Vidéo : « Nègres, singes… » des clients noirs insultés dans un restaurant du Texas

Pendant plusieurs minutes, les insultes racistes fusent, et les clients du restaurant ne bougent pas. Une ado noire âgée de 15 ans a filmé via Facebook Live une scène de racisme ordinaire dans un établissement de San Antonio, dans le Texas, aux Etats-Unis. «Regardez, Facebook, c’est à ça que ressemblent les racistes», dit la jeune fille dans la vidéo de cinq minutes repérée par plusieurs médias américains, dans laquelle elle est une membre de sa famille sont agressées sans raison par un couple de blancs.

«My ancestors owned your ass»Mes ancêtres vous possédaient»), répète plusieurs fois la femme blanche, en référence au passé esclavagiste des Etats-Unis. «Ils nous traitent de singes et de nègres, et personne ne réagit», déplore la jeune fille à la fin de la vidéo, une séquence dans laquelle elle explique avoir voulu enregistrer la scène, pour montrer que le racisme est bien «réel». «Vous ne pouvez pas combattre ces gens, c’est comme ça que vous finissez en prison», conclut-elle.

Libération

Allemagne : vaste opération policière contre des auteurs de messages racistes et antisemites

facebook condamne policier racisme

La police fédérale allemande a annoncé, mercredi 13 juillet, avoir procédé à une importante opération visant des auteurs de messages haineux postés sur Internet.

L’opération a eu lieu simultanément dans 14 Länder à travers tout le pays, et visait au moins 60 suspects, selon un communiqué de l’Office fédéral de police criminelle (Bundeskriminalamt, BKA). Parmi ces perquisitions quarante ont débouché sur l’ouverture d’une procédure judiciaire.

Cette intevention visait tout particulièrement les auteurs de messages à caractère nazi, xénophobe ou antisémite postés sur un groupe Facebook privé entre juillet et novembre 2015.

« L’action menée aujourd’hui montre que les autorités agissent fermement contre la haine sur Internet, qui a considérablement augmenté dans le sillage de la situation des réfugiés. Les attaques sur les réfugiés sont souvent le résultat de la radicalisation, qui commence sur les réseaux sociaux. Ces propos ne doivent pas empoisonner le climat social » s’est félicité le chef du BKA, Holger Münch.

Depuis plusieurs mois, les autorités allemandes – et la presse – mettent la pression sur les grandes entreprises du Net pour lutter contre les contenus illégaux, et plus spécifiquement les messages racistes, et tentent de juguler leur augmentation. En décembre, des géants du Web, dont Facebook, s’étaient engagés à examiner et à supprimer dans un délai de vingt-quatre heures les commentaires haineux.

Le Monde

Mantes-la-Ville : des habitants victimes de racisme sur une plage normande

plage-normande-770x470

En ce weekend ensoleillé, des milliers de Franciliens ont pris la direction de la Normandie pour rejoindre les plages. Ce fut le cas ce samedi pour une centaine d’habitants de Mantes-la-Ville (Yvelines) grâce à une sortie organisée par les centres de vie sociale (CVS) de la municipalité à Blonville-sur-Mer (Calvados).

Selon nos informations, les Mantevillois (enfants, adultes, personnes âgées) auraient été victimes de racisme. Le personnel de la plage leur aurait demandé « d’aller plus loin ». Ils auraient donc pris place sur un autre endroit pour se baigner, situé à plus d’un kilomètre. Mais le maire de la commune se serait présenté accompagné d’un policier municipal et la baignade leur aurait été interdite.

« On s’est vite aperçu que l’on gênait et que cela était dû à notre apparence (femmes voilées, familles d’origine africaines) » a affirmé l’une des participantes sur le réseau social Facebook. D’autres propos racistes auraient été entendus : « qu’ils retournent dans leur cité, ils n’ont rien à faire ici ».

