Une vidéo prise par notre Observateur montre un convoi de la mission Sangaris qui se fait copieusement huer à Bangui.Nos Observateurs dans la capitale de Centrafrique nous expliquent pourquoi les soldats Français, dont la mission initiale était de mettre un terme aux massacres inter-communautaires, sont aujourd’hui tant critiqués.
Dans la scène, filmée le jour de l’investiture du nouveau président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, des habitants font de grand signes « non » en agitant les bras au passage de militaires à bord de chars arborant le drapeau français.
Les slogans sont variés. Ils vont de ‘On ne veut plus de vous’, à ‘Voleurs de diamants’ ou encore ‘Violeurs d’enfants’
Jeudi, de nouvelles allégations visant des soldats français qui auraient forcés des enfants à avoir des relations sexuelles avec des animaux, ont été lancées par une ONG américaine]. D’autres scandaient même ‘On préfère les Chinois’.
Ces slogans, on les a toujours entendus. Mais depuis l’annonce du retrait total de Sangaris, le sentiment anti-Français est en progression. Beaucoup de Centrafricains accusent la France d’être à la base de nos problèmes: d’être intervenus trop tard pour contrer l’avancée de la Séléka, de ne pas avoir participé activement au désarmement des groupes rebelles…
La présence de la Sangaris n’a d’ailleurs par évité des cycles de violence, comme en octobre 2014, ou, plus récemment, en octobre et en novembre 2015. Les espoirs ont été déçus. Entre les Centrafricains et les Français, c’est un peu ‘je t’aime, moi non plus’, et cela concerne toutes les communautés, chrétiens ou musulmans. Ils sont un peu devenus un bouc-émissaire qui réunit les Centrafricains.
Après avoir dénoncé sur Twitter des récupérations racistes des agressions sexuelles du Nouvel an à Cologne, la militante féministe Caroline De Haas a reçu sur les réseaux sociaux de nombreuses invectives, allant jusqu’à des menaces de viol. Pour que cessent ces pratiques inacceptables, la militante a décidé de porter plainte, révèle le site Buzzfeed.
Après les agressions sexuelles à Cologne le jour de la Saint-Sylvestre, Caroline De Haas s’était exprimée sur Twitter pour dénoncer la récupération raciste que certains avaient pu en faire. « Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allemagne sont dues à l’arrivée des migrants : allez déverser votre merde raciste ailleurs« , avait-elle écrit une semaine après les événements. Une prise de position qui a lui a valu une flopée de commentaires haineux, et même des appels au viol. Pour ne pas laisser impunis de tels faits, la fondatrice d' »Osez le féminisme » a décidé de porter plainte contre deux de leurs auteurs, l’un sur Facebook et l’autre sur Twitter, révèle ce mercredi 30 mars le site Buzzfeed.
Ceux qui me disent que les agressions sexuelles en Allgne sont dues à l’arrivée des migrants : allez déverser votre merde raciste ailleurs.
Ces réactions n’ont pas été immédiates, précise l’activiste féministe. « Ivan Rioufol(éditorialiste du Figaro, ndlr) a retweeté mon message quelques jours après, et là je me suis pris une volée de trolls d’extrême droite« ,raconte t-elle à Buzzfeed. « J’ai eu, en une seule journée, des centaines et des centaines de notifications avec des insultes. J’ai dû me déconnecter pendant trois jours, tellement c’était violent. »
En effet, les propos contre lesquels elle porte plainte sont d’une extrême violence : « Va te faire violer par tes migrants. salope de collabo tu te fera raser la tête pouffiasse« , « qu’elle se fasse violer par ces migrants cette pute de collabo« ou encore, « effectivement vous êtes bien une sacré connasse que les muzzzz de France vous sodomise à sec » (sic sic sic), ont ainsi écrit les deux internautes visés par la plainte enregistrée le 16 février par le tribunal de grande instance de Paris.
