évidemment considérable.
Une liberté d’expression très américaine
Le pasteur Terry Jones avait, par exemple, suscité la polémique en 2010 en appelant ses concitoyens à brûler le Coran tous les 11 septembre. Il s’est rétracté peu après, mais ce n’est pas parce qu’il aurait été accusé par la justice d’incitation à la haine, ni d’aucun autre délit.
Tout a commencé avec une interview de Jean-Pierre Chevènement accordée au quotidien « Le Parisien« , parue lundi 15 août. L’ancien ministre y annonce qu’il accepterait la présidence de la Fondation pour l’islam de France pour laquelle il est pressenti, ce malgré les critiques.

Cette fondation, qui n’existe pas encore, aurait pour but de favoriser l’intégration de l’islam dans la République française. Mais c’est une autre déclaration qui a retenu l’attention des réseaux sociaux. Interrogé sur sa position sur « le port du voile à l’université, le burkini, les repas halal dans les cantines », Jean-Pierre Chevènement déclare :
« Légalement, les choses me paraissent assez claires et modifier la loi n’est pas une priorité. Le conseil que je donne dans cette période difficile – comme le recteur de la mosquée de Bordeaux – est celui de discrétion. »
Des propos repris par Manuel Valls mercredi 17 août. Le Premier ministre souhaiterait que l’islam « comme les autres religions l’ont fait, accepte la discrétion dans la manifestation des convictions religieuses ».
Des conseils qui n’ont pas été du goût de tout le monde. Certains internautes ont choisi l’option de l’humour en créant les hashtags #MusulmanDiscret, #MuslimDiscret ou encore #MuslimFuté pour démontrer l’absurdité de ces propos. Formulés comme des conseils de vie pratique, ces tweets bien sentis ne manquent pas de dérision comme le prouve cette sélection.
Plusieurs internautes ont ainsi pensé à des façons de camoufler les cinq prières quotidiennes musulmanes et pratiques religieuses islamiques.
– Pourquoi vous absenter 5 fois par jour ?
– Pour manger mes fruits et légumes tranquillement. #MusulmanDiscret— SaloméRainbow (@Salomerainbow) 15 août 2016
« Mais non je prie pas. Je vérifie juste la platitude du tapis ». #MusulmanDiscret
— Marwan Muhammad (@Marwan_FX) 15 août 2016
Ne dites pas que vous ne buvez pas d’alcool dites « je conduis » #MusulmanDiscret
— Picsou (@GreatPicsou) 15 août 2016
Ne dites + »je vais au »haj »ms je participe au rayonnement français en Arabie avc de potentiels marchés à la clé. #MusulmanDiscret#MuslimFute
— Nassira El Moaddem (@NassiraELM) 15 août 2016
Jeffery Wood, 43 ans demain, doit être exécuté mercredi prochain au Texas (États-Unis). Dans le pays, le sort de ce prisonnier émeut plus que d’ordinaire car, en vertu d’une loi très controversée, il va payer de sa vie un homicide auquel il n’a même pas assisté.

Le Texas va-t-il exécuter mercredi un prisonnier pour un crime qu’il n’a pas commis ? Aux États-Unis, le sort de Jeffery Wood, qui aura 43 ans vendredi, émeut.
Les faits remontent au 2 janvier 1996. Alors jeune homme, l’accusé se trouve dans une voiture à Kerrville tandis que son ami, Daniel Reneau, se prépare à dévaliser une station-service. Mais le plan déraille, et Daniel Reneau abat d’une balle l’employé du magasin. Entendant la détonation, Jeffery Wood se rue dans le local et découvre le drame. Sur les ordres de son acolyte, les deux hommes prennent la fuite, mais sont arrêtés le lendemain.
Malheureusement pour Jeffery Woord, une loi texane, connue sous le nom de « law of parties », stipule que peu importe qu’un suspect ait tué ou ait eu l’intention de tuer. En effet, la seule existence d’un projet criminel auquel il était lié et l’éventualité prévisible que ce projet débouche sur un homicide suffit à lui faire encourir la même sanction que celui qui a appuyé sur la gâchette.
Résultat, Reneau et Wood ont écopé de la plus lourde sentence, le premier ayant été exécuté en 2002. « Je n’ai jamais vu qu’on exécute aux États-Unis quelqu’un avec un aussi bas niveau de culpabilité », assure Kate Black, l’avocate du condamné.
« Je pense que ce dossier illustre de façon très forte le problème posé par la law of parties ». Selon l’avocate, Jeffery Wood ignorait même que Daniel Reneau, qu’il ne connaissait que depuis deux mois, portait une arme à feu.
L’équipe de défenseurs du condamné a donc saisi la cour pénale d’appel du Texas et déposé un autre recours en clémence devant la Commission des grâces et libérations conditionnelles de l’État. Avec l’espoir minimum d’obtenir un sursis repoussant l’injection létale.
A l’approche de la date de l’exécution, le comité de soutien du prisonnier, centré autour de sa famille, se mobilise également. Tout comme une cinquantaine de responsables religieux, qui ont adressé une lettre de demande de grâce au gouverneur du Texas, Greg Abbott.
Parmi les 31 États américains qui appliquent la peine de mort, le Texas est loin en tête du nombre des exécutions. Mais même dans cet État, la peine capitale de Jeffery Wood fait figure d’exception.
Le ministre italien de l’Intérieur Angelino Alfano s’est montré plutôt sceptique sur les vertus du « modèle français » après que plusieurs communes de France ont interdit le port du burkini, dans un entretien au Corriere della Sera.

