Jean, le jardinier dépouillait une personne âgée atteinte d’Alzheimer

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Il est reproché à Jean, mécanicien trentenaire, d’avoir profité de la vulnérabilité d’un octogénaire, atteint d’un Alzheimer évolutif et mis sous la tutelle de son fils Roger par jugement du 14 septembre 2011.

L’enquête préliminaire établit Jean a fait main basse sur les comptes de Claude depuis 2011 et notamment Jean pour 3.850 € fractionnés en quatre chèques au prétexte qu’il aurait entretenu le jardin alors qu’il y avait une personne dévolue à cette fonction et qu’aucun devis ou facture n’a été produit.

L’avocate général, Dorothée Mercier, insiste sur la grande vulnérabilité de Claude qui, depuis 2010, « perd la mémoire » et dont les troubles sont constatés par l’aide soignante, une voisine et un médecin. Quant aux travaux « ni faits ni à faire, aucun document ne les justifie ». Jean, qui compte déjà quatre condamnations « a participé à ce véritable dépouillement ».

Le tribunal correctionnel de Tours, condamne Jean à six mois de prison ferme et, au civil, à payer 3.850 € au tuteur, 200 € en réparation du préjudice financier et 200 € au titre de la procédure pénale.

Nouvelle République

Joël, condamné pour une tentative de meurtre sur son ex femme

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Il s’agit bien d’une tentative d’assassinat. L’avocate générale relève trois paliers : les violences verbales, les approches et le passage à l’acte : « Il suit un chemin ; sans jamais en dévier. Ce chemin menait directement à l’agression et si la victime est encore vivante, Joël Fricker n’y est absolument pour rien. Son échec est uniquement dû à la chance ».

Le 2 avril 2013, Joël  retrouve son ancienne conjointe à Navenne, où elle passe quelques jours chez ses parents. Le matin même, il lui a envoyé un SMS : « Dans la vraie vie, les choses ne se passent pas toujours bien ». Un avertissement qui n’empêche pas la rencontre, organisée pour évoquer la garde alternée de leur fille, âgée de 20 mois, qui dort à l’étage.

La discussion tourne court. Joël Fricker sort un couteau qu’il avait rapporté la veille de Morteau, où habitait encore la jeune femme après leur rupture. Cette dernière est frappée au niveau du sternum, mais la lame en céramique se brise, « à quelques centimètres du cœur. Il la fait tomber en arrière, l’étrangle avec ses mains, puis en effectuant une clef de bras. Un geste assez technique qui résulte d’une décision et non pas d’une perte de contrôle délirante », estime Martine Malitchenko.

Joël Fricker quitte les lieux, se présente à la gendarmerie pour se dénoncer du meurtre de la mère de sa fille. Lorsque les secours arrivent, ils prennent en charge une jeune femme choquée, mais dont les jours ne sont pas en danger.

« Elle a eu une chance inouïe. Un ange gardien veillait sur elle », commente Me Laurence Robert, avocate de la partie civile : « Elle a vu dans ses yeux la haine, mais aussi sa propre mort ». Si sa cliente « ne peut le pardonner, elle n’a jamais dit qu’il était un mauvais père. Elle n’a jamais cherché à le charger ».

Après deux heures et demie de délibérations, Joël Fricker, en détention provisoire depuis le 4 avril 2013, a été condamné à huit ans d’emprisonnement « pour tentative de meurtre ».

Est Républicain

Sylviane étrangle et tue sa belle sœur Colette sur fond de conflit financier

Sylviane Fabre Colette Deromme meurtre

La cour d’assises des Bouches-du-Rhône a condamné jeudi en appel Sylviane Fabre, 56 ans, à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa belle-soeur avec laquelle elle était en conflit financier.

Les deux femmes se disputaient le contrôle d’une SCI, propriétaire d’une bastide à Lorgues (Var). La cour a ainsi confirmé le verdict rendu en première instance en janvier 2014 par la cour d’assises du Var.