Le précédent Rokhaya Diallo
Ce n’est pas la première fois qu’une personnalité publique décide de ne plus laisser impunies des menaces de ce genre. En 2013, Rokhaya Diallo avait porté plainte pour les mêmes raisons, afin de « rappeler que les lois de la République s’appliquent aussi à Twitter. » L’homme qui l’avait prise à partie (« Il faut violer cette conne de Rokaya comme ça fini le racisme« ,sic) a finalement été condamné à 2.000 euros d’amende et 1.000 euros de dommages et intérêts.
Caroline De Haas a d’ailleurs choisi le même avocat que la militante anti-raciste : Me Kevin Grossmann. Celui-ci rappelle dans BuzzFeed que « l’incitation au viol est une des infractions les plus sévèrement réprimées dans la loi sur la liberté de la presse (45.000 euros d’amende et 5 ans d’emprisonnement, ndlr), mais quand on arrive au tribunal, le juge condamne peu« .
Contacté par Marianne, il développe : « Ce sont souvent des primo-délinquants et malheureusement, c’est la raison qui est retenue pour condamner peu« . Il ne faut toutefois pas, souligne-t-il, perdre de vue le plus important selon lui : « Quand on se lance, on y va pour la condamnation de principe« . Un principe simple : la loi de la République interdit ce genre de propos, « in real life » comme sur Internet.
Les ennuis judiciaires s’accumulent pour Mgr Philippe Barbarin. Selon nos informations, l’archevêque de Lyon est désormais visé par cinq plaintes pour «non dénonciation» d’agressions sexuelles et «mise en danger de la vie d’autrui».
La dernière a été formellement déposée mardi à la sûreté départementale de Lyon par Pierre, cadre dans un ministère. Il reproche au Primat des Gaules d’avoir maintenu en fonction un prêtre, Jérôme Billioud, qui aurait abusé de lui au début des années 1990 alors qu’il était adolescent, puis jeune majeur.
Il a expliqué avoir alerté Mgr Barbarin en 2009. Le curé n’a été suspendu qu’il y a deux semaines. Pierre avait signalé l’absence de réaction de l’archevêque au parquet, par un courrier au procureur, en février dernier. Mais ce n’est que mardi qu’il a formellement déposé plainte contre le prélat dans le cadre de son audition.
La requête concerne «Mgr Barbarin» mais aussi «toute personne n’ayant pas pris les mesures nécessaires vis à vis de Jérôme Billioud». Quatre autre plaintes visent le cardinal mais pour des faits cette fois de non-dénonciation d’actes de pédophilie commis par le père Bernard Preynat, il y a 25 ans, alors que celui-ci dirigeait un groupe de scouts. Ce mercredi matin, les locaux de l’évêché à Lyon ont été le théâtre d’une perquisition.
Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Andrea Noel marche dans une rue de Mexico quand une main se glisse sous sa jupe et baisse sa culotte.L’Américaine de 27 ans tombe au sol, tentant de dissimuler son intimité. L’agresseur s’enfuit.
Cette journaliste free-lance, qui vit depuis trois ans dans la capitale mexicaine, récupère la vidéo d’une des caméras de surveillance plantées un peu partout dans le quartier branché de Condesa. Bien décidée à humilier publiquement son agresseur, elle poste les images sur son compte Twitter.« Si quelqu’un reconnaît cet imbécile, merci de l’identifier. Les femmes doivent pouvoir se promener en sécurité », écrit-elle avant de se rendre au commissariat pour porter plainte.
Sur le compte Twitter d’Andrea Noel, la vidéo montrant son agression
La vidéo est vue des milliers de fois. Au début, les réactions affluent pour condamner cet acte machiste. Puis la tendance s’inverse, laissant place à une hostilité croissante. La victime se retrouve alors en position d’accusée. Des internautes mettent en cause sa tenue légère, d’autres félicitent l’agresseur. Certains sites Web d’actualité, tel La Silla Rota, doutent même de la véracité de l’histoire.
