Archives de Catégorie: Politique
86% des Français et 56% des sympathisants FN espèrent la victoire d’Hillary Clinton

Les Français sont 64% à s’intéresser à l’élection présidentielle américaine et 86% à souhaiter la victoire de la démocrate Hillary Clinton, selon un sondage Odoxa publié dans Le Parisien ce dimanche 2. 86% des Français espèrent que l’ex-première dame américaine emportera la présidentielle, ils ne sont que 11% à souhaiter la victoire du républicain Donald Trump, pour 3% de sans opinion.
Hillary Clinton est en tête quel que soit l’appartenance politique des sondés. Dans les partis parlementaires, ils ne sont que 4% à gauche et 11% à droite à soutenir le candidat républicain.
Marine Le Pen a annoncé qu’elle votera Trump si elle était américaine, son électorat ne la suit pas puisque 56% des sympathisants du FN sont favorables à Clinton et 39% à Trump.
Les Français jugent Hillary Clinton expérimentée et proche des élites (81%), compétente 80% et lui trouvent la stature d’une présidente à 75%. Ils estiment que Donald Trump est agressif (82%), raciste (80%) et dangereux (78%).
94% des Français pensent enfin que Barack Obama est un bon président, contre 8% qui croient qu’il est mauvais. Un résultat inchangé depuis un sondage sur le même sujet il y a trois ans.
Macron s’attaque à la «laïcité revancharde» comme «arme» contre «la religion musulmane»
Dans un entretien à Marianne, l’ancien ministre de l’Economie s’est notamment prononcé contre l’interdiction du voile à l’université. Il s’émeut, toutefois, des écoles confessionnelles qui enseignent « la haine de la République ».

L’ancien ministre de l’Economie Emmanuel Macron fustige les tenants d’une « laïcité revancharde » qui veulent, selon lui, en faire « une arme contre un monothéisme », en l’occurrence « la religion musulmane », dans un entretien-débat à l’hebdomadaire Marianne.
« Le débat politique ne doit pas faire de la laïcité une arme contre le monothéisme (…) Je suis contre l’interdiction (du voile à l’université) (…) Au titre d’une laïcité revancharde, on en vient à sortir des citoyens des lieux de la République et à les confiner à l’écart, sans enrayer la montée du fondamentalisme, ni conforter la laïcité », affirme-t-il.
Emmanuel Macron s’émeut en revanche « des écoles confessionnelles qui enseignent la haine de la République, professent des enseignements essentiellement en arabe ou, ailleurs, enseignent la Torah plus que les savoirs fondamentaux ».
« Demanderait-on à des catholiques d’être modérés? Non! »
A ses yeux, « la laïcité n’a pas vocation à promouvoir une religion républicaine ». Il dénonce ainsi ceux, comme Jean-Pierre Chevènement, qui « demandent à des citoyens d’être ‘discrets' ». « Demanderait-on à des catholiques d’être modérés ? Non ! » insiste-t-il.
Alors que le fondateur de Marianne, Jean-François Kahn, lui fait remarquer que les musulmans qui « n’acceptent pas » que la loi républicaine passe avant la loi de Dieu « sont des extrémistes », Emmanuel Macron s’inscrit en faux.
« Non, je ne suis pas d’accord. Dans le champ public, je ne leur demande qu’une seule chose : qu’ils respectent absolument les règles », lance-t-il.
S’agissant de leur rapport à Dieu, « je ne demande pas aux gens d’être modérés, ce n’est pas mon affaire », ajoute Emmanuel Macron. « Dans sa conscience profonde, je pense qu’un catholique pratiquant peut considérer que les lois de la religion dépassent les lois de la République », déclare-t-il encore.
«Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs?» rencontre avec le negrophobe Henry de Lesquen
La scène est surréaliste. Dans cette vidéo extraite du documentaire Pourquoi nous détestent-ils, nous les noirs ? – qui s’inscrit dans une trilogie à voir sur Planète+, dont le prochain sera diffusé le 3 octobre prochain à 20h55 – le comédien et réalisateur Lucien Jean-Baptiste interview Henry de Lesquen, le président de Radio Courtoisie, qui souhaite notamment bannir la musique nègre des médias publics.
Lorsque le comédien lui demande la définition de la musique nègre, la réponse fuse : « La musique nègre c’est l’expression de l’âme des populations de race congoïdées, les blancs sont les caucaïdes, et les noirs d’Afrique sont les congoïdes« . Et contre toute attente, un dialogue s’opère entre les deux interlocuteurs. « Vous avez une moitié de sang blanc », affirme Henry de Lesquen, très sur de lui.
Un prêtre propose moins de viande à la cantine sur recommandations du Pape et la droite dénonce… «l’islam politique»
Le curé des Minguettes, Régis Charre, qui a évoqué la question lors d’un atelier public, dit avoir voulu simplement suivre les recommandations du Pape et son encyclique «Laudato si’», adressée aux catholiques en 2015, où François évoque largement les questions écologiques. Mais la droite locale a bien vite brandi l’épouvantail de «l’islam politique»…

