Un Front National du Québec qui veut interdire l’Islam et démolir les mosquées, voit le jour

Le Front national du Québec, un groupe politique inspiré du parti du même nom dirigé par Marine Le Pen en France, devrait s’ajouter sur les bulletins de vote des 125 circonscriptions de la province en 2018, espère son fondateur.

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En entrevue à l’émission «Le Québec Matin», Daniel Boucher a tracé les grandes lignes de son parti politique. Outre la déclaration de l’indépendance du Québec dès son élection, le Front national souhaite interdire l’Islam et détruire les mosquées du Québec.

«Croire que l’Islam est compatible avec notre culture est comme croire que si vous nourrissez un alligator avec de la salade, qu’il finira par devenir végétarien», a écrit le parti sur son site internet.

M. Boucher a précisé ne pas souhaiter expulser tous les musulmans du Québec. Il affirme de plus que ce ne sont pas tous les musulmans qui sont «radicaux», ajoutant que ces derniers sont toutefois facilement identifiables puisque «c’est quand même assez visible».

«Tranquillement on noie les francophones dans la masse avec le multiculturalisme», a-t-il expliqué.

Fort d’une cinquantaine de membres, le parti cherche présentement à recruter davantage d’adhérents pour présenter 125 candidats aux prochaines élections.

Le Front national français s’en dissocie

Le parti du Front national de Marine Le Pen, mis au courant du projet de Daniel Boucher de créer un «Front national québécois», nie tout lien avec l’individu de Québec.

Daniel Boucher qui dit avoir fondé son parti à la suite d’une rencontre avec Marine Le Pen ment, selon le Front national français. «M. Boucher cherche manifestement à faire croire à une proximité entre lui et Marine Le Pen, et à une filiation politique entre le Front national et son mouvement», a indiqué par courriel Alain Vizier, le directeur du service de presse du Front national.

Celui-ci ajoute également que la photo de Marine Le Pen avec Daniel Boucher a été prise tout à fait par hasard lors de la visite de Mme Le Pen à Québec.

«Il n’existe aucun lien entre M. Boucher et Mme Le Pen», précisent les instances du parti, et ce «contrairement à ce que cet individu semble prétendre».

Tva Nouvelle

Quand Alain Soral se tape des barres avec un intime de Marine Le Pen

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En début de semaine, le hacker Ulcan a piraté la base de données d’Egalité et Réconciliation, le site d’Alain Soral. Quelques jours avant, c’était le parquet de Paris qui avait requis six mois de prison ferme contre l’essayiste pour avoir harcelé une jeune femme. Ce mercredi, j’envoie un mail à Soral pour voir comment il encaisse tout ça. Il répond : croisons-nous.

« Si vous n’avez pas peur de côtoyer des arabes et des noirs, je vous donne rendez-vous près de nos locaux, à St Denis. Café : Le Trio du Théâtre, 2 rue Paul Eluard à 21h. »

Je lui réponds juste « ok ».

J’arrive à l’heure. Le Trio est un bar PMU classique, rempli d’hommes qui jouent aux courses. La plupart d’entre eux se demandent ce que je fais là. Quelques-uns, très baraqués genre service d’ordre, ont l’air de savoir. Ils me regardent du coin de l’oeil – mais c’est peut-être de la parano.

Un type fait apporter un coca à ma table, dit « c’est pour moi » et devient super lourd. A un moment, il est sifflé par quelqu’un. Quand il revient, il me dit :

« Je sais qui tu attends, c’est un traître. »

Un autre mange un sandwich et des frites à côté de moi. Quand je lui dis que j’attends Alain Soral, il trouve ça classe : « Je regarde toutes ses vidéos ! »

Soral ne vient pas. Au bout d’une heure, je renonce. C’était pénible sans plus.

