Hoax diffusé par la fachosphère : Une militante pro-migrants agressée sexuellement ?

Des images montrant une jeune femme se faire agresser après avoir dévoilé sa poitrine arborant un un message « Les réfugiés sont les bienvenus » circulent depuis mi-juin sur des pages Facebook anti-migrants. Il s’agit en fait d’un photomontage issu d’une vidéo prise lors d’un concert il y a près de dix ans.

Depuis quelques jours, des images montrant l’agression d’une femme présentée comme une militante des droits des migrants, refont surface sur plusieurs pages Facebook ouvertement anti-migrants comme « La Révolution des sans dents » ou « Vouloir Savoir – Osez dire ». On y voit une jeune femme soulever son t-shirt pour montrer sa poitrine, avec une banderole « Refugees Welcome » (« Les réfugiés sont les bienvenus »). Sur les images suivantes, la jeune femme se fait agresser par des hommes dans la foule. On la voit dans les dernières photos en train de pleurer.

Les légendes accompagnant ces photos sont sans équivoque : « Une militante pro #migrants agressée sexuellement en pleine foule… depuis le temps qu’on les prévient… »

Photo originale publiée sur plusieurs groupes anti-migrants. Plusieurs internautes commentent en doutant de l’origine de l’image.

En France, le site Dreuz.info, qui se revendique comme « pro-américain, pro-israélien et néoconservateur » a diffusé le montage en avril en titrant « ‘Réfugiés welcome’ dit cette jeune femme blonde, et soudain … ». La photo a aussi été reprise plus récemment sur des groupes allemands, affirmant que des mesures de sécurité supplémentaires seront prises pour l’Oktoberfest – la fameuse fête de la bière – afin d’éviter ce type de débordements.

Capture d’écran de l’article publié par Dreuz.info sur le sujet en avril 2016, toujours disponible sur le site.
Des captures d’écran d’une vidéo… datant d’il y a près de 10 ans !

La photo a bien évidemment été éditée. Le panneau « Refugees Welcome » a été rajoutée à partir d’une photo prise en Allemagne en septembre 2015 comme le note le site les Debunkers.

L’image originale du panneau « Refugees Welcome » a été récupéree sur cette image disponible ici, et photoshopée sur l’autre.

Ces images sont en fait extraites d’une vidéo qui a plusieurs fois refait surface sur internet en 2014, 2013 ou 2011. Sa plus ancienne occurrence remonte en fait à juillet 2007. Selon sa légende, elle aurait été prise durant un « Spring break », grande fête étudiante américaine, souvent lieu de tous les excès.

Capture d’écran de la plus ancienne vidéo référencée sur le web montrant la jeune fille.

France 24

Suite a la polémique sur son concert a Verdun, le rappeur Black M a été menacé de mort

Le rappeur de la Sexion d’Assaut vient de révéler qu’il avait reçu des menaces de mort suite à la polémique de l’annulation du concert de Verdun.

À la fin du mois de mai, Black M était invité à faire un concert pour les jeunes en marge de la commémoration de la bataille de Verdun. Mais suite à un appel au boycott lancé par plusieurs élus FN, la mairie de la ville a préféré annuler le show afin d’éviter tout débordement.

En cause ? Certaines paroles des chansons du rappeur, jugées « injurieuses à l’égard des Français » selon Marine Le Pen notamment. Pour d’autres, comme Nekfeu par exemple, l’annulation du concert de Black M à Verdun tient « du racisme pur et simple ».

Invité à réagir sur cette affaire, l’auteur de « Sur ma route » déclare avoir reçu des menaces de mort en amont de ce concert.

Alors que l’animateur de la radio Génération 88.2 fait part au rappeur des commentaires racistes qu’il a vu émerger sur la toile au moment de la polémique, le rappeur confie : « Si on doit aller dans les détails, moi, j’ai reçu des menaces de mort… Après, je te le dis avec le sourire, parce que je rigole de tout. Mais j’ai reçu des menaces de mort, des insultes… C’est parti loin. Et tout ça, je pense, à cause des médias, qui gonflent le truc ; et l’erreur, elle vient aussi de leur organisation. Et après, on connaît : le FN, quand ils y vont, ils y vont » lâche Black M, que l’on peut apercevoir dans le nouveau clip de Lefa, Reste branché.

