Nicolas Bay, candidat FN en Normandie, au cœur d’une affaire de fraude au Parlement européen ?

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La présidente du FN, Marine Le Pen, a-t-elle fraudé au Parlement européen ? Des eurodéputés, dont Nicolas Bay, candidat aux Régionales en Normandie, auraient voté à sa place.

Mercredi 28 octobre 2015, les eurodéputés accusaient Marine Le Pen d’avoir fraudé durant une session de vote au Parlement européen. La députée européenne, Anna Maria Corazza, a dénoncé publiquement la tricherie : l’élue FN est accusée de s’être fait remplacer pour des votes. En son absence, sa carte de vote aurait été utilisée à au moins huit reprises. Les soupçons se porteraient sur le Néerlandais Marcel de Graaf, co-président du groupe parlementaire Europe des Nations et des Libertés. Selon l’élue du Parti populaire européen (PPE), Nicolas Bay, candidat FN aux Régionales en Normandie, aurait également voté à plusieurs reprises à la place de la présidente de son parti.

Des votes litigieux entre 14h15 et 14h18

Au Parlement européen, chaque vote est nominatif et chaque élu dispose d’une carte de vote personnelle. Selon les dires de la députée européenne, Anna Maria Corazza, quelqu’un aurait voté à la place de Marine Le Pen, alors qu’elle était absente de l’hémicycle. Peu avant, l’élue s’étant absentée, un autre député aurait voté en son nom. C’est Nicolas Bay que la députée européenne, à l’origine du scandale, désigne :

Mercredi dernier donc, un premier vote en assemblée plénière porte sur les émissions de CO2 par les voitures. Or, je vois madame Le Pen quitter son banc ostensiblement pour aller parler à un collègue. C’est le secrétaire général du FN et député européen Nicolas Bay qui vote à sa place. Prudente, j’attends la suite, confie Anna Maria Corazza à Paris Match.

Puis, Marine Le Pen quitte l’hémicycle. Durant son absence, sept votes sont enregistrés. Marcel de Graaf, député néerlandais coprésident du groupe d’extrême-droite Europe des nations et libertés (ENL), se serait exprimé en lieu et place de l’élue FN.

Normandie Actu

Marine Le Pen embarrassée par l’implication de Chauprade dans l’affaire Air Cocaïne

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Marine Le Pen, invitée de l’émission Questions d’info LCP/France Info/Le Monde/AFP le 4 novembre, a pris ses distances avec l’eurodéputé. Elle dit ceci :

« Je désapprouve qu’il prenne une initiative personnelle qui engage, au moins dans l’image que ça donne, le FN. »

Elle ajoute :

« Le bureau exécutif se réunira et probablement évoquera ce sujet. Les membres du bureau exécutif demanderont que ce sujet soit abordé. »

Le même jour, sur France Info, Florian Philippot évacuait encore :

« Le FN n’est rien allé faire dans cette galère du tout. Ce sont des personnes, des individus, qui ne l’ont pas fait en tant qu’eurodéputés. Monsieur Chauprade l’a fait dans sa vie privée, donc il est responsable de ses actes, avec un ami à lui, manifestement.

Mais le FN n’a rien à voir là-dedans. Ce sont des personnes qui font des choses dans leur temps libre et qui prennent leurs responsabilités. »

Ce n’est pas la première fois que l’eurodéputé met dans l’embarras la présidente de son parti, dont il a été le conseiller.

Europe 1

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Les deux pilotes placés en détention provisoire

Neuf jours après leur rocambolesque évasion de Saint-Domingue, où ils avaient été lourdement condamnés pour trafic de drogue, les pilotes Pascal Fauret et Bruno Odos ont été écroués, lundi 2 novembre, après avoir été entendus par un juge des libertés et de la détention (JLD) à Lyon et à Grenoble dans le cadre d’un mandat d’amener délivré par une juge d’instruction marseillaise

Le Monde

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Nicolas Sarkozy soupçonné d’être impliqué dans le trafic de drogue

Selon nos informations, la juge d’instruction de Marseille Christine Saunier-Ruellan, en charge de l’affaire Air Cocaïne, a soupçonné Nicolas Sarkozy d’avoir été en prise avec le trafic de drogue de République dominicaine. Pour preuve, une copie de la procédure, que le JDD a pu consulter.