Blonville est une destination prisée par des personnalités du spectacle ou de la finance. La tranquillité de sa plage de sable fin et son caractère familial lui a donné au début du XXe siècle le surnom de « Paradis des Enfants ».

Mantes Actu

Srebrenica: Il y a 21 ans, 8 372 musulmans étaient massacrés par les milices serbes de Bosnie

IMG_2536

Veuves ou filles de certains des plus de 8 000 hommes et adolescents musulmans tués en juillet 1995, par les forces serbes de Bosnie, des femmes pleurent, consolées par des proches. D’autres sont accroupies près des cercueils, en caressant l’étoffe verte ou y posant une fleur.  Retrouvées dans des fosses communes et identifiées depuis le dernier anniversaire, ces dépouilles vont être enterrées au mémorial de Potocari, près de Srebrenica, où les cercueils ont auparavant été disposés pour permettre aux proches de se recueillir.

A proximité, quelques hommes s’agenouillent et prononcent une prière. Plus loin, des familles attendent près des tombes creusées où les cercueils seront portés après la prière du midi qui sera prononcée par le grand mufti bosnien, Husein Kavazovic.

Selon les chiffres du Mémorial de Srebrenica, ce massacre a coûté la vie à 8 372 hommes, exécutés en quelques jours, cinq mois mois avant la fin de la guerre intercommunautaire en Bosnie (1992-95).

« Plus de mille personnes sont toujours recherchées », précise Lejla Cengic, porte-parole de l’Institut bosnien pour les personnes disparues. A ce jour, quelque 6 300 victimes du massacre ont été enterrées au mémorial de Srebrenica et 230 sur d’autres cimetières, selon la même source. Les restes de 350 personnes n’ont pas été inhumés, soit parce qu’elles n’ont pas été identifiées, soit faute d’accord des familles. Les morts de Srebrenica ont été retrouvés dans 77 fosses communes.

L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, a été condamné en mars par la justice internationale à 40 ans de prison pour crimes de guerre en Bosnie, et a notamment été reconnu coupable de génocide à Srebrenica. Soupçonné d’avoir ordonné ces massacres, l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie, l’ex-général Ratko Mladic est actuellement jugé par le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY) à La Haye.

Le Parisien

Des supporters portugais agressés aux cris de « La France aux français » et « Portugais dehors »

agression racisme anti portugais portugal haine dégueulasse france supporters

La soirée était promise intense. Elle le fut en émotions durant l’ultime matche et ses prolongations. Et comme l’on pouvait s’y attendre, l’euphorie des supporters de l’équipe de France fut inexistante à l’issue du coup de sifflet final. La victoire du Portugal a provoqué une profonde blessure. Une blessure de rage pour certains supporters des Bleus qui ont montré qu’ils avaient le « sang chaud ».

Alors que les premières voitures arborant le drapeau vert et rouge pénétraient en ville, les esprits se sont échauffés le long de la rue de la Xavée. Certains supporters portugais furent bloqués par des barrières (celles du chantier près du Volontaire). Un peu plus loin, la « DS 3 » de deux jeunes femmes fut immobilisée à son tour et fortement secouée. Un supporter français est monté sur le capot et le toit de la voiture. D’autres supporters de l’équipe de France ce sont couchés sur la chaussée, bloquant ainsi les supporters portugais.

Des slogans comme « La France aux français » ou « Portugais dehors » ont été scandés. Au coin de la rue , quatre jeunes filles qui arboraient le drapeau de la victoire se sont fait traiter de « pucelles de chiottes ». Pas très élégant de la part d’une partie des supporters des Bleus qui se sont ainsi montrés mauvais perdants. L’on pourrait aussi écrire « c’est pas très sport tout cela ».

