Menaces de mort et injures racistes : une aire de jeux dégradée et taguée avec des signes chrétiens et nazis

Les jeux pour enfants, des bancs, le sol ont été dégradés et tagués avec des sigles à connotation nazie et raciste.

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Dans la nuit du mercredi 19 au jeudi 20 octobre, l’aire de jeux pour enfants du parc de Drouille de Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) a été vandalisée par de très nombreuses inscriptions à caractère raciste et xénophobe. La quasi-totalité des jeux, mais aussi des bancs ou même le sol, ont été dégradés et tagués avec des sigles à connotation nazie (comme des croix gammées), mais aussi religieuse, sans compter des menaces de mort et autres injures à connotation raciste… peintes à la bombe noire.

 

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Ce n’est malheureusement pas la première dégradation dont est victime cette aire de jeux, puisqu’il y a quelques mois, les nouveaux grillages qui avaient été posés avec été vandalisés, abîmés… et la municipalité avait finalement décidé de les enlever face aux dégradations récurrentes.

Dès ce jeudi matin, la municipalité a déposé plainte contre X auprès du commissariat de Police, « après avoir fait constater par la Police Municipale et la Police Nationale » a confirmé le premier adjoint au maire de la ville de Manosque, Bernard Diguet.

Haute Provence Info

Un policier condamné à 9 mois de prison avec sursis pour avoir crié «Heil Hitler»

C’un délit pourtant passible de dix ans d’emprisonnement. Un policier autrichien a été condamné ce jeudi à neuf mois de prison avec sursis pour avoir crié en avril dernier « Heil Hitler » à un automobiliste lors d’un contrôle routier à la frontièrehongroise.

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Le fonctionnaire, qui avait salué avec ces mots un automobiliste hongrois, a été reconnu coupable de violation de la loi contre les actes et propos à caractère nazi.

« Une remarque certes idiote, mais pour rire »

Le policier, âgé de 29 ans, avait été dénoncé par un collègue qui avait assisté à la scène, le 27 avril au poste-frontière de Nickelsdorf, à l’est de l’Autriche. L’avocat du prévenu a plaidé que son client avait formulé « une remarque certes idiote, mais pour rire, sans penser à mal ».

Le policier a bénéficié d’une peine allégée, le plancher pour ce délit étant fixé à un an. Adoptée en 1947, la loi autrichienne réprimant toute activité ou propos s’inspirant du nazisme est l’une des plus strictes d’Europe.

20 Minutes

Agressé, un ado accuse à tort les migrants

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L’histoire commence par des faits relayés vendredi soir par des proches du collégien. En rentrant chez lui après les cours, vendredi vers 16 h 45, l’adolescent scolarisé au collège Notre-Dame-de-Lourdes aurait été agressé par plusieurs individus qui voulaient lui voler son portable. Selon le témoignage du garçon, quatre migrants s’en seraient pris à lui au niveau de la place Saint-Pierre à Steenvoorde. « Ils l’ont frappé à quatre contre un. Il a eu une perte de connaissance. C’est quelqu’un qui l’a retrouvé », expliquait samedi après-midi un proche de la victime.

L’affaire a été immédiatement signalée à la gendarmerie par la famille et une enquête a été ouverte.

Mensonge

Seulement, l’adolescent a menti sur l’identité de ses agresseurs. Il l’a avoué dimanche. « Il est revenu sur ses déclarations pour dire que cette agression avait plutôt eu lieu dans le cadre de relations scolaires et que cela n’avait rien à voir avec les migrants », précise Sébastien Piève, le procureur de Dunkerque. « Il a raconté des bêtises peut-être pour ne pas mettre en cause ses camarades. Il a menti à ses parents et aux gendarmes et s’est ravisé en voyant l’ampleur que prenait l’affaire », poursuit-il.

Des investigations sont toujours en cours pour tenter de faire la lumière sur les faits. « Il y a quand même eu un délit », pointe le procureur.

Nord Littoral

Liège : un homme tente de mettre le feu à une mosquée avec de l’essence

Un individu né en 1979 a été interpellé lundi par la police après qu’il a tenté de mettre le feu à une mosquée de Herstal, a indiqué le parquet de Liège. Ivre, l’homme avait répandu de l’essence sur la façade du Centre Culturel Musulman Al-Ihsan.

