Isère: la médecin qui avait refusé de soigner une femme voilée risque la radiation

Il y a un an, une médecin en Isère avait refusé de soigner une femme voilée. Ce samedi 3 septembre, le Conseil régional de l’Ordre des médecins de Rhône-Alpes examine la plainte déposée par la patiente. La médecin risque la radiation.

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Pédopornographie, agressions sexuelles: Éric Kempe, ex-adjoint (UMP) au maire mis en examen

Éric Kempe, l’ex-deuxième adjoint au maire de Téteghem, mis en examen dans une affaire de pédopornographie, a été placé en détention provisoire. Son contrôle judiciaire a été révoqué suite à des dénonciations d’agressions sexuelles sur des adolescents à Lille.

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Le 6 juin, Éric Kempe, l’adjoint à la Sécurité de la mairie de Téteghem, était placé en garde à vue et son domicile perquisitionné, dans le cadre d’une affaire de pédopornographie.

La justice le suspecte d’avoir échangé avec Stéphane Bak, un Grand-Synthois chef d’entreprise, des photos à caractère sexuel, mettant en scène des enfants. Dans ce dossier particulièrement sordide, Éric Kempe, qui avait reconnu les faits, avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire. Parmi les obligations que la justice lui avait fixées figurait l’interdiction d’entrer en contact avec des mineurs.

L’adjoint, qui avait démissionné de ses fonctions aussitôt après les faits, était parti se « ressourcer », ou plutôt se faire oublier à Lille. La semaine dernière, dans le métro lillois, un adolescent s’est plaint d’avoir subi des attouchements et a dénoncé le comportement déviant d’un homme. Ce dernier a été interpellé. Il s’agissait d’Éric Kempe.

Alors qu’il était transporté au commissariat, une plainte était déposée par un adolescent disant avoir été victime d’une agression sexuelle de la part d’un homme rencontré sur Internet. Et de donner le nom de son agresseur présumé : Éric Kempe.

Les policiers lillois se sont vite aperçus que le Téteghemois faisait l’objet d’un contrôle judiciaire ordonné après l’affaire de pédopornographie dunkerquoise. Ils ont contacté le parquet de Dunkerque.

Les magistrats ont immédiatement ordonné la révocation de son contrôle judiciaire. Éric Kempe a été écroué vendredi dernier.

Il devra par ailleurs répondre des faits qui ont été dénoncés à Lille et qui ont fait l’objet d’ouvertures d’enquêtes pour agressions sexuelles sur mineurs.

La Voix Du Nord

Infirmière agressée et policière poignardée à Vincennes : Maxime abattu par la police

Un homme de 29 ans est mort ce vendredi matin rue de France à Vincennes, après avoir agressé une infirmière. Cette dernière s’était rendue à son domicile, appelée pour des soins, lorsque le jeune homme l’a prise à partie. Alertés de l’agression, les policiers se rendent sur place. Au moment d’interpeller le jeune homme, ce dernier donne un coup de couteau à l’un des fonctionnaires. Ses collègues ripostent et tirent. Le jeune homme est tué sur le coup. Le policier, touché à la gorge, est blessé mais ses jours ne sont pas en danger.

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Vers 11 heures, les deux infirmières qui viennent donner son traitement à cet homme de 29 ans se heurtent à son refus. Appelés en renfort, les équipages de police de Vincennes et de Fontenay le trouvent retranché dans une pièce, un couteau de cuisine de 30 cm de long en sa possession.

Quand la police lui intime l’ordre de sortir, l’homme finit par le faire, mais il fonce alors vers une policière, brigadier-chef de Vincennes et lui donne un coup de couteau à la gorge. Devant cet accès de violence soudain, la policière agressée et l’un de ses collègues tirent sur lui. Malgré les premiers soins prodigués, il décède peu après.

Rien de tel dans cette affaire. Maxime L, 29 ans, multipliait les séjours en hôpital psychiatrique. Si son casier judiciaire reste vierge, il est « connu de tous les policiers du secteur pour des petits faits de violence ».