Dans le plus grand secret jusqu’à ce jour, la juge a demandé aux policiers de la brigade financière d’obtenir la géolocalisation de deux téléphones portables de l’ancien président, pour les mois de mars et avril 2013. Elle a aussi souhaité consulter un an de fadettes, de mars 2013 à mars 2014. Un travail d’enquête de la brigade financière qui a fait chou blanc.

Le 19 mars 2013, la police dominicaine interceptait sur le tarmac de l’aéroport de Punta Cana un Falcon 50 avec près de 700 kilos de cocaïne à son bord. Deux jours plus tard, l’avion avait été réservé pour un vol Paris-Bordeaux et devait ce jour-là acheminer Nicolas Sarkozy.

JDD

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Le curieux SMS qui contredit la version des pilotes

Selon les journalistes Jérôme Pierrat et Marc Leplongeon qui ont eu accès aux documents de l’enquête, le pilote Pascal Fauret aurait envoyé un SMS à son patron (le dirigeant de la compagnie SN-THS, Pierre-Marc Dreyfus) le 21 janvier 2013:

« Vu ce midi avec Alain Castany. Le vol (déjà payé) attendra la réouverture de la Môle prévue vers le 15 février.

Le conditionnement du chargement a été revu à une dimension plus pratique, son acheminement « plus classique », et une liste de passager « plus vacances ». Nature du chargement confirmée, provenance : m’en parler ! Je rentre chez moi commander la piscine. ».

Dans le livre : L’affaire Air Cocaïne. Mafia et jets privés

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Aymeric Chauprade assume être un des organisateurs de l’évasion des 2 narcotrafiquants

On le disait au plus proche de l’évasion de Bruno Odos et Pascal Fauret, les pilotes d’Air Cocaïne. L’eurodéputé Front national, Aymeric Chauprade reconnaît dans une interview accordée à Paris-Match, avoir été l’une des personnes à l’origine de l’évasion des deux pilotes condamnés pour trafic de drogue en République dominicaine.

Il explique également avoir dirigé l’équipe chargée de « l’exfiltration terre-mer ». Selon l’eurodéputé, « deux équipes distinctes » ont été créées. L’une en République dominicaine chargée de l’exfiltration terre-mer et l’autre, affectée au retour des pilotes en France. « J’étais le chef de l’équipe 1 – dans l’ordre chronologique de réalisation – et Christophe celui de l’équipe 2« , précise Aymeric Chauprade.

RTL

Série de démissions des élus FN à Agen

201510312331-fullLe Front national de Lot-et-Garonne est secoué par une série de démissions à Agen et Villeneuve-sur-Lot, d’élus frontistes au sein d’un conseil municipal.

L’arithmétique politique reste de l’arithmétique. Le Front national, aujourd’hui dirigé en Lot-et-Garonne par Etienne Bousquet-Cassagne, continue de perdre de ses élus qui siégeaient dans les conseils municipaux. Hélène Collet et Alain Ribère ajoutent leur nom à la liste depuis cette semaine. La fracture s’est déplacée de Villeneuve à la ville préfecture (lire ci-contre).

Mardi, la chef de file frontiste à Agen a démissionné de son mandat d’élue. Alain Ribère l’a suivie deux jours après. Dans les couloirs de l’hôtel de ville, l’équipe Dionis a dû rechercher dans les archives des dernières élections municipales pour découvrir les noms des successeurs éventuels : Christine Cassan (déjà en place), Eric Debladis, Marie-Dominique Lecharles. Le 4e sur la liste des candidatures de 2014, Jean-Marc Ramel, a décliné l’offre.

Mercredi, le nouveau responsable de la circonscription d’Agen, Sébastien Delbosq, a invité des militants à un «apéro débat». Les époux Collet n’ont pas été invités. D’ailleurs, Madame n’a plus les clés de la permanence de la tour Victor-Hugo, les serrures ont été changées.