La date du 8 mars, le déroulement des faits, la victime journaliste…, autant de faits laissant penser, selon eux, à une mise en scène.Einer Juarez, éditorialiste à SDPnoticias.com, va jusqu’à traiter Andrea Noel de « feminazi » l’associant à des militantes féministes radicales.
Menacée de mort
La Toile s’embrase. La jeune femme reçoit des messages nuit et jour sur les réseaux sociaux. Beaucoup la soutiennent. Certains l’insultent ou la menacent : « J’aurais aimé qu’il te viole, s***** de blonde », « Le patron a donné l’ordre, et malheureusement tu vas mourir aujourd’hui ». Ce dernier tweet étant assorti d’une photo avec une arme et des cartouches.
De virtuelle, la menace devient réelle. Quelqu’un près de chez elle la reconnaît et communique ses coordonnées GPS sur le Web, invitant les internautes à la « finir ». Un message similaire est posté sur Twitter avec la photo du restaurant, où elle est en train de se restaurer.
Le soir du 15 mars, alors qu’elle travaille dans son appartement, elle sent un rayon sur son front. Elle aperçoit par la fenêtre une BMW blanche garée devant son immeuble avec à son bord plusieurs individus, dont l’un pointe un laser sur elle. Elle appelle la police, mais aucun agent ne viendra. « Je n’aurais jamais pensé être menacée de mort alors que je défends seulement mon droit à marcher dans la rue en sécurité », a confié Andrea Noel à des médias mexicains en dénonçant les failles de la justice en matière d’abus sexuels.
Selon la Commission exécutive d’aide aux victimes (CEAV), les deux tiers des Mexicaines de plus de 15 ans ont subi une agression à connotation sexuelle. La plupart des victimes ne portent pas plainte, car seulement 2 % des délits sont jugés. Et toujours selon la CEAV, chaque jour, sept femmes sont assassinées au Mexique. Les crimes de genre sont si répandus que la population les a baptisés « féminicides ».
Lors d’une pré-audience à la Knesset, le parti travailliste a mis en garde contre les abus sexuels sur les enfants, une « proportion significativement plus élevée dans la communauté ultra-orthodoxe »
Israël est devenu un refuge pour les pédophiles juifs du monde entier, a déclaré l’avocat d’enfants victimes d’abus sexuels.
Ce vendredi, un homme de 62 ans, Michel Marie, a été jugé par le tribunal correctionnel d’Albertville pour avoir commis en récidive des agressions sexuelles sur des jeunes mineurs âgés de 7 à 14 ans. Les faits se sont déroulés entre 2004 et 2014 à Bonneval-sur-Arc où, gérant d’un gîte, le prévenu recevait régulièrement des familles de vacanciers.
Déjà condamné en 2014 dans le Calvados à 16 ans de réclusion criminelle pour viol sur mineur, le sexagénaire a écopé d’une peine de dix ans ferme.
Xavier F., 36 ans, a été reconnu coupable ce vendredi d’une tentative et de deux viols commis en octobre 2008 et 2009 à Sainte-Marie-la-Mer et Canet.
Pas moins de 6 heures de délibération auront été nécessaires hier aux jurés des Assises des P.-O. avant de se prononcer sur le dernier dossier de la session. L‘affaire dite du « Violeur d’Halloween » ou plutôt de deux viols (et une tentative) commis, à un an d’intervalle jour pour jour en octobre 2008 et 2009.
Xavier F., 36 ans, affichait une seule condamnation à son casier pour « violences avec arme ». Une procédure qui a lui a valu d’entrer son ADN au fichier national et d’être ainsi trahi en 2013 pour les viols d’Halloween.
Cinq ans plus tôt, deux cousines de 15 ans avaient été agressées par un inconnu en rentrant d’une soiréeà Sainte-Marie-la-Mer. Elles avaient été ligotées, menacées de mort, jetées au sol. L’une avait été contrainte à une relation sexuelle tandis que la seconde avait réussi à le mettre en fuite en le frappant à la tête avec son plâtre.