Le Parisien

Strasbourg : un polonais tente d’arracher le Famas d’un militaire en patrouille

18h30, vendredi 26 août dans le hall de la gare de Strasbourg. Une patrouille de militaire déambule sur les lieux, dans le cadre de l’opération Sentinelle. Un homme les approche, et tente de voler l’arme de service d’un des militaires, un fusil Famas, rapporte le journal Les Dernières nouvelles d’Alsace

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Le militaire a repoussé l’individu, et l’a fait tomber au sol. Ce dernier s’est en allé.Les hommes en patrouille ont immédiatement réagi en appelant la police, qui est intervenue et qui a rapidement retrouvé l’agresseur, qui se trouvait toujours dans l’enceinte de la gare au moment de son interpellation.

Placé en garde à vue, l’homme, un Polonais âgé de 36 ans inconnu des services de police, a confié qu’il était en recherche d’une arme pour mettre un terme à ses jours. Il a été déféré lundi 29 août au parquet de Strasbourg, et devait être jugé en comparution immédiate pour tentative de vol aggravé dans l’après-midi de ce même jour.

RTL

Burkini : une femme virée de la piscine à cause de son… paréo

La mère de famille avait décidé de se baigner avec son maillot de bain deux pièces et son paréo en lycra pour, assure-t-elle, cacher ses complexes.

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Alors que le Conseil d’État vient de suspendre l’arrêté anti-burkini pris par la commune de Villeneuve-Loubet, dans les Alpes-Maritimes, une histoire, relatée par Nice-Matin, risque de mettre de l’huile sur le feu. Selon le quotidien régional, une mère de famille a été exclue de la piscine municipale à cause de… son paréo !

La scène s’est déroulée en début de semaine. La jeune femme de 36 ans, qui portait un maillot de bain deux pièces, avait décidé de couvrir son ventre d’un paréo en lycra pour, semble-t-il, cacher des complexes survenus après trois grossesses. Une tenue qui n’était visiblement pas du goût des employés de la piscine, qui lui ont demandé de quitter le bassin. Comme le raconte le quotidien, le ton est rapidement monté et la police a dû intervenir.

La tenue doit être « être adéquate et décente »

Interrogé par Nice-Matin, le maire de Vence, Loïc Dombreval, a pris la défense de ses employés communaux. Il estime que la tenue de bain doit « être adéquate et décente » et que le paréo, même en lycra, « n’est pas un vêtement de bain traditionnel », comme l’exige le règlement intérieur de l’établissement.

Pourtant, a contrario du short ou du bermuda, le paréo ne figure pas dans la liste de vêtements proscrits au sein de la piscine de Vence, signale le quotidien. « Si le règlement en question présente des failles, nous y répondrons », se défend alors l’édile, avant d’évoquer le « contexte difficile que nous connaissons ».

Depuis quelques semaines, l’interdiction du burkini monopolise le débat public. Face à la polémique grandissante, le Conseil d’État, saisi par la Ligue des droits de l’homme et le Comité contre l’islamophobie en France (CCIF), a tranché et a suspendu l’arrêté « anti-burkini » de Villeneuve-Loubet (Alpes-Maritimes). Mais le député-maire de la ville entend bien faire de la résistance. Il l’assure, il ne retirera pas son arrêté anti-burkini malgré la demande de la plus haute juridiction administrative française.

Le Point

Agression raciste à Marseille : une femme voilée forcée de sortir de l’eau par des baigneurs

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Alors qu’elle passait l’après-midi sur une plage marseillaise avec sa famille, une femme a été contrainte de sortir de l’eau car elle se baignait voilée. D’autres baigneurs, opposés à sa tenue vestimentaire, s’en sont pris à elle avec des propos racistes, obligeant la police nationale à intervenir.

“Ils ont voulu qu’elle quitte la plage, puis il y a eu un attroupement. Tout le monde a parlé, s’est exprimé et en finalité elle est restée sur la plage avec l’appui d’un peu tout le monde”, a raconté une témoin de la scène à BFMTV.

Selon Marsactu, des altercations de ce genre se sont produits tout au long de l’après-midi, certaines personnes défendant les femmes voilées, d’autres les forces de l’ordre.

