Un jeune communiste agressé par un groupe de colleurs d’affiches d’extrême-droite

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C’est par le biais d’un communiqué de la section arrageoise du parti communiste français (PCF) que l’information nous est parvenue. Dans un texte aussi laconique que sibyllin, le PCF d’Arras « alerte la population qu’un jeune Arrageois, qui souhaite garder l’anonymat, a été victime d’une agression violente de la part d’un groupuscule ’Génération identitaire’ ».

Selon le PCF, qui ne livre ni date ni lieu, l’agression aurait eu lieu « en plein jour, en centre-ville ». Et de préciser que « la victime a déposé plainte et a eu un arrêt de travail de quatre jours ». « Ces agissements, qui font suite à l’affaire de la banderole (déployée sur le toit de la gare en août 2015, NDLR), sont inacceptables et montrent une nouvelle fois le vrai visage de l’extrême-droite », conclut le communiqué, qui n’est pas signé.

Histoire de colleurs d’affiches

Qu’en est-il exactement ? Le commissariat de police, par la voix du commandant Olivier Gugelot, confirme qu’une plainte a bien été déposée vendredi dernier pour violences. Les faits se seraient produits deux jours avant, mercredi 9 février, dans le secteur de la gare d’Arras.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime, âgée d’une petite trentaine d’années, aurait reçu un coup de poing au visage de la part d’un seul individu. L’agresseur aurait suivi le jeune homme puis l’aurait frappé à l’arrêt de bus. Pourquoi ? Parce qu’il aurait vu ce jeune homme passer derrière lui pour arracher les affiches que son petit groupe d’activistes d’extrême-droite venait de coller… Une enquête a été ouverte pour tenter de retrouver l’auteur des violences.

La Voix du Nord

Berlin interdit un groupuscule néo-nazi

Le gouvernement allemand a annoncé mercredi l’interdiction d’un groupuscule néo-nazi situé depuis plusieurs années dans le collimateur de la police et qui entend s’en prendre aux migrants et aux représentants de l’Etat.

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Issu de la mouvance des Skinheads, le mouvement baptisé « Les Loups Blancs de la Terreur » (Weisse Wölfe Terrorcrew en allemand) compte environ 25 membres, notamment implantés à Hambourg (nord), a indiqué le ministre de l’Intérieur, Thomas de Maizière, lors d’une conférence de presse.

« Ce mouvement est une association de néonazis, qui se distinguent par une incitation agressive à la haine contre notre Etat, contre notre société, contre ceux qui ne pensent pas comme eux, contre les migrants et aussi contre les policiers », a-t-il déclaré pour justifier l’interdiction.

En parallèle, la police a perquisitionné mercredi 15 logements ou bâtiments et interrogé 16 personnes dans diverses régions du pays. Des armes de petits calibres, frondes et arbalètes ont été saisies à cette occasion.
L’interdiction constitue un « signal clair » contre l’extrémisme de droite en Allemagne, a dit le ministre.

Les attaques contre des demandeurs d’asile, menées ou inspirées pour beaucoup par des sympathisants d’extrême droite, ont fortement augmenté l’an dernier en Allemagne alors que le pays a accueilli un million de migrants.

L’Orient Le Jour

Wissous : 7 internautes jugés pour des propos islamophobes et des menaces de mort

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Sept internautes, auteurs de ces réactions, comparaissent ce mardi pour provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion, et pour injure publique envers un particulier en raison de sa race, de sa religion ou de son origine.

Les messages en cause avaient été mis en ligne à la suite de la polémique de Wissous Plage. A l’été 2014, la municipalité avait interdit le site à toute personne portant des signes religieux ostentatoires. Deux femmes voilées s’étaient alors vues refuser l’accès. Tollé général. Saisie, la justice avait fait suspendre ce texte.