Que se passe-t-il au Front national ? Visiblement, l’opposition entre le père Jean-Marie et la fille Marine a des incidences ici en Lot-et-Garonne. «Mais cela n’explique pas tout», lâche Catherine Martin. La Villeneuvoise qui a quitté les rangs du FN évoque le cas du Marmandais Laurent Gay. «Il a fait du bon boulot pendant la campagne, et il s’est fait jeter par Bousquet-Cassagne». 

«Etienne Bousquet-Cassagne n’est pas à la hauteur du rôle. C’est le dernier acte d’une pièce de théâtre et il n’est pas bon comédien. De plus, il n’est jamais là. En fait, il utilise les gens et il les jette quand il en a trouvé d’autres

La Dépêche

Le gouvernement reste passif face à la légitimation d’une tentative de meurtre.

Henrique Vannier Joseph Scipilliti Christine Tasin riposte laique attentat

Hier, un avocat du nom Joseph Scipilliti, proche des milieux d’extrême droite, a tiré à trois reprises sur Henrique Vannier, le bâtonnier du barreau de Melun. Après avoir commis son geste, l’avocat s’est tiré une balle dans la tête.

Alors que les médias relayent largement l’information, les organisations d’extrême droite desquelles était proche M.Scipilliti rendent un vibrant hommage à celui qui a voulu tuer le bâtonnier du Barreau de Melun. Le qualifiant de « victime » ou encore de « résistant », les rôles semblent être inversés.

ils ont tué notre avocat_0

C’est sous ce titre évocateur que Riposte Laïque publie le testament laissé par l’avocat, accusant ainsi « un système » qui l’aurait broyé et dont le comportement à son égard justifierait un tel acte.

Joseph Scipilliti avait envoyé un mail le matin du drame à Christine Tasin, présidente du mouvement ouvertement islamophobe Résistance Républicaine. Il écrivait à propos de son « testament »:

testament de J. Scipilliti

Comment dans ce cadre, peut-on considérer Joseph Scipilliti comme une victime et le désolidariser de ses propres actes, en toute impunité?

Le jour même de l’attaque, Christine Tasin publie un article intitulé « Hommage au Résistant Joseph Scipilliti, ami trop tôt disparu » dans lequel elle s’évertue à montrer que la victime n’est pas celle que l’on croit. Pourtant les faits sont clairs.

Elle conclue son écrit par cette phrase :

Article de Chritine Tasin_0

L’idéologie a pris le pas sur la raison et sur l’analyse factuelle des événements.

Le 29 octobre, Pierre Cassen, rédacteur en chef de Riposte laïque publie lui aussi un article, au titre sans équivoque :

Je persiste et je signe

… comme si le bâtonnier n’avait pas frôlé la mort sous les balles de ce dernier.

A aucun moment ces deux organisations ne condamnent le geste de leur ancien ami et avocat. Garder le silence est une chose, faire passer le coupable pour une victime en est une autre.

Le CCIF dénonce la passivité des pouvoirs publics, puisqu’il apparaît désormais possible de soutenir publiquement l’auteur d’un acte criminel.

Une telle opinion n’encourage-t-elle pas la banalisation de ce genre d’actes auprès des nombreux lecteurs et partisans de ces mouvements ?

Les autorités se doivent de condamner cette légitimation de la tentative de meurtre se traduisant par un soutien inconditionnel apporté à son auteur ainsi que par la justification constante de son acte, pourtant abominable.

CCIF

Aimé Deléglise, élu FN déchire sa carte et dénonce un parti devenu « le front des opportunistes »

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Aimé Deléglise, conseiller municipal et communautaire de Pamiers, candidat lors des récentes élections départementales, annonce ainsi avoir retourné sa carte de membre aux instances nationales.

Dans le communiqué de presse qu’il nous a adressé, Aimé Deléglise laisse entendre que «l’investiture par la direction du Front National de Bernard Gondran, un choix non justifiable», serait la goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase.

Selon lui, l’ancien maire UMP de Saint-Girons «n’a qu’une ambition, celle de profiter de la vague bleu Marine pour être élu. Il n’a aucune légitimité pour porter les couleurs du Front National dans notre département comme tête de liste pour les prochaines élections régionales 2015 puisqu’il n’est pas membre de ce parti».

Et d’en tirer la conclusion qui s’impose: si le FN investit une personnalité qui ne se revendique pas de ses valeurs, «je ne me reconnais plus dans ce parti devenu le Front des Opportunistes.