Pas d’arrêté anti-burkini à Marseille

La décision de faire sortir cette femme de l’eau n’est en aucun cas lié aux arrêtés contre le port du burkini, puisque la ville de Marseille n’en a jamais appliqué, assure la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

“Il n’y a pas de mesures particulières qui sont prises, les policiers ont pour instruction d’éviter qu’il y ait des troubles à l’ordre public. C’est ce qui fonde nos interventions sur les plages de Marseille”, a déclaré le préfet de police Laurent Nunez.

Dans la cité phocéenne, un autre arrêté municipal, pris chaque année, interdit cependant aux personnes habillées de se baigner. “Ce n’est qu’un arrêté de sécurité qui prévoit la tenue obligatoire de baignade, et d’avoir des vêtements qui permettent une certaine aisance dans l’eau et de pouvoir garantir le sauvetage”, a affirmé Laurent Nunez.

BFM

Un fugitif se déguise en vieillard pour échapper à la police

Shaun Miller, alias « Shizz » n’a que 31 ans, mais sur certaines photos, en paraît beaucoup plus: un homme a été arrêté dans l’État du Massachusetts, alors qu’il tentait d’échapper aux policiers venus le chercher. Il était en cavale depuis sa condamnation, en avril, pour trafic d’héroïne.

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Jeudi, la police a cerné sa planque à South Yarmouth (Massachusetts), avant de lui ordonner de sortir sans résistance.

Un homme pas très malin mais très dangereux

Problème: à la place du délinquant trentenaire qu’ils s’attendaient à voir, c’est un vieux monsieur qui leur est apparu sur le seuil de la porte.

Mais les forces de l’ordre ne se sont pas laissées abuser longtemps: elles ont vite compris que c’était bien leur homme qui leur faisait face, simplement vêtu d’un masque de vieillard.

La police a juste eu le temps de se faire une bonne frayeur. En effet, si « Shizz » n’est pas, généralement, très malin, il est réputé très dangereux.

Deux armes à feu chargées retrouvées

D’ailleurs, les policiers ont découvert dans sa planque deux armes à feu chargées, dissimulées dans un bac à linge.

Se satisfaisant de son arrestation, le bureau de répression du trafic de stupéfiants (ATFHQ) a fait savoir sur Twitter que les charges retenues en avril contre « Shizz » faisaient partie d’une affaire judiciaire de plus grande ampleur.

Bien Public

«sale barbu, sale arabe, sale islamiste», un ancien médecin-urgentiste agressé

Depuis les attentats, l’association SOS Racisme s’inquiète de la multiplication des propos racistes alors que la permanence juridique est d’habitude moins sollicité l’été. Mehdi, ancien médecin-urgentiste victime d’une agression, a expliqué à RMC subir des propos racistes au quotidien.

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Mehdi se souvient de presque tout, du regard de son agresseur, des coups qu’il a porté à sa tête, à son visage. Mais surtout de ces mots violents: « sale barbu, sale arabe, sale islamiste », énumère cet ancien médecin-urgentiste. « C’était le 29 avril, j’allais pour faire mes courses, je me suis retrouvé agressé, laissé pour mort sur le sol« , poursuit-il. 

Le jeune homme a porté plainte mais depuis quelques semaines et les nouveaux attentats du mois de juillet, il est de nouveau victime d’insultes qu’il ne comprend pas.

« Parce que j’ai peut-être une tête d’arabe? Qu’est-ce qui se passe? Il faut arrêter », réclame Mehdi. 

Des témoignages comme celui-ci, SOS Racisme en recueille quotidiennement depuis les récents attentats. Marina Belliard, responsable du service contentieux au sein de l’association croule sous les plaintes. « Certaines personnes qui étaient racistes auparavant se sentent aujourd’hui libres de violenter quelqu’un, de refuser un logement à quelqu’un, d’injurier quelqu’un. Il y a un réel basculement qui est très inquiétant », indique-t-elle. 

Un racisme qui  ne se cache plus

La communauté musulmane est particulièrement visée. L’année dernière, la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme avait recensé une augmentation de 223% des actes antimusulmans par rapport à 2014.