« Il y a deux choses certaines quand on lit les différents commentaires, analyse Me Jacques Montacié, avocat pour La Ligue des droits de l’Homme. Ce qui en ressort, c’est que les musulmans, on ne les veut pas chez nous et s’ils ne partent pas, on les fera partir. Deuxièmement, on a une addition de propos haineux, alimentée par un maire qui publie des articles sur les musulmans et qui laisse libre cours à ces propos. »

Fin juillet 2014, alors que la déferlante de fiel se répand jour après jour parmi les messages sur la page Facebook, la Ligue dépose plainte contre Richard Trinquier. Entre-temps, le maire avait finalement appelé à la modération avant de fermer sa page.

Du côté des prévenus, Me Denis Tailly-Eschenlohr a bien l’intention de demander la nullité de la procédure pour son client, estimant qu’elle n’a pas été respectée.  S’il n’obtient pas satisfaction, il plaidera la relaxe.

Selon lui, son client n’a « ni le profil, ni la mentalité d’un anti-musulman ». « Quand il dit Tuez les tous femmes et enfants, dieu reconnaîtra les siens, c’est une citation historique des Croisades, avance l’avocat. Et quand il écrit un bon crouille est un crouille mort, il ne parle pas spécialement de musulmans mais de tous ceux qui portent les armes contre la France. »

Le Collectif Al Madina, association musulmane locale, y perçoit plutôt des menaces de mort et a aussi déposé plainte à l’époque. « Le climat est plus calme aujourd’hui. Il n’y a pas eu de nouvelles provocations », concède son président, Abdelkrim Benkouhi, qui regrette cependant que sa structure « soit ignorée par la municipalité ».

Le Parisien

Alcoolisée, Marine le Pen insulte des policiers et les « bougnoules », elle perd son procès

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La présidente du FN Marine Le Pen a été définitivement déboutée mardi d’une action en diffamation contre Le Canard Enchaîné, qui affirmait qu’elle aurait injurié des policiers en 2003 lors d’une soirée arrosée, selon une décision de la Cour de cassation consultée par l’AFP.

Dans une édition spéciale des « Dossiers du Canard Enchaîné » de juillet 2011, le journal satirique revenait sur l’incident qui aurait eu lieu dans la soirée du 20 février 2003, chez un ancien leader du GUD (Groupe union droit, une organisation étudiante d’extrême droite) dans le XVIe arrondissement de Paris.

Le Canard écrivait que c’était une Marine Le Pen « passablement éméchée » qui avait ouvert la porte aux policiers appelés pour tapage nocturne. Le journal faisait état d’injures à l’encontre des fonctionnaires, attribuées à Marine Le Pen ainsi que la phrase « il est plus facile de s’en prendre à de bons Français qu’aux bougnoules ».

L’article précisait ensuite que l’intéressée affirmait que « tout cela est totalement faux ». En première instance comme en appel, elle avait été déboutée, la justice ayant retenu la bonne foi du Canard enchaîné.

La présidente du parti d’extrême-droite avait formé un pourvoi, qui a été rejeté mardi par la Cour de cassation.

Le Point

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Menacés et fichés par l’extrême droite des militants associatifs portent plainte

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Une trentaine de militants de Rennes et Saint-Malo ont découvert, en décembre, qu’ils faisaient l’objet de « notes de renseignement » de la part des identitaires bretons du site internet Breiz Atao.

Le site d’extrême droite a publié les photos, noms et professions des militants, tous investis dans des associations ou collectifs de soutien aux migrants. Il appelle « à écraser cet ultime nid de cafards » (sic).

« J’étais choquée quand j’ai vu ma photo sur ce site. On se sent menacés », confie une militante. « C’est glaçant quand on lit leur édito qui appelle à la haine raciale, à la violence », complète Pierre, membre de Québriac migrants solidarité et du NPA.

« Nous avons longuement échangé pour savoir s’il fallait ou non dénoncer publiquement ce fichage. Nous ne voulions pas donner de l’audience à ce site en évoquant son contenu », détaille Gabrielle, du collectif de soutien aux sans-papiers.

Mais en Bretagne, d’autres militants sont visés. « Nous craignons que d’autres listes sortent dans les semaines à venir. On ne doit pas rester sans rien faire. Il faut se mobiliser contre ces pratiques et la progression inquiétante de l’extrême droite en Bretagne. »

Les militants ont déposé une plainte pour injure publique et provocation publique à la commission d’un crime. Ils demandent la suppression des données les concernant et la fermeture du site, hébergé aux États-Unis.