Cette investiture démontre le total mépris du Front National à l’égard de ses hommes de terrain, de qualité et de valeurs qui travaillent depuis des années sans relâche bénévolement et avec tous les risques que cela engage, que ce soit sur le plan physique, social ou professionnel».

Élu à Pamiers depuis le scrutin municipal de 2014, Aimé Deléglise en appelle désormais à ses concitoyens-électeurs: «J’espère qu’ils ne tomberont pas dans le piège de cette supercherie et vont bien réfléchir avant de mettre un bulletin dans l’urne.», écrit-il sans ambages.

Une chose est certaine: la liste régionale conduite par Louis Aliot perd avec Aimé Deléglise un de ses porte-parole en Ariège. Et ils n’étaient déjà pas nombreux.

Ariège News

“Rassurez-vous, ce n’est qu’un militant d’extrême droite !”

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Le 17 octobre, Henriette Reker, la candidate chrétienne-démocrate à la mairie de Cologne, a été grièvement blessée au couteau par Franck.S qui la jugeait coupable de trop de compassion à l’égard des réfugiés.

Le 22 octobre, à Trollhättan, au sud de la Suède, Anton Pettersson, un jeune « de souche » déguisé en un personnage maléfique de Star Wars a attaqué des élèves et des professeurs à coups de sabre, choisissant ses cibles selon leur origine ethnique.

Ces actes criminels auraient pu déclencher une réflexion intense: sur les « loups solitaires » d’extrême droite; sur la théâtralisation, à la manière de l’Etat islamique, de la violence raciste; sur l’ensauvagement croissant d’un monde au bord de la crise de nerfs.

Mais il n’en a rien été. En dehors de la Suède et de l’Allemagne, ces actes de terrorisme sont sortis très rapidement de l’actualité, comme s’il s’agissait de faits divers aussi tragiquement banals qu’une tuerie sur un campus américain.

Ces attaques à l’arme blanche auraient-elles eu le même traitement médiatique si elles avaient été commises par des combattants de l’Etat islamique, des barbus tout de noir vêtus et armés d’un cimeterre ?

Probablement pas. La grande presse n’aurait pu se permettre cette attention furtive. Et des dizaines de milliers de commentateurs, intellectuels néo-réactionnaires ou Internautes de combat, auraient empêché que le sujet ne se retrouve aussi vite dans la poubelle des nouvelles chiffonnées.

Deux poids deux mesures devant des actes barbares ? Sans doute. L’Europe sous-estime à ses risques et périls l’agitation qui règne dans les bas-fonds de son extrême droite.

A force de ne s’intéresser qu’aux partis nationaux-populistes « dédiabolisés » qui les défient sur les plateaux télévisés et chipent leurs électeurs, les grands partis démocratiques européens semblent détourner le regard de ces groupuscules et de ces individus radicalisés, qui se greffent sur la montée en puissance de l’extrême droite parlementaire.

La porosité des extrêmes

Les résultats électoraux du FPÖ en Autriche, de l’Union démocratique du centre en Suisse, du PiS en Pologne, tout comme l’agitprop des groupes anti-musulmans à la mode de Pegida en Allemagne, donnent une idée du cataclysme qui menace une certaine idée « libérale » et progressiste de l’Europe.

Prétendre que la « respectabilisation de l’extrême droite », comme s’en réclame le Front national, contribue à insérer celle-ci dans le jeu démocratique et à neutraliser les groupuscules les plus violents relève largement de la méthode Coué

De même, parler de loup solitaire est une illusion. En Europe, pratiquement tous les rapports des « services » font état d’un accroissement des groupes extrémistes. L’auteur de l’attaque contre l’école de Trollhätan a sans doute agi seul, mais il n’était pas seul.

Breivik, victimes

Comme Anders Behring Breivik, le terroriste norvégien coupable d’un attentat meurtrier à Oslo et de l’assassinat de 69 jeunes militants sociaux-démocrates sur l’île d’Utoya le 22 juillet 2011, ces personnages « isolés » évoluent dans des réseaux, des toiles d’araignée, qui n’ont d’informel ou de virtuel que le nom.