Au départ, c’était une belle réflexion spirituelle. Quand le père Régis Charre, le curé des Minguettes, a évoqué une option végétarienne dans les cantines de Vénissieux, en banlieue de Lyon, il ne pensait pas nourrir une polémique autour de l’islam.
Voilà ce qu’il a proposé devant une petite dizaine de femmes des Minguettes, et dont la presse locale s’est fait l’écho : les familles pourraient choisir pour leurs enfants un menu avec ou sans viande. Il suffirait de cocher la bonne case sur un formulaire et une option «végétarienne» serait ainsi offerte à la cantine. L’an passé, le député Yves Jégo (UDI) avait tenté de généraliser le double menu à l’ensemble du territoire, grâce à un projet de loi, mais sa démarche n’avait pas abouti. De leur côté, certaines communes appliquent ce principe, en particulier Lyon. Dès lors, pourquoi pas Vénissieux, située au sud-est de la métropole ?
La droite locale agite l’épouvantail de «l’islam politique»
Dans la commune de 61 000 habitants, le débat a longtemps été compliqué sur le hachis parmentier. Depuis 2013 au moins, la maire (PC) Michèle Picard et son opposant (PS) Lotfi Ben Khelifa s’affrontent sur l’alimentation des cantines scolaires. Le deuxième réclame des plats de substitution quand la première s’y refuse, afin de ne pas «faire entrer le fait religieux» dans un établissement public, comme le résume le Progrès de Lyon, qui a suivi l’une des dernières joutes fin juin.
Depuis jeudi soir, la droite locale s’en mêle aussi, le conseiller d’opposition Christophe Girard (LR) dénonçant la position soutenue par le prêtre : «Le père Charre se fait l’apôtre d’une revendication qui relève à 99% de l’islam politique».
Le Pape François agite la réflexion sur l’écologie en 2015
Le halal, un faux débat. Avant-même que le représentant local des Républicains ne riposte, l’homme de foi se montrait prudent dans ses propos. Dans le boucan politique, il se tient à l’écart, officiellement non-partisan : «Est-ce à un prêtre d’émettre des propositions ? Je n’en suis pas certain. Disons simplement que je réfléchis… »
C’est toute la cruauté de la simplification des idées et de l’air du temps, chargé en névroses sur la religion musulmane. Régis Charre plaçait ses motivations loin de la viande halal : dans un mélange d’écologie et de lutte contre les inégalités. Et aussi, de «fait religieux», mais pas celui auquel on pense.
En contestant l’escalope systématique du midi, le prêtre suit en réalité les prescriptions du Pape François. Sa «réflexion» correspond à l’encyclique Laudato si («Loué sois-tu») adressée par le chef des catholiques le 18 juin 2015, riche en références sur l’écologie et le réchauffement climatique, la lutte contre la pauvreté et les injustices sociales. «Ce texte était une révolution», selon le prêtre des Minguettes, puisque l’Eglise associait enfin «l’écologie environnementale» et «l’écologie des plus pauvres».
D’où la réflexion sur la consommation de viande. Le père Charre : «On ne peut pas, dans un pays riche, manger toute cette viande que ne peuvent pas s’offrir les pauvres – des pauvres qui d’ailleurs nous nourrissent… ». Le curé parle aussi des méfaits du steak sur «la santé». Mais sa motivation première réside bien dans «la question écologique».
En Belgique, le secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations partage une vidéo raciste sur Facebook
Encore un ministre, belge cette fois, qui a trouvé « marrante » – ce sont ses mots – une petite vidéo raciste en croyant ne parler qu’à ses copains.

