Roubaix : « Ce soir, la gare va péter ! » Jonathan V., condamné pour une fausse alerte à la bombe

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Une alerte à la bombe  à la gare de Roubaix mardi, la justice a été particulièrement ferme et a infligé une peine de prison ferme a l’auteur.

Le standard du 17 reçoit un appel. « Ce soir, la gare va péter ! », menace Jonathan V., 28 ans, « un garçon fragile, un peu paumé », selon son avocat. Périmètre bloqué, trafic ferroviaire suspendu. Un beau black-out de deux heures et demie.

Quatre mois ferme, sans mandat de dépôt. « Quand j’ai vu l’ampleur de cette histoire, j’ai voulu tout arrêter », assure de son côté Jonathan V. à la barre du tribunal lillois.

La Voix du Nord

Une élue menacée de mort par l’extrême droite après un tweet sur l’assassinat du père Hamel

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A l’origine, il s’agissait d’une simple blague, certes un peu douteuse… Sur Twitter, Julie Le Goïc, une conseillère municipale de la ville de Brest, a ironisé sur l’assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. Cette élue de gauche, « qui ne fait plus partie de la majorité » selon le maire de Brest, a posté un tweet qui fait aujourd’hui polémique. Dans un post, le mardi 26 juillet, elle déclare : « Du coup, le prêtre mort en martyr, il a le droit à 70 enfants de chœur au Paradis ? »

Des menaces de mort

Un commentaire qui est très mal passé sur les réseaux sociaux. Les internautes se sont livrés à un flot d’insultes et de menaces de mort à l’encontre de l’élue. La plupart en provenance de  l’extrême droite ou d’identitaires bretons.

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Julie Le Goïc, qui appartient au groupe Europe Ecologie-Les Verts, s’est dite « choquée par ce qu’une blague peut provoquer comme haine ».

20 Minutes

La police a créé un couple de «terroristes islamistes» et l’a incité à commettre un attentat

Une juge de la Cour suprême de Colombie-Britannique a ordonné l’arrêt des procédures contre John Nuttall et Amanda Korody, reconnus coupables d’avoir comploté un attentat à la bombe devant le palais législatif de Victoria en 2013.

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Leur condamnation avait été suspendue le temps d’un deuxième procès les opposant aux forces de l’ordre. Au cours de ce deuxième procès, la défense a prouvé que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et son agent d’infiltration avaient utilisé une manoeuvre visant à encourager le couple à passer à l’acte.

 

John Nuttall et Amanda Korody ont été libérés après le prononcé de la décision de la juge vendredi, mais ils ont rapidement été de nouveau arrêtés par les policiers pour répondre en Cour provinciale à une demande d’engagement de ne pas troubler l’ordre public se rapportant à une activité terroriste, déposée par le Service des poursuites pénales du Canada.

Ils ont été libérés une deuxième fois, mais sont soumis à des conditions de libération sévères pour la prochaine année.

John Nuttall et Amanda Korody ont déjà passé trois ans en détention.

La GRC est allée trop loin

Dans sa décision, la juge Catherine Bruce de la Cour suprême de la Colombie-Britannique affirme que la GRC est allée trop loin et qu’elle a piégé le couple pour l’inciter à commettre un attentat. Elle ajoute que les deux personnes ne disposent pas de capacités intellectuelles suffisantes pour organiser un attentat seules.

« Le monde a assez de terroristes, nul besoin pour la police de créer davantage de marginaux qui n’ont ni la capacité ni la motivation suffisante d’agir par eux-mêmes », a-t-elle déclaré lors de la lecture de la décision, vendredi.

Selon la juge Bruce, la GRC a profité de la fragilité mentale de John Nuttall et d’Amanda Korody pour les manipuler. « L’élaboration d’un tel plan demande un effort énorme, ce que les accusés sont incapables de réaliser », a-t-elle noté.

Radio Canada


Canada : la police a créé un couple de terroristes

En 2013, la gendarmerie royale du Canada, alertée par les services de renseignement, a placé sous surveillance M. Nuttall, soupçonné de vouloir acheter du nitrate de potassium. Ce dernier, un marginal et ancien toxicomane, est ensuite contacté par des agents infiltrés.