Ils font partie d’une meute globale reliée sur Internet où se croisent, s’échangent et se renforcent les mêmes théories raciales, les mêmes visions apocalyptiques, les mêmes fascinations pour la violence extrême.

Cette « Toile brune », comme l’appelle le journaliste norvégien Oyvind Strommen, est aussi dangereuse et aussi (mal) fréquentée que le Deep Web du cyber-djihadisme où les islamistes radicaux partagent leurs informations et leurs hallucinations.

En juillet dernier, à Bruxelles, August Hanning, ancien patron des services secrets allemands et l’un des dirigeants du Counter Extremism Project, a rappelé que la lutte contre la radicalisation devait viser tous les terrorismes. Les radicalismes d’extrême droite et islamiste se nourrissent en effet l’un de l’autre. Ils sont des frères jumeaux.

Le Soir

L’élu FN Denis Truffaut condamné pour diffamation

Denis Truffaut fn condamné

Denis Truffaut, conseiller municipal FN à Arcueil, vient d’être condamné en première instance par le tribunal de grande instance de Créteil pour diffamation envers Daniel Breuiller (EELV), maire d’Arcueil. Ce dernier se félicite de la décision.

Le 15 janvier, l’élu FN avait reproché au maire d’avoir «laissé circuler librement» le terroriste Amedy Coulibaly «sur le territoire d’Arcueil»-sa voiture avait été retrouvée près de la gare RER après l’assassinat de la policière de Montrouge- «ce qui a conduit à la tragédie de Vincennes, une tragédie qui aurait pu être évitée» selon Denis Truffaut si Daniel Breuiller avait «daigné assumer (ses) responsabilités d’officier de police judiciaire en appliquant le programme du FN»

Il est condamné à 500 € d’amende et 500 € de dommages intérêts.

Le Parisien

Stéphane Ravier (FN ) embauche son fils à la mairie de Marseille

imageAlors, le Front national au pouvoir, c’est comment ? Eh bien, en un sens, assez normal : à Marseille, Stéphane Ravier (photo AFP), sénateur et maire FN des XIIIe et XIVe arrondissements, a très simplement embauché son fils comme agent contractuel dans ses mairies, en lui donnant une mission consacrée aux espaces verts, révèle le site d’informations local Marsactu.fr. I

roniquement, le même Ravier passe beaucoup de temps à dénoncer le clientélisme d’adversaires politiques comme Sylvie Andrieux, du PS, condamnée pour détournements de fonds publics. Et son parti, le FN, demande la démission de Laurent Fabius en raison des ennuis judiciaires de son fils Thomas.

L’intéressé a tout de même assumé sa décision, en minimisant : «C’est un choix collectif des élus du 13/14. Ce petit boulot va lui faire gagner 1000 euros à peine par mois jusqu’en décembre.

Libération

L’état ordonne au maire FN de Fréjus d’ouvrir la mosquée

Mosquée frejus racheline FN permis de construire ouverture

L’Etat a adressé le 22 octobre, une mise en demeure à la municipalité de Fréjus pour lui enjoindre d’ouvrir, sous quinzaine, la mosquée nouvellement construite. Dans ce courrier, les services de l’Etat donnent quinze jours, à compter du 23 octobre, au sénateur-maire Front national David Rachline pour ouvrir ce lieu de culte.

Le maire s’oppose depuis le début de sa mandature à l’ouverture de cette nouvelle mosquée, dont les travaux ont été achevés en septembre dernier. Son prédécesseur en avait pourtant accepté le permis de construire, validé par la préfecture du Var.

Le tribunal administratif avait déjà demandé une ouverture exceptionnelle pour la fête de l’Aïd en septembre, assortie d’une demande de réexamen de la décision du maire.

France 3

Pierre-Jean Robinot, élu FN « le parti trahi son électorat, le FN n’est pas démocratique »

Pierre-Jean Robinot dictature trahison fn epinal

« Suite aux importants incidents qui ont abouti à l’explosion de la fédération FN des Vosges, ce site est en travaux pour une totale refonte.