Le lendemain, j’écris à Soral :

« J’ai attendu 1h hier… C’était long mais sympa. C’était une blague ? Vous avez eu un empêchement ? On peut se parler par téléphone du coup ? »

Il me répond :

« Ouille ! On s’est mal compris. Je voulais dire demain, ce soir, pas hier. Désolé… Moi je peux y être ce soir à 21h, plus tard dans la semaine, ça va être compliqué. »

Soral veut visiblement prolonger sa blague. Mais j’ai du mal à comprendre ce qu’il y a de drôle à me faire venir à Saint-Denis à 21h. Où se loge son fantasme ? Croit-il, en me convoquant au Trio, envoyer Marie-Chantal dans la cage aux fauves ?

Je suis curieuse de voir. Je propose à Soral d’aller plutôt dans le bar d’en face, Le Terminus. Soral me répond :

« Ok pour le Terminus… Vous n’aimez pas les PMU ? Trop populaires ? »

C’est ça. Il doit penser que j’ai peur de me salir.

Finalement à 20h40, vingt minutes avant notre rendez-vous, je décide d’annuler par mail. Il est évident qu’il ne va pas venir et j’ai la flemme d’aller constater une blague.

Ce vendredi midi, c’est la bonne surprise. Je reçois sur ma boite mail un message d’Axel Loustau, ami intime de Marine Le pen, conseiller régional FN d’Ile de France, et patron d’une grosse société de sécurité. C’est à Soral qu’il parle :

« Alors ? Tu as réussi le doublé ? »

Erreur de manip. Soral a dû lui forwarder nos échanges et Loustau m’a mise en copie par erreur quand il lui a répondu.

Pour dresser un rapide portrait de Loustau :

Dans sa jeunesse, comme le rappelle Le Monde, il s’est offert une visite à Madrid auprès du nazi belge Léon Degrelle. A son anniversaire, il y a deux ans, il semble qu’il ait fait un salut nazi devant ses amis. Il est aussi trésorier du micro-parti de Marine Le Pen (« Jeanne ») et mis en examen à ce titre pour escroquerie.

Malgré tout ça, il reste, avec Frédéric Châtillon, dans le premier cercle de Marine Le Pen qui a récemment annoncé qu’il ferait partie de son équipe de campagne.

La proximité de Axel Loustau et Alain Soral date – ils se rejoignent sur l’antisémitisme et soutiennent le régime syrien. Au moins, cette histoire aura permis de vérifier que ces deux là sont toujours amis.

Je leur ai répondu :

« Non, il n’a pas réussi. »

Silence de leur côté. Deux caïds se tapent des barres. Je le raconte. Et vous lisez en plus. C’est le grand désoeuvrement, pardon.

Rue 89

Pays-Bas: Le député d’extrême droite Geert Wilders en croisade contre les musulmans

Le député néerlandais d’extrême droite Geert Wilders, dont le procès pour discrimination et incitation à la haine doit s’ouvrir lundi après qu’il a promis « moins de Marocains » aux Pays-Bas, affirme être en croisade contre ce qu’il nomme « l’islamisation » de son pays.

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Adepte d’une rhétorique lapidaire, le politicien de 53 ans qui vit sous protection policière permanente divise un pays qui se targue pourtant de sa tolérance multiculturelle.

« Nous ne sommes pas xénophobes », a-t-il assuré récemment lors d’un entretien avec l’AFP : « nous sommes contre l’afflux d’une culture qui est contre toutes nos valeurs ».

Surfant sur la vague de la crise migratoire, la pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, son Parti pour la liberté (PVV) est passé en tête des sondages pendant la deuxième moitié de 2015 mais a récemment cédé sa place alors que les prochaines élections sont prévues en mars.

Parfois surnommé « Capitaine peroxyde », le député aux cheveux blonds décolorés ramenés vers l’arrière compare le Coran, qu’il qualifie de « fasciste », à « Mein Kampf », le manifeste politique d’Adolf Hitler.

Geert Wilders est l’héritier politique direct du populiste néerlandais Pim Fortuyn, assassiné en 2002, et dit défendre la liberté, « qui disparaîtra au moment où l’idéologie islamiste aura une présence plus forte dans ce pays ».

