Bloc identitaire, FN… Enquête sur ces mercenaires français qui font la guerre en Ukraine

proxy

C’est la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » séparatiste pro-Russe de Donetsk. Des milliers de pages qui nous permettent de raconter le rôle des Français, combattants ou propagandistes, engagés dans le Donbass.

Mercredi 3 août – Le compte Twitter de Tatiana Egorova, membre du service de presse du gouvernement de l’autoproclamée République Populaire de Donetsk (DNR), publie un étrange message, taguant au passage les services de sécurité ukrainiens (SBU) :

« Moi, Egorova Tatiana S., employée du MGB [ministère de la Sécurité nationale, ndlr.] de la DNR, je ne peux plus mentir et je ne veux plus permettre à d’autres de le faire. »

Le tweet comporte un lien Dropbox qui sera désactivé quelques heures plus tard. Il renvoie vers 1.449 mails et 2.773 pièces jointes issus de la boîte mail de Tatiana Egorova, soit la plus importante fuite de documents émanant du « gouvernement » de ce territoire de l’Est de l’Ukraine où des séparatistes prorusses ont pris le pouvoir au printemps 2014, déclenchant une guerre toujours en cours. StreetPress a pu consulter ces documents et les a consciencieusement épluchés.

Une correspondance qui permet de comprendre en détail l’implication de Français pour la plupart liés aux différentes chapelles de l’extrême droite dans le conflit. Combattants « volontaires » passés par Troisième Voie ou le Bloc Identitaire, propagandistes en charge du fichage des journalistes qui couvrent le conflit, humanitaires très politisés, proches de Marine Le Pen, chercheur ou barbouzes, grâce à ces docs nous découvrons qu’ils sont plusieurs dizaines de Français à venir dans le Donbass, servir la cause de ce petit état auto-proclamé soutenu par le Kremlin.

Rien ne permet cependant de confirmer que cette collaboratrice du service de presse de la république séparatiste est à l’origine de la fuite. Christelle Néant, une Française qui collabore à ce service depuis Donetsk, affirme à StreetPress que Tatiana Egorova a conservé ses fonctions. Elle défend la thèse d’un piratage. Une hypothèse crédible, d’autant que le groupe de nationalistes ukrainiens Mirotvorets a déjà par le passé mis en ligne plusieurs documents volés, dans le but de s’attaquer aux journalistes ayant mis les pieds à Donetsk.

Au fil des mails, StreetPress a recensé 23 noms de Français partis prendre les armes aux côtés des séparatistes. Une liste non-exhaustive, car selon Christelle Néant, ils seraient entre 35 et 40 à s’être engagés depuis 2014. Ex-militants de Troisième voie, du Bloc Identitaire ou du Parti de la France, adeptes de la quenelle… Sur le front, presque toutes les chapelles de l’extrême droite française sont représentées.

Lire la suite sur Street Press

Le FN et Robert Ménard applaudissent les dérapages de Chevènement

Marianne : L’extrême droite félicite Manuel Valls


https://twitter.com/RobertMenardFR/status/770527088579403776

Autoritarisme, népotisme de Stephane Ravier, des élus FN désertent son cabinet

Autoritarisme, népotisme… les élus FN des quartiers nord de Marseille désertent. En cause, les mauvaises manières du maire lepéniste Stéphane Ravier.

image

C’est au cœur même du cabinet du maire que la série de démissions a débuté. Adrien Mexis, le premier, a claqué la porte. C’était en novembre 2015, et ce jeune homme de 32 ans symbolisait ces nouvelles recrues d’un FN «moderne» sur lesquelles mise Marine Le Pen. Surdiplômé, Adrien Mexis est d’abord passé par le cabinet de Xavier Bertrand, alors ministre du gouvernement de Villepin, avant de devenir élu de la commune d’Istres (Bouches-du-Rhône) et, enfin, chef de cabinet de Stéphane Ravier, sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille.

A l’automne dernier, donc, il démissionne. Quatre mois plus tard, en février, la directrice générale des services, Marie-Dominique Desportes, 42 ans, lui emboîte le pas. Membre du cabinet de Daniel Simonpieri, maire FN de Marignane à la fin des années 90, sectaire mais expérimentée, elle incarnait plutôt la «vieille garde» du FN.