Vous retrouverez toutes nos informations au lendemain de notre conférence de presse qui aura lieu dans les jours à venir. »

Cette phrase, postée mercredi matin sur le site du FN Epinal, a de quoi interpeller car il y est fait état de querelles internes au sein de la fédération vosgienne.

Joint par téléphone, Pierre-Jean Robinot, conseiller municipal d’opposition FN à la Ville d’Epinal, revient plus en détail sur le malaise latent qui existe, depuis plusieurs mois, au sein de la structure.

« Depuis un an, la fédération des Vosges va très mal. Tout ça provient du fait qu’on a un secrétaire départemental qui n’est d’ailleurs pas vosgien et qui coupe des têtes dès qu’on n’est pas d’accord avec lui. Aujourd’hui, la fédé a perdu 90 % de ses membres. C’est une catastrophe.

On a essayé de régler nos problèmes en interne mais ce n’est plus possible. On attend le dépôt des listes pour dire toute la vérité. Aujourd’hui, personne ne sait qui est sur la liste. C’est un grand secret. Il n’y a aucune discussion possible. »

L’élu spinalien va même plus loin dans ses accusations : « J’ai réussi à tenir le FN Vosges pendant tout ce temps. J’ai alerté à plusieurs reprises l’instance parisienne mais elle s’en fout complètement. Le problème, c’est que je ne suis pas d’accord avec le programme décidé pour les élections régionales. Les orientations données vont totalement dévaloriser les Vosges. Je ne peux pas en dire plus pour l’instant.

La seule chose, c’est que le parti a trahi son électorat. C’est très grave. Un parti politique, c’est une structure où on échange, où on doit être écouté. Le FN n’est pas un parti démocratique. Moi, je ne veux pas trahir les gens qui ont voté pour moi. La supercherie a assez duré », explique l’élu, annonçant qu’une réunion des frondeurs est organisée ce soir à huis clos (lire hier soir, NDLR) pour décider du comportement à adopter dans les prochains jours.

La dizaine de conseillers municipaux du Front national pourraient, à en croire notre interlocuteur, adopter une stratégie commune.

Voges Matin

Logan Djian, président du GUD en prison pour violence

6335-100237587Logan Djian, le président du GUD, un syndicat étudiant d’extrême droite, dort en prison. Selon nos informations, il est en détention provisoire après avoir lourdement cogné Edouard Klein, son prédécesseur à la tête du mouvement. Cette sale affaire agite le petit monde de la droite radicale. A commencer par Frédéric Chatillon et Axel Loustau, deux amis proches de Marine le Pen.

Généralement, lorsqu’un militant d’extrême droite est ennuyé par la justice, réseaux sociaux et sites amis se mobilisent. Pas cette fois. Alors que Logan Djian, le président du Groupe union défense (GUD), un syndicat étudiant d’extrême droite réputé pour ses actions violentes, dort en prison, pas une page de soutien n’a été créée.

Dans la grande famille de la droite radicale, personne ne souhaite voir cette affaire s’ébruiter. Et pour cause : selon nos informations Logan Djian, dit le « Duce », est en cabane pour avoir lourdement cogné un camarade au domicile de ce dernier, le 9 octobre.

L’affaire pourrait n’être qu’une énième histoire de baston entre militants nationalistes. Sauf que cette fois, elle implique deux personnalités connues des milieux d’extrême droite qui gravitent autour du Front national et de sa branche jeune, le FNJ. Celui qui a pris les coups avant de finir à l’hôpital et de porter plainte n’est autre qu’, l’ancien président du GUD à Paris.

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Edouard Klein (en bas à droite) en compagnie de Julien Rochedy (au centre avec le noeud papillon) et Marion Maréchal le Pen

Logan Djian, lui, n’est pas du genre à porter le costume-cravate. Crâne rasé et tatouage représentant le blason de la division SS Charlemagne sur le bras gauche, il colle mieux que son prédecesseur à l’image du « gudard » tendance identitariste.

Ancien hooligan passé par l’Œuvre française et les Jeunesses nationalistes (aujourd’hui dissoute), il a pris la succession de Klein à la tête de l’organisation qui n’a plus d’étudiante que le nom (comme beaucoup de ses ouailles, Djian n’est pas étudiant).