« Il ne me semble pas, hélas que le modèle français ait fonctionné au mieux » a déclaré M. Alfano répondant à une question sur les polémiques en France autour cette tenue couvrant le corps et la tête portée par certaines musulmanes sur les plages.
Le ministre italien juge par ailleurs inapproriée, voire dangereuse, toute mesure d’interdiction du port du burkini. Les autorités d’un pays ont « la responsabilité de garantir la sécurité » sans toutefois tomber dans « une provocation potentielle qui puisse attirer des attentats », a-t-il ainsi expliqué au Corriere. « La Constitution italienne garantit à chacun la liberté de culte » souligne M. Alfano définissant son approche « libérale » et « pragmatique ».
Le ministre italien de l’Intérieur a également annoncé dans cet entretien qu’il allait prendre des mesures pour renforcer des contrôles sur les mosquées et pour garantir la formation des imams en Italie. « Il y a une différence entre prier et inciter à la violence » a-t-il insisté alors que l’Italie a procédé à l’expulsion de neuf imams soupçonnés de radicalisation au cours des douze derniers mois. Une nouvelle loi sur la sécurité intérieure va être présentée à l’automne, a-t-il enfin annoncé.
Le Premier ministre français Manuel Valls a de son côté pris la défense des maires ayant pris des mesures d’interdiction du burkini, qu’il a jugé « pas compatible avec les valeurs de la France et de la République », dans un entretien avec le quotidien La Provence.
La cour ordonne la détention du rabbin accusé de viol jusqu’à la fin de son procès. Rabbi Eliezer Berland a été extradé d’Afrique du Sud en juillet et représente un risque de fuite.