Remiremont Info



Nancy : des supporters portugais injuriés et gazés par une cinquantaine d’ultras français

Les spectateurs vibrent à l’unisson, commentent le match et vident des verres qui ne sont pas remplis que de jus de fruit. A quelques mètres de là, sur la place Stan, l’atmosphère est nettement plus feutrée. Pas de télévision en terrasse. Les clients sont plus âgés et plus calmes. C’est presque une soirée ordinaire. Seuls les cris qui proviennent des rues proches permettent de se rappeler que la finale de l’Euro est en train de se jouer.

Et puis arrive la 109e minute. Eder marque et assomme l’équipe de France. Ainsi que ces supporters. A Nancy, au coup de sifflet final, la déception est énorme. Les spectateurs quittent les bars et filent vers la place Stan. Ils laissent derrière eux des rues jonchées de détritus.

Au milieu des bouteilles cassées, des canettes écrasées et des verres en plastique, les fans des Bleus avancent comme des zombies. Traumatisés par la défaite. KO debout.

Très vite, des slogans anti-portugais retentissent. Rien que des mots. Au départ tout du moins. L’arrivée d’un supporter portugais sur la place Stan ne suscite en effet aucune réaction hostile. Il est tout seul avec son maillot de la Seleçao. Et circule sans problème.

Mais quelques minutes plus tard, les choses se corsent lorsqu’une centaine de ses compatriotes débarquent avec des drapeaux. La plupart sont en famille et l’ambiance est bonne enfant. Mais ils tombent sur une cinquantaine d’ultras français, bien décidés à jouer les prolongations. Ils injurient les supporters portugais et vont jusqu’à sortir des bombes lacrymogènes pour les gazer.

Vosges Matin


Saint-Brieuc. Un homme écroué après avoir volé un drapeau à un Portugais

Les Portugais klaxonnent, rient, chantent. Soudain, un premier jeune homme éméché arrache le drapeau rouge et vert qu’un Portugais agite à sa fenêtre. Il part en courant en cachant l’objet du vol sous son pull noir.

Un autre homme mal intentionné fait la même chose. Une supportrice portugaise, assise sur la fenêtre de la voiture, agite son drapeau. Le Briochin de 28 ans lui l’arrache. La voiture s’arrête net. Le conducteur et deux femmes sortent et lui courent après. Deux policiers en civil foncent pour éviter la bagarre et calmer le jeu. En vain.

Lorsque les policiers veulent contrôler le supporter français, ils subissent des insultes. Le voleur tente de fuir. Il est finalement plaqué au sol et menotté place du Chai, devant un restaurant, dans une ambiance hostile de fin de soirée, avec beaucoup de personnes alcoolisées. Il tente de porter des coups aux forces de l’ordre. L’homme ivre est conduit au commissariat, où il est placé en cellule de dégrisement.

Il a été déféré hier, puis jugé dans la foulée, selon la procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, pour outrage et rébellion. Il a été écroué pour quatre jours et condamné à une peine de six mois qu’il effectuera sous bracelet électronique.

Ouest France


Le DJ et producteur français Merzo a provoqué l’indignation de la communauté portugaise dimanche soir sur Facebook, après la victoire de Cristiano Ronaldo et de toute son équipe.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football.

Allez-vous faire foutre le Portugal. Utilisez vos mains pour construire des maisons, pas au football Merzo DJ

Le post, qui a rapidement été effacé, fait une analogie aux milliers de Portugais qui ont émigré en France pour effectuer des tâches peu gratifiantes telles que la construction civile. Merzo montre ainsi un énorme manque de respect et de mépris envers le peuple portugais et en particulier envers les immigrants.

Minute News


Canada : un entraîneur du club de l’Impact de Montréal congédié après des propos racistes

L’Impact de Montréal a mis un terme au contrat de Mathieu Rufié, qui était l’entraîneur de l’équipe U14 au sein de l’Académie de l’équipe, en raison des propos racistes qu’il a tenus sur Facebook à la suite de la défaite de la France face au Portugal en finale de l’Euro, dimanche.

Rufié avait décrit les Portugais comme des «fils de carreleur», affirmant que «sans leurs danseuses, ils ressemblent à rien ces maçons».