Passionné de castagne et groupie de Marion Maréchal le Pen, Djian est aussi gérant depuis deux ans d’un bar dans le XVe arrondissement de Paris, le Crabe-tambour. enne. Mais pas que : le 18 juin dernier, le député européen FN pour le Sud-Est, Bruno Gollnisch, a répondu présent à l’invitation de Djian pour participer à un  « apéro-débat » au Crabe-tambour.

Un lieu où se retrouve toute la fine fleur de la scène nationaliste parisienne. Mais pas que : le 18 juin dernier, le député européen FN pour le Sud-Est, Bruno Gollnisch, a répondu présent à l’invitation de Djian pour participer à un  « apéro-débat » au Crabe-tambour.


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Joseph Scipilliti, avocat de l’extrême droite tire sur le bâtonnier du tribunal de Melun

Christine Tasin Résistance Républicaine islamophobie Joseph Scipilliti

Joseph Scipilliti envoyait de la littérature fasciste a ses confrères

Ce n’est pas ainsi que Thierry Jové a d’abord connu son confrère. « Il y a plus de vingt ans, sa personnalité était radicalement opposée à celle que vous découvrez aujourd’hui. Il fut un temps où Joseph Scipilliti était un homme progressiste et ouvert aux autres. Hélas, peu à peu cet homme a cédé la place à un personnage incapable de remise en cause et d’introspection. »

D’une voix pleine d’émotion, il poursuit : « Dans sa vie, il a fait des choix qui ne sont pas les miens. Je ne prône pas le racisme. Plus tard, il m’envoyait des messages, m’incitant à partager ses convictions. C’était des messages violents, outranciers, de la littérature fasciste. Je lui ai dit que je ne voulais plus recevoir cela, et c’est à ce moment que nos relations ont définitivement cessé. »

Métro

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Joseph Scipilliti était membre du groupuscule Résistance républicaine

Sur le site de Résistance républicaine, un groupuscule ouvertement islamophobe, il est présenté « comme l’un des premiers » adhérents du mouvement. L’avocat était aussi un contributeur régulier de Boulevard Voltaire, un journal en ligne fondé par Robert Ménard.

Le Point

Joseph Scipilliti, qui a tiré sur le bâtonnier défendu par « Riposte Laïque » la victime salit.

Le journal d’extrême doite « Riposte Laïque », qui était l’un des clients de Joseph Scipilliti, a mis en ligne ce matin un article pour défendre le meurtrier du bâtonnier de Melun, intitulé « Ils ont tué Joseph Scipilliti, notre avocat ».

« L’émotion nous submerge. Le regret, infini. La révolte, terrible. Nous rendrons un peu plus tard à Joseph tout l’hommage qu’il mérite« , écrit Riposte Laïque, sans un seul mot pour la victime. « Avant de mourir, il a envoyé à un certain nombre de destinataires, dont nous, qu’il avait si brillamment défendus plusieurs fois, un livre […] où il décrit le processus inexorable qui l’a conduit à son acte de ce matin ».

« Riposte Laïque » va même plus loin en semblant d’une certaine manière justifier le geste fou de Joseph Scipilliti survenu se matin.

« Naturellement la machine à broyer le patriote, celui dénonce le mur des cons se met en marche. Ils osent écrire qu’il aurait eu des problèmes personnels quand c’est tout le système qui s’est acharné contre lui ».

L’Internaute

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Un avocat au barreau de Melun  a tiré ce jeudi matin sur Henrique Vannier, le bâtonnier, avec qui il avait rendez-vous. Il a ensuite retourné l’arme contre lui et s’est suicidé. Des doutes subsistent sur l’état de santé de la victime.

Selon la préfecture de Seine-et-Marne, contactée par L’Express, il est dans un « état critique ». Des sources proches de l’enquête affirment auprès de l’AFP qu’il est décédé.

Selon les premiers éléments, le tireur serait l’avocat Joseph Scipilliti. Contactée par L’Express, Sophie Prunier, avocate et trésorière du barreau de Melun explique l’origine du différent.

Une procédure avait été engagée en vue de la suspension du suspect. Mais aucune mesure de sanction n’avait encore été prise. Il lui était visiblement reproché plusieurs choses dont une attitude contraire à la déontologie. Selon notre source, l’avocat en aurait fait une affaire personnelle, considérant le bâtonnier comme responsable de cette situation.