Il est également l’auteur du film anti-islam de 17 minutes « Fitna » (« discorde » en arabe), qui montre notamment des images des attentats du 11 septembre 2001 à New York.

Sa diffusion en mars 2008, malgré l’opposition du gouvernement néerlandais, avait provoqué de vives réactions dans le monde musulman.

Incitation à la haine

Geert Wilders, qui rejette l’étiquette d’extrême droite, veut faire interdire le Coran et mettre un terme à l’immigration en provenance des pays musulmans.

Après avoir été acquitté en 2011, il est à nouveau poursuivi pour « incitation à la haine » : lors d’un meeting électoral en mars 2014, il avait promis à ses partisans « moins de Marocains » aux Pays-Bas.

Ces déclarations avaient provoqué un exode au sein de son parti et une vague de protestation sans précédent, tout comme, plus récemment, son programme électoral, où il assure vouloir « fermer toutes les mosquées et écoles musulmanes ». 

 

 

Marié à une Hongroise, M. Wilders soigne son image à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, où il prononce souvent des discours.

 

Il parle rarement de sa vie privée et n’a jamais réagi aux spéculations selon lesquelles il teint ses cheveux pour cacher de lointaines origines indonésiennes.

Le Point

Conférence Islamophobe de Zemmour à Bergerac : le public était essentiellement d’extrême droite

Eric Zemmour a donné une conférence ce jeudi 27 octobre à Bergerac à l’occasion de la sortie de son livre « Un quinquennat pour rien ». Plus de 300 personnes l’ont écouté exposer sa vision de la France.

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L’essentiel de cette conférence portait avant tout sur ce qu’Eric Zemmour appelle « le grand défi lancé par l’Islam à notre civilisation« « Nous sommes un pays envahi et colonisé » a dit le journaliste. « Nous vivons le retour des guerres de religions, des affrontements entre grandes civilisations. » Eric Zemmour n’a pas épargné les politiques et leur « passivité » en reconnaissant toutefois qu’il n’avait pas la solution pour résoudre tous les problèmes qu’il soulève.

Eric Zemmour était invité par Daniel Gery, ancien candidat aux municipales à Périgueux en 2001 pour le Mouvement national républicain, le parti de Bruno Mégret. La conférence était encadrée par l’association « Médias, Culture et Patrimoine » présidée par Léon-Pierre Durin ancien du Front National et du MNR lui aussi. Dans le public, composé essentiellement de têtes blanches, se mélangeaient curieux, convaincus, catholiques traditionalistes, jeunes de l’Action française et de nombreux membres du Front national périgourdin.

Le conseiller régional FN Robert Dubois était présent« Il y a un grand rassemblement qui se fait autour der personnages comme Eric Zemmour ou Robert Ménard. Tout cette droite nationale égarée est en train de se rassembler. C’est un patriote et il rassemble tous les patriotes quels qu’ils soient.«  Un patriote pessimiste « nous sommes dans une impasse politique gravissime et nos élites ne veulent pas l’avouer » a déclaré Eric Zemmour avant d’aller dédicacer ses ouvrages et de reprendre la route.

France Bleu

Extrême droite : le prochain concert néonazi composé de français et d’italiens sera à Lausanne

Après des néonazis en provenance d’Allemagne, ce sont cette fois leurs «cousins» français et italiens qui sont attendus en Suisse.

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Les néonazis ont déjà prévu un troisième concert, après le rassemblement géant d’Unterwasser et celui, plus discret à Kaltbrunn dans le canton de Saint-Gall. Et cette fois, il pourrait avoir lieu le 5 novembre dans les environs de Lausanne, révèle le Blick dans son édition du 28 octobre.

Philippe Brennenstuhl, fondateur et président du Parti nationaliste suisse, sera un des orateurs de la «conférence sur le nationalisme». Ont été également invités Daniel Conversano et Sébastien de Boëldieu.