« Il est ingérable, colérique, il casse des portes »

Tous deux laissent filtrer dans la presse locale la cause de leur départ : l’attitude du maire, Stéphane Ravier, un homme autoritaire et méfiant, restreignant sa confiance à une équipe de quelques fidèles. Goguenard, l’intéressé se félicite alors du départ de ses deux collaborateurs. Mais l’hémorragie reprend de plus belle. Deux élus prennent la fuite à leur tour : Karine Harouche et Karim Herzallah. La première rejoint le banc des non-inscrits, quand le second, transfuge fêté de l’UMP en février 2015, plaque tout. A l’un comme à l’autre, le maire avait promis une délégation qui n’est jamais venue. «En deux ans, j’ai présenté des tas de projets, se plaint Karim Herzallah. Je n’ai eu aucune réponse. Ces gens-là ne foutent rien. On dirait qu’ils ne sont là que pour toucher leurs indemnités.» L’ex-conseiller municipal n’est pas tendre avec son maire, Stéphane Ravier : «Il est ingérable, colérique, il casse des portes, jette par terre sa tablette numérique en plein conseil municipal.» Il glisse même que ses origines maghrébines ne seraient pas pour rien dans sa disgrâce…

« Tous ceux qui partent sont des aigris ! »

Au début de l’été, Paul Rabia, ancien légionnaire, chauffeur routier, recruté au FN en 2011 par Louis Aliot, vice-président du FN, a déserté à son tour. A la mairie, il était chargé des anciens combattants et met en cause, lui aussi, les mauvaises manières du maire. «On ouvre mon courrier, comme celui des autres adjoints d’ailleurs, proteste-t-il. Quand j’envoie une lettre à une association, je dois la faire valider par le maire.» Mais ce qui l’a le plus choqué, ce sont les appels au «sang neuf» répétés par Marine Le Pen. «J’ai 59 ans. Alors que je me lève à 3 heures du matin pour travailler, je n’ai manqué aucune distribution de tracts, j’ai collé des affiches, j’ai milité, et on me dit qu’il faut laisser la place aux jeunes pour les élections !» Sa rancœur a été alimentée par la carrière foudroyante de Sandrine d’Angio, 34 ans, conseillère municipale, communautaire et régionale, présentée par son parti aux départementales… et nièce de Stéphane Ravier.

Dernier départ en date, celui de René Annibaldi, adjoint chargé des sports, débarqué par le maire début juillet. Figure du sport marseillais, âgé de 73 ans, il a été écarté des manifestations officielles ainsi que de la célébration des mariages.

Marianne

Sortie du livre La Fachosphère : Comment l’animateur de Fdesouche rencontre Eric Zemmour…

ob_43d95b_51-1iwth-6l-sx315-bo1-204-203-200

Sortie du livre La Fachosphère (« Comment l’extrême-droite remporte la bataille du net ») le 21 septembre prochain. Un ouvrage rédigé par les journalistes Dominique Albertini et David Doucet, auteurs il y a deux ans de « Histoire du Front National ».

Une enquête de deux ans pour comprendre les parcours, les idées, les réseaux et les moyens des partisans de l’extrême droite sur Internet, notamment à travers le blog Fdesouche et la plate-forme SOS racailles, annonce l’éditeur.

Flammarion présente ainsi ce livre :

« « Fachosphère » : le mot s’est largement répandu dans les médias pour désigner l’omniprésence de l’extrême droite sur Internet. La réalité qu’il recouvre reste pourtant nébuleuse. Fruit d’une enquête de deux ans, l’ouvrage lève le voile sur les parcours, leurs idées, les réseaux et les moyens de ses artisans. Dans quelles conditions se passent les rencontres entre l’animateur de Fdesouche, premier blog français d’extrême droite, et les idoles réactionnaires Eric Zemmour et Alain Finkielkraut ? Comment la plate-forme SOS Racailles, active au début des années 2000, a poussé un jeune à tenter d’assassiner Jacques Chirac ? Comment un néo-nazi en cavale peut continuer à narguer la justice depuis le Japon ? Alors que l’extrême droite progresse dans les urnes et dans les têtes, l’ouvrage répond à cette question : comment ses partisans ont-ils gagné la bataille du Net ?« 

Le Blog TV News

En Slovaquie, les milices d’extrême droite anti-juifs, anti-roms… pullulent

jozef-teker

Depuis le succès électoral du parti fasciste en mars, les groupes paramilitaires sont de plus en plus actifs.

En tenue de camouflage, ils s’entraînent, une mitraillette non létale à la main, dans les forêts de Slovaquie. Techniques de survie, parachutage, entraînement à la guérilla, maniement des armes: les jeunes recrues ne sont pourtant pas des soldats de l’armée slovaque, loin de là.