Melty

L’élu FN Bruno Bilde qualifie de « bonne surprise » un attentat avant la présidentielle 2017

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S’il y a bien une chose que les élus FN détestent, c’est la récupération d’un drame humain à des fins politiques. Il n’y a qu’à voir comment certains ténors du parti se sont insurgés contre les tentatives de récup’ des tenants du « remain » après l’assassinat de la députée britannique Jo Cox, quelques jours avant le référendum sur le Brexit au Royaume-Uni.

Cela n’empêche pas le parti de Marine Le Pen de surfer sur des événements tragiques, comme ce fut le cas après les attentats du 13 novembre par exemple. Mais détourner un événement terrible à des fins électorales est un jeu auquel le FN refuse de se livrer en théorie.

Il était donc un tout petit peu surprenant de découvrir dans La Voix du Nord, lundi 27 juin, ces propos prêtés à Bruno Bilde, adjoint à la mairie FN d’Hénin-Beaumont et conseiller spécial de Marine Le Pen :

Avec le terrorisme, on ne sait pas quels événements peuvent encore intervenir et donc dans quel état d’esprit sera le peuple français d’ici à avril 2017. On peut avoir une bonne surprise.

Des propos qui ont « choqué » l’élue d’opposition à Hénin-Beaumont Marine Tondelier (EELV). Cette dernière réclame par ailleurs des excuses de la part de l’élu frontiste :

Europe 1

Quand le Front national était pro-Union européenne

Défenseur d’une plus forte intégration européenne jusqu’à la fin des années 1980, le FN est depuis devenu un farouche opposant à «Bruxelles».

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Nous sommes au printemps 1988. Un grand parti politique français vient de réunir ses militants à Paris. A la tribune, le principal orateur a réclamé la «construction d’une Europe politique, économique et militaire». Le rassemblement s’achève au son de l’hymne européen, la 9e symphonie de Beethoven. Et de la salle conquise part ce slogan : «Europe, Le Pen, liberté». Car c’est bien d’une réunion du Front national qu’il s’agit, et bien de son leader d’alors, Jean-Marie Le Pen, qui a plaidé pour davantage d’intégration entre membres de l’Union européenne. Des nombreux «ajustements» qu’a connus le discours frontiste au fil des ans, celui-ci n’est pas le moindre : initialement favorable à l’unité du vieux continent, le parti d’extrême droite est aujourd’hui un farouche opposant à l’UE, dont il ne cesse de prophétiser la prochaine disparition.

Dans son premier programme présidentiel, en 1974, Jean-Marie Le Pen défend ainsi une «européanisation des forces armées» : «Il est évident que la menace soviétique rend illusoire une défense française isolée et peu crédible une coalition disparate», peut-on lire dans le document. En 1978, relève l’AFP, le programme économique du FN appelle quant à lui à «une monnaie européenne». En 1988, dans son livre «Tonnerre de Dreux» le secrétaire général du parti, Jean-Pierre Stirbois, évoque quant à lui cette «impérieuse nécessité de notre temps : lier notre sort à l’Europe et être le moteur de son devenir». Et en 1992 encore, le programme du FN plaide pour «une adaptation de notre économie à l’échéance européenne [du traité de Maastricht] par une réduction des charges fiscales et sociales, qui pénalisent les entreprises françaises face à leurs concurrents étrangères».

C’est pourtant vers la même époque que s’amorce le virage du discours frontiste. En 1992, après l’approbation par référendum du traité de Maastricht, Jean-Marie Le Pen dénonce «un médiocre oui» et une victoire du «parti de l’étranger».

«On est passé de « Europe, Le Pen, Liberté » à « Marine, France, Liberté », un slogan entendu lors des derniers 1er mai, remarque Nicolas Lebourg. Le FN contemporain se caractérise par un complet repli sur la question nationale, par opposition aux décennies 1970 et 1980, période la plus européiste de l’extrême droite française.»