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L’homme explique que, durant l’été, un objet projeté à partir d’une fenêtre du centre culturel l’a fait chuter de son scooter. Blessé, il avait déposé plainte contre X, classée sans suite par le parquet. Le trentenaire admet éprouver de la rancune envers cette institution depuis l’incident. Lundi, après une soirée bien arrosée, l’homme s’est dirigé vers le bâtiment avec l’intention d’y mettre le feu. Il a tout d’abord nié les faits. Mais une fois confronté avec les images des caméras de surveillance, il est passé aux aveux. Le parquet ajoute que l’homme, sans antécédents judiciaires, fera l’objet d’une procédure accélérée.

La Libre

Paris : le futur centre d’hébergement pour SDF du XVIe arrondissement incendié

Le centre d’hébergement qui doit (toujours) ouvrir autour du 5 novembre dans le XVIe arrondissement de Paris a été touché lundi par un incendie. Les secours ont découvert sur place une bouteille en verre et du liquide inflammable.

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« Ce n’est sans doute pas pour rien que ça arrive maintenant ». Pour Éric Pliez, directeur de l’association Aurore chargée de la gestion du futur centre d’hébergement destiné à des personnes sans logement du XVIe arrondissement de Paris, l’incendie survenu lundi 17 octobre vers 5 heures du matin n’a rien d’un hasard.

Le gardien du centre a pu prévenir rapidement les secours et, malgré un départ de feu sur un des panneaux de bois extérieurs, le centre devrait pouvoir ouvrir, comme prévu, aux alentours du 5 novembre.

Mais, selon une source policière, les secours ont trouvé sur place « du liquide inflammable », signe que le feu serait d’origine criminelle. « Une plainte a été déposée et on va renforcer le gardiennage », a assuré Éric Pliez.

Un gardien surveillait déjà 24h/24 les lieux filmés par des caméras de vidéosurveillance. Le commissariat du XVIe arrondissement est chargé de l’enquête. La mairie de Paris va se constituer partie civile.

France 24

Reims: Retraité de la police, Roger incendiait des appartements, son petit-fils aussi

Rebondissement après deux feux d’appartements allumés les 6 et 8 octobre au quartier Europe à Reims ! Récidiviste, le suspect est le petit-fils d’un ancien policier condamné en septembre à six mois ferme pour des faits identiques…

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Condamné à six mois de prison, dont deux ferme, pour avoir incendié cet appartement de Croix-Rouge le 20 septembre 2016, le jeune homme avait été remis en liberté

Tel (grand-)père, tel (petit-)fils ! Mais qu’ont-ils donc subi au plus profond de leur âme pour en arriver à cet incroyable mimétisme qui leur vaut aujourd’hui de connaître la prison ? Une histoire d’autant plus ahurissante que le grand-père, Roger Gaignot, 69 ans, est un ancien policier en tenue du commissariat de Reims, condamné début septembre à six mois ferme pour cinq incendies allumés dans les différents appartements qu’il occupait.

Deux semaines plus tard, qui l’imitait ? Son petit-fils Francky, 18 ans, interpellé après avoir incendié un autre logement familial. La justice le condamnait à six mois de prison, dont deux ferme, sans incarcération. Et voilà que le jeune homme refait parler de lui, auteur présumé de deux feux d’appartements la semaine dernière à Europe.

L’Union

 

Nice. Une tête de sanglier de nouveau déposée devant la mosquée En-Nour

Une tête de sanglier a été retrouvée mardi devant la mosquée En-Nour de Nice, puis enlevée par la police qui a ouvert une enquête, a-t-on appris auprès de l’imam de ce lieu de culte où le même incident s’était produit avant son ouverture en juin.

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« Ce matin, en arrivant à la mosquée vers 05 h 45, il y avait une tête et la peau d’un sanglier déposé devant l’entrée. C’est la deuxième fois et j’espère la dernière », a déclaré l’imam Mahmoud Benzamia. « On a appelé la police, ils ont pris la tête et c’est nettoyé. On va déposer plainte », a-t-il ajouté.