Peter Švrcek, par exemple, est étudiant en archéologie à l’université. C’est lui qui dirige la principale milice du pays, Slovenskí Branci (SB, «les recrues slovaques»), un groupuscule de 200 membres actifs qui se veut apolitique mais que les services secrets surveillent étroitement et que les autorités considèrent comme étant affilié à l’extrême droite. «Nous sommes de vrais patriotes. Nous suivons un entraînement sophistiqué et nous sommes prêts à aider nos soldats et notre patrie», assure-t-il.

Infiltrer l’armée

En juin, le Ministère de l’intérieur a même officiellement reconnu une des branches de Slovenskí Branci. Pourtant, ce même ministère a rédigé des rapports établissant un lien direct entre ce groupuscule et les idées extrémistes. Et son collègue, à l’Education, lui a publiquement demandé de ne plus intervenir dans les écoles, au motif que «les leçons et l’entraînement dispensés par une organisation extrémiste peuvent représenter un danger pour le développement personnel des élèves». Des membres de SB avaient pénétré dans plusieurs établissements scolaires, avec l’accord des directeurs, pour initier les enfants au tir à blanc et leur donner un cours sur l’histoire slovaque.

Résistance, une autre milice, connue pour ses saillies anti-juifs et anti-roms, donne elle aussi de la voix. L’un de ses responsables, qui figurait sur la liste des candidats L’SNS aux dernières élections générales, a appelé «tous les nationalistes courageux et forts mentalement et physiquement à infiltrer s’ils le peuvent l’armée et la police».

Pour Jaroslav Nad’, ces gens posent un réel problème de sécurité en Slovaquie. «Le jour où ils auront de vraies armes, ils pourraient être vraiment dangereux.»

Tribune de Genève

« Sale bougnoule, retourne chez toi » : une friterie taguée et incendiée à Athies

170739945_B979510798Z.1_20160823184654_000_GFM7FIQ4O.1-0

Une friterie ambulante a été incendiée, dimanche soir, à Athies. Un acte criminel. Selon un membre de la famille qui tenait ce commerce, des tags racistes étaient inscrits sur le camion depuis plusieurs semaines.

Dans la nuit de dimanche à lundi, un camion-friterie, qui est habituellement à Saint-Nicolas près du Leclerc, a été incendié, dans la commune d’Athies. L’acte criminel ne fait guère de doute selon la gendarmerie qui a ouvert une enquête.

Le père de l’homme qui tient cette friterie nous a joints ce mardi pour apporter des précisions. « Je ne comprends pas pourquoi la gendarmerie ne confirme pas les tags racistes. Il y a quinze jours, il y en avait déjà et nous sommes allés porter plainte. On pouvait lire des écrits comme sale bougnoule, retourne chez toi devant la maison de mon fils à Athies. » Le camion aurait également été vandalisé.

La famille est actuellement en vacances et reviendra à la fin du moins dans l’Arrageois. « Mon fils est dévasté. Je m’étonne également que la mairie n’ait pas réussi à le joindre. Je l’ai prévenu dès lundi. Comment voulez-vous qu’il aille après un tel acte odieux ! Mon fils tenait cette friterie depuis un an. Douze mois de travail sont partis en fumée. »

La Voix du Nord

Fréjus : le maire FN invite un chanteur nostalgique de l’ « Algérie française »

david-rachline-le-jeune-qui-monte-au-front-national

Les barricades, Le loup de guerre, Diên Biên PhuNi rouge ni mort… Samedi 27 août, le théâtre romain de Fréjus (Var) devait résonner de chansons aux titres évocateurs, en tout cas parmi les rapatriés d’Algérie et leurs descendants, ou au sein de la « droite nationale ». Jean-Pax Méfret, 71 ans, surnommé « le chanteur de l’Occident », est invité à se produire dans la ville dirigée par le maire Front national David Rachline.

Un événement pour cet ancien journaliste, archétype du chanteur politique – comme il en existe à droite et à gauche. Ces dernières années, il est rarement monté sur de grandes scènes pour faire entendre sa nostalgie de l’Algérie française, son respect des parachutistes ou encore son dégoût face à « toutes ces insultes crachées sur la France que l’on traite de pute ».
Le Monde

Femme violentée dans une rixe en Charente: aucun musulman mais la fachosphère accuse l’Islam

6695784

Jeudi, vers 19h, la température est méchamment montée d’un cran, sur la plage du Bain des Dames, à Châteauneuf, une baignade mal nommée le temps d’un déchainement de violence. Bilan: une femme frappée et déshabillée, devant son mari et ses trois enfants, par un groupe d’une quinzaine d’individus – hommes, femmes et adolescents mêlées – appartenant semble-t-il à la même famille. Le nez en sang, la femme, trente ans, a dû quitter la baignade avec ses enfants en pleurs alors que ses agresseurs sont tranquillement restés dîner sur place.