Pendant cinq mois, l’opération policière a « monté 28 scénarios allant d’un simple appel téléphonique à des rencontres complexes sur plusieurs jours », a rappelé la Cour suprême. Cette opération s’est terminée au matin du 1er juillet 2013 avec la pose de trois autocuiseurs avec des détonateurs désactivés devant le Parlement provincial, et l’arrestation du couple.
Le Monde

Un catholique menace de « tout faire péter au Cap-d’Agde », 10 mois de prison ferme

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Le 6 juillet, le prévenu, en détention au centre pénitentiaire de Béziers où il purge une peine de 2 ans, lance aux gardiens : « Je sors dans quinze jours, vous allez entendre parler de moi sur BFMTV, je vais tout faire péter au Cap-d’Agde« .

En décembre 2015, déjà, il avait proféré des menaces d’attentat terroriste : « Je vais me faire sauter, je suis de Daesh et je vais emporter du monde avec moi« . Autant dire que l’on prend très au sérieux ce genre de propos, même si à la barre du tribunal correctionnel, le prévenu tente de dégonfler les faits. Il comparaît d’ailleurs le jour où il devait être libéré.

Atteint de la maladie de Crohn

« J’ai parlé sous la douleur. Je ne pensais pas ce que j’ai dit. Je voulais qu’on s’occupe de moi car j’étais mal soigné. Je souffre continuellement, la douleur est trop forte, elle me fait passer des nuits blanches. Je réclamais en vain une hospitalisation », explique le prévenu, un homme de 34 ans, au visage osseux. Il souffre de la maladie de Crohn qui provoque une inflammation et une irritation d’une partie de l’appareil digestif.

Le prévenu a déjà été condamné à sept reprises pour des vols aggravés, avec effraction, avec destruction, recels de vols, refus d’obtempérer, affaires de stupéfiants, destruction par moyen dangereux… Examiné par un expert psychiatre, il lui a lancé : « Il me demandait mon adresse. J’avais beau lui répéter que je n’en avais pas, il continuait. Alors j’ai lancé que j’irai en Syrie ». L’expert ne note pas de signe de radicalisation. Le prévenu se dit de confession catholique. Sa famille habite au Cap-d’Agde.

Il a été relaxé de provocation directe d’acte terroriste et condamné pour les menaces de crime, à dix mois de prison avec mandat de dépôt

Midi Libre

#Rediff des sociétés européennes fournissent « sciemment » internet à … Daesh

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Qui fournit internet à l’Etat islamique ?

On le sait, Internet est le canal privilégié de l’Etat islamique pour diffuser sa propagande soignée et pour embrigader de nouvelles recrues. Mais comment l’organisation terroriste, basée dans des zones de guerre où il ne reste souvent plus grand chose des infrastructures de télécommunication, peut-elle être aussi connectée ?

Une enquête parue vendredi sur le site du Spiegel révèle que des sociétés européennes fournissent à l’organisation jihadiste un accès internet via satellite. Ses prestataires le font sciemment, d’après des documents obtenus par le journal allemand, selon qui ils pourraient relativement facilement couper cet accès. 

Le Spiegel explique que pour se connecter en Syrie ou en Irak, les membres de Daech achètent du matériel à Antioche, une ville située dans une province de Turquie limitrophe de la Syrie, où des milliers de paraboles permettent d’accéder à internet par voie satellitaire (contrairement à notre ADSL, qui est une connexion de type terrestre).

Révélation gênante : l’implication du groupe français de satellites Eutelsat (dont la Caisse des Dépôts, bras financier de l’Etat, est actionnaire). Contacté par le Spiegel, l’opérateur affirme qu’il ne peut pas contrôler à quelles fins sont utilisées ses terminaux et qu’il n’est pas en contact direct avec ses clients en bout de chaîne.