Le tribunal de Nice doit rendre son jugement mercredi concernant deux hommes d’une quarantaine d’années, poursuivis pour avoir déposé une carcasse de sanglier le 8 juin devant la même mosquée, deux jours avant son ouverture.

Des peines de travaux d’intérêt général ont été requises à l’encontre de ces deux prévenus qui selon le parquet ont agi par « pure bêtise ». Ils avaient tué un sanglier présent sur leur terrain, puis décidé, après avoir bu, de déposer la carcasse de l’animal devant la mosquée, sans réfléchir aux conséquences de leur acte, selon le parquet.

Cette mosquée, dont les travaux se sont achevés récemment, est au cœur d’une polémiqueentre l’association qui la porte et la municipalité de Nice, qui lui reproche d’avoir été financée par des fonds saoudiens. La mosquée a une capacité 400 à 500 fidèles, selon l’imam.

Ouest France

Dijon : il traite un policier de «facho » et il est placé en garde à vue

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Vendredi, vers 14 h 15, un homme de 43 ans originaire de Chenôve accompagne une autre personne à l’hôtel de police. Manifestement excédé de devoir patienter avant d’être entendu, il insulte alors un agent de police, le traitant de « facho ». Il a été placé en garde à vue. Le mis en cause reconnaît les propos qui lui sont reprochés. Le policier impliqué a, quant à lui, porté plainte pour outrage. L’individu sera convoqué devant un délégué du procureur de la République pour une composition pénale.

Le Bien Public

Thomas V. le policier arrêté avec des armes et des explosifs projetait un double assassinat

Un policier carolo de 35 ans a été interpellé lors d’une opération policière, lundi après-midi. Il avait été repéré par un service de renseignements étranger à la suite de l’achat d’armes et d’explosifs sur le darkweb. Il projetait vraisemblablement de les utiliser pour assassiner deux personnes.

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Le parquet de Charleroi a confirmé ce mardi le double mandat d’arrêt décerné à charge de Thomas V., un policier local de 35 ans appartenant au GSA (Groupe de Sécurisation et d’Appui) de la zone carolorégienne. Le juge d’instruction l’a inculpé d’importation illégale d’armes et d’une double tentative d’assassinat.

Le Soir

Toulon : « sale arabe » « Rentrez chez vous », Khaled victime d’une agression raciste

Khaled B. est sorti lundi de l’hôpital Sainte-Musse, à Toulon. Verdict: fracture du poignet gauche et 45 jours d’ITT. En se rendant dimanche matin au vide-greniers du CIL de la gare, à Ollioules, ce Seynois de 48 ans était pourtant bien loin de se douter qu’il en sortirait le corps meurtri… et l’esprit tout autant.

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«J’ai été victime d’une agression raciste», affirme-t-il aujourd’hui, choqué. «J’étais avec ma mère, ma femme et mes trois enfants, quand le Caddie de ma maman a malencontreusement roulé sur les pieds d’un badaud. Il y avait du monde, ce n’était pas simple de circuler par endroits. Elle s’est excusée».

MENACES ET PROPOS XÉNOPHOBES

L’affaire aurait dû en rester là. Sauf que d’après Khaled B., l’homme, un quinquagénaire «costaud», est très vite devenu agressif. D’abord verbalement. «J’ai alors essayé de défendre ma mère, qui a 73 ans. Il s’est emporté et m’a violemment repoussé en me traitant de « sale arabe ». Il a aussi apostrophé ma famille: « Rentrez chez vous », leur a-t-il crié. Je précise que ma mère et mon épouse sont voilées».

Tombé à terre, Khaled B. peinait à se relever à cause de la blessure que l’on sait. «Les gens autour de moi ont bien tenté d’intervenir mais il les repoussait avec son casque. « Vous êtes avec eux », leur disait-il, presque enragé. « Que je ne vous retrouve pas sur mon chemin », a-t-il menacé avant de partir». Grâce au dispositif de premiers secours mis en place lors de ce grand marché aux puces, Khaled B. a pu rapidement être pris en charge. Et une ambulance s’est vite rendue sur les lieux.

