Mexique : l’hécatombe continue, un quinzième prêtre assassiné sur fond de trafic de drogue

Dans l’État mexicain de Coahuila, un prêtre enlevé au début du mois a été retrouvé mort, accentuant encore davantage le funeste bilan des assassinats de religieux dans le pays.

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L’Église catholique compte un nouveau martyr dans ses rangs. Le père , dont la disparition avait été signalée le 7 janvier dernier dans l’État de Coahuila, au nord du Mexique, a été retrouvé mort jeudi 12 janvier, comme l’a annoncé le diocèse de Saltillo.

“Le pays le plus dangereux d’Amérique latine pour les prêtres”

Si les autorités n’ont pour l’instant pas donné de détails sur le décès du prêtre, l’État de Coahuila, qui se trouve près de la frontière avec les États-Unis, est particulièrement touché par le trafic de drogue et les violences qui y sont liées.

D’après un bilan établi au mois de septembre par le centre multimédia catholique, quinze prêtres, un séminariste et un sacristain ont été tués depuis 2012 au Mexique, pays “le plus dangereux d’Amérique latine pour les prêtres”, selon l’organisme. Déjà, en septembre dernier, trois religieux avaient été assassinés au cours d’une même semaine dans les États de Veracruz et du Michoacán.

Valeurs Actuelles

Vidéo : Victime d’une agression sexuelle une journaliste américaine est lynchée sur le Web

Andrea Noel mexique agression sexuelle journaliste americaine

Le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, Andrea Noel marche dans une rue de Mexico quand une main se glisse sous sa jupe et baisse sa culotte. L’Américaine de 27 ans tombe au sol, tentant de dissimuler son intimité. L’agresseur s’enfuit.

Cette journaliste free-lance, qui vit depuis trois ans dans la capitale mexicaine, récupère la vidéo d’une des caméras de surveillance plantées un peu partout dans le quartier branché de Condesa. Bien décidée à humilier publiquement son agresseur, elle poste les images sur son compte Twitter. « Si quelqu’un reconnaît cet imbécile, merci de l’identifier. Les femmes doivent pouvoir se promener en sécurité », écrit-elle avant de se rendre au commissariat pour porter plainte.

Sur le compte Twitter d’Andrea Noel, la vidéo montrant son agression

La vidéo est vue des milliers de fois. Au début, les réactions affluent pour condamner cet acte machiste. Puis la tendance s’inverse, laissant place à une hostilité croissante. La victime se retrouve alors en position d’accusée. Des internautes mettent en cause sa tenue légère, d’autres félicitent l’agresseur. Certains sites Web d’actualité, tel La Silla Rota, doutent même de la véracité de l’histoire.

La date du 8 mars, le déroulement des faits, la victime journaliste…, autant de faits laissant penser, selon eux, à une mise en scène. Einer Juarez, éditorialiste à SDPnoticias.com, va jusqu’à traiter Andrea Noel de « feminazi » l’associant à des militantes féministes radicales.

Menacée de mort

La Toile s’embrase. La jeune femme reçoit des messages nuit et jour sur les réseaux sociaux. Beaucoup la soutiennent. Certains l’insultent ou la menacent : « J’aurais aimé qu’il te viole, s***** de blonde », « Le patron a donné l’ordre, et malheureusement tu vas mourir aujourd’hui ». Ce dernier tweet étant assorti d’une photo avec une arme et des cartouches.

Une menace de mort reçue par Andrea Noel sur son compte Twitter, après la médiatisation de agression.

De virtuelle, la menace devient réelle. Quelqu’un près de chez elle la reconnaît et communique ses coordonnées GPS sur le Web, invitant les internautes à la « finir ». Un message similaire est posté sur Twitter avec la photo du restaurant, où elle est en train de se restaurer.

Le soir du 15 mars, alors qu’elle travaille dans son appartement, elle sent un rayon sur son front. Elle aperçoit par la fenêtre une BMW blanche garée devant son immeuble avec à son bord plusieurs individus, dont l’un pointe un laser sur elle. Elle appelle la police, mais aucun agent ne viendra. « Je n’aurais jamais pensé être menacée de mort alors que je défends seulement mon droit à marcher dans la rue en sécurité », a confié Andrea Noel à des médias mexicains en dénonçant les failles de la justice en matière d’abus sexuels.

Selon la Commission exécutive d’aide aux victimes (CEAV), les deux tiers des Mexicaines de plus de 15 ans ont subi une agression à connotation sexuelle. La plupart des victimes ne portent pas plainte, car seulement 2 % des délits sont jugés. Et toujours selon la CEAV, chaque jour, sept femmes sont assassinées au Mexique. Les crimes de genre sont si répandus que la population les a baptisés « féminicides ».

Le Monde

Un migrant Québécois incarcéré au Mexique pour agressions sexuelles sur des fillettes

Un Québécois est incarcéré au Mexique à la suite d’allégations selon lesquelles il aurait agressé sexuellement des mineures sur une rue achalandée d’Acapulco, ont indiqué les autorités mexicaines.

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Le bureau du procureur général de l’État du Guerrero identifie le suspect comme étant Walter Zuk, âgé de 68 ans, du Québec.

Selon certains médias, il aurait été arrêté dimanche après qu’un passant l’aurait aperçu en train d’embrasser et de caresser des fillettes.

Un passant a ensuite filmé le moment où il confronte l’individu, qui nie les allégations. Lorsque le présumé témoin demande au suspect si son comportement est normal, il répond en espagnol que oui – il aime ces fillettes et elles l’aiment aussi.

Sur la vidéo, l’homme semble embrasser un bébé sur la bouche, alors que le père se trouve tout près de là. La police intervient par la suite.

La vidéo a été largement partagée au Mexique et un média local a même fait état d’une petite manifestation tenue contre le suspect à Acapulco lundi.

La Presse