Libe

La mosquée de Saint-Etienne-du-Rouvray refuse d’inhumer Adel Kermiche

Les mots sont forts. La communauté musulmane de Saint-Etienne-du-Rouvray a rejeté une inhumation dans cette ville d’Adel Kermiche l’un des tueurs du Père Jacques Hamel «pour ne pas salir l’islam». 

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 La communauté musulmane stéphanaise exprime un fort rejet d’une éventuelle inhumation, dans un des deux carrés musulmans de Saint-Etienne-du-Rouvray, d’Adel Kermiche, le jeune djihadiste de 19 ans habitant la ville et un des deux auteurs de l’attentat.

«Ce qu’a fait ce jeune est immonde»

« On ne va pas salir l’islam avec cette personne », a affirmé le responsable de la mosquée située sur les hauteurs de la ville, Mohammed Karabila, président de l’association culturelle musulmane stéphanaise. « Nous ne participerons ni à la toilette mortuaire, ni à l’inhumation » dans l’hypothèse où elle serait réclamée par la famille, a-t-il poursuivi.

« Ce qu’a fait ce jeune, c’est immonde, il ne fait plus partie de la communauté », a affirmé Khalid El Amrani, un technicien de 25 ans, venu vendredi au centre de prière musulman, trouvant « normal » que la mosquée ne veuille pas s’occuper de l’enterrement. C’est à la mairie de Saint-Etienne-du-Rouvray que reviendra la décision délicate de délivrer ou non le permis d’inhumer.

Le Parisien

Syrie / Irak : la coalition occidentale reconnaît avoir bombardé et tué des civils

La coalition internationale contre le groupe Etat islamique a reconnu, jeudi 28 juillet, de nouvelles victimes civiles dans des bombardements en Irak et Syrie ces derniers mois.

Dans un troisième cas, le 26 avril, près de Qayyarah en Irak, un civil est mort parce qu’il est apparu de manière inopinée près de la cible, alors que le tir était déjà parti, a expliqué le Centcom.

Selon l’OSDH, 600 victimes civiles, dont 136 enfants

Cela porte à 55 le nombre total de victimes officiellement reconnues depuis le début de la campagne. La coalition menée par les Etats-Unis, qui conduit des bombardements contre les djihadistes depuis août 2014, ne reconnaît les victimes civiles qu’après de longues procédures d’enquête. Elle est accusée de sous-estimerlargement leur nombre.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, les bombardements de la coalition en Syrie ont tué environ 600 civils, dont 136 enfants. L’ONG sise à Londres, qui dispose d’un réseau de sources dans la Syrie en guerre, a par exemple indiqué qu’une frappe de la coalition jeudi avait tué « au moins 15 civils » dans le nord de Manbij, où a lieu en ce moment une bataille acharnée pour reprendre la ville aux djihadistes.

Airwars, une autre ONG de Londres, estime de son côté que le nombre total de personnes tuées par la coalition en Syrie et en Irak dépasse 1 500.

Le Monde

Syrie : 28 civils tués par les bombes de la coalition dirigée par Washington

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Au moins 41 personnes dont 28 civils ont été tuées dans des raids de la coalition antijihadistes dirigée par Washington jeudi contre une localité aux mains des jihadistes en Syrie, selon un nouveau bilan fourni ce vendredi par l’ONG, l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Un premier bilan fourni la veille faisait état de 15 civils tués.

Les Echos

Attentats de Daesh : la barre des 3 000 morts a été franchie

Depuis la proclamation par l’EI d’un « califat » aux confins de la Syrie et l’Irak en juin 2014, puis l’allégeance de la secte Boko Haram en 2015, Le Monde a recensé 213 actes terroristes commis par l’organisation ou ses « filiales » dans 28 pays, qui ont fait plus de 3 000 morts.

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Quelles sont les cibles ?

Du point de vue confessionnel, les musulmans sont de très loin les premières victimes de Daesh.

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Le Monde

Le FBI aurait poussé et payé des musulmans américains à commettre des attentats

Selon un rapport du Human Rights Watch publié jeudi 21 juillet, le FBI aurait poussé des musulmans américains à commettre des attentats, pour légitimer les lois antiterroristes après les attentats du 11 septembre.