Le créateur de Breiz Atao, l’ultranationaliste Boris Le Lay, a déjà été condamné à plusieurs reprises par des tribunaux en Bretagne, notamment pour provocation à la discrimination raciale.

3 militants d’extrême droite condamnés pour des violences envers la police a Calais

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Trois personnes étaient jugées en comparution immédiate lundi pour « rébellion » lors d’une manifestation illégale organisée par le groupuscule d’extrême droite Génération identitaire à Calais. Elles ont été condamnées à trois mois de prison sans mandat de dépôt.

Ces trois personnes étaient jugées en comparution immédiate par le tribunal de Boulogne-sur-mer pour opposition violente contre deux policiers. Un CRS a été blessé au poignet, rapporte la Voix du Nord, il recevra 400 € de dommages et intérêts et frais de justice.

Au cours de cette manifestation 14 personnes avaient été interpellées dont l’homme qui avait brandi un fusil contre des migrants à Calais.

Samedi matin, les manifestants d’extrême droite ont bloqué deux ponts de la ville. « Ils portaient des banderoles, ont enflammé quelques pneus et avaient des fumigènes« , avait déclaré Etienne Desplanques, directeur de cabinet de la préfète Fabienne Buccio.

Génération identitaire est la branche jeunes du Bloc identitaire, fondé en 2003 par d’anciens leaders d’Unité radicale, le groupuscule dissous un an plus tôt après la tentative d’assassinat contre Jacques Chirac par l’un de ses sympathisants lors du défilé du 14 juillet. Adepte d’actions médiatiques, très présent sur internet, le Bloc identitaire défend une vision « ethnique » et « culturelle » de l’identité européenne, avec un discours islamophobe.

Le terroriste identitaire Anders Breivik fait le salut Nazi a l’ouverture de son procès

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L‘assassin d’extrême droite Anders Behring Breivik, qui a tué 77 personnes en Norvège en 2011, a donné le ton mardi au premier jour du procès qu’il a intenté contre l’État sur ses conditions de détention, en faisant un salut nazi à son arrivée.

Crâne totalement rasé, en costume sombre, chemise blanche et cravate dorée, Breivik est entré dans le prétoire, un gymnase de la prison de Skien (sud) transformé pour l’occasion, s’est tourné après quelques instants vers la presse, puis a tendu le bras droit, sans prononcer un mot.

Allégeance au national-socialisme

Ce faisant, il effectue une variante du salut nazi qu’il avait fait à plusieurs reprises pendant son propre procès en 2012: il avait alors porté son poing droit sur le coeur puis avait tendu le bras.
Dans une lettre envoyée à l’AFP le 27 octobre 2014, l’extrémiste aujourd’hui âgé de 37 ans, qui se disait jusqu’alors « militant nationaliste », avait annoncé son « allégeance au national-socialisme ».

Breivik accuse aujourd’hui l’État d’enfreindre deux dispositions de la convention européenne des droits de l’Homme, l’une interdisant les traitements « inhumains » ou « dégradants » et l’autre garantissant le « droit au respect de sa vie privée (…) et de sa correspondance ».

Le 22 juillet 2011, il avait tué 77 personnes, huit en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo et 69, des adolescents pour la plupart, en ouvrant le feu sur un camp d’été de la Jeunesse travailliste sur l’île d’Utøya.

Il a été condamné en 2012 à 21 ans de prison, peine susceptible d’être prolongée s’il reste considéré comme dangereux.

Sud Ouest

Gaël Rougemont, le néo nazi au fusil de calais interpellé avec d’autres militants

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80 individus de la mouvance identitaire ont réalisé une opération coup de poing hier dans les rues de Calais

Les 80 individus ont bloqué plusieurs points stratégiques de la ville : le premier, au croisement du boulevard de l’Égalité et de la rue Allende, a concentré le gros des troupes. Un deuxième rassemblement se tenait plus loin, à l’intersection des rues Mollien et de Bitche. « On a entendu comme des pétards », confiait une riveraine du boulevard de l’Égalité, observant le spectacle des arrestations en série.