« En général quand il y a une discrimination c’est un non dit, on dit non désolé le bien est déjà loué. Là une personne appelle et quelqu’un lui dit au bout du fil (…) je ne louerai pas à un musulman, ce qui est assez inhabituel. Il y a une expression très directe du racisme, de la haine envers un groupe de la population« , explique-t-il.

Le président de SOS Racisme estime que cette libération de la parole raciste a notamment pu être encouragée par « un manque de hauteur des responsables politiques« . Alors qu’après les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, les responsables s’étaient selon lui illustré par une « certaine dignité », leur comportement n’a pas été le même au mois de juillet. 

RMC

Corse : Un homme interpellé pour tentative de meurtre sur Mohamed Hadouti à son domicile

Un homme a été interpellé ce matin dans le Niolo (Haute-Corse) et placé en garde à vue à la gendarmerie de Corte dans le cadre d’une enquête sur l’agression d’un homme d’origine marocaine, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Les enquêteurs agissaient sur commission rogatoire d’un juge Bastiais, ouverte pour tentative d’homicide.

Selon cette même source, la piste d’un acte raciste n’est pas privilégiée, il s’agirait plutôt d’un conflit d’ordre commercial ou privé.

Le 8 août, cet entrepreneur résidant à Calacuccia, en Haute-Corse, avait été agressé au petit matin à son domicile par un ou plusieurs hommes.

Mohamed Hadouti avait reçu un coup de couteau et un violent coup de pioche à la tête entraînant une perte de connaissance.

Installée dans la commune depuis 30 ans, la victime était parfaitement intégrée selon les habitants du village.

Corse Matin


Corse : ouverture d’une enquête après l’agression d’un homme d’origine marocaine chez lui

Le parquet de Bastia a ouvert mardi une enquête pour violences avec arme, après l’agression d’un homme d’origine marocaine hier matin à Calacuccia en Haute-corse, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

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Mohamed Hadouti, un ouvrier du bâtiment a été agressé chez lui. Il a reçu un violent coup de pioche à la tête entraînant une perte de connaissance.

C’est son fils qui a donné l’alerte. Un médecin généraliste du village lui a prodigué les premiers soins avant qu’il soit hospitalisé à Bastia.

Opérée lundi, la victime était toujours dans le coma mardi. Pour l’instant aucune piste n’est privilégiée par les enquêteurs de la brigade de recherches de la gendarmerie de Corte : acte raciste, différend commercial ou affaire privée.

Installée dans la commune depuis 30 ans, la victime était parfaitement intégrée selon les habitants du village.

Le Point

Saint-Germain-lès-Arpajon : Jérome traîne sa compagne au sous-sol et la brûle vive

Scène d’horreur à Saint-Germain-lès-Arpajon. Au sous-sol d’un pavillon blotti dans un lotissement récent, une jeune femme de 29 ans a été retrouvée, en début de matinée, immolée par le feu. Brûlée à 85 %, elle a été conduite à l’hôpital Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). Son pronostic vital est engagé. Jérome, son concubin, désigné à plusieurs reprises par la victime comme étant l’auteur de l’agression, a été interpellé et hospitalisé, souffrant lui aussi de brûlures.

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Quelques heures après le drame, l’effroi régnait toujours dans le voisinage. « Je prenais ma douche, j’ai entendu un cri. Comme une complainte. J’ai cru qu’une voiture venait de renverser une personne ou un animal, témoigne un voisin qui a assisté aux prémices de la dispute depuis sa fenêtre. Ils étaient dans la rue, je l’ai vu la traîner depuis le trottoir jusqu’à chez eux. Elle se débattait ».

Devant à la violence de la scène, le témoin sort immédiatement de chez lui. « Mon autre voisin m’a dit qu’il avait peur qu’il la frappe. Alors j’ai ramassé un objet que la femme avait fait tomber, ça me donnait une excuse pour aller chez eux, et j’ai frappé à la porte, aux fenêtres… J’ai crié. Mais je n’ai entendu aucun bruit à l’intérieur ».

Et pour cause, le couple est au sous-sol. Alertée par la scène de violence qui s’est déroulée en pleine rue, une voisine appelle immédiatement la police. « Ils sont arrivés très vite mais c’était trop tard », reprend le premier témoin, les yeux rougis et embués de larmes.