12 mois après, une adolescente de 14 ans (les parties civiles étaient représentées par Mes Raymond Escalé et Malik Nekka) avait été enlevée sur le front de mer à Canet par un individu brandissant une réplique d’arme. Elle avait été entraînée dans un terrain vague, attachée, violée et frappée avant que l’homme ne quitte les lieux.
L’homme condamné au mois de février pour l’enlèvement en avril 2015 de la petite Bérényss, en Lorraine, a écopé mercredi de quatre ans de prison pour une autre affaire concernant les agressions sexuelles de trois fillettes.
Eric Fauchard,cet agriculteur quadragénaire vivant dans un village de la Meuse, a été condamné à quatre ans de prison ferme et dix ans de suivi sociojudicaire, ainsi qu’à une interdiction d’entrer en contact avec ses victimes et à une obligation de les indemniser, a indiqué le greffe du tribunal de grande instance de Verdun. Sur les trois fillettes ayant subi des agressions sexuelles, deux sont des nièces d’Eric Fauchard.
Il aurait toujours nié les faits, prétextant une cabale contre lui pour une histoire de succession. «S’il n’y avait pas eu l’affaire Bérényss, nous aurions sans doute débattu de ça», a souligné mercredi le procureur qui ajoute : «Aujourd’hui, on sait qui est Eric Fauchard. Un pervers et un pédophile. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est l’expert psychiatre.»
Le 23 février dernier, l’agriculteur avait déjà été condamné à cinq ans de prison pour l’enlèvement de la petite Bérényss, une enfant de 7 ans dont la disparition durant 8 heures en avril 2015 avait suscité le déclenchement d’une «alerte enlèvement». Eric Fauchard avait enlevé la fillette en l’attirant avec des bonbons alors qu’elle faisait du vélo à quelques pas du domicile familial, dans le village de Sancy (Meurthe-et-Moselle).
Eric Fauchard avait été confondu par son ADN retrouvé sur des vêtements de Bérényss et par le récit de la victime.
La justice reproche à Michel Belharet d’avoir agressé sexuellement deux fois l’une des filles de sa concubine, âgée de 10 ans. La première fois en août 2015 et la seconde fois le 31 décembre. Déjà condamné deux fois, à six ans de prison ferme au total, pour agression sexuelle, le prévenu, âgé de 36 ans, est aussi connu pour des violences sur mineur – le fils de sa concubine – et des conduites en état d’ivresse. Récidiviste
Au moment des faits, il était en double récidive légale et sous le coup d’une peine de prison avec sursis et mise à l’épreuve. La substitut du procureur, Élodie Buguel, se demande quels mots utiliser pour que le prévenu comprenne. Elle pointe la dangerosité du prévenu et les risques de réitération et demande une sanction ferme pour que le prévenu se pose enfin les bonnes questions et se soigne « alors qu’il n’a rien fait depuis sa première condamnation en 2009 »
Michel Belharet a été condamné à six ans de prison ferme assortis d’un suivi sociojudiciaire de trois ans comportant des obligations de soins, de travail et d’indemnisation de la victime (2 000 euros). Il a l’interdiction d’entrer en contact avec elle et d’exercer une activité avec des mineurs.
Deux Roumains doivent être jugés à partir de ce lundi à Nanterre pour avoir violé des jumelles sourdes et muettes de 33 ans, en 2012, à Bois-Colombes (Hauts-de-Seine).
Problème de taille, les deux jeunes femmes ne maîtrisent pas la langue des signes et sont analphabètes, ce qui va poser de nombreuses difficultés pour comprendre comme se sont déroulés les faits, explique Le Parisien.
C’est du fait de leur état, des analyses médico-légales, de témoignages et d’aveux des suspects que les faits ont été reconstitués, les jumelles ne se faisant comprendre que par quelques sons et des gestes, rapporte le quotidien.