Le ministre belge en question s’appelle Theo Francken et il n’est pas ministre de n’importe quoi, il est ministre, ou plutôt secrétaire d’Etat à l’Asile et aux Migrations. Bref, c’est pile le ministre qui ne devait pas « retwitter » ou « liker » un truc raciste. Le gif en question détourne une pub, dure 6 secondes, et montre notre ministre belge qui n’a pas encore 40 ans collant une ventouse sur la tête de ce qu’on imagine être un réfugié ou un clandestin noir pour mieux l’hélitreuiller, c’est-à-dire l’expulser.
C’est cette vidéo là qu’il a trouvé « marrante » et qu’il a complaisamment partagé avec la Belgique entière. C’était donc mardi, il y a deux jours, et depuis la polémique se déchaîne : tous veulent sa tête et il a d’ailleurs fait disparaître la vidéo de sa page FB.
L’auteur de ce gif animé de 6 secondes est un militant des droits de l’homme qui voulait dénoncer les expulsions de migrants du ministre Francken. Lui est a priori irréprochable.
Le problème, c’est que le ministre Francken, lui, a pris cette vidéo au premier degré, c’est-à-dire qu’il a trouvé « marrant » de coller une ventouse sur la tête d’un migrant pour mieux l’expulser du pays. Et puis surtout, ce n’est pas la première fois qu’il dérape, Theo.
On lui doit par exemple cette déclaration :
Puis-je juste dire que je peux imaginer la valeur économique de la diaspora juive, chinoise et indienne mais moins celle des Marocains, Algériens et Congolais ? Ou est-ce trop incendiaire ?
Le journal La Croix invite les catholiques tentés par le FN à « réfléchir »
Le FN ne passera pas par la Croix. Selon RTL, le quotidien catholique s’apprête à diffuser auprès de ses lecteurs un petit livret les invitant à « réfléchir » avant de glisser un bulletin Front national dans l’urne lors de la prochaine élection présidentielle.

100 pages en octobre
Le 7 octobre prochain, les 74.000 abonnés du journal recevront tous un livret d’une centaine de pages portant sur la politique du Front national. Pour autant, la direction du journal refuse d’y voir une « croisade » anti-FN, mais plutôt une « matière à réflexion ».
« Il n’est pas question de partir en croisade contre le FN », résume le patron du journal, Guillaume Goubert auprès de RTL. « Mais ces scores créent pour nous l’obligation de donner de la matière à nos lecteurs pour réfléchir avant l’élection » estime-t-il.
Alors que le vote FN ne cesse de progresser au sein de l’électorat catholique (32% aux dernières régionales), le journal a donc choisi de réfléchir à ce phénomène pour le comprendre. Pour autant, le livret distribué ne sera pas un tract assure-t-on en interne.
« On ne comprend pas nous-mêmes pourquoi le phénomène touche aujourd’hui autant de chrétiens. Alors, on a cherché à comprendre plutôt que de dénoncer », affirme le rédacteur en chef de la revue, Jean Merckaert.
Marion Maréchal-Le Pen ignore le nombre d’habitants en Paca ou elle était candidate
Israël : les «soldats» juifs pratiquants seront désormais exemptés des tâches mixtes
Après des années de polémique et de lobbying, les haredi, les juifs ultra orthodoxes, ont remporté la bataille de la mixité : ils ne seront désormais plus contraints de côtoyer des femmes ou d’obéir aux injonctions des femmes soldats.