L’Express

Joseph Scipilliti publiait des articles sur le site d’extrême droite  Boulevard Voltaire

Joseph Scipilliti était notamment l’avocat du mouvement islamophobe d’extrême droite Riposte Laique

Tags d’extrême droite dans un cimetière

des-croix-celtiques-ont-ete-peintes-sur-le-mur-du-cimetiere-photo-i-p-1446032785« J’AI ÉTÉ APPELÉ samedi dernier au club house, rue des Acacias », raconte Christian Houille, le maire de Pérouse. « Une voisine m’a dit que le vendredi, lorsqu’elle est partie à 20 h, le mur était vierge et, lorsqu’elle est revenue à 23 h, il y avait deux croix celtiques et l’inscription révolution sur le bâtiment. »

Samedi, en sillonnant les rues de sa commune, le maire a découvert d’autres tags, dans des secteurs très éloignés les uns des autres. Notamment des croix celtiques sur le mur du cimetière, le long de la Grande-Rue, en direction de Bessoncourt et des inscriptions telles que « Révoltons-nous » sur le mur d’une habitation, rue des Primevères, une voie en bordure de la rue principale.

« Sous le pont de l’autoroute, j’ai aussi relevé des tags récents, à côté des plus anciens. » Des inscriptions sans équivoque, mêlant « croix gammées et vive Hitler».

«J’ai appris que les croix celtiques étaient aussi des symboles nazis », poursuit Christian Houille. « Nous avons déjà connu des dégradations avec des vasques renversées, des fleurs arrachées ou des tags, mais jamais à caractère extrémiste comme cette fois. »

Est republicain

Un militant d’extrême droite revendique l’assassinat de l’anticolonialiste Henri Curiel

Henri Curiel

Dans un témoignage posthume, le militant d’extrême droite René Resciniti de Says revendique l’assassinat du militant anticolonialiste Henri Curiel, en 1978. L’avocat de la famille a déposé plainte avec constitution de partie civile.

Officiellement, l’affaire a été classée sans suite, après un non-lieu. Mais un nouveau témoignage pourrait relancer l’enquête. Pour la première fois, un homme revendique cette exécution dans un livre paru en mai dernier, Le Roman vrai d’un fasciste français, du journaliste Christian Rol (éd. La Manufacture de livres). Celui-ci a recueilli les confidences de René Resciniti de Says, dit l’Elégant, militant nationaliste, avant sa mort en 2012.

Parmi les secrets révélés dans ce livre, celui de la mort d’Henri Curiel, militant tiers-mondiste, cofondateur du mouvement communiste au Caire avant-guerre, exilé en France.

René Resciniti de Says assassin extreme droiteSelon le témoignage rapporté par Christian Rol, René Resciniti de Says a abattu Henri Curiel de trois balles avec un comparse avant de disparaître dans la foule et de remettre l’arme du crime (un Colt 45) à un troisième homme, le tout sur ordre de Pierre Debizet, patron du SAC, la milice du parti gaulliste.

L’attentat est revendiqué auprès de l’AFP comme suit :

“Aujourd’hui, à 14 h, l’agent du KGB, Henri Curiel, militant de la cause arabe, traître à la France qui l’a adopté, a cessé définitivement ses activités. Il a été exécuté en souvenir de tous nos morts. Lors de notre dernière opération, nous avions averti. Delta”.

Dans Le Roman vrai d’un fasciste français, René Resciniti de Says assume son acte de manière totalement décomplexée :

“A l’époque, c’est la guerre froide. Curiel nous est présenté comme le super-agent  de la subversion – même si à l’époque il n’avait aucune activité contre la France. Nous, on ne se pose pas de questions: un agent de Moscou à refroidir, qui plus est traître à la France en Algérie, c’est dans le cahier des charges.”

Pour l’avocat de la famille William Bourdon, la plainte avec constitution de partie civile qui a été déposée auprès du doyen du juge d’instruction du Tribunal de grande instance de Paris devrait conduire à la désignation d’un juge, ce qui n’avait pas été le cas précédemment car personne n’avait été identifié.

Les Inrocks