Libe

Alexandre Gabriac, l’ex-leader des Jeunesses nationalistes, condamné à 2 mois de prison

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La condamnation d’Alexandre Gabriac a été confirmée en appel. L’ancien leader des Jeunesses nationalistes, groupuscule d’extrême droite dissous en 2013, écope de deux mois de prison pour avoir organisé une manifestation interdite en 2012 à Paris.

En revanche, le tribunal n’a pas confirmé les 4 000 euros d’amende prononcés en première instance, en mars 2015. Cinquante-sept personnes avaient été interpellées le 29 septembre 2012 après une tentative de rassemblement sur le parvis de Notre-Dame de militants qui entendaient protester contre les « zones de non-droit » et le « racisme anti-blanc », à l’appel des Jeunesses nationalistes. Cette manifestation avait été interdite par la préfecture de police de Paris.

Fin avril 2013, le tribunal correctionnel de Paris avait déjà condamné à une amende de 5.000 euros Yvan Benedetti, ancien président du groupuscule pétainiste « L’oeuvre française », également dissous en 2013, pour avoir participé à cette manifestation.

Les mouvements « Jeunesses nationalistes » et « L’oeuvre française » ont été dissous en juillet 2013 dans la foulée de la mort à Paris du militant antifasciste Clément Méric lors d’une bagarre avec des militants proches d’un autre mouvement d’extrême droite, « Troisième voie », qui a également été dissous.

Ouest France

Menace de mort et inscription nazie, le local du Parti Communiste de Biganos tagué

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Le local du Parti communiste français du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre a été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi à Biganos

« Mort au PCF 1488 », voilà l’inscription que les les militants du Parti communiste français (PCF) du bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre ont découverte ce vendredi matin sur les murs de leur local à Biganos.

Le nombre 1488 étant un signe de ralliement xénophobe pour les nazis. « Les communistes du Bassin d’Arcachon et du Val de l’Eyre appellent à un rassemblement, ce samedi 25 juin à 11 heures, devant le local, 61 bis, avenue de La Libération, afin de dénoncer et condamner cet acte à caractère fasciste.

« Lancer une menace de mort est extrêmement grave et dangereux », explique Danielle Trannoy, la secrétaire de section en précisant qu’une plainte avait été déposée.

Sud Ouest

L’écrivain d’extrême droite Maurice G Dantec est mort

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La mort de l’auteur sulfureux a été annoncé par sa maison d’édition sur Facebook. Il venait d’avoir 57 ans.

Il s’est rendu impopulaire également en faisant des déclarations critiques contre l’islam, en prenant contact avec le Bloc identitaire (mouvement d’extrême droite français) ou en défendant des positions royalistes.

Sa personnalité particulière, son usage des psychotropes, le choix de son agent, ont fait de lui une star déchue de la littérature, fascinée par l’argent et la provocation. De fait les tirages de ses romans ont fini par faiblir sous l’effet des coups de gueules, des polémiques, et de l’obsession conspirationniste du romancier.  50.000 exemplaires vendus pour Babylon Babies , mais seulement 5000 pour Métacortex, dix ans plus tard.

France Inter

Attaque au couteau durant un rassemblement néo-nazi, plusieurs blessés graves

Plusieurs personnes ont été poignardées dimanche pendant un rassemblement néo-nazi devant la mairie de Sacramento, en Californie, annoncent les pompiers de la ville sur leur compte Twitter. 

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Cinq blessés ont été hospitalisés, dont plusieurs sont dans un état critique, précisent-ils.

Une partie du centre-ville de Sacramento a été bouclée à la suite de cette attaque, indique la police de la ville sur son compte Twitter.