Etre de garde avec une femme, être dans le même véhicule qu’une sœur d’arme ou encore lui obéir… autant de choses que les juifs pratiquants ne seront désormais plus obligés de faire grâce au «Nouvel Arrêté pour le service commun», mis en place pour «réguler les problématiques du quotidien» par le chef d’Etat major Gadi Eisenkot.
Cette nouvelle initiative de Tsahal intervient après une série d’incidents au cours desquels des juifs ultra-orthodoxes ont manifesté leur hostilité envers la gent féminine. Récemment, des haredi se sont ainsi insurgés contre des performances musicales conduites par des femmes, se levant et quittant la salle alors qu’elles chantaient.
Les frictions concernant l’intégration des femmes dans les rangs de Tsahal sont courantes et la question du chant des femmes en public, proscrit pour les adeptes d’un judaïsme strict, a souvent été au cœur de polémiques.
En 2011, un rabbin du nom d’Elyakim Levanon avait ainsi défrayé la chronique après avoir affirmé que si les « soldats » de sexe masculin étaient forcés de s’asseoir à des cérémonies pendant lesquelles des femmes chantaient seules sur scène, les rabbins instruiraient aux soldats de quitter la salle «même s’il y a un peloton d’exécution à l’extérieur».
Le chômage a explosé en août : 50 200 demandeurs d’emplois supplémentaires en 1 mois
Le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi a explosé au mois d’août dernier, affichant une progression de 50.200 en métropole sur un mois.

DOM compris, le hausse est encore plus élevée, avec pas moins de 52.400 nouvelles inscriptions en A le mois dernier. Du jamais vu depuis septembre 2013 avec ses 53.800 nouveaux chômeurs enregistrés en A, mois consécutif au «bug SFR» qui avait entrainé en août une baisse anormale de 50.000 inscrits en A (corrigée ensuite à -32.700).
Cumulée aux variations dans les catégories B et C, qui recensent les demandeurs d’emploi qui ont effectué un petit boulot le mois en question, la hausse dépasse même les 80.000 sur un mois. Et il faut, là, remonter au mois d’avril 2009 pour retrouver une hausse aussi importante dans les catégories A, B et C.
Cette contre-performance ramène à 27.000 le reflux du nombre de chômeurs enregistré dans la seule catégorie A depuis le début de l’année et à 16.500 celui depuis un an dans la France entière.
Selon le dernier pointage, il y a donc désormais un peu plus de 3,8 millions de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi dans la France entière, quelque 5,8 millions en A en incluant les activités réduites et 6,6 millions toutes catégories confondues.
Le Parlement européen finance une officine d’extrême-droite qui organise des conférences néo-nazies

C’était jusqu’ici une façade discrète au rez-de-chaussée d’un immeuble du square de Meeus, à Ixelles. Ces tags la désignent désormais comme les locaux d’un parti d’extrême-droite, en plein cœur du quartier européen. Nous avons voulu savoir qui se trouvait derrière les lettres APL mentionnées sur la sonnette.
Derrière ces trois lettres, on découvre d’abord une très rassurante « Alliance pour la Paix et la Liberté ». L’APL (APF en anglais) est, officiellement depuis 2015, un parti européen reconnu. Dans ses statuts, l’Alliance pour la Paix et la Liberté plaide pour une Europe des Nations, nourrie de valeurs chrétiennes. Elle affirme défendre la liberté, la démocratie et les droits humains fondamentaux. Rien à redire jusque là, mais deux « clics » sur la composition de l’équipe dirigeante ont de quoi surprendre. Le président de l’APL, Roberto Fiore n’est autre que le leader de Forza Nuova, un petit parti italien ouvertement néo-fasciste.
A ses côtés, on trouve un député européen du parti néo-nazi grec, Aube dorée, ou encore Jens Pühse du parti allemand d’extrême-droite NPD. Un Belge figure également dans l’équipe de l’APL. Il s’agit d’Hervé Van Laethem, fondateur et leader du groupuscule belge néo-nazi « Nation ». Cet ancien militaire a été condamné à plusieurs reprises pour des actes racistes ou des actions violentes.
Quelque soit l’idéologie réellement véhiculée par l’APL, sa reconnaissance comme parti européen lui ouvre le droit à un financement de la part du parlement européen. En 2016, un montant de 400 000 euros a été accordé à l’Alliance et 197 625 euros à la fondation « Europa Terra Nostra » qui lui est adossée. Soit au total, un montant de près de 600 000 euros.
Avec cet argent, l’Alliance peut financer des « voyages d’études » en « pays ami », comme en Russie ou en Syrie, organiser des conférences néo-nazies ou louer des locaux. Des activités qui lui assureront une réelle visibilité et ce coup de pouce ne manque pas de poser question, même si pour Manuel Abramowicz, animateur du site « RésistanceS » et spécialiste de l’extrême-droite, il n’y a là rien d’illégal. « On peut déplorer le financement d’un parti d’extrême-droite par le parlement européen, on peut trouver cela scandaleux, cela peut même créer des polémiques mais à l’heure actuelle, ils ont le droit de recevoir ces subsides« .
Pologne : le parti ultra-conservateur proche de l’Eglise sur le point d’interdire l’avortement
La loi, déjà très restrictive, devrait être modifiée et durcie. Jamais dans le pays le climat n’a été aussi porteur pour les mouvements pro-life.