Dans son réquisitoire au terme duquel il a requis vingt-cinq ans de réclusion criminelle, l’avocat général Pierre Cortès a soutenu que cet homicide avait été préparé. Il a détaillé une quinzaine d’éléments établissant, selon lui, la préméditation. « La victime a été attirée dans un guet-apens, dans un piège mortel ».

Sylviane Fabre, une femme au caractère trempé, maçon de profession, avait étranglé Colette Deromme dans un appentis d’une maison occupée par le fils de l’accusée. « On s’est disputé, on s’est engeulé, on s’est bousculé, elle est tombée et puis voilà, j’ai attrapé une cordelette qui traînait« , avait expliqué Sylviane Fabre.

La nuit suivante, aidée de son fils, l’accusée avait chargé le cadavre comptant s’en débarrasser dans les gorges du Verdon mais, en raison d’une panne d’alternateur de leur véhicule, le corps avait été jeté dans un ravin au bord de la route et enfoui sous des cailloux.

Le Parisien

Emmanuel volait les personnes âgées pour payer sa drogue

Emmanuel Thellier vol avec ruse personnes agées

Parfois, il disait être un agent des eaux, venu constater le niveau de calcaire dans les robinets. Parfois, il disait être un vendeur de livres. Parfois, il réussissait à dérober un chéquier, soixante euros, quarante euros. Et une fois, Emmanuel Thellier a reçu «  des objets de sûreté pour les poignets  », comme l’indique le président du tribunal correctionnel. Face à lui, personne à la barre.

Emmanuel Thellier n’est pas venu s’expliquer pour ces quatre vols, deux tentatives de vol commis à chaque fois sur des personnes vulnérables, à savoir des personnes âgées. Ses victimes ont 85 ans, 88 ans, 92 ans, 83 ans et 98 ans.

«  Il a profité de leur vulnérabilité liée à leur grand âge pour soutirer ce qu’il pouvait, obnubilé par son besoin d’acheter de l’héroïne. », relève la substitut du procureur.

Ce Saint-Quentinois âgé de 50 ans, est un consommateur d’héroïne et n’avait pas d’argent. Par ruse, il a monté ses vols. «  Un panoramique avec les yeux  », et il dérobait ce qu’il pouvait.

Deux des victimes se sont portées partie civile. L’une par courrier confie avoir été profondément choquée. L’autre au travers de son avocat ne cache pas non plus son préjudice. «  Elle l’a immédiatement reconnu. Je la cite Je le reconnais cet enfoiré, il était dans mon salon, il y a six mois alors que j’étais aux toilettes  », relève maître Marc Antonini, l’avocat d’une des parties civiles.

Le prévenu était déjà connu des policiers pour des faits similaires. C’est en plein flagrant délit qu’il a été interpellé. Le tribunal a condamné Emmanuel Thellier à six mois de prison ferme et l’obligation des victimes à hauteur de 800 euros.

Courrier Picard

Jordan, Olivier et Mikael condamnés pour avoir tabassé un mineur et ses parents

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«C’était l’enfer. C’était horrible. Franchement, j’ai cru que ma dernière heure était vraiment arrivée », déclare le fils de 17 ans violenté, comme son père et sa belle-mère.

Leurs trois agresseurs ont usé d’une arme à impulsion électrique et d’une matraque télescopique. Le tout pour une tablette numérique que Jordan, l’un des prévenus, n’a jamais su réparer. Cet autoentrepreneur de 22 ans s’était vu confier l’appareil et, en octobre 2014, il a toujours une bonne excuse pour ne pas avoir effectué les travaux. Le père de la famille lillebonnaise perd patience. Il se rend d’abord chez le jeune homme, à Saint-Eustache-la-Forêt.

Des provocations, pour les prévenus

Puis, ce serait un échange de messages sur les répondeurs téléphoniques. Jordan parle de « provocations » de la part de son client. Olivier, son beau-père, et Mickaël, son cousin, âgés respectivement de 41 et 23 ans, opinent du chef à l’audience du tribunal correctionnel du Havre, la semaine dernière.

Le 20 octobre, ils organisent « une expédition punitive », selon Me Sophie Joubert, avocate des parties civiles. « On s’est un peu acharnés », concède l’un des prévenus. « C’est un euphémisme », tonne le parquet.