« A l’intérieur de la maison, un homme, brûlé à la main et au tibia droit, se présente aux policiers », témoigne une source proche de l’enquête. Sourd et muet, tout comme sa compagne, il communique par gestes.

« Il voulait prévenir les secours car sa femme brûlait au sous-sol », ajoute le policier. « Il semble que le couple était sur le point de se séparer », avance le parquet d’Evry. « Ils ont au moins deux enfants en bas âge qui sont en vacances en ce moment, reprend une voisine choquée. Mais on connaît assez peu cette famille : comme les parents sont sourds et muets, ils restaient un peu à l’écart. Ils nous envoyaient parfois des textos pour nous souhaiter de bonnes fêtes ou nous demander un service ».

L’enquête a été confiée à la sûreté départementale de l’Essonne.

Le Parisien

«Ton foulard n’a rien à faire ici», une musulmane voilée humiliée et violentée par la police

Lina* a déclaré au service juridique du CCIF avoir raccompagné sa sœur à Emerainville (Seine-et-Marne), en compagnie de son autre sœur, le 30 juillet dernier, lorsqu’elle a été violemment prise à partie, humiliée et emmenée en garde-à-vue par un groupe de policiers. Interpellée sans raisons apparentes, rien ne semblait justifier la violence de cette charge, si ce n’est le seul port de son foulard qui aurait « dérangé », selon les dires de l’avocat, mandaté d’office.

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La victime nous a rapporté qu’il était aux alentours de minuit ce samedi soir lors qu’elle-même et sa sœur s’apprêtaient à quitter Emerainville (77) pour rentrer chez elles. Constatant une échauffourée entre des jeunes et la police sur la route, les sœurs ont coupé le moteur et ont décidé de patienter, le temps que la situation se calme. Une fois les jeunes repartis, elles ont repris la route, croyant que tout « danger » était écarté, sans être en mesure d’imaginer l’ampleur de la gravité de ce qui allait suivre, par ceux-là même dont la mission est de les protéger.

Au moment d’arriver à hauteur des forces de l’ordre, ceux-ci se seraient mis à leur barrer la route. Pensant à un banal contrôle de police, Lina* nous a rapporté avoir expliqué qu’elle « souhait[ait] rentrer chez elles », lorsque les policiers l’ont interrogée sur la raison de leur présence. À cette réponse, l’un des policiers lui aurait sèchement rétorqué « vous allez voir ce qu’on va vous faire ».

Tout en ayant ce même policier donnant des coups de pied dans le véhicule, ses collègues lui ont demandé de couper le moteur, de sortir du véhicule et d’ouvrir le coffre. Lina* s’est exécutée, et après vérification, un des policiers l’a informée qu’elle pouvait reprendre la route.

Ce n’était pas sans compter sur son collègue, particulièrement agité. Lorsque la sœur de Lina* lui a sommé d’« arrêter de donner des coups sur la voiture », elle n’aura eu pour seule injonction que de « fermer sa g***** ». Ni plus, ni moinsPrenant la défense de sa sœur en lui rétorquant simplement qu’il était inutile de l’insulter, Lina* subira de plein fouet la violence de cet agent de police.

  • « Je n’en ai rien à foutre de ton foulard, ton foulard n’a rien à faire ici »

Lorsque Lina* est retournée dans son véhicule, ce même agent de police lui a refermé brutalement la porte dessus. Sur le coup de la douleur, Lina* a lâché une insulte. Cela aurait suffi pour que ce représentant de l’ordre déchaîne sa violence sur la jeune femme, sous le regard spectateur de ses collègues : l’attrapant par le col et la jetant sur le sol, le policier se serait alors mis à lui donner des coups.

Se retrouvant sans foulard, elle est menottée et embarquée dans la voiture de police. Ce n’est qu’après avoir insisté que sa sœur a été autorisée à lui remettre son couvre-chef.