Le premier est un antisémite affiché qui réclame à coups de vidéos sur Youtube une Europe complètement blanche. Quant à Sébastien de Boëldieu, également connu sous le nom de Sébastien Magnificat, il fait partie de l’organisation italienne Casa Pound, dont les membres aiment à se présenter comme des «fascistes du troisième millénaire».

Les autorités sont au courant

La partie musicale sera assurée en version acoustique par le groupe français Frakass, le plus connu de la scène d’extrême-droite outre-Jura. Il a notamment signé des titres comme «Blitzkrieg» ou encore «Meine Ehre heisst Treue», qui n’était autre que la devise des SS.

Les autorités vaudoises sont au courant de la manifestation. La situation sera analysée avec les cantons et le Service de renseignement de la Confédération (SRC) en vue des mesures à prendre. Aucun détail ne peut être donné à ce stade pour des raisons de sécurité, a ajouté Laurence Jobin, responsable de la communication au Département des institutions et de la sécurité .

20 Minutes

Le FN assure qu’une moto incendiée avait visé l’église, le prêtre dément et dénonce l’instrumentalisation du FN

Damien Monchau, élu d’opposition FN à Vénissieux, a assuré que l’église de l’Epiphanie située sur le Plateau avait été visée par des émeutiers. L’affaire semble moins dramatique qu’il n’y paraît.

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Depuis 10 jours, les Minguettes sont le théâtre d’une série de violences urbaines marquées par des incendies de véhicules, de poubelles… Les policiers du commissariat et de la bac avaient même été pris à partie mercredi dernier, visés par des cocktail molotov.

Jeudi soir, Damien Monchau, élu d’opposition FN, a assuré, dans un communiqué publié par la fédération du Rhône du parti frontiste, que l’église de l’Epiphanie située sur le Plateau avait été visée par les émeutiers.

Le conseiller municipal affirme, photo à l’appui, qu’une moto a été incendiée ce week-end devant le lieu de culte de la rue Herriot… et évoque une «tentative d’incendie criminel». «C’est encore une fois la France et notre identité qui sont attaquées par cet acte odieux qui exprime un rejet des racines chrétiennes de notre patrie», lance Damien Monchau qui dénonce une «omerta» autour de cet acte. Et qui appelle l’Etat à « mettre par tous les moyens hors d’état de nuire les délinquants».

Sauf que… L’affaire semble moins dramatique qu’il n’y paraît. Aucune plainte n’a été déposée après cet incendie. «Une moto, vraisemblablement volée, a brûlé sur le parvis. Je l’ai trouvée samedi matin sur les marches de l’église. Mais il n’y a aucun dégât», relativise le père Régis Charre, curé de la paroisse. Le bâtiment n’a pas été touché et aucune trace de fumée n’est visible.

Selon le prêtre, la police est intervenue pour relever les indices sur la moto et la carcasse du deux-roues a été évacuée par les services municipaux dans la foulée. «Je n’en ai pas parlé à mes paroissiens pour éviter les amalgames. Honnêtement, je ne veux pas en rajouter car je ne pense pas que l’église était visée», souligne le père Charre qui tient à le préciser : «Notre église a été construite en 1969. Nous n’avons jamais subi de menaces ou d’actes anti-chrétiens. Le FN utilise cette histoire pour faire le buzz».

Le Progres

Un chanteur allemand d’extrême droite interdit de territoire en Suisse après son concert

La police cantonal a préféré attendre la fin du concert pour lui signifier son interdiction de territoire en Suisse.

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Interdit d’entrer en Suisse, le chanteur allemand du groupe d’extrême droite FLAK a pu se produire lors d’une réunion du Parti national suisse (PNOS) samedi à Kaltbrunn (SG). La police ne lui a signifié qu’après le concert son interdiction d’être dans le pays.

Des participants à la réunion de Kaltbrunn se moquent de la police sur les médias sociaux et insinuent qu’elle a passé un accord avec le PNOS, selon les informations publiées par des médias.