La journée s’annonce lourde, jeudi, au Parlement polonais, qui doit se prononcer sur une proposition de loi très controversée interdisant de facto l’avortement, dont les conditions sont pourtant déjà particulièrement restrictives depuis 1993. A l’initiative du texte, le comité «Stop Avortement» qui regroupe des organisations pro-vie. Désormais, enceinte à l’âge de 11 ans, une jeune fille violée par son propre père n’aura d’autre choix que de mener sa grossesse à terme. De même, une femme qui risque de mourir en couches ou d’accoucher d’un bébé mort-né, ne pourra pas demander d’IVG.
Un autre projet, «Sauvons les femmes» et allant dans le sens opposé pour libéraliser l’IVG, sera bien débattu lors de la même session. Mais ses chances d’être adopté sont nulles : le parti ultra-conservateur Droit et Justice (PiS), proche de l’Eglise et au pouvoir depuis octobre dernier, détient à lui seul la majorité absolue au Parlement. Un troisième projet, devrait en revanche être adopté. Il vise à limiter de manière radicale la fécondation in vitro que le gouvernement a déjà, dès son arrivée au pouvoir, cessé de rembourser. Concrètement, il s’agit d’interdire la congélation d’embryons, perçue par les promoteurs du projet comme un pas avant leur «sélection», autrement dit des «avortements raffinés».
Cette jeune musulmane priée d’effacer l’écharpe tricolore de son compte Facebook

Voilà le tweet posté par Feiza Ben Mohamed, porte-parole et secrétaire générale de la Fédération des Musulmans du Sud, sur son compte Twitter, mardi, vers 19 heures.
Tte l’année,on accuse les musulmans de haïr la France.Et qd je poste une photo avec écharpe tricolore je reçois ça pic.twitter.com/IsIsSP419r
— Feiza Ben Mohamed (@FeizaK) 20 septembre 2016
Par la voix de son directeur de cabinet, la municipalité laurentine a rappelé le contexte de la photo incriminée: « Elle a pris l’écharpe sur la Marianne qui se trouve dans la salle des mariages de la mairie de Saint-Laurent-du-Var le jour du mariage de son frère. Ce qu’elle n’a pas le droit de faire. Nous lui avons simplement rappelé la loi en lui demandant de retirer cette photo. »
L’article 433-14 est ainsi cité dans le courrier: « Le fait de porter un insigne réservé à une autorité publique sans en avoir la qualité lors d’une manifestation publique est sanctionné par le code pénal qui prévoit des peines d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende. »
Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen sont les politiques qui suscitent le plus de rejet
Annecy : un parent exige l’expulsion… d’une femme voilée d’une école devant ses enfants
L’affaire remonte le jour de la rentrée scolaire. N.B emmène ses enfants à l’école Carnot située au centre d’Annecy. Elle est musulmane et porte un simple foulard autour de la tête. Ce 1er septembre, les parents peuvent conduire leurs enfants auprès de leur enseignante et donc traverser la cour. C’est à ce moment-là qu’elle est interpellée par un autre parent d’élève qui lui demande de quitter l’établissement sous le prétexte que le port du voile est un signe ostentatoire religieux et que la loi française interdit de le porter à l’école.