Les trois entrent dans le domicile de Lillebonne par le sous-sol. « Armés d’un pistolet à impulsion électrique et d’une matraque ! ». D’abord, le fils mineur tente de s’interposer. « Pensant que vous ne frapperiez pas un adolescent », rappelle le président.

Le garçon reçoit un coup à la tête. « Mes yeux se sont voilés », se souvient-il. Il perd connaissance. Quand il revient à lui, il aperçoit sa belle-mère bousculée et le bruit de l’arme électrique sur son père. Celui-ci a été traîné de la salle à la cuisine. Puis sur la terrasse. Des traces de sang seront relevées. Les trois s’acharnent sur le père au sol, à coups de pied, sous les yeux de son gamin.

« Pas de regrets »

À la barre, sans sourciller, Jordan énonce qu’il n’a « pas de regrets ». Sur l’insistance du tribunal, il précise qu’il ne recommencera pas. Olivier joue encore davantage la carte de la provocation. Pendant et après les débats, il n’hésite pasà bourrer un œil au père et au fils cognés.

Les prévenus écopent de quatre à six mois de prison ferme, sans mandat de dépôt. S’y ajoutent des peines avec sursis et obligation d’indemniser des parties civiles, à hauteur de 1000 à 3000 euros. Jordan et son beau-père n’étaient pas connus de la justice. Seul le cousin détenait cinq antécédents pénaux.

Paris Normandie

Raymond tue sa kiné, 30 ans après avoir tué sa femme

20151022_1_1_4_1_0_obj10145384_1Saint-Martin-de-la-Brasque et ses 836 âmes ont revécu hier des heures douloureuses. Les anciens de cette petite commune entre Durance et Luberon ont eu peine à croire que Raymond Roman, 69 ans, venait une nouvelle fois de tuer une femme.

Il y a un peu plus de trente ans, cet enfant du pays avait assassiné son épouse. Crime passionnel avait-on dit à la fin des années soixante-dix. Cet agriculteur retraité, veuf depuis quelques semaines, s’est fait rattraper par ses vieux démons et a abattu Muriel Bakkouch, sa kinésithérapeute, avant de se suicider, endeuillant deux familles du village.

De leurs premières constatations, il apparaît que le corps de la victime, Muriel Bakkouch, présente six plaies par balle au niveau de la carotide. Elle aurait été atteinte par des cartouches de petits plombs, tirés à bout touchant.

Raymond Roman, lui, a été retrouvé à proximité de sa voiture où une arme de poing chargée a été mise au jour. Lui gît à côté d’un fusil de chasse de calibre 12.

La Provence

Monaco : Une Portugaise jugée pour vol de téléphone

Borseggiatore

Une jeune Portugaise a été identifiée grâce aux caméras de surveillance comme étant la voleuse d’un téléphone portable en plein centre commercial à Fontvieille. La prévenue a été reconnue coupable et condamnée à une amende

L’astuce est devenue classique pour dérober un téléphone portable oublié dans une boutique : on pose un objet ou un vêtement par-dessus afin de dissimuler sa mauvaise intention au moment de subtiliser l’appareil.

Mais les caméras veillent… Et A. P. a été filmée ce 7 juillet dernier en train de commettre son méfait dans une enseigne de la galerie commerciale de Fontvieille.

À l’issue de sa comparution devant le tribunal correctionnel, la jeune Portugaise a été condamnée à 600€ d’amende.

La prévenue avait surtout mal choisi sa « cible » ce jour-là: le téléphone appartenait à la fille d’une avocate monégasque… Quant aux enquêteurs de la Sûreté publique, ils ont vite identifié la voleuse en décryptant les images vidéo…

Nice matin

Dégradation et agression : cinquième incarcération pour Jonathan

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À 25 ans, le Havrais a déjà inscrit vingt-trois mentions à son casier judiciaire. Durant sa minorité, il a connu trois fois la détention. Un dernier séjour en tant que majeur s’est étalé de 2010 à février 2015. Et, présenté en comparution immédiate pour trois faits, Jonathan ne s’adonne qu’à peu d’illusions.