Mardi, la police st-galloise a réagi dans un communiqué. Elle explique avoir demandé à l’Office fédéral de la police une interdiction d’entrer en Suisse pour le chanteur. Bien que les gardes-frontière aient été informés et que la police a contrôlé plusieurs personnes et des véhicules, le ressortissant allemand a malgré tout pu se rendre à la réunion du PNOS sans être repéré.

Ni le PNOS ni le groupe FLAK ne sont interdits sur le territoire suisse. Pour des raisons de proportionnalité, la police a décidé de ne signifier au chanteur son interdiction d’entrer dans le pays qu’après la réunion, indique-t-elle.

La police savait

Le porte-parole de la police st-galloise Gian Rezzoli a précisé à l’ats que la police savait que le chanteur se trouvait dans la salle. Comme il s’agissait d’une réunion privée, les forces de l’ordre n’avaient aucune raison d’intervenir. Il fallait faire respecter le calme et l’ordre à plusieurs endroits et cette mission a été accomplie, a encore indiqué le porte-parole.

L’interdiction d’entrer en Suisse a été signifiée au chanteur à la fin de la réunion et il a été raccompagné à la frontière. «Nous ne pouvions tout de même pas donner l’assaut dans cette réunion privée seulement en raison de quelques chansons racistes», a déclaré Gian Rezzoli. Cela ne signifie aucunement que la police considère positivement les idées d’extrême droite, a-t-il ajouté.

La police a encadré la réunion du PNOS samedi à Kaltbrunn. La semaine précédente, les forces de l’ordre avaient été prises par surprise: environ 5000 personnes venues de toute l’Europe avaient participé à un concert de groupes d’extrême droite à Unterwasser (SG).

20 Minutes

Menacé d’expulsion par le maire FN, le Secours populaire vit sans électricité depuis 1 mois

Refusant de quitter son local après la mise en demeure de la mairie FN, le Secours populaire d’Hayange continue aujourd’hui son activité d’aide sans électricité ni chauffage…

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En septembre, les responsables du Secours populaire français d’Hayange refusaient de rendre les clés de leur local.

En conflit avec le maire FN de la commune de Lorraine, l’association caritative continue désormais ses activités sans électricité ni chauffage depuis un mois, d’après un reportage du Républicain Lorrain.

Regrettant de s’être vue « couper les vivres », la présidente de la branche locale, Anne Duflot-Allievi explique désormais utiliser « soit l’électricité des communs ou les prises épargnées ». A coups de grandes rallonges, rampes de chantier, chauffages d’appoint et local voisin des Restos du cœur permettent de poursuivre l’activité d’aide.

Des inscriptions en hausse, de l’aide d’autres municipalités

Outre la perte de son camion, de son chariot et de sa subvention communale, l’association aurait aussi mystérieusement vu son enseigne disparaître. En revanche, des municipalités voisines auraient notamment apporté leur soutien en dons, d’autant que les inscriptions de personnes démunies seraient en augmentation.

Depuis septembre, l’avenir du Secours populaire d’Hayange est donc en suspens. L’association humanitaire a été mise en demeure de quitter les lieux par la mairie après un différend. « Nous sommes les premiers à regretter que l’antenne locale [ne soit devenue] une succursale du Parti communiste », avait alors justifié le maire Fabien Engelmann.

20 Minutes

La journaliste infiltrée au FN remporte le procès que lui avait intenté le parti de Marine Le Pen

La journaliste Claire Checcaglini, qui s’était infiltrée dans les rangs des militants Front national, a définitivement remporté le procès que lui avait intenté le parti de Marine Le Pen. Le parti d’extrême-droite avait engagé une procédure en 2014 à la suite de la parution du livre de la journaliste Bienvenue au Front – Journal d’une infiltrée. 

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« Une enquête sérieuse, destinée à nourrir un débat d’intérêt général sur le fonctionnement d’un mouvement politique » : le 25 octobre dernier, la Cour de cassation a rejeté en ces termes le pourvoi en cassation du Front national concernant la journaliste Claire Checcaglini. Le parti accusait la journaliste d’escroquerie après la publication de son ouvrage Bienvenue au Front – Journal d’une infiltrée (Jacob Duvernet) en 2012.