L’homme se présente alors comme « un citoyen français ». C’est aussi la nationalité de N.B. Rappelons que la loi n’interdit pas le voile traditionnel (le cas est différent avec un niqab ou une burqa) dans les lieux publics mais que son port n’est pas autorisé pour les agents des services publics en application du principe de laïcité. Enfin, règle de base, il faut être officiellement détenteur d’une autorité pour faire appliquer la loi. C’est ce qu’ont rappelé la police, appelée sur les lieux, et le maire d’Annecy qui effectuait ce jour-là la tournée des écoles.
Une atteinte à la considération et à l’honneur
Si N.B a reçu le soutien du maire, des enseignants et d’autres parents, elle n’a néanmoins pas voulu en rester là et a porté plainte, la semaine dernière, après mûre réflexion. « J’ai été blessée et choquée par cette intervention qui s’est faite devant mes enfants […]. Et j’ai eu peur que quelqu’un de plus violent m’agresse.
Ceux qui me connaissent le savent : je suis une personne ouverte. Je respecte toutes les communautés et toutes les croyances. J’ai déjà été quelquefois victime de réflexions racistes. Je les ai gérées seule et je ne suis pas dans la victimisation. Mais là je me suis vraiment sentie humiliée en public et devant des enfants.
Je ne veux pas laisser passer ça, j’en fais une question de principe. » MeLyonnaz, avocat à Annecy et ancien bâtonnier, a accepté de prendre le dossier en main. « S’il n’y a pas d’injures racistes au départ, je considère que cet homme a porté atteinte à la considération et à l’honneur de cette femme. » Et c’est sous cette qualification que la plainte a été déposée au pénal. N.B a aussi écrit à l’Éducation nationale et au ministère de l’Intérieur.
Burkini: un reportage australien fustige le racisme français
Diffusé sur une chaîne australienne, un reportage montrant les réactions « des locaux » face au port du burkini par des australiennes sur une plage de Villeneuve-Loubet entend dénoncer le « racisme français » et « l’interdiction du burkini ».

Si la polémique autour du burkini a particulièrement agité la France cet été, elle est aussi partiellement retombée, notamment depuis la décision du Conseil d’État de suspendre son interdiction. Mais elle n’a pas fini d’alimenter les réactions à l’étranger. Ni les critiques. Ni les leçons de morales. En témoigne le reportage, diffusé par chaîne australienne Channel 7, dressant le portrait caricatural d’une France raciste tout en mettant en scène le voyage de Zeynab Alshelh, une jeune australienne musulmane, sous fond de musique dramatique.
Déterminée à « montrer sa solidarité avec les musulmanes françaises » et à défendre « la façon de vivre australienne », cette étudiante en médecine et judokate de 23 ans a décidé de porter son burkini -ce maillot de bain inventé par une couturière australienne- sur une plage de Villeneuve-Loubet. Cette ville du sud de la France, dirigée par Lionnel Luca (Les Républicains), avait été l’une des premières à interdire le port du burkini.
« Forcés de faire demi-tour »
« Juste après avoir posé les pieds sur cette plage française [avec des membres de sa famille, NDLR], ils ont reçu une leçon montrant jusqu’à quel point les locaux peuvent être hostiles envers les musulmans », lance la journaliste qui accompagne la famille, tout en filmant un homme leur demandant de « faire demi-tour » et de « partir » et une femme brandissant son pouce orienté vers le bas.
« On a été forcé de partir, on a été menacé par les locaux qui nous ont dit que si on ne quittait pas la plage ils appelleraient la police« , témoigne ensuite Zeynab Alshelh face caméra, visiblement émue.
Dans un article publié en même temps que la diffusion du reportage, Channel 7 n’hésite pas à déclarer que « le sentiment antimusulman (…) est plus fort en France que dans n’importe quel autre pays ». Une affirmation illustrée par l’interview de Lionel Tivoli, président du groupe FN au Conseil municipal d’Antibes et seul politique français interrogé dans le reportage, qui affirme notamment que « l’islamisme est responsable des attaques terroristes ».