« Si je retourne en prison, je voudrais aller à Rouen, offre­ t­il aux juges qui s’apprêtent à délibérer. À Saint­Aubin­Routot, je crains des bagarres avec des gars d’autres quartiers. Enfin, je n’en ai pas peur, mais je vais me défendre. »

Le 22 avril dernier, le propriétaire d’un scooter dit à la police avoir eu son deux ­roues dégradé. « On m’a donné 50 € pour le faire », concède le prévenu. Mais il aurait pensé que celui qui lui avait demandé d’arracher le carénage était le véritable propriétaire. Parce qu’il a laissé une empreinte papillaire sur place, Jonathan est sujet à une fiche de recherche. La police retrouve sa trace le 29 septembre, à Harfleur.

Une adolescente de 17 ans se plaint d’avoir eu le cou saisi à la descente du bus, d’avoir eu les cheveux tirés, d’avoir reçu des coups au visage par un garçon qui souhaitait lui voler son téléphone. « Je n’ai pas voulu lui prendre son portable. Elle parlait fort dans le bus. Avec mes mots, je lui ai dit de fermer sa bouche. Mais elle continuait. Je lui ai juste saisi le bras. » Décrit précisément par la jeune fille, Jonathan est retrouvé par la police dans les minutes suivantes.

Cependant, il parvient à filer entre leurs doigts. Il n’est rattrapé que ce dimanche 11 octobre, en deux temps. Il est identifié au Havre par un policier en patrouille avec des collègues. Jonathan décline un faux nom, avant de prendre encore la poudre d’escampette. Il n’est menotté qu’une heure plus tard, au cours d’une interpellation houleuse.

Le Havrais se plaint d’avoir reçu « des coups de pompes ». Il est accusé d’avoir fait tomber l’un des agents au sol et d’avoir promis de les « tuer un par un, en sortant de prison ». « Oui, je sais que je vais y aller. » Le récidiviste ne se trompe pas. Il est condamné à 12 mois de prison ferme, avec mandat de dépôt pour Saint­Aubin­Routot.

Paris Normandie

Alexandre, hanté par des penchants pédophiles, s’exhibe devant son ancien lycée

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À Rouen, le 6 septembre dernier un jeune homme de 21 ans est interpellé au volant de sa voiture. Torse nu, le short au milieu des genoux. Il vient d’être surpris par des ouvriers en train de se masturber. Il se trouvait alors juste en dessous des fenêtres d’une mère et de sa fille. Cet homme c’est Alexandre B.. Il est déjà connu des services de police pour des faits d’exhibition.

«Tendances pédophiles »

« Peu sûr de lui, extrêmement timide, une éducation trop stricte qui pèse sur ses comportements d’aujourd’hui, voire des tendances homosexuelles et pédophiles » : l’expert psychiatre appelé au chevet d’Alexandre B. dresse du prévenu un portrait inquiétant.

« Je me sens plutôt attiré par les filles de mon âge, mais la timidité me paralyse », répond le prévenu au procureur.

« Oui, mais sur votre téléphone, il n’y a que des photos de jeunes garçons en maillot de bain ».

« Oui, mais ça, c’était pour m’exciter quand j’allais mal, parce que je n’avais pas pu parler avec mon psy. Si je l’avais vu il m’aurait mis dans le droit chemin ».

Le tribunal lui concède qu’il est certainement la première victime de son comportement et prononce la sentence : 6 mois de prison ferme et la révocation d’un sursis du jeune homme à hauteur de 4 mois.

Paris Normandie

Nicolas et Marvin condamnés pour avoir tué le chef de leur gang islamophobe

Nicolas Pastorino Marvin Zmorek Alexia Alexandru Dulce Fenry Bikers Tess Mayel Gaden Emmanuelle Manuela niceLes jurés ont lourdement condamné  les assassins de Mayeul Gaden, chef d’un groupe de jeunes fans de motos aux pratiques paramilitaires, tué de 32 coups de couteau.
Des peines de 25 ans et  23 ans respectivement ont été prononcées à l’encontre de Nicolas Pastorino et Marvin Zmorek, 18 ans à l’époque des faits, tandis que la troisième accusée principale, Alexia, une jeune fille surnommée « Tess » qui était alors mineure, a été condamnée à 20 années de réclusion.