RTBF

« Dehors, la vermine polonaise », Islamophobie : après le Brexit la parole raciste se libère en Grande-Bretagne

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« Quittez l’Union européenne. Dehors, la vermine polonaise ». Cette phrase a été inscrite sur des petites cartes, en Anglais et en Polonais. Au lendemain du vote pour la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, elles ont été laissées aux abords d’une école primaire, à Huntingdon, dans le Cambridgeshire. Selon Sky News, des membres de la communauté polonaise dans la région en ont découvert, glissées sous leurs portes.

Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la libération d’une parole raciste, encouragée par la décision du pays de quitter l’UE et les arguments de certains défenseurs du « leave », qualifiés de « xénophobes »,une député travailliste a assuré qu’elle demanderait au Parlement de se pencher sur ces incidents, afin de déterminer si le référendum a effectivement joué un rôle de détonateur.

Plusieurs enquêtes en cours

« J’ai passé le week-end avec des personnes qui travaillent sur les crimes raciaux, qui les recensent », a-t-elle dit à Sky News. » Et ils ont reçu des témoignages très dérangeants de personnes disant avoir été arrêtées dans la rue et à qui l’on a dit : ‘écoutez, nous avons voté pour la sortie [de l’UE],maintenant vous devez partir. »  

Selon le Cambridge Evening News, une enquête est en cours afin de déterminer qui sont les personnes derrière la distribution de ces tracts. A une centaine de kilomètres au sud d’Huntingdon, à Londres, la police s’est également penchée sur un autre délit « au motif raciste », alors que des inscriptions similaires ont été taguées sur les portes d’un centre social et culturel polonais, dans le quartier d’Hammersmith, dans l’Ouest de la capitale.

Les internautes rapportent de nombreux incidents

Rassemblés par The Independentles témoignages de personnes d’origine non-Britanniques inquiètes se multiplient sur les réseaux sociaux, via le hashtag #PostRefRacism, soit le « racisme post-référendum ».

Sur Facebook, un groupe qui rassemble des « signes inquiétants » de cette libération de la parole raciste, rassemblent des dizaines de tweets, échanges de textos ou encore titre de journaux, dénonçant un climat de défiance, voire menaçant, à l’égard de plusieurs communautés, notamment les Polonais, les Roumains ou encore les personnes de confessions musulmanes. Ainsi, ces commentaires sont parfois adressés « à des gens et à des famille qui sont ici depuis trois, quatre ou cinq générations ».

Sur les réseaux sociaux, des témoins déplorent les agressions racistes, souvent verbales, mais également physiques, via le hashtag #PostRefRacism. Ainsi, cet internaute londonien assure que ces deux hommes, des Polonais, ont été violemment battus dans la rue, par des hommes qu’ils identifient comme « des Anglais ». 

Une altercation entre deux hommes dans les rues de Londres, durant laquelle l’un deux dit à l’autre de « rentrer dans son pays »; une fillette roumaine pointée du doigt par un message anonyme inscrit sur les murs d’une école, des manifestants rassemblés aux abords d’une mosquée de Birmingham, prêts à en découdre, etc

Ces témoignages s’accumulent, entraînant parfois d’autres réactions racistes, à l’intention de ceux qui les partagent. « Nous voyons déjà une augmentation du harcèlement et des agressions racistes », assure ainsi le texte de présentation de la page Facebook PostRedRacism.

France Tv

Fréjus : le maire FN fait arracher des arbres pour Johnny Hallyday

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A gauche comme à droite, une grande partie des habitants de Fréjus continuent d’être indignés par l’arrachage il y a quelques jours de trente deux platanes de la base nature de la commune dans le seul objectif de dégager la vue de quelques milliers des spectateurs attendus le 2 juillet pour un concert en plein air de Johnny Hallyday. Cet espace de nature de 155 hectares voué aux loisirs ou à la promenade et baptisé « François Léotard » lors de son inauguration en 2007 est géré par la mairie.

Pour éviter de soulever les protestations, l’organisateur de cet événement musical, Minh Tran Long, co-responsable de la société organisatrice, La Patrouille de l’événement, avait simplement annoncé publiquement sa volonté « d’élaguer les arbres ». Pour gagner quelques places et donc quelques centaines d’euros. Ce qui, en cette saison, représente déjà un non sens naturel et écologique. Mais une fois arrivés sur place, les « élagueurs » ont tout simplement arraché les arbres. Sans en informer le Conservatoire du Littoral, gestionnaire d’une partie de cet espace naturel qui comporte de plus une zone « Natura 2000 » de protection.