Selon un témoin, un groupe d’une quinzaine de personnes s’est déchaîné lorsqu’une mère de famille a ôté le haut de son maillot de bain. En bas, un string. « Elle était volubile, un peu exubérante et s’est donc fait remarquer dans l’après-midi, dit le témoin. Mais rien de méchant du tout, rien qui n’appelait la violence ». Vers 19h, elle ôte le haut. Sur le haut de la baignade, une femme et des hommes s’insurgent: « Il y a des enfants », « rhabillez vous ».

En tous cas, tout dérape. Les coups succèdent aux cris. « Dans le lot, il y avait surtout une femme, qui frappait plus que les autres », dit Antoine. Il tente de s’interposer, avec le compagnon de l’estivante. « On était 3 contre 15, personne d’autre ne bougeait ».

Selon au moins deux témoins, l’altercation de la baignade du Bain des Dames aurait dégénéré après une provocation de la baigneuse. Provocation faite à deux enfants et leur mère. Les deux femmes se seraient empoignées, puis les hommes seraient intervenus ensuite.

Les gendarmes sont intervenus et n’ont procédé à aucune interpellation. Contactée vendredi, la compagnie de gendarmerie de Cognac évoquait une« bagarre », « sans plainte ». « Ils ont relevé quelques plaques d’immatriculation, posé quelques questions » dit Jean-Louis Levesque. Le groupe qui s’en est pris à la femme a pu dîner sur place.

Vue le déferlement de commentaires, nous précisons que cette agression n’a aucune connotation religieuse. Aucune personne d’origine maghrébine n’est impliquée dans cette histoire. Il est dommage de devoir en arriver à de telles précisions.

Charente Libre

https://twitter.com/Messsmer/status/769511702895464449

https://twitter.com/The_Depositaire/status/769500973047943168

https://twitter.com/PtdArcole/status/769512692314959873

https://twitter.com/linsoumis_fr/status/769505255017025536

https://twitter.com/SOSRaciste/status/769494344743133184

Manuel Valls se dit inquiet par Nicolas Sarkozy qui « suit l’extrême droite »

Le Premier ministre Manuel Valls a dénoncé, ce jeudi matin au micro de BFMTV et RMC, la dérive populiste de Nicolas Sarkozy et la « brutalité des propositions » de l’ancien chef de l’Etat, qui vient d’annoncer sa candidature à la primaire de la droite et du centre. 

Pays-Bas : le parti d’extrême droite veut fermer toutes les mosquées et interdire le Coran

Le parti néerlandais d’extrême droite PVV, en tête des sondages pour les législatives de mars 2017, veut « fermer toutes les mosquées » et « interdire le Coran », selon son programme électoral publié jeudi par son président, le député Geert Wilders.

marine-le-pen-geert-wilders_4907075.jpg

« Toutes les mosquées et écoles musulmanes fermées, interdiction du Coran« , indique, sans plus de détails, le document d’une page intitulé ‘Projet – Programme électoral PVV 2017-2021’ publié sur le compte Twitter du député qui écrit: « les Pays-Bas à nouveau à nous ».

Le parti pour la liberté (PVV) souhaite « désislamiser » le pays, annonce-t-il, notamment en fermant les frontières et centres de demandeurs d’asile ainsi qu’en interdisant l’arrivée de migrants originaires de pays musulmans, le port du foulard dans la fonction publique et le retour aux Pays-Bas de personnes parties en Syrie.

Surfant sur la pire crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, dans un pays qui se targue pourtant de tolérance multiculturelle, le PVV est en tête des sondages ces derniers mois, en avance sur les partis de la coalition gouvernementale, les travaillistes du PvdA et les libéraux du VVD, menés par le Premier ministre Mark Rutte.

Les sondages prédisaient l’année dernière au PVV jusqu’à 38 sièges sur les 150 que compte la chambre basse du Parlement, mais la tendance s’est ralentie. Début août, un sondage Ipsos lui allouait 27 sièges, quinze de plus que ses douze sièges actuels.