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Ce n’était qu’une « illusion de justice » selon Human Rights Watch (HRW). L’ONG a publié un rapport jeudi 21 juillet, en partenariat avec l’école de droit de l’université de Columbia, qui prétend que le FBI aurait «encouragé et parfois même payé» des musulmans américains pour commettre des attentats rapporte le magazine l’Express.

Les mesures auraient été appliquées durant des opérations de filatures montées de toutes pièces après le 11 septembre.

Le service de sécurité intérieur américain cherchait ainsi à augmenter le nombre d’arrestations pour justifier les lois antiterroristes en prétendant protéger les Américains.

Human Rights Watch va plus loin, d’après l’ONG, le FBI se base sur la théorie que «ces individus sont des terroristes en puissance et que s’il ne les avait pas poussé à commettre des actes terroristes, Al-Qaeda l’aurait fait».

Le rapport révèle ainsi que dans plus de 500 affaires de terrorisme conduites par la justice américaine, le ministre américain de la Justice et le FBI «ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique».

Le rapport a été fait à partir de l’étude de 27 affaires de terrorisme.

Des agents infiltrés

D’après Andrea Prasow, l’une des auteures du rapport, pour les Américains, il s’agit avant tout de mesures prises pour assurer leur sécurité mais en y regardant de plus près, rien n’indique que ces personnes auraient commis ces actes, sans les plans du FBI.

L’étude révèle également que dans 30% des cas, l’agent infiltré a joué un rôle prépondérant dans la tentative d’attentat.

L’étude cite de nombreux cas dont notamment celui de Rezwan Ferdaous, un homme condamné pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Ce plan, entièrement conçu par le policier infiltré a conduit l’accusé de 27 ans, à une condamnation à 17 ans de prison.

Zaman

Collaborer avec Daech ? Aucun problème quand il s’agit de multinationales françaises

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Le 21 juin dernier, « le Monde » publiait une enquête édifiante et détaillée sur les arrangements de Lafarge avec Daech en Syrie. On y apprenait notamment que pour continuer à faire prospérer ses activités, l’entreprise a procédé à maintes négociations avec le groupe terroriste et accepté de lui payer des taxes. Aucun montant n’est précisé mais ce “partenariat” ayant duré plus d’un an, entre 2013 et 2014, on peut aisément imaginer qu’il s’agit de plusieurs milliers d’euros.

Des responsables politiques qui brillent par leur silence

Contre toute attente, ces révélations n’ont pas fait grand bruit, et peu nombreux ont été ceux qui s’en sont émus. Elles ont, certes, été relayées par la presse nationale et internationale mais ont vite disparu de nos radars.

Pire encore, rares sont les responsables politiques à s’être emparés du sujet et à avoir exigé que lumière soit faite. Les mêmes qui sont habitués à répéter en boucle qu’il faut lutter contre Daech par « tous les moyens à notre disposition » et qu’il ne faut faire aucune distinction entre les terroristes, ceux qui les protègent et ceux qui les financent, ont tout à coup brillé par leur silence.

Seule une élue parisienne (Danielle Simonnet) s’est indignée que la mairie de Paris puisse renouveler le partenariat qui lie Lafarge et Paris-Plages comme si de rien était. L’autre initiative notable vient de l’ONG SumOfUs qui a lancé une pétition qui a recueilli près de 40.000 signatures en quelques jours pour que la maire de Paris cesse tout partenariat avec le géant du ciment.

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Le #FLNC menace Daech en cas d’attentat et dénonce impérialisme « français » et extrême droite

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Dans ce texte transmis à Corse Matin, le groupe, qui avait annoncé en mai sa « démilitarisation », adresse aussi un « message à l’Etat français ». « Si un drame devait se produire chez nous », menace le FLNC, l’Etat aurait une part importante de responsabilité car il connaît les salafistes en Corse ». Précisant qu’ils « seraient au nombre de huit », le mouvement ajoute savoir « avec certitude que l’un des imams de Corse est un indicateur de police ».  « 

« Il faudra que la France cesse sa propension à intervenir militairement et à vouloir donner des leçons de démocratie à la terre entière, si elle veut éviter que les conflits qu’elle sème à travers le monde ne reviennent comme un boomerang sur son sol », ajoute encore l’organisation clandestine.