Quelques minutes plus tôt, les membres du groupuscule bloquaient le pont et affichaient leurs slogans nationalistes et anti-migrants. Après avoir allumé des fumigènes et brûlé des pneus, les manifestants du jour ont été délogés par les forces de l’ordre. Les sapeurs-pompiers se sont eux aussi déplacés pour éteindre un feu de matériel incendié, et un camion transportant le matériel des manifestants a lui aussi été saisi par la police. Au total, 14 individus ont été interpellés.

Le retour de Gaël Rougemont

Parmi les interpellés, les policiers ont retrouvé une vieille connaissance en la personne de Gaël Rougemont. Pour mémoire, le Calaisien avait défrayé la chronique en pointant une arme face à des migrants en marge d’une manifestation. Le procureur de la République Jean-Pierre Valensi avait annoncé ces derniers jours qu’il n’engagerait pas de poursuites à son encontre. Le Calaisien aura mis moins de trois jours pour refaire parler de lui…

« Bernard Cazeneuve réaffirme la détermination du gouvernement à ne pas laisser quelques extrémistes instrumentaliser la question migratoire à Calais », notait, via un communiqué, le ministère de l’Intérieur.

En fin de journée, les 14 gardes à vue « ont été prolongées », confiait le parquet de Boulogne-sur-Mer. Le parquet évoquait également des « faits confus », ne permettant pas encore de déterminer les motifs d’éventuelles poursuites. Les charges doivent être précisées aujourd’hui.

« Vous vous rendez compte de l’image pour Calais ? », pestait un riverain témoin du blocage du boulevard de l’Égalité. « Tous ces gens s’en foutent de Calais, ils viennent juste balancer leurs idées nauséabondes. J’espère que la justice va intervenir cette fois-ci, je l’espère vraiment ! »

Nord Littoral

Trafic d’armes : l’ex-leader du FN, Thierry Maillard placé sous contrôle judiciaire

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Après avoir passé neuf mois en détention provisoire pour trafic d’armes, Thierry Maillard a été placé, aujourd’hui, sous contrôle judiciaire. Ce changement positif pour l’ex-leader du Front national a été décidé à l’issu de sa convocation au tribunal correctionnel de Reims. L’homme comparaîtra, à nouveau, le 10 mai 2016.

Ces deux amis et complices présumés, Maxime Moulun, cafetier à Reims et Vincent Tilliole, ex-candidat FN aux cantonales de 2008 ont également bénéficié du même sort que Thierry Maillard. En juin dernier, il avait été décrit par le parquet de Reims comme la « tête de réseau » d’un trafic d’armes « organisé sous couvert de son commerce ».

L’Union


Accusé de trafic d’armes, une figure de l’extrême droite convoquée au tribunal

L’heure du jugement approche pour la figure d’extrême droite rémoise Thierry Maillard. Accusé de trafic d’armes, il est attendu mardi à la barre du tribunal correctionnel de Reims.

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La figure de l’extrême droite rémoise Thierry Maillard, président du groupuscule « Reims fait front », est en prison depuis sa mise en examen en juin dernier pour un trafic d’armes présumé. Toutes ses demandes de remise en liberté ont été rejetées, mais l’heure du jugement approche.

Instruction terminée, l’ex-leader FN de Reims – il a claqué la porte du parti en 2011 – est convoqué mardi après-midi à la barre du tribunal correctionnel. Il comparaîtra avec deux amis, Maxime Moulun, cafetier au quartier Saint-Remi, et Vincent Tilliole, ex-candidat FN aux cantonales de 2008, tous les deux sous contrôle judiciaire après avoir respectivement effectué six semaines et six mois de détention provisoire.

L’Union

Agression d’un enfant à Calais par l’extrême-droite

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A Calais, un militant d’extrême-droite a été placé en détention provisoire après avoir agressé très violemment un enfant, reconnu comme le fils d’un militant réputé proche des associations de solidarité avec les migrants. L’enfant a du être hospitalisé et subir une intervention chirugicale.
L’intervention de témoins a probablement évité le pire, néanmoins l’enfant en état de choc fut transporté d’urgence à l’hôpital pour y subir une intervention chirurgicale.