Dans un communiqué, l’Impact s’est dissocié entièrement «de ce genre de propos qui vont à l’encontre des valeurs fondamentales du club et de l’Académie». L’organisation a aussi qualifié les déclarations de «totalement inacceptables».

La Presse

Jugé pour incitation à la haine, un militant d’extrême droite envoie un courrier d’injures au tribunal

27% des sympathisants FN approuvent les agressions racistes et les attaques de mosquées post-attentats

sondage islamùophobie attaque mosquée agression raciste FN front national

La situation de tension est donc assez présente, même si dans notre pays nous n’avons pas eu à déplorer pour l’instant des événements de ce type de manière totalement organisée. Nous avons certes à chaque fois, plus après janvier que novembre, un pic dans les actes anti-musulmans (agressions, tags, dégradations, incendies, etc.). On voit aujourd’hui que la France est très fortement sous tension.

Nous voyons donc avec ces résultats que « seulement » 1 Français sur 2 condamnerait de tels actes. Une très forte minorité (39%) comprendrait sans approuver. Une plus faible minorité (10%) approuverait. 10%, même si approuver ne signifie pas participer, cela donne une idée du potentiel de radicalisation réactive face à des attentats. Ce vivier des 10% peut fournir très facilement un nombre conséquent d’individus prêts à se joindre à ce type d’actions. Au regard de ces chiffres, les propos du patron de la DGSI prennent une autre résonance.

Les sympathisants du Front national, qui semblent être plus sensibles à cette haine que les autres, sont 27% à approuver ce genre d’exactions.

Atlantico

 

Courrier raciste : « Nègres, ratons… » le maire de Montigny-lès-Cormeilles dépose plainte

maxresdefault52

« A la brocante, il n’y avait que des nègres et des ratons ». « Occupe-toi donc de ta ville de ratons. » C’est en substance la teneur du courrier anonyme que vient de recevoir Jean-Noël Carpentier (MDP), le député-maire de Montigny-lès-Cormeilles. Scandalisé par les insultes racistes à l’encontre des habitants de sa commune, l’élu a décidé de porter plainte auprès du procureur de la République contre le(s) auteur(s) de cette lettre, « bien que conscient de la difficulté de [les] identifier ».

Pour Jean-Noël Carpentier, « la poussée populiste que nous connaissons actuellement libère la parole raciste ». « Cela mérite une condamnation de la plus grande fermeté », conclut-il.

Le Parisien

Intissar Kherigi : Les femmes musulmanes sont les premières à subir les conséquences de l’islamophobie en Europe

maxresdefault
Intissar Kherigi est une chercheuse tuniso-britannique et doctorante à Sciences Po Paris en sociologie politique comparative. Elle est titulaire d’une licence en droit du Kings College (université de Cambridge) et d’un master en droits de l’homme de la London School of Economics. Elle est avocate et a travaillé à la Chambre des Lords, aux Nations unies et au Parlement européen.

Les femmes musulmanes sont les premières à subir les conséquences de l’islamophobie en Europe. Il s’agit de la conclusion clé du premier rapport de recherche européen portant sur la discrimination à l’encontre des femmes musulmanes, réalisé par le Réseau européen de lutte contre le racisme, lancé à Bruxelles la semaine dernière.

Le rapport, impliquant huit pays européens, se concentre sur la discrimination lors de l’accès à l’emploi, mais également dans l’éducation et les crimes de haine. Il illustre le fait que les femmes musulmanes doivent faire face à une « triple sentence » – elles sont victimes de la même discrimination liée au genre que les autres femmes, à laquelle viennent s’ajouter discriminations raciale et religieuse du fait de leurs origines, de la couleur de leur peau et de leur foi.