Claire Checcaglini avait infiltré le FN en 2011 pendant huit mois sous une fausse identité dans la fédération des Hauts-de-Seine et à Paris. Son objectif : « aller au plus près de la réalité militante et couper ce filtre entre les journalistes et n’importe quelle personne du Front national », comme elle l’expliquait au micro de France Inter.

DIFFAMATION, DÉLIT D’ESCROQUERIE : CHECCAGLINI À CHAQUE FOIS RELAXÉE

La procédure contre la journaliste infiltrée a débuté en 2014 : le Front national avait décidé de porter plainte pour délit d’escroquerieOr l’affaire s’était soldée par un non-lieu (@si l’expliquait ici). Après un appel infructueux, le parti d’extrême-droite avait décidé de se pourvoir en cassation. Le verdict est donc tombé ce 25 octobre 2016.

La journaliste avait aussi été attaquée en diffamation par le Front national pour ce même ouvrage. En cause notamment : le passage cité par Checcaglini à France Inter, dans lequel elle raconte une discussion sur l’Islam entre Marine Le Pen et un cadre frontiste. Un passage qui faisait passer Marine Le Pen pour « quelqu’un de particulièrement déloyal et malhonnête », selon l’avocat de cette dernière, Wallerand de Saint-Just. Sur cette affaire, Checcaglini a été relaxée en juin 2014.

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Manif d’extrême droite interdite: un militant nationaliste condamné

Le militant nationaliste et ancien président du groupuscule pétainiste l’Oeuvre française, Yvan Benedetti, a été condamné aujourd’hui à 2000 euros d’amende par la cour d’appel de Paris pour avoir participé en septembre 2012 à une manifestation interdite à Paris.

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En première instance, il avait été condamné, le 25 avril 2013, à une amende de 5.000 euros avec sursis. Cinquante-sept personnes avaient été interpellées le 29 septembre 2012 après une tentative de rassemblement sur le parvis de Notre-Dame de militants qui entendaient protester contre les « zones de non-droit » et le « racisme anti-Blanc », à l’appel des Jeunesses nationalistes. Cette manifestation avait été interdite par la préfecture de police de Paris. En juin dernier, Alexandre Gabriac, l’ancien leader des Jeunesses nationalistes, a été condamné à deux mois de prison pour avoir organisé cette manifestation.

Les groupuscules Jeunesses nationalistes et L’oeuvre française ont été dissous en juillet 2013 dans la foulée de la mort à Paris du militant antifasciste Clément Mériclors d’une bagarre avec des militants proches d’un autre mouvement d’extrême droite, Troisième voie, qui a également été dissous.

Le Figaro

« Il y a une sensibilité d’extrême droite dans la police »

François Hollande reçoit mercredi les syndicats de policiers. Selon le chercheur Sebastian Roché, auteur de « De la police en démocratie », à paraître début novembre chez Grasset, les forces de l’ordre se sentent méprisées depuis plusieurs années.

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Comment interprétez-vous le mouvement de protestation des policiers depuis une semaine partout en France ?

Je pense que l’émotion suscitée par les événements dramatiques de Viry-Châtillon a engendré cette mobilisation. Les policiers, par ailleurs, ne se sentent plus légitimes, plus reconnus. Ils en conviennent eux-mêmes, et ce sentiment n’a rien de subit. Le gouvernement connaît l’état moral de ses troupes, qui figure dans le rapport social annuel de la police, enregistré et publié par l’administration depuis 2014. Mais derrière cette colère, je vois aussi un système corporatiste où tout se négocie depuis trop longtemps derrière des portes fermées. Un huis clos dont les citoyens sont exclus.