Dénotant le caractère islamophobe de cette violence policière, l’agent de police qui l’a agressée en lui donnant des coups s’est précipité pour lui retirer de nouveau son foulard tout en lui disant « Je n’en ai rien à foutre de ton foulard, ton foulard n’a rien à faire ici ». Il l’a déchiré et jeté à terre. Exigeant à plusieurs reprises de pouvoir remettre son foulard, les policiers auraient refusé et se seraient contenté de l’accrocher à sa jupe.

CCIF

Après des lardons, une mosquée de Lorraine reçoit une enveloppe pleine de poudre

La même mosquée de Lorraine a été touchée par deux fois en une semaine par des actes de menaces islamophobes. A Tomblaine (Meurthe-et-Moselle), cette mosquée est particulièrement menacée depuis les derniers attentats qui ont touché la France.

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Une mosquée de Lorraine a reçu jeudi une enveloppe pleine de poudre, a-t-on appris auprès des pompiers et de la police, une semaine après que des lardons ont été déposés dans sa boîte aux lettres.

L’enveloppe ne contenait « ni matériel bactériologique, ni nucléaire, et personne n’a présenté de symptômes » pour l’instant, a indiqué la police, ajoutant qu’un périmètre de sécurité était toujours installé autour de la mosquée de Tomblaine, en banlieue de Nancy. Les pompiers ont été appelés vers 16H00, et la levée de doute a été effectuée dans la foulée. Les personnes ayant eu un contact avec l’enveloppe seront surveillées dans les heures à venir.

Vendredi, un homme a été condamné à 6 mois de prison avec sursis pour avoir déposé des lardons dans la boîte aux lettres de cette mosquée, quelques heures après l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, qui a vu mourir son prêtre de 86 ans, Jacques Hamel.

Ce jeudi, le numéro 2 du Front national a d’ailleurs défendu sur RMC l’homme qui a été condamné à six mois de prison avec sursis pour avoir déposé des lardons devant cette mosquée. Florian Philippot a estimé qu’il avait été jugé par la «justice islamique», affirmant que sa peine était trop lourde.

Loractu

Saône-et-Loire : des tags antisémites, anti Valls et anti Hollande découverts à Autun

Des tags antisémites et sataniques ont été découverts sur le mur du cimetière Saint-Pantaléon et sur la porte d’entrée du temple protestant d’Autun en Saône-et-Loire mercredi 3 août 2016. Une enquête a été ouverte. 

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Sur les murs du cimetière de Saint-Pantaléon à Autun, en Saône-et-Loire : des croix gammées, des « 88 », signifiant le salut nazi, des tags anti-Valls et HollandeMercredi 3 août 2016, une dizaine d’inscriptions à caractère antisémite et satanique ont ainsi été découvert dans la ville.

Tags antisémites et satanistes

Le cimetière n’a pas été le seul lieu touché. Le temple protestant a lui aussi été vandalisé et recouvert de tags d’inspiration satanique. On y voit notamment des croix retournées ou des 666, le chiffre du diable.

Un ou plusieurs coupables ?

Une enquête a été ouverte pour retrouver le responsable de ces actes. A ce stade de l’investigation, il est impossible de s’avoir s’il s’agit de l’oeuvre d’une ou de plusieurs personnes.

Le préfet de Saône-et-Loire, Gilbert Payet a réagit dans un communiqué. « Gilbert Payet rencontrera, dès la semaine prochaine, des représentants de l’ensemble des communautés religieuses pour examiner avec eux les actions à entreprendre dans le département pour lutter contre toutes les formes de radicalisation et développer des actions intercultuelles », peut-on lire.

France 3

Un journaliste Franco-marocain expulsé d’une église, car jugé « suspect »

Considéré comme « suspect » par un paroissien alors qu’il se trouvait dans l’église de Châteaubriant, un correspondant franco-marocain de Ouest-France a été prié de quitter l’édifice, escorté par deux gendarmes.

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Un délit de faciès pas très catholique. Un correspondant franco-marocain du journal Ouest-France a été prié de quitter l’église Saint-Nicolas de Châteaubriant (Loire-Atlantique) dimanche matin, rapporte ce mardi le quotidien régional. Dans le cadre de son travail de journaliste, l’homme de 46 ans « était juste venu écouter » et « prendre le pouls de la communauté catholique » cinq jours après l’assassinat du père Jacques Hamel par deux djihadistes dans l’église de Saint-Etienne-du-Rouvray, précise Ouest-France.