Ces formes de discrimination se manifestent de plusieurs façons, aussi complexes soient-elles – par exemple, au Royaume-Uni, 1 femme blanche sur 30 explique avoir illégalement été questionnée sur ses intentions de se marier ou d’avoir des enfants, alors que cela concerne 1 femme pakistanaise sur 8 – cela représente 4 fois plus de femmes. Un employeur sur quatre au Royaume-Uni admet également qu’il hésiterait à embaucher une femme musulmane du fait des stéréotypes culturels, insistant sur le fait que tout ce qui concerne garde et soins apportés aux enfants seraient un problème.

De plus, un autre problème vient, bien évidemment, du fait que les femmes musulmanes portant le voile subissent des niveaux plus élevés de préjudice que les autres. Malgré les réglementations juridiques mises en place pour lutter contre la discrimination à l’embauche sur la base de la religion ou de la foi, les femmes musulmanes restent régulièrement exclues des opportunités professionnelles en Europe.

Quarante-quatre pour cent des employeurs belges déclarent que le port du voile a une influence négative lors de la sélection des candidats. En France, des tests montrent que les demandeuses d’emploi avec un nom à consonance française et que celles avec un nom à consonance arabe portant un voile présentent un écart de 71 points concernant les réponses positives suite à un entretien.

Lire la suite sur Les Cahiers de l’Islam

Meurtre raciste : un réfugié Nigerian battu a mort devant sa fiancé en Italie

Emmanuel Chidi Namdi, il 36enne nigeriano richiedente asilo in coma irreversibile a Fermo dopo un pestaggio da parte di un ultr‡ 35enne della Fermana, che prima aveva insultato la moglie dandole della "scimmia africana". Lui e la sua compagna Chinyery, di 24 anni, erano arrivati al seminario vescovile di Fermo, che accoglie profughi e migranti, lo scorso settembre. ANSA/ PER GENTILE CONCESSIONE DI IL REDATTORE SOCIALE ++HO - NO SALES EDITORIAL USE ONLY ++

Le drame s’est déroulé dans la ville de Fermo, dans le centre du pays. Emmanuel Chidi, un réfugié nigérian de 36 ans, a été battu à mort dans le centre de cette petite ville des Marches, a annoncé le maire Paolo Calcinaro, mercredi 6 juillet. Un crime au motif raciste, selon l’agence italienne Agi, qui présente l’agresseur comme un « ultra » de l’équipe de football local. 

Emmanuel Chidi se promenait avec sa fiancée, avec laquelle il avait quitté le Nigeria, quand il a été violemment pris à partie par un homme. Il a répondu verbalement à ses provocations racistes, explique l’agence, avant d’être frappé à la tête à de nombreuses reprises. Hospitalisé dans un état grave, le Nigérian est mort mercredi sans avoir repris connaissance.

Emmanuel Chidi et sa compagne se trouvaient à Fermo depuis huit mois, accueillis dans un centre de réfugiés de la Caritas, ONG catholique. Ils avaient fuit leur pays et la jeune femme avait perdu son bébé juste après une difficile traversée de la Méditerranée.

France TV

USA : un médecin musulman poignardé et blessé par balle devant une mosquée à Houston

Ce dimanche matin vers 5h30, un médecin  a été approché par trois hommes à pied alors qu’il se rendait dans une mosquée de Houston, au Texas, pour la prière matinale. Sans prévenir, l’un d’eux aurait sorti une arme à feu afin de tirer à deux reprises sur l’homme. 

houston-mosquee_5627585.jpg

Conduit à l’hôpital rapidement, l’état de la victime n’est pas connu. Cependant, d’après les médecins de l’établissement dans lequel il a été conduit interrogés par les médias locaux, il devrait survivre à ses blessures. 

D’après les enquêteurs, il n’y a pour l’instant aucun motif connu qui pourrait justifier cette attaque. Les agresseurs, qui ont pris la fuite rapidement, n’ont pas encore été identifiés, mais la police dit avoir de nombreux éléments de description grâce aux témoignages recueillis. 