Fuite au Portugal
Elles avaient rencontré quatre hommes dans Paris lors d’une soirée et avaient accepté de venir chez l’un d’eux. Deux des quatre hommes avaient quitté les lieux. C’est à ce moment-là que les deux autres, âgés de 39 et 40 ans, les auraient violées.
Les deux hommes avaient fui au Portugal, avant d’être sous le coup d’un mandat d’arrêt international et d’être interpellés en 2013.
Le meurtre de la champignonnière, c’est le titre du livre écrit par Michel Leurquin qui vient d’être publié. L’auteur y évoque les principales pistes qui ont été explorées concernant ce crime non élucidé des années 1980. Il émet aussi une nouvelle hypothèse sur cette affaire qui reste l’un des plus grands mystères criminels belges de ces trente dernières années. Il nous en parle.
On avait appelé ce crime le «meurtre de la champignonnière» du nom de l’endroit où la victime, Christine Van Hees, avait été découverte. En février 1984, le corps de cette adolescente de 16 ans avait été retrouvé, brûlé sur un bûcher, dans les caves d’une champignonnière désaffectée à Auderghem. La jeune victime avait été violée, torturée et enfin brûlée. Un crime atroce… Et impuni! La justice a en effet refermé ce dossier en 2014.
En trente ans d’enquête, rien n’a permis d’élucider l’affaire. Et pourtant plusieurs pistes sérieuses avaient été explorées. «Il y a eu la piste du milieu punk qui a accaparé les enquêteurs pendant trois ans. Cinq personnes de ce milieu avaient été interpellées et une avait avoué le crime. Mais après vérifications, les enquêteurs avaient constaté que cette personne ne pouvait pas être à l’endroit des faits puisqu’elle avait été localisée ailleurs, loin de là», nous raconte Michel Leurquin.
«Ensuite, en 1996-1997, l’enquête avait été relancée sur base d’informations provenant du dossier Dutroux. L’une des personnes que l’on a appelées les «témoins x» a affirmé avoir assisté au meurtre de Christine Van Hees. Mais on a pu vite se rendre compte que cette femme qui avait fait cette déclaration était une sorte d’affabulatrice», poursuit notre interlocuteur.
Un crime politique?
«J’évoque toutes ces pistes dans mon livre, puis je fais part d’une nouvelle hypothèse, mon hypothèse», expose Michel Leurquin. «Je pense à un crime qui aurait été plutôt de nature politique, commis par ce que j’appelle un «électron libre des milieux d’extrême droite».
La police de Cologne a diffusé ce vendredi la photo d’un homme soupçonné d’avoir agressé une journaliste de la RTBF en plein direct. Les faits s’étaient produits le premier jour du carnaval de Cologne (Allemagne), le jeudi 4 février.
La vidéo a été vue et commentée des milliers de fois. Un peu plus d’un mois après les faits, la police de Cologne a diffusé ce vendredi sur son site Internet le portrait d’un homme soupçonné d’avoir agressé une journaliste belge de la RTBF début février.
Le jeudi 4 février, alors qu’elle faisait un direct depuis le carnaval de Cologne en Allemagne, Esmeralda Labye, 42 ans, avait été agressé par plusieurs hommes.Les individus s’étaient en effet placés derrière elle, faisant tour à tour des gestes obscènes. Certains n’avaient même pas hésité à toucher la journaliste. Le jour même, la chaîne belge avait déposé plainte auprès de la police de Cologne.
Quelques jours après l’agression, un jeune homme de 17 ans s’était présenté à la police. Il avait reconnu les faits et avait été identifié comme étant un des hommes qui avait fait des gestes obscènes dans le dos de la journaliste. Toutefois, le suspect recherché, qui aurait fait subir des attouchements à la journaliste, et le jeune de 17 ans, ne se connaîtraient pas.
L’incident était survenu dans un contexte particulièrement tendu, alors que de nombreuses plaintes pour agression avaient été déposées après la nuit du Nouvel An dans cette même ville d’Allemagne.