Appelant enfin « à la vigilance et au calme face à la barbarie », le FLNC souligne ne pas être « le refuge des frustrés d’une lutte raciale ou xénophobe » et dénonce « les idéologies fascisantes qui alimentent les esprits fragiles et les réseaux sociaux ».

L’Express

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Les médias dévoilent le Nom et la photo de Kermiche et floute la photo et Nom de PetitJean

Les deux terroristes qui ont exécuté un prêtre à Saint Etienne Du Rouvray apparaissent dans une video ou ils prêtent allégeance à Daesh.

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Kermiche à gauche, PetitJean visage flouté à droite, par le journal Le Parisien


Saint-Etienne-du-Rouvray: quand le terroriste Abdel Malik Petitjean devient Abel Malik P.

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Daech, la stratégie de la guerre civile

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Frapper, sans relâche, pour livrer la France au chaos et la faire sombrer dans la guerre civile. Au-delà de sa sauvagerie, l’assassinat mardi matin du prêtre Jacques Hamel, 86 ans, dans son église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), répond à une stratégie précise de l’Etat islamique (EI). Elle était déjà à l’œuvre le 14 juillet, avec le massacre au camion sur la promenade des Anglais à Nice, ou en novembre à Paris, lors des attentats sur les terrasses et au Bataclan. C’est la même, encore, qui sous-tendait le meurtre d’un couple de policiers le 13 juin dans leur pavillon de Magnanville, en banlieue parisienne.

Chaos

Cette stratégie n’est ni secrète ni même cachée. Dès le début des années 2000, des théoriciens du jihad l’ont formalisée et publiée sur Internet. Leurs textes ont été repris et adaptés dans les publications que l’EI diffuse depuis 2014. L’objectif est de faire imploser ce que Daech décrit comme «la zone grise», celle où «infidèles» et musulmans vivent ensemble sans chercher à s’anéantir. Dans le monde rêvé de l’EI, il n’y a que deux camps : les mécréants et les musulmans. Les deux devront s’affronter jusqu’à la victoire finale des seconds.

C’est ce précepte qui est aujourd’hui à l’œuvre. Tous les moyens sont bons : des attaques à la kalachnikov dans les rues, des prises d’otages dans les boîtes de nuit, des kamikazes dans des aéroports ou devant un restaurant en Allemagne, des meurtres à la hache. Personne ne mérite d’être épargné, pas plus les enfants qui reviennent d’un feu d’artifice qu’un prêtre âgé qui célèbre une messe.

C’était le message d’Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l’EI, en septembre 2015 : «Si vous pouvez tuer un incroyant […], alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière.» Dans cette vague d’attentats annoncés, les chrétiens ne sont que des cibles parmi d’autres. A l’été 2015, Daech appelait ses partisans à viser «les églises», mais aussi «les lieux touristiques, les grandes surfaces, les synagogues, les permanences des partis politiques…»

Libération

Cisjordanie occupée: un palestinien abattu par Tsahal et un immeuble détruit au bulldozer

Un Palestinien, accusé d’être responsable d’une attaque ayant tué un Israélien, a été tué dans la nuit de mardi à mercredi lors d’échanges de tirs avec des soldats israéliens en Cisjordanie occupée, a indiqué l’armée israélienne.

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Un convoi de « militaires » est entré dans la localité de Sourif, au nord-ouest de Hébron, vers 23H00 et en est ressorti aux environs de 06H00, en emportant le corps du Palestinien tué, a rapporté un photographe de l?AFP.

Les soldats ont assiégé la maison dans laquelle cet homme se trouvait pendant des heures avant de lancer un assaut, aidés notamment de bulldozers, détruisant en partie le bâtiment de plusieurs étages, d’où des tirs sont partis, d’après le photographe de l’AFP.

Le Parisien

Hervé Morin appelle à «israeliser» la société française, les internautes s’indignent

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