Le député d’extrême droite, dont le procès pour incitation à la haine et à la discrimination doit s’ouvrir en octobre, rappelle également sa promesse de tout faire pour que soit tenu aux Pays-Bas un référendum sur une sortie de l’Union européenne et ce, malgré une première tentative ratée fin juin avec une motion au parlement rejetée par une écrasante majorité.

BFM

Des supporters stéphanois ont brandi des drapeaux Palestiniens contre une équipe israélienne « raciste »

Israel : aucun joueur arabe, musulman ou chrétien, ne peut jouer dans l’équipe du Beitar

L’affaire a fait du bruit au Royaume-Uni, mais au même moment, il est passé inaperçu que l’AS Saint-Étienne jouait en Coupe d’Europe contre le Beitar Jérusalem. Le Beitar Jérusalem: voilà un autre club où les tribunes sont violemment politiques.

En Israël, le Beitar, qui tire son nom du mouvement sioniste, représente le public de supporters les plus à droite de l’échiquier politique. Dans les tribunes, et même en dehors, le slogan « Mort aux Arabes » y est régulièrement chanté et aucun joueur arabe (y compris arabe israélien, qu’il soit musulman ou chrétien) ne peut jouer dans l’équipe.

Le principal groupe ultra, La Familia, est violent: de nombreux membres ont été condamnés en Europe et en Israël pour violences et le drapeau du Kach, le parti d’extrême droite israélien interdit, flotte régulièrement dans les tribunes.

Le Kach est considéré en Israël et par l’Union Européenne comme une organisation terroriste.


Des supporteurs de Saint-Etienne ont brandi des drapeaux palestiniens lors de match de Ligue europa face au Beitar Jérusalem. L’UEFA pourrait sévir.

XVMfdf70f96-6ba2-11e6-968f-21234dcd7aa1

«Nous ne tolérerons aucun drapeau palestinien ou israélien dans le kop nord.» Si l’appel au calme lancé par les responsables d’une partie des supporteurs de l’ASSE a été respecté pour la venue du Beitar Jérusalem en Ligue Europa jeudi, une frange des fans stéphanois dans la tribune opposée a mis le feu aux poudres.

Après un quart d’heure de jeu, plusieurs dizaines de supporteurs appartenant au groupe des Greens ¬Angels 92, ont brandi des drapeaux palestiniens en direction de la vingtaine de fans israéliens ayant fait le voyage jusque dans le Forez. «La stupidité, c’est le Beitar. La tolérance, c’est mieux», pouvait-on lire (en anglais) ensuite sur une banderole qui, retournée, affichait ensuite le message, «tous les racistes sont des bâtards».

Les ambiances surchauffées, le Beitar Jérusalem y est rodé. À domicile dans son bouillant Teddy Stadium surnommé «l’enfer», mais aussi et surtout hors de ses bases. Lorsqu’il se déplace, le club fondé en 1936 par David Horn, ancien chef du Betar, un mouvement sioniste et nationaliste, soulève très régulièrement la colère des fans adverses. La faute à une réputation sulfureuse entretenue par le club depuis plusieurs dizaines d’années. Jamais un joueur d’origine arabe n’a pu se faire une place dans l’effectif jaune et noir. En 2013, un joueur tchétchène de confession musulmane est arrivé en prêt. L’expérience a tourné court. Les supporteurs ont quitté le stade en hurlant des chants racistes. Zaur Sadayev a fait sept apparitions avant de faire ses valises.

L’équipe «la plus raciste» et fière de l’être

La partie la plus virulente mais aussi la plus influente de ces supporteurs se regroupe sous la bannière de la Familia, qui affiche ouvertement sa haine des musulmans en entonnant à domicile des chants extrêmement violentss’autoproclamant équipe «la plus raciste dans le football». Sur l’échiquier politique local, ce groupe d’un gros millier d’individus se positionne à l’extrême droite en sortant régulièrement dans les tribunes des drapeaux à l’effigie du Kach, un parti nationaliste religieux pourtant interdit en 1994 par le gouvernement israélien.

Les incidents avec ces hooligans sont récurrents. Le dernier en date est survenu début août lorsque la police a inculpé 19 supporteurs pour violence, tentative de meurtre et délits racistes. Cette haine, la Familia l’exporte lorsqu’elle voyage en Europe.

Cet été, des centaines de drapeaux palestiniens avaient été brandis dans le stade du Celtic Glasgow lors du barrage de Ligue des champions contre les Israéliens d’Hapoël Beer-Sheva.

Une enquête de l’UEFA à venir?