Du côté des organisateurs, qui n’ont pas assisté à la scène, on assure que c’est bien la première fois qu’une altercation se produit pendant ce rendez-vous prisé des chineurs de l’aire toulonnaise.

Khaled B., lui, se dit convaincu d’avoir été victime d’une agression à caractère xénophobe. Le Seynois devait d’ailleurs se rendre au commissariat pour porter plainte.

Var Matin

Fusillade au Port-Marly : deux blessés graves, Pierre s’est rendu, la piste terroriste écartée

Pierre, l‘auteur des coups de feu au supermarché du Port-Marly, dans les Yvelines, s’est rendu. A la mi-journée, il avait grièvement blessé deux personnes avant de prendre la fuite et de se retrancher chez lui. Selon le Parquet de Versailles, il s’agit d’un « litige d’ordre privé ».

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Fin de l’intervention du RAID au Port-Marly, dans les Yvelines. Les policiers tentaient d’intercepter un homme retranché dans un immeuble. Un homme soupçonné d’avoir tiré sur deux personnes dans le supermarché de la ville. Les deux blessés, un homme de 73 ans et une femme de 57 ans, se trouvent toutes les deux « en urgence absolue ».

C’est à 12h30, ce lundi, que les faits ont eu lieu. Un sexuagénaire est entré dans le supermarché et a fait feu avec un fusil de chasse, blessant grièvement deux personnes. Il a ensuite pris la fuite et s’est réfugié chez lui, dans un immeuble voisin. Le RAID intervient pour tenter de l’arrêter.

La piste terroriste n’est pas privilégiée à ce stade de l’enquête. Le tireur est inconnu des services de renseignement mais connu pour des affaires de violences volontaires. Il avait déjà été vu dans ce même supermarché avec un comportement très agressif. La brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles a été saisie de l’enquête. Le Parquet indique ce lundi après-midi qu’il s’agit d’un litige d’ordre privé.

France Bleu

Christian Flaesch, l’ex-patron de la police judiciaire parisienne, en garde à vue

L’ancien patron de la police judiciaire parisienne, Christian Flaesch a ét placé en garde à vue ce lundi par les enquêteurs de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), selon RTL. Son domicile personnel a également fait l’objet d’une perquisition dans la matinée, ont confirmé des sources à l’AFP.

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Nommé en 2007 à la tête de la PJ parisienne, Christian Flaesch avait été limogé fin décembre 2013 après une mise en garde du parquet général de la cour d’appel de Paris. Il était soupçonné d’avoir téléphoné à son ancien ministre de tutelle, Brice Hortefeux, au sujet d’une audition dans un dossier judiciaire qui impliquait Nicolas Sarkozy. Les motifs de la garde à vue ne sont pas connus mais ils seraient sans lien avec cette affaire.

A l’été 2014, il avait sollicité une mise en disponibilité alors qu’il était chargé de mission auprès du directeur général de la police nationale. Il s’était recyclé dans le privé, devenant, en septembre 2014, directeur général sûreté-sécurité du groupe Accor, numéro 6 mondial de l’hôtellerie.

Après Flaesch, la PJ parisienne avait une nouvelle fois attiré l’attention: son successeur, Bernard Petit a lui aussi été limogé depuis et fait toujours l’objet d’une mise en examen pour « violation du secret de l’instruction ».

Le Parisien

Maisons-Alfort : Jean, 90 ans violemment agressé et séquestré par Sébastien

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Il fait partie de cette génération qui, quand on lui demande qui il est, décline son nom de famille avant son prénom. Jean B., 90 ans, est venu raconter mardi devant la cour d’assises du Val-de-Marne la violente agression dont il a été victime dans son pavillon de Maisons-Alfort le 21 août 2014 par trois hommes. Avec beaucoup d’aplomb. Sébastien B., 22 ans, cheveux noirs et ras, est le seul à comparaître pour séquestration et violences commises avec arme. Il a continué de nier toute implication, et risque jusqu’à sept ans de prison.