La cour de première instance de Jérusalem a ordonné la détention d’un rabbin qui aurait apparemment admis dans un enregistrement avoir violé ses disciples femmes, de rester en détention jusqu’à la fin de la procédure judiciaire contre lui.
Rabbi Eliezer Berland a été extradé d’Afrique du Sud en juillet et arrêté à son arrivée à l’aéroport Ben Gurion. Il est accusé de plusieurs chefs d’agression sexuelle.
Le tribunal a déclaré que, Berland, 79 ans, pose un risque de fuite et a exprimé son inquiétude qu’il puisse tenter d’entraver la justice.
Les avocats de Berland ont annoncé qu’ils allaient faire appel de la décision de le maintenir en détention.
Le CSA saisi par des téléspectateurs après la diffusion de « La Rue des allocs ». Le CSA va instruire le dossier du docu-réalité « La Rue des allocs« , dont les deux premiers volets ont été diffusés mercredi soir sur M6, après en avoir été saisi par des téléspectateurs, a-t-on appris jeudi auprès de l’Autorité.
Plusieurs médias et des associations accusent son réalisateur, Stéphane Munka, de caricaturer et de stigmatiser la détresse sociale d’un quartier d’Amiens dans la Somme.
« Quelques dizaines de signalements ont été déposés en ligne sur le site du CSA par des téléspectateurs dans la soirée de mercredi et jeudi matin », a indiqué à l’AFP une porte-parole du Conseil supérieur de l’audiovisuel. « Le dossier va donc être instruit et rendra sa décision suivant la procédure classique comme c’est le cas dès lors qu’un programme est signalé« , a-t-elle précisé.
Le CSA n’a en revanche « pas trouvé trace » de signalement émanant de la FNARS (Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale).
La FNARS avait appelé mercredi le CSA à intervenir « pour suspendre la diffusion » du programme « stigmatisant et honteux face à la détresse sociale que vivent près de 8 millions de personnes pauvres en France ».
« Comment s’en sort-on avec moins de 1000 euros par mois? »
Adaptée de « Benefits Street », une émission anglaise, la série « La Rue des allocs » s’est attachée à « capter la réalité » d’un groupe d’habitants du quartier de Saint-Leu, l’un des plus pauvres d’Amiens, frappé par la crise de 2008, avait déclaré à l’AFP Stéphane Munka avant la diffusion du programme.
Saint-Leu connaît « un taux de chômage de près de 40% » (contre 19% pour Amiens), précise-t-il. La « plupart » des habitants « vivent des allocations, de la débrouille parfois, et peinent à joindre les deux bouts« , souligne le docu-réalité.
Le réalisateur qui a travaillé pour « Spécial Investigation » sur Canal+, ou « Infrarouge » sur France 2, avait déclaré à l’AFP « comprendre » les réactions des associations et des médias.
« Le vrai discours du doc est de dire que le chômage détruit », s’était défendu Stéphane Munka, « ce sont les images banales du désespoir », des gens marginalisés, privés d’une vie active.
« Comment s’en sort-on avec moins de 1000 euros par mois? », interroge en substance sa série, avait-il plaidé, affirmant vouloir « donner des visages aux chiffres du chômage« . Aucune date pour les deux épisodes suivants n’a encore été annoncée par M6.
Le Royaume-Uni doit prendre des mesures « urgentes » face à l’augmentation des agressions racistes depuis le vote sur le Brexit et la persistance des discriminations touchant les minorités ethniques, a estimé jeudi une commission gouvernementale britannique.

La Commission sur l’égalité et les droits de l’homme a publié un rapport présenté comme le plus vaste jamais réalisé sur les minorités ethniques au Royaume-Uni.
Si leur situation s’est parfois améliorée au cours des cinq dernières années, la vie est pour beaucoup devenue plus dure, en particulier pour les jeunes Noirs, souligne la commission.
De manière générale, les « Noirs sont bien plus susceptibles d’être victimes de crimes ou d’être traités plus durement par le système judiciaire », écrit-elle. « En Angleterre et au pays de Galles, vous avez plus de deux fois plus de chance d’être tué si vous êtes Noir ».
Les délits xénophobes ont en outre connu un « pic sans précédent » en Angleterre et au pays de Galles après le vote des Britanniques en faveur d’une sortie de l’Union européenne, le 23 juin, et une campagne référendaire dont la limitation de l’immigration a été le thème central.
« La réputation durement gagnée de notre pays pour la tolérance fait très certainement face à la plus grande menace qu’elle ait connue depuis des décennies, avec des partisans de la sortie (de l’UE) qui se servent du résultat du référendum pour légitimer leurs points de vue », met en garde le rapport.
Les inégalités concernent également le milieu du travail, les chercheurs d’emploi diplômés venant des minorités ayant deux fois et demi moins de chance d’en trouver un qu’un Blanc, selon le rapport.
Quant aux salaires, les Noirs diplômés sont en moyenne payés 23,1% de moins que les Blancs.
« La combinaison de la hausse des crimes de haine post-Brexit et d’une profonde inégalité ethnique au Royaume-Uni est très préoccupante et doit être traitée de toute urgence », déclare le président de la commission, David Isaac, dans un communiqué.
« Si vous êtes Noir ou issu d’une minorité ethnique (…), vous avez souvent la sensation de vivre dans un autre monde », regrette-il, appelant le gouvernement conservateur de Theresa May à « redoubler d’efforts ».
La commission note néanmoins certains progrès, notamment dans l’obtention de diplômes. Elle souligne aussi qu’après les élections législatives de mai 2015, les minorités représentent désormais 6,3% des députés, contre 4,2% dans le Parlement précédent.
Un homme a été grièvement blessé après avoir été poignardé en pleine messe ce dimanche dans une église de Bowling Green, dans le Kentucky, un État à la limite du Midwest des États-Unis, rapportent des médias américains.

Ethan Buckley L’agresseur a été maîtrisé par des personnes présentes dans le lieu de culte avant l’arrivée des forces de l’ordre.
According to police report, Ethan Buckley told police he was moved by the message at church and had thoughts of killing his father.
— Jake Boswell (@JakeWBKO) 15 août 2016