Tous les trois étaient également poursuivis pour la tentative d’assassinat de la petite amie de Mayel Gaden, Emmanuelle alias Manuela, qui avait échappé à la mort après avoir été assommée, jetée dans un trou puis ensevelie sous des rochers, une nuit d’octobre 2011.

Après avoir été lardé de 32 coups de couteau, dont plusieurs au coeur, le corps de Mayeul Gaden avait été chargé dans une voiture, puis emballé dans des rouleaux de cellophane avec l’aide de Tess, absente au moment du crime lui-même, ce qui n’empêche pas d’être considérée comme « co-auteur » de l’assassinat.

Son corps avait été enterré dans le trou même où les assassins ont tenté de lapider sa petite amie, près d’un chalet de montagne isolé dans les environs de la station de ski d’Isola 2000.

Mélange d’organisation paramilitaire et de colonie de vacances, la charte des Fenry était aussi émaillée de relents racistes et d’ultraviolence. « Tout musulman, tout Noir, tout prosioniste ne peut être membre Fenry » énonce notamment l’article 3 de la charte, qui incitait aussi à « corriger du muslim » pour gagner des galons.

Alexandru Dulce, un autre membre du club, passé par le FN et les Jeunesses identitaires qui avait aidé les assassins à attirer la petite amie de Mayeul hors de chez elle, a écopé de 5 ans de prison pour complicité de tentative d’assassinat, tandis que les parents de l’un des accusés, qui ont fait disparaître des preuves, ont été condamnés à 5 mois avec sursis.

France 3

Le prédateur sexuel voulait «voir la peur dans le regard» de ses victimes

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Un jeune homme de 24 ans vient d’être condamné à 18 mois de prison dont 3 mois ferme pour des agressions sexuelles. Il avait été interpellé en début de semaine à Toulouse.

Six victimes en six mois et un profil plus qu’inquiétant. L’homme de 24 ans interpellé cette semaine, après l’enquête menée par les policiers de la brigade criminelle et de répression des atteintes aux personnes suite à des agressions sexuelles sur le campus de Rangueil, a été jugé en comparution immédiate par le tribunal correctionnel de Toulouse.

Grand, blond, frêle et longiligne, l’homme s’exprime bien dans le box des prévenus. «Je ne sais pas pourquoi je passais à l’acte. Cela ne me procure que du mal mais avant de passer à l’acte je croyais que j’allais en tirer un bénéfice».

Toutes ses victimes décrivent le même mode opératoire. L’agression avait lieu au même endroit, avenue du colonel Roche, derrière l’université Paul Sabatier à Toulouse, à la même heure, tôt, vers 7 h 10, le matin.

«Je me rendais à vélo à mon travail, et quand je passais à cet endroit, je ne pouvais pas m’empêcher de m’arrêter pour regarder le monde qui passe», explique le prédateur.

À l’audience, le jeune homme fait face à ses victimes. Elles relatent toutes la peur qui les habitent désormais. Toutes ont le même profil. Jeunes, étudiantes, brunes. «Je ne les choisis pas, je n’en exclus pas», explique maladroitement le prévenu. Marié depuis un mois seulement, il n’a pas pu s’empêcher de continuer les agressions commencées au mois de mai. Mais, selon lui, son comportement n’est pas dû à une pulsion sexuelle. Le procureur Grellet lui rappelle néanmoins ses déclarations en garde à vue :

«Vous avez dit avoir agi ainsi pour voir la peur dans le regard de vos victimes». «Rien ne m’excite là-dedans !», se défend le jeune homme.

Pourtant, pour le procureur, la personnalité du prévenu «reste inquiétante» et «il faut également sécuriser ces jeunes victimes». Et de requérir dix-huit mois de prison dont quinze mois avec sursis et une injonction de soin.