Le Parisien

Guillaume Debonne, un militant d’extrême droite mort noyé à Dieppe

L’homme décédé de façon accidentelle la semaine dernière sur la plage de Dieppe était Guillaume Debonne, un Dieppois bien connu pour son engagement dans les mouvements nationalistes

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La semaine dernière, nous relations un accident sur la plage de Dieppe qui avait conduit à la noyade puis à la mort d’un Dieppois âgé de 50 ans. Il s’agissait de Guillaume Debonne, un homme bien connu à Dieppe notamment pour son engagement politique et surtout idéologique.

Il se présentait comme un ultra-nationaliste

Il se revendiquait du Front de défense de la France (FDF), un mouvement qui rassemble, entre autres, des déçus du Front national et n’hésite pas à prôner la lutte armée pour « défendre » la Nation. Guillaume Debonne avait particulièrement revendiqué son combat contre « l’islamisation de la France » et se présentait comme « un ultra-nationaliste ».

Début juillet à Dieppe, il avait participé au rassemblement interdit de Pegida France contre « l’invasion migratoire de Dieppe » et s’était montré solidaire de cette organisation. Finalement, ce rassemblement n’avait attiré que peu de militants.

Les Informations Dieppoises

Albert : un coiffeur tunisien découvre une tête de cochon devant son salon

Mohamed Manoubi, qui a récemment ouvert un salon de coiffure à Albert, dans la Somme, a déposé plainte. Il dit avoir découvert une tête de porc grillée, laissée sur le pallier de son commerce.

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Si c’est une blague, elle est de bien mauvais goût. Mohamed Manoubi, nouveau coiffeur du centre-ville d’Albert (80) depuis le 4 août, se retrouve résumé à ses origines tunisiennes, en ce dimanche 11 septembre. « Ce matin vers 7h30, je commençais à travailler, laver les serviettes…. et j’ai vu un truc noir devant l’entrée, raconte-t-il. Je me suis avancé et j’ai vu la tête de cochon. Mettez-vous à ma place… »
Dans la foulée, Mohamed Manoubi appelle les gendarmes, qui arrivent un quart d’heure plus tard et prennent des photos. Le coiffeur porte plainte et fait une déposition.

Une enquête a été ouverte. Le maire d’Albert, Stéphane Demilly, aurait très rapidement rencontré l’épouse de Mohamed Manoubi (l’intéressé n’était pas chez lui à ce moment) pour se renseigner sur l’affaire.

France 3

« Sales musulmanes » Pluie d’insultes sur deux sœurs voilées à Montréal

Une vidéo montrant deux sœurs portant le hijab se faire invectiver dans un magasin du centre-ville de Montréal fait réagir les internautes depuis quelques jours.

 

Doha Abuseedo, qui est étudiante, se trouvait dans la file d’une caisse du Dollarama situé au coin du boulevard Saint-Laurent et de la rue Roy pour y déposer son CV.

Selon ce qu’elle a expliqué à TVA Nouvelles, sa sœur regardait quelques articles dans le magasin quand elle est venue lui murmurer quelque chose à l’oreille.

«Elle m’a dit que la personne qui attendait derrière moi l’avait insultée et traitée de terroriste. Elle lui a aussi dit qu’elle ne méritait pas de vivre», a-elle indiqué dans une entrevue téléphonique.

La jeune femme a dit qu’elle s’était alors retournée pour dire sa façon de penser à la personne qui avait insulté sa sœur. Elle avoue avoir crié sur la femme et que celle-ci n’a pas demandé son reste.

«J’ai vécu beaucoup de formes de racisme, mais ça représente la pire fois. Elle nous a traitées de tous les noms, de criminelles et même de pédophiles, sans raison apparente», a confié Mme Abuseedo.

L’altercation s’est finie par l’intervention des policiers du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) qui auraient réussi à faire sortir la femme du magasin sous les regards éberlués de plusieurs clients.

«Même à l’arrivée des policiers elle n’arrêtait pas de s’en prendre à nous. Plusieurs personnes ont filmé ce moment et j’en ai vu d’autres pleurer face à ce qui se passait.»

Doha Abuseedo a dit ne pas avoir porté plainte à la police, une plainte qui aurait des difficultés à aboutir, les injures n’ayant rien de criminel.

Elle a par ailleurs expliqué avoir voulu partager ces images sur les réseaux sociaux en réaction au choc qu’elle et sa sœur ont vécu.

TVA Nouvelles