Au milieu de ces polémiques, l’UEFA se retrouve très embarrassée. Alors que le drapeau palestinien, qui flotte devant le siège des Nations unis, est reconnu par l’ensemble de la communauté ¬internationale, l’instance associe sa présence dans les stades à un acte «illicite» et à un «un message de nature politique, idéologique, religieuse, injurieuse ou provocante» qui enfreint les règles. Une problématique qui n’est pas sans rappeler celle du burkini en France. En attendant, une enquête visant le Celtic Glasgow a été ouverte le 22 août. L’AS Saint-Étienne peut s’attendre à un traitement identique.

Le Figaro

Florian Philippot veut interdire le voile, la croix, et la kippa… dans la rue

Capture d’écran 2016-08-26 à 13.19.45.png

Sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin, le vice-président du Front national Florian Philippot a développé les positions du parti d’extrême-droite sur la question de la laïcité. Selon le député européen, le FN prévoit, en cas d’accession au pouvoir, d‘interdire tous les signes religieux ostentatoires dans l’espace public, rue comprise. 

« Nous allons étendre la loi de 2004. On s‘est rendu compte qu’elle était excellente. Nous allons la faire appliquer dans la rue. Le voile, la grande croix, la kippa. Pour que ce soit constitutionnel, il faut que ça concerne les signes religieux ostensibles » selon Florian Philippot.

Pour autant, pas question pour le proche de Marine Le Pen d’interdire les processions religieuses ou le port par le personnel religieux de tels signes.

BFM

Berlin : des néo-nazis veulent faire une «Nuit de Cristal» contre les musulmans le 9 novembre comme pour les juifs

87596347_1368687688348843800

Des néo nazis ont publié des messages sur internet ou ils appellent à des attaques contre les musulmans le 9 Novembre, à l’anniversaire des pogroms nazis contre les Juifs en 1938. 

L’appel au meurtre a été publié sous le titre « New Order », un nom qui est également utilisé par une organisation terroriste d’extrême droit. Il a depuis été supprimé par Facebook.

Deutschland

L’extrême-droite se déguise en Daesh, simule une attaque terroriste et sème la panique

Fausses armes, vrais blessés. Des militants d’extrême droite tchèques ont déployé l’artillerie lourde, dimanche, pour mettre au point une «performance théâtrale» au goût douteux… Alors que la capitale tchèque commémorait dimanche 21 août l’écrasement par les chars russes du Printemps de Prague en 1968des membres d’un groupe d’extrême droite appelé «Initiative»-  ont simulé une attaque terroriste en plein coeur du centre historique de la capitale tchèque, pour «dénoncer l’immigration» et mettre la population en garde contre une «invasion islamique» selon son leader Martin Konvika.

Perché sur le dos d’un chameau spécialement dépêché pour l’occasion ou au volant d’un hummer, les membres d’Initiative grimés en djihadistes du groupe Etat Islamique ont hurlé des «allahou akbar» et tiré en l’air avec de fausses kalachnikovs à air comprimé.

Vent de panique

Comme le rapporte le New York Times, la mise en scène n’a pas tardé à créer un mouvement de panique sur la place, pleine de touristes, au moment où Martin Konvika et ses accolytes s’apprêtaient à simuler l’exécution d’un prisonnier en tenue orange, typique des vidéos de propagande diffusée par le groupe Etat islamique. Une Pragoise a ainsi confié au journal américain: «J’arrivais sur la place de la vieille ville et j’ai entendu des coups de feu au loin. Puis j’ai vu un groupe d’une quarantaine de personnes, dont certains hurlaient en hébreu, courir dans ma direction. Quelques-uns ont trébuché, les autres leur ont marché dessus», laissant certains d’entre eux avec des hématomes. Un serveur qui travaillait sur la place dimanche a posté sur son compte Facebook la vidéo où l’on peut voir des passants, «absolument terrifiés» venir se réfugier dans son restaurant.

Une enquête ouverte

L’action a pu être stoppée au bout d’une vingtaine de minutes par la police pragoise, dont le porte-parole Tomas Hulan a indiqué à l’AFP qu’une enquête avait été ouverte pour «soupçon de perturbation de l’ordre public. La poursuite pour diffusion d’une fausse information alarmante n’est pas à exclure non plus». «Nous sommes en train de contacter les témoins, pour documenter cet événement», a-t-il poursuivi sans vouloir «spéculer» sur l’aboutissement de l’enquête.

Le Parisien

L’extrême droite appelle à la dissolution du CCIF, et ses adhésions explosent

Capture d’écran 2016-08-23 à 13.07.15.png