Michel, 44 ans, comparaissait ces jeudi et vendredi devant la cour d’assises du Nord à Douai pour des viols et agressions sexuelles commis, à de multiples reprises dans l’Amandinois et l’Avesnois, sur ses deux filles, encore mineures lors des faits, qu’il avait d’abord niés.
Michel, la quarantaine, porte le bouc et les cheveux courts. L’homme solidement bâti, en détention provisoire depuis deux ans, comparait devant la cour d’assises du Nord à Douai pour plusieurs faits (des dizaines en fait) d’agressions sexuelles et de viols sur ses deux filles pendant près de dix ans.
Un ex-policier fribourgeois de 63 ans a été condamné à 15 mois de prison avec sursis pendant deux ans, pour avoir obtenu des faveurs sexuelles d’un requérant d’asile contre la promesse de l’aider.
L’ex-policier a été reconnu coupable d‘abus de détresse et de corruption passive.La défense, qui plaidait l’acquittement, va faire appel du jugement prononcé mercredi par le Tribunal pénal de la Sarine.
L’affaire date de 2010, quand l’accusé travaillait dans la police. Il avait rencontré le requérant irakien débouté à Granges-Paccot (FR). Par la suite, il aurait fait une fellation au plaignant à trois dates différentes. Il lui aurait promis qu’en échange, il interviendrait en sa faveur dans sa procédure administrative.
Crédibilité du plaignant
Les juges ont été convaincus par la crédibilité du plaignant. Ses déclarations ont été constantes durant la procédure, a relevé le président de la Cour. Il n’était pas aisé pour lui – ni linguistiquement ni culturellement – de parler d’homosexualité et de fellation.
Les juges ont en revanche estimé que le prévenu avait tenu un discours inconstant. La faute est jugée particulièrement grave de la part d’un policier, dont la conduite devrait être exemplaire.
Un rapport de l’ONU révèle des faits sordides : outre l’arme du viol, les bourreaux n’hésitent pas à brûler vives et à découper en morceaux leurs victimes
La situation au Soudan du Sud est des plus inquiétantes. Un rapport de l’ONU publié vendredi révèle que des combattants alliés au gouvernement avaient été autorisés « à violer les femmes en guise de salaire ». Et ceau nom du principe : « Faites ce que vous pouvez et prenez ce que vous voulez ».
« Il s’agit d’une situation des droits de l’Homme parmi les plus horribles dans le monde, avec une utilisation massive du viol comme instrument de terreur et comme arme de guerre », a déclaré le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein. Il précise :
« L’échelle et le type de violences sexuelles – qui sont principalement le fait des forces gouvernementales SPLA (Armée populaire de libération du Soudan, ndlr) et des milices qui leur sont affiliées – sont décrits avec des détails épouvantables et dévastateurs, tout comme l’attitude – presque désinvolte mais calculée – de ceux qui ont massacré les civils et détruit des biens et des moyens de subsistance ».
Le rapport contient des témoignages sur des civils soupçonnés de soutenir l’opposition, y compris des enfants et des personnes handicapées, qui ont été assassinés, brûlés vifs, asphyxiés dans des conteneurs, tués par balle, pendus à des arbres ou découpés en morceaux.
Le troisième procès de Gilles Fruminet, un homme de 59 ans déjà condamné à deux reprises pour le viol et le meurtre d’une femme de 75 ans en septembre 2001 en Moselle s’est ouvert mercredi 9 mars 2016 devant la cour d’assises de Vosges.
Gilles Fruminet avait été condamné en 2011 à 30 ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises de Moselle, puis en 2013 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté des deux tiers par la cour d’appel de Meurthe-et-Moselle, pour le viol, le meurtre en récidive et l’incendie de la maison de Madeleine Strauch, 75 ans en septembre 2001 en Moselle.
Mais cette période de sûreté étant plus longue que ce que prévoit le code pénal, la Cour de cassation a cassé le verdict, et renvoyé M. Fruminet devant la cour d’assises des Vosges.