«Je vais avoir du mal à passer 3 mois en prison, a-t-il plaidé. Je suis malade. J’ai besoin de soins et ce ne sera pas en prison que ce sera possible.»

Le tribunal a suivi les réquisitions du procureur et l’a condamné à 18 mois de prison dont 15 mois avec sursis mise à l’épreuve. Il a l’obligation de se soigner. Il n’a pas été écroué pour la partie ferme.

La Dépêche

Le curé Francis Michel condamné pour avoir détourné plus de 100 000 euros de la quête

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Un curé de l’Eure, le père Francis Michel, a été condamné vendredi à 15 000 euros d’amende par le tribunal correctionnel d’Evreux pour avoir détourné une partie de l’argent de la quête.

Les faits s’étaient produits entre 2006 et 2008. Après une plainte de l’évêché, les enquêteurs avaient retrouvé 116 000 euros sur les 11 comptes bancaires du prêtre qui ne touchait en principe que 900 euros par mois.

Ce curé pratiquant des offices à l’ancienne, sans être véritablement traditionaliste, n’était pas en phase avec son évêque, Mgr Christian Nourrichard, et ne restituait pas au diocèse l’argent que lui versaient les fidèles. Neuf d’entre eux étaient venus témoigner en sa faveur à la barre.

Pour l’avocate de l’association diocésaine, Me Laurence De Palma, satisfaite de la condamnation, « l’idée n’était pas d’obtenir une condamnation sonnante et trébuchante du père Michel, mais que les faits soient reconnus« .

Si le curé avait la réputation de vivre dans le dénuement, portant une soutane pleine de trous, ses relevés bancaires ont néanmoins révélé des dépenses pour des nuits d’hôtel à Paris, pour de la maroquinerie et, plus curieusement, des piercings.

Il aurait versé 30 000 euros à un jeune déshérité qu’il héberge chez lui, pour payer un permis de conduire que le garçon n’a jamais passé. « Je reconnais que je me suis fait rouler dans ma vie », avait expliqué à l’audience le père Michel. « Une fois, un chèque a même servi à acheter de la drogue« , avait-il confessé.

Sud Ouest

Steven, condamné pour un triple meurtre de personnes âgées dans sa cité

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Le jury de la cour d’assises du Hainaut a prononcé à 13 heures la peine envers Steven Daubioul, reconnu coupable ce jeudi de trois assassinats ainsi que d’attentat à la pudeur sur un enfant de cinq ans.

« Il a organisé froidement et méthodiquement les crimes et usé de stratagèmes pour arriver à ses fins. » Ingrid Godart ne note aucune empathie dans le chef de l’accusé envers les trois femmes qu’il a agressées « et qu’il a abandonnées à leur triste sort sans leur laisser la moindre petite chance« .

L’avocat général ajoute que Steven Daubioul a continué à vivre une vie normale des années durant après chaque passage à l’acte. « Il a privé des familles d’un des leurs de manière injuste et incompréhensible, les empêchant de faire leur deuil. »

Elle ajoute que Steven Daubioul a usé de la confiance et de l’affection qu’un enfant de cinq ans avait placée en lui. « Il a trompé et grugé tout le monde. » Ingrid Godart a demandé au jury de tenir compte de son attitude lors de l’enquête. « Devant ses juges, il a commencé par contester certaines choses avant de revenir sur ses dénégations. »

Enfin, Ingrid Godart retient que l’accusé a essayé de semer les enquêteurs par ses mensonges et qu’il n’a pas hésité à salir la mémoire de Mme Tarabella, qu’il accusait d’être adepte du sadomasochisme alors qu’elle croyait naïvement au grand amour.

« En adoptant une telle attitude, une telle technique de défense, il est évident qu’il n’a pas encore fait de travail personnel.

Il est incapable de donner toutes les précisions que les familles attendent et de s’expliquer sur les faits. Il persiste à vouloir rendre une image valorisante de lui-même. Tout ce qui sera tenté sera voué à l’échec« , poursuit la magistrate.