Par ailleurs, un gang d’agresseurs de migrants à Calais arrêté.
Une série de violentes agressions contre des migrants à Calais vient d’être résolue. La police judiciaire de Lille vient d’arrêter aujourd’hui une équipe de cinq hommes qui, depuis janvier dernier, passaient à tabac ces personnes en se faisant passer parfois pour des policiers.

 

Mediapart

3 élus quittent le Front national et dénoncent une absence de démocratie

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Conseillers municipaux de Tonneins, Maryse Aubert, Jean-Jacques Jemain et Maryline Lamarque ont pris la décision, « dure au cœur d’un militant de la cause nationale », commentent-ils, d’abandonner l’étiquette du Front national.

Avant d’expliquer les raisons de leur départ dans une lettre ouverte adressée, dimanche, à « Sud Ouest », ils se livrent à un bilan comptable des élus du parti : « Après Marmande, Tonneins n’aura plus aucun élu FN au sein de son assemblée délibérante.

Sur les 14 élus en 2014 aux Conseils d’Agen, Le Passage-d’Agen, Marmande, Tonneins et Villeneuve-sur-Lot, neuf auront démissionné en vingt mois. Les trois Agenais ont été remplacés par les suivants de la liste et deux sur cinq à Villeneuve-sur-Lot. Ces démissions concernent 70 % des premiers, seconds, troisièmes et quatrièmes des listes d’origine dont trois têtes de liste. »

Ils en expliquent, selon eux, les raisons : « Sa composition à géométrie variable permanente aura servi à verrouiller toute initiative de libre débat démocratique, le réduisant à une chambre d’enregistrement stérile et déconnectée du terrain.

Les trois élus tonneinquais concluent : « Dans cette affaire, après avoir beaucoup donné, le plus souvent dans la discrétion, nous nous estimons trahis et la seule arme de ceux que l’on refuse d’entendre est donc le retrait du mouvement. Nous continuerons cependant à être les porte-parole de tous les électeurs. »

Sud Ouest

Altercation violente : le calaisien lié à l’extrême droite Néo-Nazie ne sera pas poursuivi

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Le samedi 23 janvier, David Rougemont et son fils Gaël ont eu une altercation avec un groupe de migrants lors d’une manifestation à Calais (Pas-de-Calais). Le fils avait sorti un fusil, menaçant les manifestants. Ce jeudi, le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi annonce à metronews qu’il n’y aura finalement aucune poursuite contre le jeune homme.

Metro News

Un proche de Marine Le Pen sanctionné pour avoir voté à sa place à Strasbourg

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L’eurodéputé FN Nicolas Bay a été sanctionné financièrement par la présidence du Parlement européen, pour avoir, en violation du règlement, voté en octobre dernier à la place de Marine Le Pen qui s’était absentée de l’hémicycle strasbourgeois, a annoncé jeudi un des vice-présidents de l’institution.

M. Bay, qui siège à côté de Mme Le Pen dans l’hémicycle et est le secrétaire général du FN, verra ses indemnités parlementaires réduites de 1.530 euros, ce qui correspond à cinq fois l’indemnité versée aux élus pour chaque jour de présence effective, a annoncé depuis le «perchoir» du Parlement le député roumain .

M. Bay a été sanctionné pour avoir, le 28 octobre, utilisé la machine de vote électronique de Mme Le Pen, alors que celle-ci venait de s’absenter avant la fin d’une longue séance de votes.

Libe

Slovaquie: percée néonazie, alimentée par la peur des migrants

Bratislava – La percée opérée aux législatives slovaques par un parti néonazi s’explique surtout par la peur des migrants et l’exploitation qu’en a fait le Premier ministre sortant Robert Fico, pensent des politologues à Bratislava.

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Pour l’analyste Samuel Abraham, le chef de Notre Slovaquie (LSNS), Marian Kotleba, « est un néonazi » ayant profité de la « rhétorique nationaliste » de M. Fico.

« Le soutien grandissant qu’il obtient ne me surprend pas, observe-t-il. Toute société compte entre 10 et 12% d’extrémistes et la Slovaquie ne fait pas exception« .