Les policiers dans la rue dénoncent les magistrats, leur hiérarchie et le gouvernement. Je pense qu’ils devraient aussi s’interroger sur leur propre rapport au public. Et ainsi comprendre la désaffection et parfois même la haine dont ils sont victimes. Je veux dire que pour en venir à tenter de tuer des policiers, à les brûler vifs, il faut les haïr. Et ce n’est une question ni de business ni de drogue.

Suite sur L’Obs

Policier abattu en Hongrie : un militant d’extrême-droite suspecté

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En Hongrie, des dizaines de voitures de police dans le village de Bony dans le nord-ouest du pays après la mort d’un policier. Le tireur serait un homme de 74 ans, fondateur d’une organisation d’extrême-droite. Il aurait été condamné à une peine de prison avec sursis dans les années 90 pour la diffusion de propagande nazie.
Sa maison fait l’objet de fouilles, il est suspecté de posséder de nombreuses armes à feu.

Euronews

Conseil régional d’Ile-de-France : des absences injustifiées des élus de droite et d’extrême droite

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La région Ile-de-France a publié ce mois-ci le taux d’assiduité de ses élus. Sur 209 conseillers, seuls 40 ont été réellement assidus. Parmi les plus absents, on trouve plutôt des élus de droite (qui compte aussi plus d’élus) dont Robin Reda, «plus jeune maire de France» à Juvisy (91), le député LR des Yvelines David Douillet, la médiatique cuisinière et élue LR Babette de Rozières ou encore, à l’extrême droite, le frontiste Wallerand de Saint-Just, déjà épinglé pour absentéisme dans sa précédente région.

Libe

Endettée, ma famille a servi de publicité pour une élue FN. Nous avons été manipulés

 La famille Frappier vit des moments difficiles. En 2013, enceinte et bouleversée par la mort de son frère, Natacha a dû mettre en liquidation judiciaire son institut d’esthéticienne. Aujourd’hui, pris en étau par ses dettes, la famille espère s’en sortir avec un échéancier adapté et a lancé un appel aux dons. Mais voilà, ce week-end, Natacha a découvert que le FN avait téléguidé une collecte de voisinage.

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En 2005, j’ai ouvert mon institut d’esthéticienne à Mansle (Charente). Les affaires se portaient bien, mais il y a trois ans, alors que j’attendais mon troisième enfant, j’ai été touchée par la mort tragique de mon petit frère.

Sous le choc et totalement bouleversée, j’ai développé une grossesse pathologique. Ma santé, et celle de mon enfant, était en danger. Je n’ai pas eu d’autre choix que d’arrêter de travailler.

Le problème, c’est que je n’avais pas les moyens de me faire remplacer et que la banque m’a demandé le remboursement du reste de mon emprunt sans échéancier adapté.

20.000 euros de dettes et une maison sur le point d’être saisie

Sans issue possible, j’ai dû mettre mon entreprise en liquidation judiciaire. Le matériel a été saisi pour réduire les frais d’huissier et comme j’avais contracté un prêt à mon nom propre, ma maison risquait, elle aussi d’être saisie.

Mariée avec trois enfants, c’est toute ma famille qui se retrouve au pied du mur.

La dernière date du jugement est prévue pour le 15 décembre 2016. Si je ne rembourse pas en partie les 20.000 euros que je dois au liquidateur judiciaire, nous perdrons notre maison. Mon mari travaille chez Lidl et moi, je suis toujours en congé parental pour m’occuper de mes trois enfants.

Nous avons bien tenté de demander de l’aide à nos proches, mais malheureusement, ces derniers sont dans l’incapacité de nous venir en aide. Nous avons donc décidé d’ouvrir un pot commun. J’en appelle à la générosité des gens et je les remercie de nous apporter autant de soutien. Il s’agit parfois d’un aide financière, mais aussi de solutions plus pratiques.

Isabelle de Cognac m’a contactée…

Notre ami Ludo a eu l’ingénieuse idée d’organiser le Festival du cœur qui s’est tenu le week-end dernier. Grâce à lui, nous avons pu récolter 1.039,77 euros. Ça va beaucoup nous aider, même si j’ai conscience que cela n’épongera pas nos dettes.