Aucune protestation ni aucun commentaire ne sont venus de la mairie dirigée par David Rachline, membre du Front national (FN) et sénateur du Var. Son entourage a simplement fait savoir que ce « nettoyage » ne mérite pas une polémique. Laquelle serait montée de toute pièce par les élus (minoritaires en mairie) de droite et de gauche. Cette indifférence n’est pas étonnante car le maire était d’autant plus au courant que La Patrouille de l’événement, à qui il a donné son aval, est une « compagne de route » du FN. A Paris, elle partage ses bureaux avec Jeanne, le micro-parti de Marine Le Pen, et la société Riwal, en charge des relations publiques du FN. Deux entités en délicatesse avec la justice pour leurs méthodes de financements électoraux.

Le maire FN de Fréjus s’est donc logiquement comporté comme beaucoup d’élus locaux de droite et de gauche, qui considèrent les arbres comme de simples meubles qui peuvent être arrachés ou coupés dans les villes et le long des routes au gré de leurs fantaisies, de leurs humeurs ou de leurs profits. Il s’agit pourtant d’êtres vivants promis à une longévité au moins égale et souvent supérieure aux êtres humains tout en façonnant des paysages.

Politis

Marseille : Le maire FN Stéphane Ravier qualifie la fête des femmes kurdes « d’invasion »

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Dans une lettre aux habitants, le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille s’en prend violemment à la fête organisée par les femmes kurdes en solidarité avec les combattantes qui affrontent Daech. Un condensé de ses obsessions identitaires et sécuritaires.

Stéphane Ravier n’a pas digéré la fête des femmes kurdes organisée le 22 mai au parc du grand séminaire par l’association Arin-Mirkan, du nom d’une combattante tombée dans un assaut menée contre Daech. Il s’en prend violemment à l’événement autorisé par la mairie centrale dans une lettre aux riverains qui, écrit-il, ont dû « subir le bruit et les autres nuisances générées par des gens sans gêne ».

L’élu FN accuse l’association organisatrice d’avoir « privatisé » l’espace public et qualifie la fête « purement et simplement d’invasion ». Horreur suprême, il souligne que comme « si cela ne suffisait pas pour marquer leur territoire, ils ont accroché aux différentes entrées des drapeaux kurdes ».

Selon Stéphane Ravier, les amis politiques du centre culturel kurde « s’illustrent » d’ailleurs « en s’agitant dans « les Nuits debout » et en cassant dans les manifestations ».

Il fustige par ailleurs tout au long de sa lettre Monique Cordier, l’adjointe de Jean-Claude Gaudin en charge du dossier, qui est également son opposante à la mairie de secteur. L’intéressée soupire à l’évocation du courrier : « il est coutumier des attaques personnelles distribuées dans les boîtes aux lettres ».

 

La Marseillaise

Croix gammées, sale bougnoule… des salariés de l’entreprise Vallourec victimes de racisme

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Cinq croix gammées dessinées à l’aide d’une bombe à encre noire sur ses deux casiers. C’est en arrivant au travail à 5 h du matin, jeudi dernier, que Khalid El Mouedden a retrouvé dans cet état ses placards dans les vestiaires de l’entreprise Vallourec à Déville-lès-Rouen, dans l’agglo rouennaise. « J’ai de suite averti mon responsable. Il était hors de question que je continue ma journée ici », explique Khalid, 39 ans.