De fait, l’expansion de l‘extrême droite slovaque s’inscrit dans le contexte de l’arrivée de plus d’un million de personnes dans l’UE l’année dernière – même si la Slovaquie n’en accueille que 700, selon l’ONU – et de la montée du nationalisme en Europe, du Front National en France au Jobbik en Hongrie.

D’après les réactions des autres partis, le LSNS, qui entre pour la première fois au parlement, où il aura 14 députés, n’a aucune chance de participer à un gouvernement de coalition.

Les sociaux-démocrates de M. Fico, tout comme la droite, très fragmentée, refusent de l’envisager.

Et ce d’autant plus fermement que leur pays de 5,4 millions d’habitants, membre de la zone euro à la croissance économique solide, doit assumer la présidence tournante de l’Union européenne à partir de juillet.

L’Express

Qui sont ces néo-nazis au parlement de Slovaquie ?

Raciste, xénophobe, se revendiquant ouvertement du IIIe Reich allemand, le parti LS Notre Slovaquie va envoyer quinze députés à la nouvelle assemblée élue samedi.

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Fine moustache, regard barré par ses certitudes, Mariant Kotleba est la mauvaise surprise des élections législatives de samedi en Slovaquie. Les sondages le donnaient à 2 % ou 3 % des voix. Son parti LS Notre Slovaquie en a obtenu 8 %. Avec le système proportionnel, cela va lui permettre de compter quatorze députés sur les 150 qui siègent à l’Assemblée.

La réussite de l’extrême droite, confortée par le bon score obtenu par le parti xénophobe de Boris Kollak, le prive de majorité. Il ne pourra exercer le pouvoir seul, comme il le faisait.

« Fraternité slovaque »

Âgé de 38 ans, Marian Kotleba n’en est pas à son coup d’essai, en matière de scrutin surprise. En 2014, ce prof d’informatique a été élu gouverneur de Banska Bystrica, une région peu développée du centre de la Slovaquie. ll avait fait campagne sur la promesse d’expulser les Tsiganes, qui représentent 9 % de la population slovaque (plus fort taux de l’Union européenne) et font l’objet de discriminations. Au second tour, marqué par une abstention de plus de 75 %, il avait triplé ses voix et battu le gouverneur sortant, un social démocrate également député européen.

C’est pourtant un authentique néo-nazi que les électeurs avaient alors choisi, un nostalgique avoué de l’État clérical fasciste, mis en place de 1939 à 1945, par un prêtre, avec l’accord d’Hitler. Ancien propriétaire d’un magasin de vêtements pour nostalgiques du IIIe Reich, appelé KKK, en référence au Klux klux klan, Kotleba est aussi le fondateur en 2003 d’un groupuscule violent, Fraternité slovaque.

Jusqu’à sa dissolution après trois ans d’existence, ses membres arboraient des uniformes noirs rappelant la Garde Hlinka, la milice pro-nazie active pendant la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, le LS Notre Slovaquie rejette tout lien avec l’idéologie nazie et concentre ses critiques contre les Roms, les immigrés, la corruption, l’Union européenne et l’Otan. « Nous ne sommes pas fascistes ni néo-nazis mais on passe peut-être pour des extrémistes à côté des autres partis tièdes », minimise, Milan Uhrik, député élu samedi.

Une soirée néo-nazie réunit près de 400 personnes

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Réservée par un particulier pour « célébrer un anniversaire », samedi soir, la salle des fêtes des Trois Chênes de Torchefelon a accueilli en fait un rassemblement organisé par le groupuscule néonazi Blood and Honor Hexagone, à l’insu de la mairie de ce tranquille village du Nord-Isère.

Trois groupes se sont produits au cours de cette soirée privée qui a rassemblé quelque 400 personnes. Prévenus, les gendarmes de la compagnie de La Tour-du-Pin ont pu contrôler les participants à l’issue de la soirée, relevant plusieurs infractions d’alcoolémies, de consommation de stupéfiants et de détention d’armes de catégorie D (couteaux, battes de base-ball…).

Le Dauphine