Après Hayange, le Secours populaire menacé par le FN à Hénin-Beaumont

Le Secours populaire persona non grata à Hénin-Beaumont. La municipalité frontiste du Pas-de-Calais a demandé en fin de semaine dernière à l’association de rendre ce lundi les clefs de sa permanence, rapporte La Voix du Nord.

secours_pop_1.jpg

En juin, la municipalité avait déjà demandé une première fois aux bénévoles de rendre les clefs du local qui appartient à la ville, afin d’effectuer des travaux de voirie. Ils avaient bénéficié d’un sursis.

En septembre, une autre municipalité FN, Hayange, avait également décidé de virer l’association caritative du local qu’elle occupait à titre gracieux depuis près de vingt ans, au motif qu’elle serait «pro-migrants».

Libe

 

Menacé d’expulsion par le maire FN, le Secours populaire vit sans électricité depuis 1 mois

Refusant de quitter son local après la mise en demeure de la mairie FN, le Secours populaire d’Hayange continue aujourd’hui son activité d’aide sans électricité ni chauffage…

648x415_lezennes-le-17-octobre-2012-le-nouvel-entrepot-du-secours-populaire-francais-dans-la-zone.jpg

En septembre, les responsables du Secours populaire français d’Hayange refusaient de rendre les clés de leur local.

En conflit avec le maire FN de la commune de Lorraine, l’association caritative continue désormais ses activités sans électricité ni chauffage depuis un mois, d’après un reportage du Républicain Lorrain.

Regrettant de s’être vue « couper les vivres », la présidente de la branche locale, Anne Duflot-Allievi explique désormais utiliser « soit l’électricité des communs ou les prises épargnées ». A coups de grandes rallonges, rampes de chantier, chauffages d’appoint et local voisin des Restos du cœur permettent de poursuivre l’activité d’aide.

Des inscriptions en hausse, de l’aide d’autres municipalités

Outre la perte de son camion, de son chariot et de sa subvention communale, l’association aurait aussi mystérieusement vu son enseigne disparaître. En revanche, des municipalités voisines auraient notamment apporté leur soutien en dons, d’autant que les inscriptions de personnes démunies seraient en augmentation.

Depuis septembre, l’avenir du Secours populaire d’Hayange est donc en suspens. L’association humanitaire a été mise en demeure de quitter les lieux par la mairie après un différend. « Nous sommes les premiers à regretter que l’antenne locale [ne soit devenue] une succursale du Parti communiste », avait alors justifié le maire Fabien Engelmann.

20 Minutes

A Hayange, le maire Front national veut expulser le Secours populaire

Un maire dispose-t-il d’un droit de regard sur les activités des associations installées dans sa ville ? Pour le frontiste Fabien Engelmann, maire d’Hayange (Moselle), la réponse est oui. Vendredi matin 30 septembre, un huissier, flanqué de la police municipale de la cité minière et de la directrice générale des services, devait se présenter au local du Secours populaire pour demander à l’association d’évacuer les lieux.

n-fabien-engelmann-large570

Selon le maire FN, les responsables locaux du Secours populaire « utilisent l’image » de l’association « pour faire de la politique ». M. Engelmann met en cause certaines déclarations à la presse d’Anne Duflot-Allievi, présidente locale de l’organisation caritative, assimilées à de la « propagande promigrants ».

Cette dernière avait aidé le collectif anti-FN Hayange en résistance à organiser un repas pour des réfugiés. « Ce sont des gens qui ont une idéologie communiste. Qu’ils soient adhérents ou pas au Parti communiste, je m’en fous », lâche l’élu, qui réclame donc leur départ.

Ville durement frappée par le chômage

Depuis une dizaine d’années, les locaux sont gracieusement mis à disposition de l’association par la municipalité. L’accord, entériné lors d’un conseil municipal, n’est pas encadré par un bail. Un point sur lequel Fabien Engelmann entend s’appuyer pour justifier l’expulsion.

Dans cette ville durement frappée par le chômage, le Secours populaire distribue de la nourriture, des vêtements, et aide des familles dans le besoin. « Nous ne sommes pas engagés politiquement, on ne comprend pas qu’un élu veuille chasser une association qui vient en aide à 800 personnes sur sa ville, se désole la responsable départementale, Marie-Françoise Thull. Il aurait envie que les associations fassent à sa mesure. Il n’a pas compris l’indépendance à respecter. »

L’élu frontiste envisage d’octroyer les locaux à d’autres associations caritatives. Il explique avoir sondé des bénévoles de Fraternité française, un organisme dirigé par la députée européenne FN Mireille d’Ornano, dont la présidente d’honneur n’est autre que Jany Le Pen, femme de Jean-Marie Le Pen.

Contactée, Mme d’Ornano oppose une fin de non-recevoir à Fabien Engelmann. « Je ne veux pas, je ne suis pas en compétition avec le Secours populaire, assure-t-elle. Ils ont de gros moyens. Plus que moi. »
Le Monde

Le maire FN d’Hayange coupe les vivres au Secours Populaire

Le maire Front national d’Hayange en Moselle a décidé de couper les vivres de l’association caritative Secours Populaire l’accusant de faire de la politique. L’association qui aide les plus démunis pourrait aussi être mise à la porte de son local mise à disposition par la ville. 

4b5d0decc8264e073511d5826e75459b1cb5ef3c.jpg

 

Le maire d’Hayange Fabien Engelmann et le Secours Populaire de la ville sont engagés dans un bras de fer qui dure depuis plusieurs mois et qui connaît un nouveau rebondissement. L’élu frontiste, habitué des polémiques et des déclarations chocs depuis sa victoire en mars 2014 dans cet ancien bastion sidérurgique, va couper les vivres à l’association caritative. C’est la seconde ville FN détenue par le parti de Marine Le Pen à s’en prendre à l’association après Hénin-Beaumont (Nord).

Fabien Engelmann a exclut l’association des manifestations organisées par la municipalité où sont habituellement conviées les associations. Pas d’invitation à la Fête des Associations, non conviée à la fête de la Saint-Jean prévue en juin et subvention qui devrait tomber dans le néant. Les quelques 550 euros accordés par la ville au Secours Populaire ne devraient plus être versés cette année. Fabien Engelmann menace aussi l’association de ne plus lui donner le droit d’occuper les locaux mis à disposition par la municipalité.

Loractu