Un responsable de la mosquée s’est dit très inquiet de la situation actuelle, trois semaines après l’attentat dans un club gay à Orlando, également au Texas. Selon lui, il s’agirait du troisième incident de la semaine concernant des Musulmans blessés par balle à Houston. 

L’Express

Australie : une mosquée attaquée à la bombe pendant que des fidèles priaient

Australie : un père dépose des fleurs devant la mosquée visée par une bombe

Pour exprimer sa solidarité avec les musulmans, un père accompagné de sa fille a déposé des fleurs en face de la mosquée et de l’université islamique de Thornlie en Australie après l’explosion d’une bombe incendiaire mardi soir.


5773869bc361889c308b4713

Dans la soirée du mardi 28 juin, une bombe incendiaire a explosé devant une mosquée près du Collège islamique australien de Thornlie au sud-est de Perth alors que des centaines de musulmans étaient en train de prier à l’intérieur.

Un message anti-islam a également été retrouvé sur les murs de l’établissement religieux ce mardi 28 juin vers 20 heures, heure locale, juste après l’explosion intervenue en pleine prière du soir. Alertés par le bruit, les fidèles se sont précipités à l’extérieur et ont aperçu une voiture Toyota Prado en flamme et trois personnes fuyant dans une ruelle, proche du collège voisin. Ils sont ensuite tombés sur un message insultant («F*** Islam») inscrit sur un mur de la mosquée.

La bombe incendiaire a visé ce véhicule qui était garé devant l’établissement religieux. La Toyota a été complètement détruite par l’incendie tandis que quatre autres voitures ont été endommagées.

Le Collège islamique australien a été vandalisé à plusieurs reprises ces dernières années a déclaré son directeur, Abdullah Khan. Malgré cela, il a affirmé que l’établissement allait rester ouvert, comme à son habitude. Les parents ont indiqué être inquiets pour leurs enfants mais ne sont pas surpris par cette attaque. «Nous devons faire face à beaucoup de haine, à du vrai racisme», a expliqué une mère, Zahra Alasadi.

En 2015, selon des données officielles, il a été enregistré en Australie une hausse spectaculaire des attaques contre les communautés musulmanes. Les musulmans australiens ont été soumis à des diffamations raciales et religieuses régulières.

RT News

Vidéo: « Retourne en Afrique, sale immigré »: un jeune métis violemment insulté au Royaume-Uni

Les agressions racistes qui suivent le référendum sur le Brexit se répètent au Royaume-Uni. Depuis vendredi, de nombreuses attaques verbales ont été recensées. A tel point que David Cameron, Premier ministre démissionnaire, a condamné ces actes, parlant notamment d’agressions « xénophobes et racistes ». 

La dernière altercation rendue publique s’est produite ce mardi matin, dans le tramway de Manchester. Dans la vidéo ci-dessous, largement diffusée par les médias britanniques, deux jeunes hommes s’en prennent verbalement à une personne métisse. Le ton monte rapidement et les deux jeunes, visiblement énervés, ne sont pas loin d’en venir aux mains avec leur cible. Attention, les images et l’échange verbal sont très durs.

« Ne parle pas alors que tu n’es même pas d’Angleterre (…) Retourne en Afrique », lancent les racistes. L’homme va garder son sang-froid. « Quel âge as-tu? 18? 19 ans? Tu es complètement ignorant. je suis en Angleterre depuis plus longtemps que toi », répond-il, alors que ses agresseurs lui ordonnent de descendre. Les deux adolescents vont alors jeter de la bière sur l’homme attaqué, arrosant au passage plusieurs autres passagers.

L’Express

Marseille : Le maire FN Stéphane Ravier qualifie la fête des femmes kurdes « d’invasion »

XVMfcc706f0-ecfd-11e4-b7c4-1ce1633e8e3a

Dans une lettre aux habitants, le sénateur-maire FN des 13e et 14e arrondissements de Marseille s’en prend violemment à la fête organisée par les femmes kurdes en solidarité avec les combattantes qui affrontent Daech. Un condensé de ses obsessions identitaires et sécuritaires.