Deux gendarmes s’avancent alors vers lui. « Elles m’ont demandé si c’étaient mon sac et mon casque qui étaient au sol. J’ai répondu oui et elles m’ont demandé de les suivre à l’extérieur », raconte-t-il. Un peu plus tôt, un paroissien avait en fait téléphoné à la gendarmerie pour signaler un homme au comportement « suspect ».

Situation humiliante, l’homme est alors contraint de quitter l’église encadré par deux gendarmes à la vue de tous, alors que plusieurs centaines de fidèles sont venus prier. A la fin de la célébration, le maire de Châteaubriant et des paroissiens sont néanmoins restés discuter avec lui sur le parvis de l’édifice pour le réconforter, note le quotidien régional.

Les excuses du prêtre, le pardon de l’intéressé

Dans un message publié en ligne, le père Patrice Eon a publié un message apaisant. « Va-t-on se mettre à suspecter tout visage nouveau qui entre dans notre assemblée sous prétexte que nous ne le connaissons pas? » s’interroge-t-il.

« Je sais que le climat est à la peur, mais justement, parce que le climat est à la peur, il faut raison garder! » ajoute-t-il, avant de présenter ses excuses. « L’église est un sanctuaire, un lieu sacré, un lieu où l’hospitalité est sacrée. Au nom de toute la communauté chrétienne, je demande pardon au correspondant local d’Ouest-France pour ce qu’il lui est arrivé dimanche ».

L’intéressé, lui, a rapidement décidé de passer l’éponge, explique-t-il dans Ouest-France. « C’est tombé sur moi mais je pardonne. La peur n’est pas quelque chose de raisonné. Ce qui s’est passé servira peut-être de leçon et permettra à chacun d’être plus prudent et moins jugeant afin que ça ne se reproduise plus ».

L’Express

« Tenue légère » : TF1 s’emballe sur une nouvelle agression qui n’était pas « vestimentaire »

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« Agression vestimentaire » ou emballement médiatique, nouvel épisode. Après l’affaire de l’agression de la jupe (qui n’y était pour rien) ou celle du bikini de Reims (présentée à tort comme une agression à caractère religieux), une autre agression, beaucoup plus violente cette fois, et commise par « un homme d’origine maghrébine », a une fois encore été présentée un peu vite par TF1 comme ayant un lien avec la tenue des victimes.

Quelques heures après le « scoop » du JT de 13 heures de la première chaîne, et de nombreuses récupérations politiques, le procureur de la République de Gap a en effet démenti la rumeur d’un quelconque motif lié aux vêtements.

Cette fois, c’est le JT de 13 heures de TF1. Dans son édition du 19 juillet 2016, on apprenait qu’une « mère et ses 3 filles » avaient été « agressées à coups de couteau pour leur tenue légère« , « mardi matin vers 10 heures dans un centre de vacances VVF situé à Garde-Colombe, dans les Hautes-Alpes« .

Le pronostic vital de la plus jeune des fillettes, âgée de 8 ans, est engagé. En plateau, le « spécialiste police de TF1« , explique que « c’est bien la tenue, jugée trop légère aux yeux de l’agresseur » qui est « semble-t-il, le mobile de l’agression« . Cet « homme de 37 ans, d’origine maghrébine » et « non connu des services de renseignement », aurait ainsi reproché aux quatre victimes « ces vêtements indécents à ses yeux. C’est pour ça que les enquêteurs s’intéressent à un motif religieux. »

Sa source ? Mystère. Sur le site de TF1, ce sont « les enquêteurs » qui auraient avancé cette hypothèse. Dans les médias étrangers, qui reprennent une dépêche de l’agence AP, un certain Jean-Marc Duprat, premier adjoint à la mairie de la ville voisine de Laragne-Monteglin est cité concernant le motif : « Duprat a dit que le suspect, qui n’est pas un membre de la famille des victimes, était énervé par le fait qu’elles portaient des shorts et des t-shirts« .

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