RTBF

Aurélien et Dany, condmanés pour une serie de braquages

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Douze ans contre Aurélien Arbona et six contre Dany Vilain : si l’avocate générale a opéré dans son réquisitoire une distinction du simple au double entre les deux jeunes hommes, c’est que le premier répond de toute la série de braquages dont avait été victime l’Amiénois en mai et juin 2013 (cinq commerces, des voitures et des scooters), quand le second n’est accusé que de deux. C’est aussi qu’Arbona compte, à 20 ans, trente mentions au casier judiciaire quand Vilain n’en a qu’une.

Les aveux, sans les mépriser, elle les ramène à leur juste valeur : « Ils n’avouent que ce qui est dans le dossier. En revanche, ils refusent de donner le nom d’un troisième complice. Pour eux, c’est juste une question de réputation. Juste histoire de dire : « Je ne suis pas une balance ». Ils sont du côté du quartier, pas du côté de la justice, ce qui me fait dire que ce ne sont pas encore des honnêtes hommes. Car le risque de représailles, je n’y crois pas… »

De quoi raviver les souvenirs de Ghislain Fay, qui fut dans une autre vie policier : « J’ai quand même retrouvé un jeune sportif mort étouffé dans une cave parce qu’il avait parlé, et un gardien d’immeuble empalé avec un manche à balai après avoir collaboré avec la justice… »

Ça jette un froid, comme ces écoutes téléphoniques qui révèlent que depuis sa prison, Arbona organisait les pressions sur les témoins et mettait même à l’amende les bavards, afin de financer sa détention. Il faut dire que le jeune homme, qui n’a jamais travaillé, ressent des besoins : les mille euros dérobés à la boulangerie de Poulainvile, il avait estimé que ce n’était « pas grand-chose ».

Courrier Picard

Jugé pour viol et agression, Daniel est secouru par une de ses victimes

imageScène insolite à la cour d’assises de Toulouse. Lors de l’énoncé du verdict, qui l’a condamné à 30 ans de réclusion criminelle, l’homme accusé d’avoir agressé trois joggeuses en 2013 a été victime d’un malaise et a été secouru par l’une de ses victimes. Cette aide soignante lui a porté les premiers soins en attendant l’arrivée des secours.

Daniel Dimitri, un Roumain de 47 ans, a un lourd passé judiciaire en Roumanie : il a passé une vingtaine d’années derrière les barreaux pour vol, vols aggravés, agressions ou encore viols.

«Pendant toute l’audience il a été d’une froideur et d’une impassibilité totales. Il a scié sa propre branche», a déploré Me Bomstain. Selon les éléments de l’enquête, dans cette affaire, l’accusé avait d’abord tenté de violer sa première victime. Il avait ensuite agressé les deux autres femmes, dont l’une sexuellement.

A partir de mardi prochain et pendant une semaine, Daniel Dimitri va encore comparaître, cette fois devant le tribunal correctionnel de Bordeaux dans une affaire de proxénétisme aggravé «extrêmement violent», selon son avocat.

Le Parisien

Gérard, ex gendarme écroué pour détention d’images pédopornographiques

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Gérard Lubin, 61 ans, habitant de Sapois, ne comparaissait pas, ce mardi devant le tribunal correctionnel d’Epinal, pour un simple petit délit routier.

Les faits qui lui étaient reprochés étaient lourds : la consultation habituelle d’un service de communication au public en ligne mettant à disposition l’image ou la représentation pornographique de mineur et la détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique. Le tout en récidive.

A la lecture du rapport psychiatrique dont il ressortait une forme de « perversion » chez Gérard Lubin, ainsi qu’une certaine « altération de la moralité qui n’empêche pas l’accessibilité de l’individu à des sanctions pénales ».

Amélie Louis, substitut du procureur, s’appuyait en partie sur les conclusions de ce rapport pour requérir la révocation des dix mois de prison avec sursis auxquels Gérard Lubin avait été condamné en janvier ainsi que 18 mois d’emprisonnement avec mandat de dépôt.

Outre la révocation du sursis, le tribunal condamnait finalement Gérard Lubin à une peine d’un an ferme avec mandat de dépôt.

Est Républicain