Grâce à cette collecte, nous avons été régulièrement sollicités par des personnes des quatre coins de France. Certains proposent même d’organiser une collecte dans leur rue.

C’est ainsi que j’ai été contactée par une femme la semaine dernière. Au téléphone, elle s’est présentée comme étant « Isabelle de Cognac ». Elle était très aimable et m’a simplement dit qu’elle souhaitait organiser une collecte auprès de ses voisins pour nous venir en aide. Je devais lui confirmer par mail, ce que j’ai fait.

En revanche, ce que j’ignorais totalement c’est que cette dame est une élue du Front national.

J’ignorais qu’il s’agissait d’une élue FN

À aucun moment, Isabelle Lassalle ne m’a pas prévenu qu’elle faisait partie du Front national, et encore moins que ma demande serait relayée sur les réseaux sociaux par son parti.

Alors, peut-être que son action partait d’un bon sentiment, mais j’estime qu’elle m’a menti.

Nous avons appris la vérité dimanche dans la journée. J’ai immédiatement fait savoir que je ne souhaitais de dons venant de sa part. Ce n’est pas seulement parce qu’il s’agit du Front national, mais tout simplement parce que mon mari et moi ne souhaitons pas faire l’objet d’une récupération politique, quelle qu’elle soit.

Nous ne voulons pas être affiliés à de la politique, notre histoire ne doit en aucun cas servir leurs causes. Ce que nous vivons est déjà suffisamment difficile pour ne pas avoir à subir d’autres problèmes.

Notre démarche est avant tout un appel à la solidarité et ne s’inscrit pas dans une démarche politique.

Je n’accepterai aucun don de politiques

Aujourd’hui, je suis partagée et je n’arrive pas à savoir si j’ai été victime d’une vraie manipulation, mais plus j’y pense et plus je me dis que cette affaire lui a fait un bon coup de pub. Entre-temps, Mme Lassalle m’a envoyé un message pour me dire qu’elle s’excusait d’avoir pris de telles initiatives.

Nous avons besoin d’argent, mais nous ne voulons pas celui de politiques. D’ailleurs, selon moi, un don ne doit pas avoir de nom.

Actuellement, j’essaye de ne plus trop y penser. Je préfère me focaliser sur nos propres problèmes qui sont loin d’être résolus.

Le Plus

Poisson n’exclut pas de voter FN dans un second tour Le Pen-Juppé

Le candidat du Parti chrétien démocrate, qui a déjà appelé à la «fin du cordon sanitaire» entre la droite et l’extrême droite, désobéirait ainsi à l’une des règles fondatrices de la primaire.

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Sera-t-il la prise de guerre dont ils rêvent à voix haute? Alors que le Front national s’évertue depuis quelques années à attirer de nombreux transfuges de la droite dans ses filets, une cible potentielle leur adresse des appels du pied: Jean-Frédéric Poisson.

Candidat à la primaire à droite au nom du Parti chrétien démocrate, le député des Yvelines multiplie les déclarations ambivalentes. Ainsi, après avoir estimé qu’il fallait «en finir avec le cordon sanitaire» autour de l’extrême droite et s’être affiché au côté d’un soutien de Marine Le Pen lors du débat télévisé de la primaire, l’héritier de Christine Boutin vient aujourd’hui de franchir un nouveau cap.

Interrogé par Lyon People, il n’a effectivement pas exclu de voter FN dans un second tour Le Pen-Juppé. «On verra», élude-t-il d’abord. Avant de glisser mystérieusement: «Il peut se passer beaucoup de choses en 6 mois». «Plus je vois évoluer Alain Juppé, plus je me dis que le projet de société multiculturelle qui a mis la France par terre est décidément à côté de la plaque», poursuit-il encore. Une défiance qui rappelle un indiscret révélé en avril dernier par RTL, où il se disait prêt à «tout pour le faire perdre».

Le Figaro