Stéphane Ravier n’a pas digéré la fête des femmes kurdes organisée le 22 mai au parc du grand séminaire par l’association Arin-Mirkan, du nom d’une combattante tombée dans un assaut menée contre Daech. Il s’en prend violemment à l’événement autorisé par la mairie centrale dans une lettre aux riverains qui, écrit-il, ont dû « subir le bruit et les autres nuisances générées par des gens sans gêne ».

L’élu FN accuse l’association organisatrice d’avoir « privatisé » l’espace public et qualifie la fête « purement et simplement d’invasion ». Horreur suprême, il souligne que comme « si cela ne suffisait pas pour marquer leur territoire, ils ont accroché aux différentes entrées des drapeaux kurdes ».

Selon Stéphane Ravier, les amis politiques du centre culturel kurde « s’illustrent » d’ailleurs « en s’agitant dans « les Nuits debout » et en cassant dans les manifestations ».

Il fustige par ailleurs tout au long de sa lettre Monique Cordier, l’adjointe de Jean-Claude Gaudin en charge du dossier, qui est également son opposante à la mairie de secteur. L’intéressée soupire à l’évocation du courrier : « il est coutumier des attaques personnelles distribuées dans les boîtes aux lettres ».

 

La Marseillaise

Croix gammées, sale bougnoule… des salariés de l’entreprise Vallourec victimes de racisme

image_content_20737580_20160621230137

Cinq croix gammées dessinées à l’aide d’une bombe à encre noire sur ses deux casiers. C’est en arrivant au travail à 5 h du matin, jeudi dernier, que Khalid El Mouedden a retrouvé dans cet état ses placards dans les vestiaires de l’entreprise Vallourec à Déville-lès-Rouen, dans l’agglo rouennaise. « J’ai de suite averti mon responsable. Il était hors de question que je continue ma journée ici », explique Khalid, 39 ans.

La police sur place

Il est de suite allé déposé plainte contre X. Cet ancien délégué du personnel CFDT est allé voir la direction de l’entreprise avec un responsable syndical : « Ils m’ont dit qu’ils allaient faire le nécessaire pour retrouver l’auteur », relate Khalid. Erwan Le Floch, directeur du site de fabrication de tubes en acier confirme : « Nous avons été mis au courant immédiatement. Ces inscriptions sont non seulement prohibées par la loi, mais elles vont aussi à l’encontre de nos valeurs et du cadre d’éthique de Vallourec. On a fait intervenir la police scientifique. Une enquête est en cours. Nous avons aussi fait une communication en interne pour condamner ces actes. »

La raison d’un tel déchaînement : le contexte social de l’entreprise qui va licencier la moitié des 376 salariés dans le cadre d’un plan social ? « C’est compliqué. Le contexte social peut générer des tensions. Seul l’auteur pourrait nous le dire. Mais je me méfie des interprétations », poursuit le directeur.

Pour le secrétaire de la section locale CFDT à Vallourec, Pascal de Maayer, « ce genre de situation [NDLR : sociale] peut exacerber la xénophobie qui est notamment présente dans le monde ouvrier à travers, par exemple, de « plaisanteries » Là, c’est allé jusqu’à l’inscription sur des casiers, ce que l’on condamne évidemment. C’est très grave. Notre crainte, c’est la banalisation de ce genre de propos. »

Cette ambiance n’est pas nouvelle. Un autre salarié avait été victime d’inscriptions racistes telles que « Sale bougnoule dégage » ou encore « Va crever sale raton », sur ses casiers en mars. « Je n’avais pas déposé plainte », précise Hassan Eddaraai, 39 ans, qui avait aussi retrouvé un autre jour dans ses casiers des morceaux de saucisson.

Paris Normandie