La police sur place

Il est de suite allé déposé plainte contre X. Cet ancien délégué du personnel CFDT est allé voir la direction de l’entreprise avec un responsable syndical : « Ils m’ont dit qu’ils allaient faire le nécessaire pour retrouver l’auteur », relate Khalid. Erwan Le Floch, directeur du site de fabrication de tubes en acier confirme : « Nous avons été mis au courant immédiatement. Ces inscriptions sont non seulement prohibées par la loi, mais elles vont aussi à l’encontre de nos valeurs et du cadre d’éthique de Vallourec. On a fait intervenir la police scientifique. Une enquête est en cours. Nous avons aussi fait une communication en interne pour condamner ces actes. »

La raison d’un tel déchaînement : le contexte social de l’entreprise qui va licencier la moitié des 376 salariés dans le cadre d’un plan social ? « C’est compliqué. Le contexte social peut générer des tensions. Seul l’auteur pourrait nous le dire. Mais je me méfie des interprétations », poursuit le directeur.

Pour le secrétaire de la section locale CFDT à Vallourec, Pascal de Maayer, « ce genre de situation [NDLR : sociale] peut exacerber la xénophobie qui est notamment présente dans le monde ouvrier à travers, par exemple, de « plaisanteries » Là, c’est allé jusqu’à l’inscription sur des casiers, ce que l’on condamne évidemment. C’est très grave. Notre crainte, c’est la banalisation de ce genre de propos. »

Cette ambiance n’est pas nouvelle. Un autre salarié avait été victime d’inscriptions racistes telles que « Sale bougnoule dégage » ou encore « Va crever sale raton », sur ses casiers en mars. « Je n’avais pas déposé plainte », précise Hassan Eddaraai, 39 ans, qui avait aussi retrouvé un autre jour dans ses casiers des morceaux de saucisson.

Paris Normandie

Affaire du jeune comorien : quand Gilbert Collard plaidait contre le FN

Cette semaine dans « Bureau Politique », le député du Rassemblement Bleu Marine du Gard, Gilbert Collard, accueille Christophe Jakubyszyn.

Il y a 20 ans, le 21 février 1995, Ibrahim Ali Abdallah, 17 ans, qui courait en compagnie de camarades pour tenter d’attraper un bus, était tué d’une balle en plein cœur. L’auteur des coups de feu était un colleur d’affiches du Front national à Marseille.

TF1

Le FN fait sa promotion avec le drapeau de Daesh

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Repérée par le journaliste de l’AFP Guillaume Daudin jeudi 23 juin, elle semble avoir fait son apparition très récemment sur le site du FN. Contactés par Le Lab, ni Florian Philippot (numéro 2 du parti, vice-président chargé de la stratégie et de la communication), ni l’attaché de presse du FN ni son service communication n’avaient eu connaissance de son existence. Comme si ce visuel était apparu en ligne, adossé à une campagne d’adhésion et de dons, sans que personne ne soit au courant.

« Votez FN et Marine Le Pen en 2017, sinon le pays deviendra un État islamique français ». Seconde possibilité : « Votez FN et Marine Le Pen en 2017 pour retrouver notre pays, déjà devenu un État islamique français ».

Difficile de savoir avec certitude puisque les personnes supposément en charge de la chose ne sont pas au courant. Dans les deux cas, le visuel ne décrit rien de bien engageant si le FN n’est pas au pouvoir.

Le Lab

Corse : Frederic, mis en examen et placé en détention pour l’incendie de la mosquée de Mezzavia

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Un incendie d’origine criminel a ravagé une mosquée d’Ajaccio située dans le quartier de Mezzavia, dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 avril. Quelques semaines auparavant, des commerces halal de Propriano (Corse-du-sud) ont essuyé des tirs de fusils d’assaut tandis qu’en décembre 2015, une autre mosquée ajaccienne avait été saccagée par des manifestants.

Cependant, contrairement aux autres attaques, l’incendie de la mosquée de Mezzavia serait davantage lié à un motif crapuleux que raciste. Un SDF du nom de Frédéric Baglioni a été placé en détention provisoire. Le quinquagénaire a été mis en examen pour « destruction d’un bien par un moyen dangereux pour les personnes » et « vol aggravé ». Selon le parquet d’Ajaccio, une « valise contenant les dons en espèces destinés à l’association culturelle gestionnaire du lieu de culte » a été subtilisée le soir de l’incendie.

SaphirNews